Skip to main content
Internet Archive's 25th Anniversary Logo

Full text of "Les Volontaires nationaux pendant la Révolution"

See other formats


© 



o 



O 



iv 



o 



o o 



© 



o 



\ 



m 



© 



© G) 



> • 



^'^ 



# 



J.llîKAKY 

UKIVEHR]TY 

TOI < ON 70 



O 







@ 



r 



._! 



^'< ^ 




^^ 



\ 



K 



( / 



'Xi 



r 



y 



y. 



< 



^ 



^ > 






N 





.4^^.^ 









LES VOLONTAIRES NATIONAUX 

PENDANT LA RÉVOLUTION 






COLLECTION DE DOCUMENTS RELATIFS A L'HISTOIRE DE PARIS 

PENDANT LA RÉVOLUTION FRANÇAISE 

Publiée sous le patronage du Conseil municipal 

LES 

VOLONTAIRES NATIONAUX 

PENDANT LA RÉVOLUTION 



PAR 



CH.-L. CHASSIN & L. HENNET 



TOME I" 



HISTORIQUE MILITAIRE ET ÉTATS DE SERVICES DES HUIT PREMIERS 
BATAILLONS DE PARIS, LEVÉS EN 1791 ET 1792 

Documents tirés des Archives de la guerre et des Archives nationales 




PARIS 




LIBRAIRIE LEOPOLD CERF 

12, RUE SAINTE- ANNE 



LIBRAIRIE NOBLET 

13, RUE CUJAS 



MAISON QUANTIN 

7, RUE SAINT-BENOIT 

1899 



PREMIERE PARTIE 



LES 
BATAILLONS DE CARDES NATIONALES VOLONTAIRES 



I 



IINTRODUCTION 



APPEL DES AUXILIAIRES ET DES VOLONTAIRES 



Lorsque, à la fin de l'année 1790, se manifesta l'hostilité des vieilles 
monarchies européennes contre la Révolution, l'armée française se 
trouvait très affaiblie par l'émigration des principaux chefs et par 
l'indiscipline des soldats. 

Il était impossible de la recruter selon les procédés de l'Ancien ré- 
gime. Le tirage au sort généralisé était inapplicable après l'aboli- 
tion des milices, réclamée par l'immense majorité des électeurs de 
1789, dans leurs Cahiers, et nécessairement décrétée par leurs élus *. 

La très pacifique Assemblée constituante, à la voix de Mirabeau, 
avait adopté ce principe, inscrit dans la Constitution * : « La Nation 
française renonce à entreprendre aucune guerre dans le but de faire 
des conquêtes, et n'emploiera jamais ses forces contre la liberté 
d'aucun peuple. » 

1. Avec l'abolition des privilèges, dans la célèbre nuit du 4 août 1789, et par la 
loi du 4 mars 1791 qui porte : 

« Le régime des milices est aboli ; en conséquence les 13 régiments de grena- 
diers royaux, les 14 régiments provinciaux et les 78 bataillons de garnison, for- 
mant les troupes provinciales, sont et demeurent supprimes. » 

Une proclamation du 20 septembre 1791 annonce la complète exécution de 
cette loi. 

2. Constitution de 1791, titre VI. 



4 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

Elle venait de déclarer ', le 6 décembre 1790, que « la force pu- 
blique est la réunion des forces de tous les citoyens » ; que « l'armée, 
est une force babituelle, extraite de la force publique et destinée à 
agir contre les ennemis du dehors ». D'après la Constitution de 1791 *, 
« la force publique est composée de l'armée de terre et de mer, de 
la troupe spécialement destinée au service intérieur, et subsidiaire- 
menl des citoyens actifs et de leurs enfants en état de porter les armes, 
inscrits sur le rôle de la garde nationale. » 

Les divers modes de formation ou d'augmentation de l'armée par 
contrainte avaient été plusieurs fois rejetés, et le décret du 16 dé- 
cembre 1789 avait été maintenu. Les troupes françaises de toutes 
armes, autres que les gardes nationales, devaient être recrutées « par 
engagements volontaires », et à prix d'argent, comme autrefois, mais 
avec contrais passés devant les municipalités ^. 

Le 28 janvier 1791, au nom des trois Comités diplomatique, mili- 
taire et des recherches, Alexandre Lamelh proposa, dans le but de 
porter au pied de guerre tous les régiments, aussitôt que les cir- 
constances le pourraient exiger, la création de 100.000 soldats 
auxiliaires. 

LOI RELATIVE AUX MOYENS DE POURVOIR A LA SURETE 
TANT LNTÉRIEURE QU'eXTÉRIEURE DU ROYAUME. 

Article Premier. — Le Roi sera i)né de donner des ordres pour presser 
rorganisalion de l'armée, et pour que les diflercnts corps de Iroujjcs soient 
incessamment portés au complet. 

Art. 2. — Pour être en état do j)orter au pied de guerre tous les régiments 
de l'armée, aussitôt que les circonslanccs l'oxigeront, on s'assurera de cent 
mille soldats auxiliaires destinés à être répartis dans ces régiments. 

Art. 3. — Los auxiliaires seront engagés pour trois ans, sous la condition 
de joindre, aussitôt qu'ils en seront requis, les corps qui leur auront été 
désignés, pour y servir sous les mémos lois et ordonnances, et avec le mémo 
traitement que les autres militaires. 

Cette réquisition sera faite par les corps administratifs, en conséquence dos 
ordres qui leur seront adressés par le Roi, lesquels ordres no pourront olro 
donnés que d'après un décret du Corps législatif. 

Art. 4. — Il no sera reçu à contracter l'engagement de soldai auxiliaire 
(|uc des personnes domiciliées, ayant au moins dix-huit ans, et pas plus do 
<piaranl(! ans d'ige, et réunissant d'ailleurs toutes les qualités requises par les 

1. Déclarnlinn ronrornnnt la force i)u)tliquc, articles I et II. 

•2. AHidos I cl II du litre IV. 

:i. D'après le décret rcglrmeiilaire des 8 et 18 février, 1 et 9 mars 1791. 



LES CENT MILLE AUXILL^IRES b 

-ordonnances militaires ; on admctlra de préférence ceux qui auront servi dans 
les troupes de ligne. 

Les auxiliaires seront libres de contracter des engagements dans l'armée, et 
alors ils seront remplacés dans les auxiliaires. 

Art. 5. — Les auxiliaires recevront pendant la paix, trois sols par jour, et 
il sera fait un fonds extraordinaire de cinquante livres par homme pour leur 
équipement à leur arrivée au corps, lorsqu'ils seront tenus de joindre. Ils 
jouiront dans le lieu de leur domicile des droits de citoyens actifs pendant le 
temps de leur engagement, quand mémo ils ne payeraient pas la contribu- 
tion exigée, si, d'ailleurs, ils remplissent les autres conditions requises, et 
il leur sera assuré une retraite, aj)rès un certain nombre d'années de ser- 
vice : le Comité militaire présentera incessamment à l'assemblée des vues 
sur cet objet. 

Aux. G. — Les Municipalités de chef-lieu de canton recevront les soumis- 
sions des ])ersonnes (jui se présenteront i)Our contracter l'engagement d'auxi- 
liaire ; ils les feront parvenir, à mesure qu'ils les recevront, au Directoire de 
leur district ; ceux-ci les feront passer sans délai au Directoire de leur dépar- 
tement, pour être adressées par eux au Ministre de la guerre. 

Le 4 juin suivant, sur le rapport de son Comité militaire, l'Assem- 
blée nationale décida de « réserver 25.000 des auxiliaires pour le 
service de la marine. » Elle régla comme il suit la répartition de 
75.000 destinés au service de l'armée de terre : 

LOI RELATIVE A LA RÉPARTITION DES CENT MILLE SOLDATS AUXILIAIRES, 

promulguée le 12 juin 1791. 



Article I'hemie». — Dans chacun des quatre-vingt-trois départements, un 
préposé par hî roi sera chargé de vérifier l'âge, la taille et l'aptitude au ser- 
vice des soldats auxiliaires du dé])artemcnt, d'en tenir le contrôle, de veiller 
aux remplacements, et de rendre compte au ministre de la guerre de toutes les 
opérations relatives à cet objet. 

Art. 2. — Dans chaque district, un officier ou sous-officier de gendar- 
merie nationale sera chargé de tenir les contrôles particuliers des auxiliaires 
du district; il entretiendra une correspondance suivie à cet égard avec le pré- 
posé par le roi, pour surveiller dans le département tous les détails relatifs 
aux auxiliaires. 

Art. 3. — Le ministre de la guerre adressera au directoire de chaque 
département un état relevé sur le tableau général des auxiliaires, et qui indi- 
quera pour combien d'hommes ce département a été compris dans la répar- 
tition générale ; le directoire du département en fera ensuite la répartition 
particulière par district, en adressant l'état aux directoires de district, et en 
remettra le double au préposé par le roi, et veillera à ce que les directoires 
de district fassent aussitôt publier dans les municipalités de leur arrondisse- 
ment la loi relative aux auxiliaires. 



6 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

Art. 4. — Les hommes qui voudront entrer dans les auxiliaires, remet- 
tront leurs soumissions à la municipalité du chef-lieu de canton, qui les 
adressera au directoire de district, et celui-ci les fera remettre à l'officier de 
gendarmerie nationale pour en former un état général par district. 

Art. 5. — Lorsque le nombre des soumissions pour entrer dans les 
auxiliaires s'élèvera à plus de la moitié du nombre déterminé pour chaque 
district, l'officier ou sous-officier de gendarmerie nationale, chargé de ce 
détail dans chaque district, en préviendra le préposé par le roi, qui sera tenu 
de se rendre au chef-lieu du district pour faire la revue de réception. 

Art. 6. — Tous les hommes qui auront présenté des soumissions, seront 
prévenus à l'avance de se rendre au jour fixé dans le chef-lieu du district, 
pour y passer la revue de réception. 

Art. 7. — Cette revue sera faite par le préposé du roi, en présence d'un 
membre du directoire du district et de l'officier ou sous-officier de genclar- 
merie nationale, qui en signeront avec lui le procès-verbal. 

Art. 8. — Il ne sera reçu dans les auxiliaires que des personnes domi- 
ciliées ayant au moins dix-buit ans, et pas plus de quarante ans d'âge, et 
réunissant d'ailleurs toutes les qualités requises par les règlements pour entrer 
dans l'infanterie. On admettra de préférence ceux qui auront servi dans les 
troupes de ligne, et qui produiront des certificats de bonne conduite. 

Le procès-verbal constatera les noms, lieux de naissance et du domicile, âge, 
taille, signalement et observations sur les sujets qui seront admis. Il fera 
également mention de ceux qui auront été refusés. 

Art. 9. — Les hommes admis contracteront, dans les formes prescrites 
par la loi sur le recrutement, un engagement de trois ans, sous la condition 
de joindre, aussitôt qu'ils en seront requis par les corps administratifs, les 
régiments qui leur auront été désignés, pour y servir sous les mêmes lois et 
ordonnances, et avec le même traitement que les autres soldats. Leur solde 
d'auxiliaire courra du jour de leur engagement signé. 

Art. 10. — Le i)rocès-vcrbal d'admission clos et arrêté, il sera ouvert par 
l'officier ou sous-officier de gendarmerie nationale, un contrôle par district 
dans la forme qui sera donnée, où tous les auxiliaires seront inscrits nomina- 
tivement et i)ar canton ; il en sera tenu un contrôle général par le préposé du 
roi, auquel l'officier ou sous-officier de gendarmerie nationale adressera tous 
les mois les mutations qui pourraient survenir. 

Art. 11. — L'existence desdits hommes, les mutations et décès seront 
constatés tous les six mois pour les revues qu'ils passeront dans le chef-lieu 
du district au jour fixé ; ces revues seront faites par le préposé du roi, en 
présence de l'officier ou sous-officier de gendarmerie nationale, et d'un mem- 
bre du directoire du district, qui signeront l'état de cette revue. 

Art. 12. — Il sera remis un double de cet élat de revue aussi signé, au 
receveur du district, d'après lequel il payera les auxiliaires immédiatement 
après la revue, c'est-à-dire de six mois en six mois, et dans le chef-lieu du 
district. 

Art. 13. — Le jiréposé par le roi dressera, d'après les revues particulières 
faites dans les districts, un état de revue générale par département, qui servira 



LA RÉPARTITION DES AUXILIAIRES 7 

à la décharge du trésorier des troupes, auquel les receveurs du district verse- 
ront pour comptant les revues particulières de district, acquittées de six mois 
en six mois, ainsi qu'il vient d'être, dit. 

Art. 14. — Le préposé par le roi sera tenu, lors des revues, tous les six 
mois, d'examiner les remplacements qui seront proposés dans les auxiliaires 
de chaque district, de vérifier la tenue des contrôles et Texactilude des paye- 
ments. Il sera personnellement responsable au ministre de la guerre, des abus 
qu'il aurait tolérés. 

Art. lo. — Dans l'intervalle des revues, les auxiliaires pourront s'ab- 
senl(T de leur district, mais seulement avec un congé signé de l'olficier de 
gendarmerie nationale, <[ui ne pourra l'exjjédier que sur la demande et 
l'attestation de la municipalité, et à la charge d'être présent à la première 
revue. 

Art. 10. — Tout auxiliaire ([ui ne se sera j)as présenté à la revue, et 
qui ne pourra justifier auprès du préposé par le roi et d'un membre du direc- 
toire du département, par un certificat authentique, de l'impossibilité où il 
aurait été de s'y trouver et de la validité des causes de son absence, sera rayé 
du contrôle, privé de sa solde et des droits que lui donnent les décrets des 
4 février et 10 avril derniers. 

Art. 17. — Les revues seront faites assez promptement i)0ur ne jamais 
exiger de la part des auxiliaires un séjour de plus de vingt-quatre heures dans 
le chef-lieu de district, à l'exception cependant de la revue de réception j)our 
laquelle il sera jiris le temps nécessaire pour s'assurer que les hommes réunis- 
sent les qualités requises. 

Le Tableau de répartition des auxiliaires par département donne, 
pour le département de Paris qui comprenait trois districts: Paris, 
Saint-Denis et Bourg-la-Reine, 600 hommes à fournir par district ; 
au total, 1.800.* 

Le 20 juin étaient expédiées du ministère de la guerre aux direc- 
toires des départements les instructions suivantes pour l'application 
de la précédente loi : 



... Vous voudrez bien, Messieurs, former, au reçu de la présente, un étal 
de réjjartition, par district, du nombre d'hommes que vous jugerez que chacun 
pourra fournir d'après sa population et ses moyens, sans vous assujettir à 
exiger le même nombre de chacun ; il suffit que tous les districts réunis j)ré- 
scntent la totalité des hommes fixée par département. .. . 

J'ai l'honneur de vous observer. Messieurs, que la répartition générale a été 
établie, non seulement sur les calculs approximatifs de la population des dille- 
rents départements, mais encore sur leur position par ra|)port aux frontières, 
sur le plus ou moins de ressources que le pays paraît olfrir aux habitants, et 
enfin sur ce que l'on connaît de leur goût pour le service. Cette répartition, 
au surplus, ne doit être regardée que comme un essai sur lequel l'expérience 
d'une ou deux années donnera des connaissances plus certaines. Si quelques 



8 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS - 1791 

dopartcmcnis trouvent de la difficulté à remplir leur contingent, rcxcédcnt 
sera rejeté sur ceux qui seront reconnus en état d'y suppléer. 

La levée des auxiliaires, loin d'être une imposition personnelle comme 
l'était la milice, ofTre, au contraire, un débouché aux départements qui ont un 
superflu de population. C'est sous ce point de vue. Messieurs, qu'il est essen- 
tiel que vous fassiez envisager aux peuples les dispositions de ces nouvelles 
lois ; en effet, la solde de ces auxiliaires, répandue dans les campagnes, ne 
peut qu'être avantageuse aux habitants, surtout lorsqu'on n'exige d'eux que de 
se présenter tous les six mois, et qu'on leur donne la certitude de n'être tirés 
de leurs foyers qu'au moment où les besoins de l'État exigeront les bras de ses 
défenseurs. Ces raisons développées par vous. Messieurs, assureront le succès 
des vues qui ont provoqué ces dispositions. Je ne puis mieux faire que d'en 
confier le soin à votre sagesse et à votre patriotisme. 

Le Mimstre de la Guerre. 



Encore à la date du 10 septembre, le ministre de la guerre, Dupor- 
tail, adressait aux commissaires ordonnateurs des guerres des ins- 
tructions relatives aux revues qu'ils devaient faire passer aux auxi- 
liaires, au chef-lieu de chaque district, par un commissaire des 
guerres. Celui-ci devait « se faire représenter les engagements en 
original, n'admettre que des sujets en état de servir et, s'ils avaient 
déjà servi, s'assurer de leur conduite par des certificats bien consta- 
tés». Il devait, d'autre part, « délivrer, à chaque auxiliaire admis, 
un certificat d'engagement, en constatant l'époque et la durée », et 
qui, signé de l'officier et sous-officier de gendarmerie, et visé par 
lui, commissaire, devenait le titre en vertu duquel l'auxiliaire aurait 
droit à la solde fixée par le décret. 

Mais, tandis que se poursuivait encore l'enrôlement des auxiliaires, 
s'opérait, sur des bases beaucoup plus larges, la première formation 
des bataillons de Volontaires. 

L'origine de ceux-ci se trouve dans les décrets des 11 et 13 juin 
1791, promulgués le 15, en « Loi sur le serment à prêter pour les 
officiers de tout grade et soldats de l'armée française » : 

Art. 13. — Le roi sera ])rié de faire porter, sur le champ, au pied de guerre 
tous les régiments destinés ù couvrir la frontière du royaume, et de faire ap- 
provisionner les arsenaux de nuinitions suffisantes pour en fournir même les 
gardes nationales, en proportion du besoin. 

Art. 14. — Il sera fait incessamment dans chaque département une cons- 
cription libre de gardes nationales de bonne volonté, dans la i)roportion d'un 
sur vingt, à l'effet de quoi les directoires de chaque district inscriront tous 
ceux qui se présenteront, et enverront les différents états avec leurs observa- 
lions aux directoires de département, qui, en cas de concurrence, feront un 
choix parmi ceux qui se seront fait inscrire. 



DECRETS APPELANT LES VOLONTAIRES 



9 



Aut. VS. — Les volontaires no pourront se rassembler ni nommer leurs 
officiers que lorsque les besoins de l'État l'exigeront, et d'après les ordres du 
roi envoyés aux directoires en vertu d'un décret du corps légisIatiL Les volon- 
taires seront payés par l'État lorsqu'ils seront employés au service de la 
patrie. 

Les autres articles de la loi (16 à 20) sont relatifs au prince de 
Condé, qui, par « sa résidence près des frontières, entouré de per- 
sonnes dont les intentions sont notoirement suspectes, annonce des 
projets coupables ». 

Les craintes qu'inspirent l'émigration s'armant aux portes de la 
France et les très visibles concentrations de troupes étrangères dans 
les provinces rhénanes et en Belgique, sont portées au paroxysme, 
dans la journée du 20 juin, par la fuite du roi, se dirigeant précisé- 
ment vers les frontières que déjà menace l'étranger. 

l""" DÉCRET DU 21 JUIN 1791. 

L'Assemblée nationale déclare aux citoyens de Paris et à tous les habitants 
de l'empire, que la même fermeté qu'elle a portée au milieu de toutes les 
difficultés qui ont accompagné ses travaux, va diriger ses délibérations à 
l'occasion de l'enlèvement du roi et de la famille royale ; avertit tous les 
citoyens que le maintien de la Constitution, que le salut de l'empire n'ont 
jamais exigé ])lus impérieusement le bon ordre et la tranquillité publiques; que 
l'Assemblée nationale a pris les mesures les plus actives pour suivre les traces 
de ceux qui se sont rendus coupables de l'enlèvement du roi et de la famille 
royale ; qu'elle va, sans interruption de ses séances, employer tous les moyens 
pour que la chose publique ne souffre pas de cet événement ; que tous les 
citoyens doivent se reposer entièrement sur elle des soins qu'exige le salut de 
l'empire, et que tout ce qui exciterait le trouble, effrayerait les personnes, 
menacerait les ])ropriétés, serait d'autant plus coupable, que par là seraient 
compromises et la liberté et la Constitution. 

Ordonne que les citoyens de Paris se tiendront prêts à agir i)our le maintien 
de l'ordre public et la défense de la patrie, suivant les ordres qui leur seront 
donnés d'après les décrets de l'Assemblée nationale. 

Ordonne aux administrateurs du département et aux officiers municij)aux de 
faire promulguer aussitôt le présent décret, et de veiller avec soin à la tran- 
quillité publique. 

2e DÉCRET DU 21 JUIN 1791. 

L'Assemblée nationale, voulant pourvoir, dans les circonstances actuelles, à 
la sûreté extérieure et intérieure de l'I^ltat et au maintien de la Constitution, 
décrète : 

Article premier. — La garde nationale du royaume sera mise en activité, 
suivant les dispositions énoncées dans les articles ci-après : 
Art. 2. — Los départements du Nord, du Pas-de-Calais, de l'Aisne, des 



10 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

Ardonnes, de la Moselle, de la Meuse, de la Meurthe, du Bas-Rhin, du Haut- 
Rhin, de la Haute-Saône, du Doubs, du Jura, du Var, fourniront le nombre de 
gardes nationales que leur situation exige, et que leur population pourra leur 
permettre. 

Art. 3. — Les antres dépari emenl s fourniront de deux à trois mille 
hommes, et néanmoins les villes pourront ajouter à ce nombre ce que 
leur population leur permettra. 

Art. 4. — En conséquence, tout citoyen et fils de citoyen en état de porter 
les armes, et qui voudra les prendre pour la défense de l'Etat et le maintien 
de la Constitution, se fera inscrire, immédiatement après la publication du 
présent décret, dans sa municipalité, la([uclle enverra aussitôt la liste des en- 
registrés aux commissaires que le directoire du déi)artcnicnt nommera, soit 
parmi les membres du conseil général, soit parmi les autres citoyens, pour 
procéder à la formation. 

Art. 5. — Les gardes nationales enregistrées seront réparties en bataillons 
de dix compagnies chacun, et chaque compagnie composée de cinquante 
gardes nationales, non compris les officiers, sous-officiers et tambours. 

Art. 6. — Chaque compagnie sera commandée j)ar un capitaine, un lieu- 
tenant, un sous-lieutenant, deux sergents, un fourrier et quatre caporaux. 

Art. 7. — Chaque bataillon sera commandé j)ar un colonel et deux lieute- 
nants-colonels. 

Art. 8, — Tous les individus composant la compagnie, nommeront leurs 
officiers et sous-officiers ; Télat-major sera nomnu' j)ar tout le bataillon. 

Art. 9. — Du jour du rassemblement de ces compagnies, tous les citoyens 
qui les composeront recevront, savoir, le garde national quinze sols par jour, 
le caporal et le tambour une solde et demie, le sergent et le fourrier deux 
soldes, le sous-lieutenant trois soldes, -le lieutenant quatre soldes, le capitaine 
cinq soldes, le lieutenant-colonel six soldes, et le colonel sept soldes. 

Aht. 40. — Lorsque la situation de l'Etat n'exigera jjIus le service extraor- 
dinaire de ces compagnies, les citoyens qui les composeront cesseront d'être 
payés, et rentreront dans les compagnies de gardes nationales, sans conserver 
aucunes distinctions. 

Art. H. — Il sera fait un règlement sur le service et la discipline de ces 
compagnies. 

A Paris, les « Registres de conscription libre des Gardes Nationales 
de bonne volonté dans la proportion d'un sur vingt » furent ouverts 
immédiatement *. 

Un arrêté du directoire du département, rendu à la demande de 
la section de l'Oratoire, prescrivit de commencer à recevoir les ins- 
criptions. 

1. Ces rcpsinïs, fournis par la municipalité, portent tous connue titre la partie 
jfuillenietée. Ils ont été nchclés chez Pochard, successeur de M. Robert, marchand 
de papiers ordinaire du roi et de la ville, rue de la Barillcrie. Chaque registre est 
de 100 feuillets. 



ARRÊTÉS DU DÉPARTEMENT ET DE LA COMMUNE DE PARIS 11 



Arrêté du département de Paris, du 22 juin 1791. 

Lecture faite d'une délibération de la section de l'Oratoire, dans laquelle, 
considérant que le salut public dépend en ce moment de la garde des fron- 
tières, elle invite le département à faire connaître que, dès ce moment, les bons 
citoyens sont autorisés et invités à s'enrôler volontairement dans leurs sec- 
tions respectives pour le service des frontières, ou concourir par quelque 
moyen aux dépenses nécessaires à cette expédition. 

Le département approuve la délibération de la section de l'Oratoire, arrête 
que la municipalité de Paris et les deux districts de Saint-Denis et de Bourg- 
la-Reine sont invités à autoriser les mêmes mesures dans leurs arrondisse- 
ments respectifs, charge la municipalité de les faire connaître aux quarante- 
huit sections de la ville. 

Signé : La Rochefoucault, président ; Blondel, secrétaire '. 

Cet arrêté fut, à l'instant, transmis par le département même à la 
commune de Paris, qui se mit également tout de suite à l'exécuter. 

Arrêté du conseil général de la commune de Paris, di: 22 juin 1791. 

Le conseil général, après avoir entendu le deuxième substitut adjoint du 
procureur do la commune, autorise et invite tous les bons citoyens à s'enrô- 
ler volontairement ])Our le service des frontières, cl voulant réunir dans cet 
enrôlement, l'ordre, la célérité et la plus grande commodité des citoyens ; 

Arrête : 

1" Qu'il sera, dans le plus bref délai, adressé, par lo premier greffier de la 
municipalité, un registre à chacun des 00 commandants des bataillons pour 
y inscrire les noms et demeures des bons citoyens disposés à se dévouer à la 
défense des frontières de l'État ; 

2" Que ce registre sera coté et paraphé par un officier municipal , tenu en 
deux colonnes et par ordre de numéro ; 

3" Que sur la première colonne seront le nom et la demeure de ceux qui se 
dévoueront personnellement à ce service glorieux ; 

4» Que sur la deuxième colonne seront inscrits les noms et demeures de 
ceux qui, ne pouvant servir la patrie de leur personne, désireront cependant 
jirouvcr leur zèle et leur civisme par une olYrande pécuniaire destinée à dé- 
frayer ceux qui les remplaceront ; 

5° II sera envoyé chaque jour au secrétariat de la municipalité un relevé 
de ce registre, pour être rendu compte au conseil du nombre et des noms 
des citoyens inscrits, toutes les fois qu'il l'ordonnera, et jjublié par la voie de 
l'impression. 

En exécution de l'article liJ de la même loi (15 juin 1791), les volontaires 
inscrits ne pourront se rassembler ni nommer leurs officiers que lorsque les 

1. Extrait du registre d'inscription du bataillon de Bonne-Nouvelle, aux Ar- 
chives administratives de la guerre. 
Le registre ne donne pas la date de Tarrèté, qui est du 22. 



12 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

besoins de l'État l'exigeront en vertu d'un décret du Corps législatif ; les 
volontaires seront payés par l'État lorsqu'ils seront employés au service de 
la patrie. 

Le conseil général enjoint aux administrateurs de la garde nationale, au 
commissaire de police, au commandant général, aux commandants de batail- 
lon, chacun en ce qui le concerne, de veiller à l'exécution de la loi et aux 
dispositions du présent arrêté, qui sera imprimé. 

Signé : Bailly, maire ; De Joly, secrétaire-greffier '. 

Cet arrêté fut porté à l'ordre le 24 juin au soir. L'ordre en repro- 
duit le texte et ajoute : 

En vertu dudit arrêté, les aides -majors feront .remettre à leurs com- 
mandants de bataillon respectifs le registre indiqué par le conseil général, 
ainfti que les imprimés de son arrêté, pour en être délivré dans tous les 
bataillons'. 

. Ce même jour, 24 juin, le conseil général de la commune déli- 
bérait : 

Le conseil général de la commune ayant, par son arrêté du 22 de ce mois, 
invité les bons citoyens à s'enrôler volontairement pour com])Oser le corps de 
l'armée auxiliaire ordonne par l'Assemblée Nationale, et ayant promulgué les 
dispositions générales pour la conscription libre, a jugé nécessaire de faire 
passer à MM. les commandants de bataillon les instructions nécessaires sur 
cet objet. 

A l'article 3 de l'arrêté le commandant aura soin de faire ajouter : 

l" Au nom et à la demeure du citoyen qu se présentera jiour être inscrit, 
les noms de baptême, l'âge, l'état-civil (la rofession) et les services mili- 
taires dans les troupes de ligne ou la garde nationale ; 

2" La déclaration des armes dont le citoyen est muni, en les désignant soit 
fusil de munition de calibre à l'usage de l'infanlcrie, soit baïonnette, sabre, 
pistolet, et s'il a l'uniforme complet de la garde nationale ; 

3° De prévenir les volontaires inscrits de se tenir prêts à ))artir au premier 
signal, et, à cet elTef, d'avoir un sac garni seulement de deux chemises, deux 
cols, deux paires de bas, quatre mouchoirs, une paire de souliers, une i)aire 
de guêtres noires, une de blanches, une vergette, une brosse, un peigne et un 
bonnet de police; tous autres effets devenant inutiles à un guerrier en cam- 
pagne. 

Comme il importe que l'Assemblée Nationale connaisse le nond>re des 
citoyens de Paris sur lesquels la patrie peut comj)ter à l'instant pour être 
employés activement dehors, MM. les commandants de bataillon i)réviendront 
que le registre sera remis le !<"• juillet aux chefs de division respectifs et, le 
in<^mc jour, au commandant général, (jui les présentera à la municipalité pour 

1 . Ilc^'istre d'inscriplion du bataillon de Saint-André-des-Arts. 

2. l/ji(i. 



OUVERTURE DES REGISTRES DE LA CONSCRIPTION LIBRE 13 

en être fait un contrôle au commissaire général de la garde nationale, et 
ensuite envoyé au directoire du déparlement, conlormément au décret. 

Signé ; Rai Fv faisant fonctions de président; De Joly, secrétaire-greffier'. 

Enfin, le 25, parut un ordre du jour du commandant général de la 
garde nationale ; les registres furent distribués et les inscriptions y 
purent être reçues aussitôt : 

Messieurs les commandants de bataillon préviendront que le registre d'ins- 
criptions sera remis le 1*^'" juillet prochain aux chefs de division resjjectifs, et le 
même jour au commandant général qui les présentera à la municipalité pour 
en être fait un contrôle au conniiissaire général de la garde nationale et en- 
suite envoyé au directoire du département, conformément au décret de l'As- 
semblée Nationale *. 

Le compte-rendu journalier, prescrit par l'art, o de Tarrêlé du 22 
juin, fut envoyé assez régulièrement. On en trouve trace, entre 
autres, dans le registre du bataillon des Enfants Trouvés, celui de 
Sanlerre, pour les 27 et 28 juin et l'' juillet. 

Quant aux registres, un arrêté, reçu le 2 juillet dans la journée, 
décida leur remise pour le 3 juillet seulement ^. 

Charles-Joseph Viguier de Curny avait pris, le 1" janvier 1791, les 
fonctions de commissaire général de la garde nationale *. Il fut 
chargé, en cette qualité, de centraliser les registres d'inscriptions 
remis aux chefs de division. Son bureau était établi au Saint-Esprit et 
comptait parmi ses commis les sieurs Barré et David ^. C'était à lui 
que devaient s'adresser ceux qui désiraient se faire ajouter aux listes; 
ceux qui, voulant partir, s'étaient habillés et armés à leurs frais, et 
avaient à faire modifier leur inscription première. C'est encore à 
M. de Curny que lesdémissions s'adressaient <'. 

M. de Curny, enfin, fut chargé de l'organisation des trois bataillons 
de Paris de la levée de 1791 . Le 2 décembre 1791, il reçut des lettres 
de service pour être emplojé comme commissaire des guerres près 

1. Registre de Saint-André-des-Art3. 

2. Registres d'inscription des bataillons de Bonne-Nouvelle et des Filles Saint- 
Thomas. 

Quelques registres déjà commencés ont clé refaits en vertu de cet ordre du 
2'i juin. 

3. Voir ci-après : Bataillon des Enfants Trouvés. 

4. lloBiouET, Le Personnel niunic/pal de l'aris pendant la Révolution, p. .'j'Jl- 
595. 

5. Correspondance des chefs de bataillon et aides-majors annexée aux registres 
{Archives administratives de la r/uerre]. 

C. Correspondance ci-dessus et registres pussim. Iljid.) 



14 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

des troupes de la division de Paris, et, le l" août 1792, il était envoyé, 
avec les mêmes fonctions, au camp de Soissons, près des volontaires 
nationaux destinés à former la réserve *. 

Curny accusa réception de sa lettre de service le 3 août; mais ne 
se rendit pas à son poste. Arrêté après le 10 août, il fut l'une des 
victimes de septembre. 

Des administrateurs, Lefèvre d'Ormesson, Treil-Pardailhan, Char- 
ton, furent nommés par le directoire du département « commissaires 
pour la formation des bataillons de la garde nationale destinés aux 
frontières ». 

Les Archives administratives de la guerre ' possèdent les registres 
d'inscriptions de 46 des bataillons de la garde nationale * et des notes 
pour le bataillon des Filles-Dieu. 

Parmi les inscrits, on trouve, selon les districts, des bourgeois, 
même des nobles, des anciens officiers, des négociants, des personnes 
appartenant aux carrières libérales, des ouvriers et journaliers de 
toutes professions, un certain nombre ayant déjà servi dans les 
troupes réglées. L'âge varie de 18 à 35 ans. Beaucoup n'apparte- 
naient pas à la garde nationale. Certains commandants de bataillon 
n'acceptèrent que des volontaires armés et équipés à leurs frais ou à 
ceux d'autres citoyens ; d'autres reçurent les inscriptions de tous ceux 
qui se présentèrent. 

Les instructions, du reste, n'étaient pas précises. Mallerot, capi- 
taine aide-major du bataillon des Blancs-Manteaux fit les observations 
suivantes au sujet de l'armement : 

La niunicipalilé n'ayant pas dit, dans son instruction, s'il fallait que les 
volontaires qui se feraient inscrire fussent armés à leurs frais, mais ayant 
seulement demandé la désignation des armes, on s'est conformé à celte 
demande. On observe que les armes qui appartiennent aux volontaires inscrits 
sont désignés par les mots à lui, qui se trouvent dans la colonne où l'arme est 
désignée. Le surplus des armes portées provient de l'armement fourni par la 
municipalité ; il serait fort important que la municipalité fît savoir si les volon- 

1. Archives administratives de la guerre. 

Si. (iorps uiixiliaircs. 

.'J. Les 14 autres sont perdus ou éparés dans un classement quelconque. En 
cfTet, sur les 100 paf.'es de chacun des reffislrcs, 80 envinui demeuraient blanches. 
Cette partie inta(;te fut utilisée souvent en rétournant le ref,Mstre. Ou y inscrivit 
pMH» pu-ià. (les eiuttluiueiiU de 1792 et de 1793. Le volume du bataillon de 
Saiut-Jat;(|iios la Boucherie a .servi de « rcffistre d'inscription des militaires estro- 
piés ou j)les.sés qui ont besoin «l'aller aux eaux ». Celui du bataillon de Notre- 
Dame était destiné à être le «■ registre contenant les noms et la date des enf,'af?e- 
nient» des tambours des seclicms armées de la ville de Paris ». On traça un beau 
tableau, mais aucun nom n'y figure. 



DEMANDES A FAIRE AU COMITE MILITAIRE 15 

taircs s'tirmcront à leurs frais ou s'ils emporteront les armes qui leur ont 
été confiées clans les bataillons respectifs. Dans ce dernier cas, il en résulte- 
rait le désarmement des Itataillons qui sont déjà très faibles en armes. Il 
faudra toujours qu'il y ait une loi |)récise à cet égard, beaucoup de volon- 
taires ne comptant pas s'armer h leurs dépens'. 

D'un autre côté on trouve cette note, de la main du commandant 
Aclocqiie, dans le registre du bataillon de Saint-Marcel : 

Demandes à faire au Comité milUaire de V Assemblée Nationale, relatives 
au décret pour l'enreifist rement des troupes auxiliaires. 

1° Faut-il être domicilié dans la section, et les personnes logées en chambres 
garnies seront-elles admises ? 

2" Chaque enrôlé sera-t-il tenu de s'équiper à ses frais, à savoir : d'un uni- 
forme complet, de fusil, giberne et sabre ? 

:]" Sans requérir un sur 20, serîi-t-on libre de prendre, avec les détails 
ci-dessus, tous les citoyens qui se présenteront? 

4" N'cst-il i>as nécessaire qu'ils soient munis de certificats de leurs services 
et mœurs, signés de leurs propriétaires et autres officiers des sections? 

•0° Peuvent-ils être admis hommes mariés ou garçons depuis vingt ans, et 
jusfju'à (juel âge ? 

()" Ceux qui i)aieront une somme choisiront-ils leurs soldats ou bien verse- 
ront-ils leurs sommes dans une caisse, à cet effet destinée, pour servir au 
besoin général ? 

~° Ceux qui fourniront des soldats à leurs frais et solde seront-ils tenus 
à les présenter avant l'enrùlement pour connaître s'ils ont les qualités re- 
quises ? 

Le temps et les événemeiits ne permirent pas de répondre à ces^ 
questions. Du reste, nous allons produire la liste des inscriptions 
reçues de tous les bataillons de la garde nationale, moins les 14 dont 
les registres sont perdus. Cette liste est d'autant plus précieuse que 
les autres, pour les levées de 1792 et de 1793, ont été anéanties dans 
l'incendie de l'Hùtel-de-Ville en 1871 *. 

1. Note annexée au registre d'iuscriptioiis du bataillon des Blancs -Manteaux. 

2. Nous reproduisons, autant que possible, la physionomie dos registres. Pour 
diiuiiuicr la longueur de la liste, nous ne donnons que les noms, prénoms et 
professions ; nous nindiquons l'âge que lorsqu'il sort de la moyenne. 



II 



LISTE NOMINATIVE DES PREMIERS VOLONTAIRES 
DE PARIS 



PREMIÈRE DIVISION. 
1" BATAILLON. — SaINT-JaCQUES-DU-HaUT-FaS. 

Leclerc, commandant du bataillon. 

Le registre est paraphé par Tiron, officier municipal. Il contient 
en tête la note suivante : 

Los instructions portées en la délibération du couscil général de la com- 
mune, en date du 24 juin, ont demandé |)lus de détails que ne le comportait 
le décret de l'Assemblée Nationale. 

Les noms soulignés • sont ceux des citoyens sur lesquels le déparlement 
peut fixer son attention d'après la connaissance plus particulière ou les ren- 
seignements qu'en a le commandant du bataillon. 

Tous ceux qui sont indiqués comme hors d'état de s'habiller demandent à 
contracter l'engagement comme auxiliaire ; la plupart sort des travaux de 
charité. 

Leclerc, commandant du l»"" bataillon, t'" division. 

Les enrôlements s,ont sous forme d'un tableau à Lt colonnes. 



* Loclcrc (.\uguslc-Raphaël), ancien 
lieutenant de la marine marchande. 

'Guilliée (Nicolas-Auguste), étudiant 
(Ml droit. 

*I)upin ^Jean), chirurgien de la com- 



j>aguie soldée et sous-lieutenant des 
grenadio>rs du bataillon. 

*Quesnel (Paul-Jacques-Antoine),' ar- 
chitecte, lientenant des chasseurs 
du bataillon *. 



1. Nous les faisons précéder dun astérique. 

2. •' Ne part pas. » 



I 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



17 



Gardincr (Alexandre-Luc), élève en 
chirurgie. 
* Hanel (Nicolas), cordonnier '. 
Barra (Louis), aide de cuisine. 
Brice (Louis), cotonnier. 
Ventujol (Pierre-René), gagne-denier. 

Muller (Jean-Philip|)c), compagnon 
chapelier. 

Lcscolé (Pierre-Antoine), cordier. 

*Haniel (Jacques), ancien caporal au 
régiment de Vivarais. 

* Hut (Claude), carrier. 

Blouin (Nicolas-Esprit-François\ tam- 
bour des chasseurs. 

*Macé Jacques), menuisier. 

Tivel (Jean-Pierre), gagne-denier. 

Pissard (Jean-Jérôme), 16 ans, tailleur. 

Hamet (Joseph), cordonnier. 

Boulrider (Guillaume), cordonnier. 

fiuérin (Louis), cordonnier. 

Picardz (Reynold), cordonnier. 

Biardon (Pierre), menuisier. 

Brett (Jean\ taillandier. 

Gruve (Jean), chapelier. 

Tourny (Joseph-François), cordier. 

Davault (Pierre-Denis-Joseph), taillan- 
dier. 

Tourny (Joseph -François), gagne - 
denier. 

'Carême (Jacques-Marie), volontaire 
au bataillon. 

* Malafait (Jean-François), perruquier. 

Paré (François- Charles), perruquier. 

Vaury (Alexandre), menuisier. 

Hélène (Jean-Claude), tailleur. 

Barlot (Jacques) , fondeur en carac- 
tères. 

'Delacharlre (Louis-Gabriel), 16 ans, 
ci-devant employé aux fermes. 



Florentin (Joachim), carrier. 

* Belmont (Jacques-Denis), ancien 

militaire. 

Buisson (Vincent). 
Gérin (Louis), pa[»etier. 
Lepage (Pierre), gagne-denier. 
Marlié (Etienne-François), 16 ans, dé- 
chargeur de vins. 
Vernct (Jean), carrier. 
Portait (Pierre), menuisier. 
Manneton (François-Nicolas), cordier. 

* Boistel (Jean-Claude), serrurier'. 
Foucault (Claude-Noël), cordier. 

* Meunier (Claude), ancien militaire. 

* Carie (Jean), jardinier fleuriste. 
IIul (Pierre-Jean-Jacques) , carreleur. 
Evrard (Pierre), cordier. 

Lhomme (Jean-François), gazier. 
Cailloué (Pierre-Nicolas), parfumeur. 

Teyssier (Bernard-Madeleine), com- 
mis de négociant. 

Gérard (Louis), manouvrier. 

Lonclat ( Jean- Pierre ) , scieur de 
pierres. 

Ilerbin (Vincent-Marie), imprimeur 
en papier. 

Galot (François -Pierre), imprimeur 

en papier. 
Boscade (François), pâtissier. 
Némons (Antoine), bourrelier. 
Baledan (André), 16 ans, cordier. 
Guillaume (Jean-Louis), cordier. 
Marlier (Louis), imprimeur. 
Vilpel (Pierre-Joseph), i)àtissier. 
Pousseau ( Jean-Baptiste-Guillaume ), 

pâtissier. 
Blé (François), couvreur. 
Trotillon (Louis), journalier. 
Dufoy (Henri-Michel), marbrier. 



1. « Très rccommandable par sa bravoure et sa conduite depuis la Révolu- 
tion. » 

2. « S'est parfaitement bien montré dans la Révolution. » 

TOMK I, 2 



18 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

Oury (Henry), serrurier. 
Bailly (Baptiste), cardeur. 
Lelie (Louis), menuisier. 



Girault (Etienne), carrier. 
Bénard (Simon), carrier. 
Guillct (Jean), cloutier. 

* Cyran (Claude), jardinier. 
Houssein (François), fondeur en ca- 
ractères. 

•Dosseur (Claude), papetier. 

* Linval (Jacques), charpentier. 

* Terine (Jean-Jacques), tondeur de 

draps. 

* Vallé (Etienne), ferblantier. 

* Fortin (Jean-Gnillaunic-xMarie), géo- 

mètre. 
*Desouclies (Benjamin), imprimeur 
en indiennes. 

* Meunier (Denis-Pascal), graveur en 

bois. 

* Prantz (Louis), coloriste. 

* Haumecourt (François) , volontaire 

au bataillon, 

*Briaulé (Fiacre), jardinier. 

'Miroir (Sébaslien-Michel-César), in- 
génieur géogra]»lie à l'Observatoire. 

Clousse (Claude), pâtissier. 

Fauvel (Henri-Josei)h-Stanislas), tail- 
leur, 

* Carre (Jean), tapissier. 



Fontaine (Pierre), gagne-denier. 
Roger (Jean-Jacques), gagne-denier. 
Mailly (Antoine), boulanger, 
Bergairc (Pierre), perruquier. 
Hémon (Pierre), scieur de long. 
Méry (Antoine), perruquier. 
*Piscux (Pierre-Louis), graveur. 
Goulard (Pierre), imprimeur en 
lettres. 

Liénard (Jean -François), ouvrier en 
papiers. 

* Lamollayc (Joseph), jardinier, 

Tienache (Charles), cordier. 

Poujeux (Antoine), carrier. 

Lemaistre (Alexandre), ferblantier, 

Genève (Didier), tanneur'. 

Taupin (François), 16 ans, menuisier. 

Bernard (Mathieu), tailleur de pierres, 

Chantcmesse (Jean), boulanger, 

Tisscron (Gabriel), charpentier, 

Charlu (Jean), jardinier, 

Esncaux (Claude-Martin), perruquier. 



Clos et arrêté cejourd'hui 1*^ juillet 1791. 

Leclerc, commandant du 1*' bataillon, l""" division. 

Enregistré au commissariat général de la garde nationale : 
Chassy (François), menuisier. 

Etat des r.Uoi/nns qui ont souscrit pour la contribution applicable à l'entre- 
tien des volontaires destinés à la défense des frontières. 

Capitaine *, président de la section, géographe, offre d'entretenir annuelle- 
nicnt un volontaire. 

Brice Bcboulet offre 6 francs. 

Jcaurat, de l'Académie des sciences », offre 50 francs. 



1. « S'est liicn montré pondant la Révolution. » 

2. Louis, électeur en HilO et 1791. 

3. Edmc-Sébastien, ex-professeur à l'École militaire, astronome, né le 14 sep- 
tembre 1724 à Paris, où il est décédé le 7 mars 1803. 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



19 



2" BATAILLON. — SaINT-ViCTOR. 

Le registre manque. 



3« BATAILLON. — SaINT-ANDUÉ-DES-ArTS. 

Commandant du bataillon : Alexandre Clément de Sainte-Pallaye. 

Le registre a été paraphé par Quatremère, membre de la municipa- 
lité. Il porte en tète «du 27 juin », mais ne donne aucune autre date. 



Chabot (Charles-Simon), marchand 
bottier. 

Durand (Louis-Pierre), laboureur. 

Dorez (Hdmc-Henri-Frauçois), chirur- 
gien. 

Poujjelier (Amand), chirurgien. 

Ciron (Pierrc-Hippolitc), volontaire 
au bataillon. 

Bidault (Antoine-François), volon- 
taire au bataillon. 

Volland (Pierre), libraire. 

Laguerre (Joseph), libraire*. 

Perota (Claude), garçon boulanger. 

Charvin (Louis), ancien militaire. 

Fabcrt (Théodore), correcteur d'im- 
primerie chez Didot. 

Martin (Jean-Baptiste), cordonnier. 

Bormansc (Jacques), cordonnier. 

Benoist (Jean-Mathieu), praticien. 

Carron (Etienne), compositeur. 

Serres (Jean), imprimeur. 

Janncrod (Pierres-Ceorgcs-Joseph) , 
élève en chirurgie. 

François (André), ancien garde na- 
tional. 

Trinquet (Louis-Simon), menuisier. 



Mugnier (François-Joseph), bour- 
geois. 

Delaplacc (Louis), compagnon or- 
fèvre. 

Michel (André), tapissier. 

Moreau (Quirin-Clément), tailleur 
d'habits. 

Guidé (Jcan-Baptiste-Victoire), géo- 
mètre. 

Riffaut (Louis-Victor), géomètre ". 

Pique (Pierre-Germain), bourgeois. 

Tripicr-Duchaignot (Michel-François), 
tailleur. 

Rolland (Louis), garçon cordonnier. 

Tranchant (Jacques), garçon cordon- 
nier. 

Fougeroux (Jacques), garçon cordon- 
nier. 

Michon (Jean -Théodore), élève en 
chirurgie. 

Sallict (Romuald-Joseph), serrurier. 

Dessalle (Charles-Claude), bottier. 

Cabot (Pierre), ferblantier *. 

Le Tellier (Michel), cordonnier. 

Coutain (Joseph), commissionnaire. 

Brunier (Jean-Bai)tiste-Antonie), sel- 
lier. 



1. « S'est dédit. » 

2. « M. son ptl-re soppose à cet engagement. » 

3. « Sest dédit. » 



20 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS 



1791 



Landry (Antoine-François), marchand 

papetier. 
Barbe Dclaperricrc (Joseph-Marie), 

procureur. 
Noël (Pierre-An tenas), tapissier. 
Leiss (Edouard), cordonnier. 
Beauregard (François- Auguste), iG 

ans. 
Dujust (Antoine-Marie-Guillaume) , 

coutelier. 
Barthélémy (Honoré), coiffeur. 
Le Deschault (François -Hyacinthe) , 

épicier. 
Brachet (Pierre-Joseph) , fondeur en 

caractères. 

Bazin (Étiennc-Mariej. 

Bazin (François), frère du précédent. 

Vaulier (François-Joseph), fourbis- 
scur. 

Le Blanc (Jean-Maurice), cx-chirur- 
gien de ia marine, élève de De- 
sault. 

Norbert (François), tailleur. 

Lanarc (Pierrc-Charlos), brossier. 

Régnier ^Edme-Nicolas), traiteur '. 



Didot fds (Pierre-François), libraire. 
Bernard (Antoine), libraire *. 
Pariset (Vincent), cuisinier. 

Saillard ( Antoine- Silvcstre), cuisi- 
nier. 
Joos (Jean-Sébastien), cordonnier. 

Lahanier ( Constant-Aimé - Thérèse- 
Joseph), commis on librairie. 

Briet (Jacques), garçon marchand de 
vins*. 

Ruet (Louis), épicier. 

Drevet (Mathieu), épicier. 

Damas l'aîné (François-Etienne), ar- 
chitecte. 
Fontaine (Louis) compagnon laycticr. 
Roux (Joseph-François), serrurier. 
Giroux (Pierre), terrassier. 
Croullcbois (André-Honoré), libraire. 
Vcntujol (Antoine-Jacques), serrurier. 

Leauticr (Jean -François -Auguste ) , 
menuisier. 

André (Louis-Joseph), marchand de 
vins. 

Blois (Pasque-Josoph-Ignace), cor- 
donnier. 



Arrêté et certifié véritable, le 1®' juillet 1791. 

Alexandre Clément, commandant. 
Visé par CiiAnio.N. 

Inscrit au bureau de M. de Curny : 

Ciiartier (Quentin-Marie), 16 ans, chasseur au bataillon *. 
Landry, chasseur au bataillon '. 
Morel (Etienne), chapelier*. 

Da 27 juin. — Gabriel Legendre, perruquier, s'engage à donner la somme 
de laO livres par an, tant que la guerre durera. 



1. « S'est <li.lit. ., 

2. rt \c peut partir. >' 

3. « Ledit Jacipips IJrict s'est présenté chez M. Charton le 2 juillet pour faire 
rayer son oiire;,'istreiMeiit, devant aller dans son pays. » 

4. Enrôleinont du (î juillet. 
'6. EnrôlcMionl du !( juillet, 
(i. Enraiement du IG juillet. 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



21 



4*" BATAILLON. — SaINT-MaRCEL. 

Commandant du bataillon : Aclocque *. 
Le registre est paraphé par Jallier. 

Noms des citoyens volontaires qui se sont enrôlés : 



2a juin : 

Lofchvre (Jcan-Noël-Nicolas) , ancien 
militaire. 

Mongin (Nicolas), volontaire au ba- 
taillon. 

Guillou (Louis-Malhicu), volontaire au 
bataillon. 

Patin (Nicolas-Joseph), volontaire au 
bataillon. 

Hery (René-Jean). 

2G juin : 
Boismarc (Alexandre-Xavier), volon- 
taire au bataillon. 

27 juin : 
Flagey (Jean), cordier. 
Tellier (Louis), cordier, 
Tcstart (Henry), perruquier. 
Chapotin (Jacques), tanneur, ';i4 ans, 

ex-maréchal des logis de dragons. 
Huot (Fran^'ois), charpentier. 
Auvray (Charles), cordier. 
Labbé (Etienne), perruquier. 
Guyot (Pierre), compagnon tanneur. 
Durand (Jean-Baptiste), perruquier. 

28 juin : 

Véron (Nicolas-Augustin) *. 



Dcshayes (Antoine-Guillaume) '. 

Godard (Philippe). 

Latouche (Charles-André). 

Grossetôte (Jean). 

Chaudron (Pierre-Nicolas). 

Anuse (Jacques-Sébastien), 16 ans. 

Machy (Simon-Jean-Baptiste), bonne- 
tier. 

Menu (Jacques-Claude). 

Nicolas (Joseph), menuisier. 

Simon (Louis-Antoine) , gazier. 

Lelourneau (Jacques), faiseur de bas 
au métier. 

Lacroix (Zacharie), volontaire du ba- 
taillon. 
Rcbuiïet (Louis), ancien militaire. 
Marie (Charles -François). 
Rollet (Antoine-Denis), 
François (Charles-Pierre). 

29 juin : 
Dchayes (Joseph-Nicolas). 
Lépreux (Pierre-Laurent). 
Lemêle (Alexandre). 
Robin (Georges). 
Silvestrc (Claude). 



1. Voir sa biofrraphie dans l'ouvraffe de M. Rohiquet, Le Personnel municipal 
de Paris pendant la Révolution, p. 87. 

2. Certificat annexé au registre : 

« Je soussigné, commandant du bataillon Saint-Marcel, certifie que le sieur 
Nicolas Véron, demeurant chez sa mère, rue de Scipion, et enregistré dans les 
volontaires, sans uniforme et sans armes, sous le n° 16, désirant s'unir à ses 
frères d'armes, promet et s'oblige, pour partir avec eux, de se procurer tout l'é- 
quipement et larmement nécessaires, en foi de quoi je lui ai délivré le présent 
pour lui servir et valoir. » 

« A Paris, ce 12 juillet 1791. » Aclocqce. 

3. Les professions manquent sur ce registre à la plupart des enrôlés. 



22 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 



Meunier (Denis), ancien militaire. 

Léger (Julien). 

Mauser (Michel), chasseur au ba- 
taillon. 

30 juin : 
Poisnot (François). 
Martin (Charles), ancien militaire. 
Carion (Jean-Frédéric). 
Houssier (Charles-Jean) , teinturier. 
Veron (Jacques). 
Bachellier (François), cordier. 



1« juillet : 

Vallé (Jean-Alexandre). 

Legrand (Pierre-Noël), tambour de 
son état. 

Bonnemain (François), ancien mili- 
taire. 

Philippe (Pierre). 

Lallemand (Nicolas). 

Dubucq (Jean-Baptiste), volontaire au 
bataillon. i 

Daras ^Joseph). 

Cornisset (Charles- Armand), chas- 
seur au bataillon. 



t 



Certifié par le commandant Aclocque le 1" juillet 1791 et visé par 
le chef de division Charton. 



Inscriptions reçues au bureau de M. de Curny : 



Robert (Julien), volontaire au ba- 
taillon K 

Caron (Nicolas), apprêteur de drap. 

Levé (Louis-Marie), marchand ami- 
donier. 

Biettc (André), tablcttier. 

Giraudier (Pierre-Antonie), sous-lieu- 
tenant de grenadiers, imprimeur '. 



Colombier (Arnould-François) , chas- 
seur au bataillon '. 

Olivier (Louis)*. 

Vallot (Nicolas), volontaire'. 

Dauberte (David). 

Colibcrt (Pierre-François), 

Paris f Jean-Marie), graveur en 
lettres'. 



Noms de ceux qui, ne pouvant servir, payent pour les remplacer : 
Néant. 



1. Enrôlé du 9 juillet. 
± Enrôlé du 10 juillet. 

3. Enrôlé du 13 juillet, 

4. Enrôle du IG juillet, 
r». Enrôlé du 17 juillet. 

6. Non inscrit au ref,'istrc, mais un certificat de la section y annexé constate 
son enrôlement et son départ. 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



23 



5« BATAILLON. — SaINT-LoUIS-EN-l'IlE. 

Commandant du bataillon : De Hémant de Saint-Félix. 

Etienne Moullé, notable, a paraphé le registre, qui ne porte pas de 
date d'ouverture. Les inscriptions de ce registre mentionnent que, à 
chacun des inscrits, avant de leur faire apposer leur signature, lec- 
ture a été donnée des arrêtés relatifs aux enrôlements. 

Le registre est divisé en deux colonnes. La première contient les 
« noms et demeures de ceux qui se dévouent personnellement à ce 
service glorieux » .* 



Lévcillc (Léonard), volontaire au ba- 
taillon. 

Hébert (Clément), travaillant sur les 
ports. 

Pigout (Alexandre), garçon de chan- 
tier. 

Lafayc (Prix-Pierre), IS ans 1/2, ma- 
nœuvre aux travaux de charité. 

Verge (Jacques-Marie), bijoutier. 

Létonné (Pierre), 16 ans 1/2, me- 
nuisier. 

Patriot (Marie-Charles), épinglier. 

Ceuser (Jacques-Philippe-Félix), écri- 
vain. 

Barbe (Claude), gagne-denier. 

Lafoic (Louis-Joseph), gagne-denier. 

Varoque (Jean-François-Marie), pa- 
petier. 

Camus (Jean-Joseph), ciseleur. 

Huguet (Jean-Baptiste), 15 ans, gagne- 
denier. 

Lcmont (Jcan-Baptistc-Parfait), do- 
reur et argenteur sur métaux. 

Létonné (Etienne-César), volontaire 
au bataillon. 

Chabanc (Thomas), gagne-denier, 

Postel ( Pierre -Vigor), garçon cou- 
vreur. 

Drussant (Vincent), gagne-denier. 

Bisoir (Léonard), gagne-denier. 

Bourgeois (Jean-Charles), cocher. 



Fabre (Jean-Baptiste), ferblantier. 
Ilaudusaux (Jean- Baptiste) , bour- 
relier. 

Cointrau (Edmc-Louis- Alexandre), 16 
ans. 

Rohault (Pierre-Nicolas), 16 ans. 

Soty (François-Noël), 16 ans, peintre. 

Bardin (Joseph), cordonnier. 

Crepin (Jean-Baptiste), gagne-denier. 

Pequeux (Firmin-Nicolas), bonnetier. 

Guilleret (Jean), élève en chirurgie. 

Chafart (Philippe), cordonnier. 

Leievre (François), garçon vinaigrier. 

Jannot (Jean-Pierre-Marie), gagne- 
denicr. 

Piéton (François), 15 ans, garçon 
boucher. 

Barrât (Nicolas). 

Prieur (Etienne), bijoutier. 

Hudc (Nicolas), chapelier. 

Fournier (Jean -Baptiste), gagne-de- 
nier. 

Chauvigner (Léonard), compagnon 
maçon. 

Petithomme (Jean), 16 ans, cordon- 
nier. 

Jean (François-Marie), vinaigrier. 

Fournier (Antoine), rôtisseur. 

Brocheton (Antoine-Marie- Victoire), 
15 ans, menuisier. 



24 



LES VOLONTAIRES iNATIONAUX DE PARIS — 1791 



Dubois (Antoine-Jacques). 

Lorriot (Jacques), garçon marchand 
de vins. 

Anet (Bernard), manœuvre. 

Durand (Jean), manœuvre. 

Guénot (Louis), 16 ans, fruitier. 

Malkrd (Thomas\ carreleur. 

Droit (Claude-Anloine), gagne-de- 
nier. 

Lacou (François), 16 ans, gagne-de- 
nier. 

Boisse (Louis), 16 ans, gagne-denier. 



Briot (Nicolas-Joachim), 15 ans 1/2, 

colporteur. 
Lazera (Antoine), maçon. 
Chatenet (Jean), maçon. 
Christo (Jean), tonnelier. 
Jof (Joseph), maçon. 
Leroy (Jean-Nicolas), ancien employé 

aux barrières. 

Leborgne (Louis-Théodore), garçon 
épicier. 

Michaud (Claude), maçon. 

Lorain (Nicolas), maçon. 



Arrêté le !«■• juillet 1791 par de Hémaiit de Saint-Félix, comman- 
dant du bataillon, et visé par Charton, chef de division. 

Le même jour après l'arrêté du registre, se faisaient inscrire : 



I 



Picherc (Joseph), 47 ans, cuisinier. 
Descrets (Jean-François), horloger. 
Lavaux (Louis-Jacques), 15 ans, chas- 
seur au bataillon. 

Tourneboule (Jacques), maçon. 
Tourneboule (Nicolas), maçon. 
Létonné (Clair-Antoine), menuisier. 



Lenoir (Charles), ancien militaire. 

Deschamps (Nicolas), volontaire au 
bataillon. 

Hertaux (François-Marie), tambour au 
bataillon. 

Le Brun (Jean-Mathias), menuisier. 



La deuxième colonne comprend « ceux qui, ne pouvant pas servir 
la patrie de leur personne, désirent prouver leur zèle et leur ci- 
visme par une offrande pécuniaire destinée à défrayer ceux qui les 
remplacent » .• 

Dieudonné-François-Louis Bienaymé ', quai d'Anjou, 15, s'engage à payer 
la somme nécessaire pour frais d'habillement, armement, équipement, solde 
et généralement tout ce qui sera nécessaire à un des citoyens soldats qui 
iront défendre la patrie aux frontières, s'engageant, en outre, ledit Bienaymé 
à continuer à servir sa patrie de sa personne dans le département de Paris; 
offre enfin ledit Bienaymé de déposer entre les mains de qui il appartiendra la 
somme à laquelle il s'impose lui-même volontairement lorsqu'on en aura fixé 
la quotité, entendant que l'olTrande qu'il fait s'étendra pour tout le temps où 
Icsdits citoyens seront en campagne. 

Antoine-Vincent Bayard, quai Daujdiin, 6, s'engage à payer la somme de 
50 livres. 



1. Ancien substitut du procureur général du Parlement, électeur de la section 
de Saint-Louis et assesseur du jupe de paix de ladite section en 1790, serpent au 
bataillon de Suint-Louis-en-riic. (Charavav, Assemblée électorale de Paris, p. 53.) 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



6« BATAILLON, — Le VaL-DE-GrACE. 



Commandant du bataillon : Soufflot de Romair. 

Le registre est en deux colonnes*. A la première les « noms et 
demeures de ceux qui se dévouent personnelleinent à ce service 
glorieux ». 



Rougeot (Etienne), serrurier. 

27 juin : 

Perrot (Franrois-Joachim), sergent- 
major au Ijataillon, ex-sergent d'in- 
fanterie. 

Empain (Claude-Rémy). 

Bordier (Jean-Baptiste-Paul). 

Damerniont (Louis), ancien niilitairo. 

Lavigne (François), volontaire au ba- 
taillon. 

Prudhomnic (Nicolas-Antoine), volon- 
taire au bataillon. 
Sarazins (Louis-Nicolas), cordonnier. 
Desjardins (Henry-Marie), cordonnier. 
Hcrbaut (Nicolas-Antoine), tanneur. 
Pasquet (Claude-François), jardinier. 

Félix (Pierre-Joseph), volontaire au 
bataillon. 

28 juin : 

Ponce (Vincent), ancien militaire. 
Foucault (Louis-François), volon- 
taire au bataillon. 

Blanchard (Jcan-Ambroise), volon- 
taire au bataillon. 

Prévôté (Jean\ bourgeois, volontaire 
au bataillon. 

Gilles (Claude), volontaire au ba- 
taillon. 

Flaut (Jean -Simon), \o ans, chasseur 

au bataillon. 
Pivert (René-François). 



Mcsnel (Baltazar-Joseph), chasseur 
au bataillon *. 

Bricard (Claude-Michel). 
Boutté (Jean). 
Mathieu (Charles) ». 
Cocard (Jean-Baptiste). 
Paradis (Pierre). 
Girardin (Simon). 
Riotte (Jean-Lazare). 
Cledier (Jean-François). 
Didier (Joseph). 
Leclerc (Charles). 

29 juin : 

Bouteille (Pierre-Nicolas -Guillaume), 

Sabatier (Jean -Louis), chasseur au 
bataillon. 

Baudry (Thomas), chasseur au ba- 
taillon. 

Ogé (Jean), perruquier. 

Monmarché (Josc[)h), chasseur au ba- 
taillon. 
Autier (Jean-Etienne), 16 ans. 
Dangluze (Pierre-François) . 

Bureau (Barthélémy), ancien mili- 
taire. 
Combeau (Jean-Louis), cordonnier. 
Lemaire [Jean-Pierre). 
Failly (Jean-Louis). 
Grandry (Jean-Louis). 
Renard (Pierre-Firmin-Nicolas). 



i. Il n'indique les professions que pour quelques-uns. 

2. « Son père l'a réclamé et il reste au bataillon. » 

3. « A réclamé ne pouvoir partir. » 



26 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 



Rabutot (Pierre-François), compagnon 

serrurier. 
Vellequier (Benoît). 
Berthaut (Charles). 
Guilleminet (Louis). 
Vuillerme (Joseph), ancien matelot 

canonnier. 
Guyot (Nicolîis). 
Deschoux (Charles). 

30 juin : 
Herny (Pierre). 
Martine (Jean-Louis). 
Fouquet (Jean-Louis-Augustin), ancien 

dragon. 



Loiscau (Pierre), volontaire au ba- 
taillon. 

Vormor (Jean-Charles). 

Lahirc (Jean). 

Ravenet (Jean-Baptiste), volontaire au 
bataillon. 

Sagel (Jean -Baptiste), volontaire au 
bataillon. 

Clioutelot (Pierre). 

Breton (Denis). 

Marchant (Louis-Charles). 

Gallet (Louis-Julien). 

Grossel (François-Charles). 



Registre arrêté et certifié le l"' juillet, par le commandant du ba- 
taillon, Soufflot de Romair, et visé par Charton, chef de division. 

Ont été inscrits au bureau du commissariat général : 



Pasquier 'Antoine-François). 

Ciuinterelle (Etienne) , compagnon 
charpentier •. 

Girard (Joseph), chirurgien*. 



BcHhune (Pierre-Joseph-François), ci- 
devant garde-française. 

Chiret (Jean -Joseph), volontaire au 
bataillon. 



« Colonne de ceux qui, ne pouvant pas servir la pairie de leur per- 
sonne, désirent prouver leur zèle et leur civisme par une offrande pécu- 
niaire destinée à défrayer ceux qui les remplaceront » ; 

'M. Patris, capitaine au bataillon, pour deux volontaires. 
M. Le Bihan, capitaine des chasseurs, pour deux volontaires. 



1. Ensapcmcnt du 6 juillet. 

2. Engagomcnt du 7 juillet, 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



27 



7^ BATAILLON. — SaINT-ÉtIENNE-DU-MoNT. 

Commandant du bataillon : Etienne. 

Ce registre n'est ni paraphé, ni daté, il est signé et tenu presque 
entièrement de la main du commandant. 



Soubrin (Nicolas), a signé le 2G juin. 

Cadet ( Jcan-Baplistc) , a signé le 
27 juin*. 

Deseinc (François-Louis), garron cha- 
pelier, 

Moncuit (Nicolas), maître d'écriture. 

Tondu (Louis-Gabriel- Victor), bour- 
sier au collège Louis-le-Clrand. 

Foucault (Etienne-Vincent), menui- 
sier. 

Fouquet (Guy-Jean-Jacques), impri- 
meur en lettres. 

Dillard (Jean-Tlùerry) , graveur en 
taille douce. 

Thomas (Louis-Charlemagne), graveur 
en taille douce. 

Rochelle (Etienne-François), ancien 
officier aux chasseurs des Alj)es, 

Félix (Jean), chapelier. 



Bardin (Jcan-JoscplO, premier com- 
mis greffier au 3e tribunal de Paris, 
électeur de 1790. 

Couture (Jean), imprimeur en papiers. 

Seitz (Frédéric), maître de musique. 

Duport (Jean-Baptiste-Joseph), tail- 
leur. 

Chopin (Julien), bourgeois. 

Moller (Jean-René), typograjOic. 

Batillot (Nicolas), imprimeur. 

Varnicr (François), tailleur. 

Gleizes (Antoine-Alexis), chirurgien. 

Gaudet (Nicolas-Joseph), chirurgien. 

Beaudry (François), 43 ans, ancien 
cavalier au régiment du Mestre-dc- 
Cami» général. 

Varney (Jean-Baptiste), professeur au 
collège des Grassins. 



Tous les inscrits ci -dessus appartiennent au bataillon, comme 
fusiliers, chasseurs ou grenadiers. Après l'inscription deM. Varney est 
le visa de Charton, chef de division. 

Ensuite viennent, inscrits chez M. de Curny : 



Beauvillain (Pierre-Louis), clerc de 
procureur. 

Rover (Michel), maçon '. 

Lefebure (Jean-Alexandre), cordon - 



Guichot (Claude-François), bourgeois. 
De Lavenne (Joseph-Pierre), ancien 

officier d'infanterie. 
Beaudot (Gabriel-Nicolas) *. 
Armard (Marie-Louis), serrurier*. 



1. Rayé, sans motifs. 

2. Inscription du 4 juillet. 

3. « Ne part pas ». — Rayé le 11 juillet, père de deux enfants et sous peu d'un 
troisième, des alï'aires de famille exigeant sa présence à Paris. 

4. Inscrit du o juillet. 

5. Inscrit du 6 juillet. 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 



Sallicr (Joscph-Romuald), serrurier. 

Malberc (Louis-François) '. 

Discours (Martin). 

Tourfaut (Alexandre), chapelier. 

Girard (Nicolas-Antoine)'. 

Brunet (Simon-Antoine) *. 

Serrât (François-Joseph) '. 

Simont (Louis), parenientier. 

Pigeot *. 

Ramelcl (Antoine). 



Philippot (Jean-Baptiste-Joseph). 
Flamand (Nicolas), ancien soldat au 

régiment de Brest'. 
Malleret (Charles). 
Varin (Jean-Pierre), pâtissier*. 
Fondriat (Pierre- Louis) , 15 ans, 

chandelier ', 
Costrejean (Guillaume), marchand 

mercier *. 
Darras (Antoine-Henri), imprimeur en 

l)apiers. 



Tous appartenant également au bataillon de Saint-Étienne-du- 
Mont. 

Un cahier séparé, annexé au registre, donne les « no772S et qualités 
des personnes qui ne sont point enrôlées dans la garde nationale et qui 
désirent servir sur les frontières ï>. Ce cahier contient les 209 noms 
qui suivent : 

« Nous soussignés, en exécution de l'article 14 du décret de l'Assemblée 
Nationale, rendu le 1 S de ce mois, promettons servir et composer le corps de 
l'armée auxiliaire ordonné par l'Assemblée Nationale, et nous tenir prêts à 
marcher au premier signal » : 



26 juin : 

Morel (Etienne), commis aux fermes. 

Potey (Nicolas], commis aux fermes. 

Evrard (Denis), garçon artificier. 

Le Roy (Augustin), garçon cordonnier. 

Detape (Louis), garçon cordonnier. 

Vedy (Louis-Sébastien), garçon cor- 
donnier. 

Marie (Pierre), garçon cordonnier. 

Serrât (François-Joseph), commis né- 
gociant. 

Mercier (Claude-Joseph), garçon ser- 
rurier, 

Hrémond (Jean-Baptiste), imprimeur. 

Bongrand (Pierre), journalier. 

Dcvena (Etienne), charpentier*. 

1. Inscrit du 13 juillet. 

2. In.scril »hi l"; juillet. 

3. Inscrit fin 1(> juillet. 

4. Inscrit du 2U juillet. 

5. • Il est venu se rétracter. « 



Armand, charpentier. 

Nourrisson (François), éperonnier. 

Chanson (Antoine), serrurier, 

Agoutin (Denis-François), journalier. 

Clément (Jean), coupeur de poil i)0ur 
les chapeliers. 

Peschot (Pierre), gagne-denier. 

Bocot (Jean-Louis), fondeur en carac- 
tères. 

Pelletier (Louis-Antoine), fondeur en 
caractères. 

GouUier (Joseph), dit Lacoussier, fon- 
deur en caractères. 

Védy (Jean), garçon cordonnier. 

Pomot (Jacques-Edmc), cordonnier. 

Corroy (Charles), relieur. 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



29 



Chelus (Charles), loiscur de bàti- 
iTienls. 

Bachelot (Louis), garçon cordonnier. 

Amiard (Louis-Gabricl-François), écri- 
vain. 

Boulanger (Julien), marchand d'ha- 
bits. 
Eude (Jean), marchand d'habits. 
Guesdon (Jean), brocanteur. 
Jarry (Jacques),, j)erruquier. 
Millevache (Pierre), ferblantier. 
Chiret (Jean-Joseph), cordonnier. 

Ranière (Nicolas-Louis), marchand de 
j)aj)iers. 

Camus (Jean-Raptistc-Michel), tailleur 
de pierres. 

Pillon (Nicolas-Augustel, galonnier. 

Laval (Jean-Antoine), bijoutier. 

(iuillaumart ( Pierre- Antoine-Chris- 
topiie), sculpteur. 

Matelas (Nicolas), serrurier. 

Lexcclleiit (Hugues), garçon boulan- 
ger. 

Lochon (IMerre), nianouvrier. 

Dupuis (Jacques-Firmin), carreleur. 

Martain (Mathurin), garçon marchand 

de chevaux. 
l)u|)uis (Pierre-François), relieur. 
Morel (Jean-Charles), garçon maçon. 
Marceau (Noël), garçon teinturier. 
Jandelle (Pierre-Louis), relieur. 
Denoix (Louis), relieur. 
Parfoud (Pierre-Nicolas), fourreur. 
Vivier (Antoine), 16 ans, charron. 
Laine (Ciiarles-Pascal), imprimeur. 
Ragot (Louis), brocanteur. 
Vasnier (Jcan-Rapliste), brocanteur. 
Lemarl (Jean-Jacques), brocanteur. 
Lordeaux (Jean-Baptiste), imprimeur. 

27 juin : 

André (Pierre-Antoine), imprimeur en 
taille douce. 



Cotinet (Jean-Baptiste), imprimeur en 
taille douce. 

Foucher (Jacques), tapissier. 

Bradel (Pierre), relieur. 

Placié (Charles-Antoine), carrelier. 

Hulin (Jean), tabletticr. 

Cocquonet (Louis-François), relieur. 

Delarras (Louis-Etienne), relieur. 

(iallay (Jean-François), écrivain. 

Richoux (Charles-Etienne), vitrier. 
28 juin : 

Tourny (Pierre-Antoine), serrurier. 

Marnet (André), doreur sur bois. 

Drouct (Denis-Romain), orfèvre. 

Arnaud (Louis), 16 ans 1/2, serrurier. 

Plumet (Paul), relieur. 

Lcsène (Jacques-Julien), cordonnier. 

Borrclly (Jean-Pierre-Caspard), impri- 
meur en taille douce. 

Chevalier (Joseph), imprimeur en 
lettres. 

i\ezette (Jean-Baptiste), imprimeur en 
lettres. 

Tremery (Antoine-Denis), postillon. 

Rouget (Jean-Louis), compagnon or- 
fèvre. 

Cagneux (Jean-Louis-Marie), garçon 
maçon. 

Vclliard (Jean-Pierre), relieur. 

Rose (Jean-Marie-Victor), marchand 
quincaillier. 

Collet (Charles-François), layettier. 

Harrangcr (Jean-Baptiste,, fondeur en 
caractères. 

Touron (Louis), maçon 

Laiïacé (.Vndré-François), perruquier. 

Françoise (Jean), aide-cuisinier. 

Beaupère (Joseph), imprimeur en 
taille douce. 

Jouy ((iaspard-Philippe', imprimeur 
en taille douce. 

Lcvasseur (Nicolas), compagnon me- 
nuisier. 



30 



LES VOLONTAIUES NATIONAUX DE PARIS — 1791 



Mougin (François) , imprimeur en 

lettres. 
<iantois (Jean-Baptiste), cordonnier. 
iMaréchal (François), gagne-denier, 
(îenty (Charles-Barthélémy), cordon- 
nier, 
l'ainchedé (François), cordonnier. 
Médard (Michel), cordonnier. 
Bertrand (Pierre- Casimir) , cordon- 
nier*. 
I.afertc (Antoine-Marcel), relieur. 
Toussaint (Hubert), maître d'armes. 
Dolbeau (Guillaume), cordonnier. 
Hébert (Antoine-Auguste), garçon jar- 
dinier. 
Gravelin (Jean-Pierre), cordonnier, 
Hérault [Philippe), garçon perruquier. 
Pétigny (Pierre), relieur. 
Gombault (Jean-Jacques), fondeur 

en caractères*. 
Hanriot (Albert), colporteur. 
Hobachc (Jean-François), cordonnier. 
Henry (Pierre), relieur. 
Bonnières (Henri-Louis), libraire. 
Chardon (Louis-Damiens), relieur. 
Bcaubié (Claude), maréchal. 
Lefèvro (Antoine-François), impri- 
meur en lettres. 
Lcfcbrc (Pierre-Charles), commis. 
Maréchal (Jean-Lucas), employé aux 

travaux (de charité, sans doute). 
Lefèvre (Sébastien), tapissier. 
Bcaulicu (François-Martin), serrurier. 
<iaulhrin (Edme-Cermain;, marchand 

de vins. 
Couture (Jean), imprimeur. 
Prévost (Pierre-Louis), tailleur. 
Cligny (Jean-Nicolas), cotonnier. 
Deiman (Guillaume), commission- 
naire. 



Déricour (Xoël-Jean-Marie), relieur. 

Halle (Pierre-Marie), relieur. 

Frazé (Jean-François), tajjissier. 

Corroyeur (Joseph), vitrier. 

Mazerat (Antoine), scieur de long. 

Drout (René), imprimeur. 

Roussel (Thomas-Marie), gagne-de- 
nier. 

Mahaud (Louis-François) , employé 
aux travaux de charité. 

Foy (Jean-Baplistc), fourbisseur. 

Laporte (Alexis), menuisier. 

Vaux (Denis), serrurier. 

Paquarclle (Louis) , imprimeur en 
taille douce. 

Beauvais (Pierre-Laurent), tisserand, 

Hébert (Jean-François), peintre. 

Bega (Antoine), cordonnier. 

Renault (Edme-Jean), cardeur. 

(iobert (Jacques-Marie), cordonnier. 

Billard (Anloine-Magloire), cordon- 
nier. 

Doucrior (Jacques-Philippe), terras- 
sier. 

Rousseau (Noël-Gabriel), opticien. 

De Rumigny (i>ouis-Antoine), écri- 
vain. 
Martin (Charles), charpentier. 

Lavignc (Jean-Baptiste-Ferdinand) , 

cordonnier. 
Lecœur (Jean), cordonnier. 
Heu (François), cordonnier. 
Blondel 'Laurent), marchand forain. 
Le (irand (Jean-Baptiste), marchand. 

Chevain (Louis-Jacques-Joseph), ti- 
reur en papiers. 

Morel (Jean-Claude), garçon pcrru- 
(juier. 

Chamoussel (Jean-Jacques-François), 
imprimeur en taille douce. 



1. «Ne veut plus partir. » 

2. • S'est rétracté. • 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



31 



Callé (Antoine), apothicaire. 

Ferret (Pierre-Joseph), cordonnier. 

Maldcnt(IIenri-Jcan-Baptiste-Michel), 
imprimeur en taille douce. 

Godcau (Jacques), imprimeur en pa- 
piers jjcints. 

Livron (Joseph), relieur. 

Faivre (Antoine), ancien soldat au 
régiment de Champagne, 

Coutu (Nicolas-Etienne), doreur sur 
métaux. 

Bineau (Etienne), domestique. 

Tibault [Nicolas), serrurier, 

Blondel (Pierre), parfumeur. 

Moreau (Victor), clerc de procureur. 

Chéron (Nicolas-Marie), pâtissier. 

Belleveyen (Antoine-Claude), cardeur 
de /ioton. 

<ienin (Antoine), couverturier. 

Ramelet (Antoine), menuisier, 

Cibial (Jean-Baptiste), élève en chi- 
rurgie. 

Binet (Gabriel-Jean), horloger. 

Delacour (Théodore), garçon mar- 
chand de vins. 

Dupuis (Jean), garçon épicier. 

Babel (Jean-Jacques), garçon maçon, 

Bouillet (Julien), brocanteur. 

Brille (Jean-Baptiste), garçon boulan- 
ger. 

Chapuizet (Jcan-Charles\ boutonnicr. 

Voisin (Jean-Denis), terrassier. 

Visselet (Etienne), garçon marchand 
de vins. 

Delaforest (André), ancien sergent au 
régiment de Champagne. 



Couturieu (François), perruquier. 

Bullot Jean-Baptiste), cordonnier. 

Mialon (Martin-Sylvain), graveur. 

Coupi (Jacques-Grégoire), artificier. 

Pigeot (Nicolas), 15 ans. 

Renodin (Nicolas), pâtissier. 

Jossc (Jacques), compagnon de ri- 
vière. 

Kilcher (Louis-Sébastien-Pierre), gra- 
veur. 

Chauliac (Pierre), jjorteur d'eau. 
Saisy (Jean), porteur d'eau. 
Clément (Antoine), porteur d'eau. 
Rethoré (Charles -Nicolas), garçon 
marchand de vins. 

Delcambe (Casimir), praticien. 

Guerlé (Charles), 16 ans, garçon pâ- 
tissier. 

Maillard (Aubin), garçon limonadier. 

Mauchien (Jean-Baptiste), garçon |)er- 
ruquier. 

Gilîey (Jérôme-Pascal), peintre. 

Pion (Jean), coilTeur de dames. 

Marois (Jacques-Louis). 

Le Comte (Antoine-Jacques), perru- 
quier. 

Cochois (Etienne), marbrier. 

Carillon (Jean-Nicolas), relieur. 

Cosson (Antoine), terrassier. 

Rover (Jean-François), terrassier. 

Revert (René), tondeur de draps. 

Boulanger(Jean-François-Emmanuel), 
colleur. 

Augcr (Jean-David), ingénieur IVo- 
diste. 



Vu : CiiARTON, chef de division. 



y2 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS - 1791 



8« BATAILLON. — La SoRBONNE. 

Commandant du bataillon : Renard. 



Enrôlements commencés le 25 juin. 



Citoyens servants : 



23 juin : 
De Lannoy, capitaine des canonnicrs, 

ancien ingénieur au corps de la 

gendarmerie de France '. 
Blanchon (Jean- Baptiste), apprenti 

joaillier-bijoutier. 
Manset (Gabriel), garçon tapissier. 
Foucault (Auguste-François-Cliarles), 

ancien militaire. 
Choiselle (Nicolas -Joseph), garron 

chandelier. 

27 juin : 

Paquicr (Antoine-Marie), garçon im- 
primeur en taille-douce. 

Coquet [Louis-Nicolas), imprimeur en 
lettres. 

Petit (Nicolas); 

Demonchy (André-Nicolas), garçon 
épicier. 

Moreau (René), garçon perruquier. 

Courtois (François), garçon serrurier. 

28 juin : 

Codicr (Jean - Baptiste - Antoine - Jo- 
seph), dessinateur. 

Chevillot (Ednic), élève en médecine. 

Roufanol (Etienne-François), impri- 
meur en papier. 

Joannis (Cabri(rl-Joseph), garç-on épi- 
cier. 

Blanchccot (Jean -Baptiste -Jacques), 
apprenti boutonnier. 

Ploques (Jacques), garçon |)àtissier. 

Picard (Jean-Etienne), fondeur en 
caractères. 



yvorcl (Louis-Antoine), garçon per- 
ruquier. 

21) juin : 

Pérault (Pierre), maçon. 

Poulard (Pierre-Louis), garçon blan- 
chisseur. 

Mougenot (Jean- François) , garçon 
tapissier. 

LelVe (Georges), garçon serrurier. 

Parré (François-Charles), garçoH ser- 
rurier. 

Louvcl (Marie-Anne-Philippe), garçon 
l)eintre et vitrier. 

Prévost (Claude), garçon boulanger. 

Marson ((iérard-Dominique), cocher. 

Renard (François), garçon boulanger. 

Girard (Pierre), garçon jardinier. 

Yaulhier (Simon), garçon de cuisine. 

Houssein (François), fondeur en ca- 
ractères. 

30 juin : 

Boudcville (Nicolas), 50 ans, ancien 
huissier. 

Blain (François- Guillaume), garçon 
vitrier. 

CouchcmanI (Marie-Maurice), 18 ans, 
garçon cordonnier ; avait été à la 
j)rise de la Bastille. 

Boucher (Simon-Jean , garçon blan- 
chisseur. 

Couret (Jean), cocher de place. 

Bk)ndeau (Sylvain), cocher de place. 

Colin (Barlhélemi), garçon i)errii- 
quier. 



1. - Ne part pas. 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE TARIS 



33 



Pierre (Louis), ancien militaire. 
Marquct (Joseph). 



Marque t (Ambroisc). 
Séjourné (Pierre), charretier '. 



Aucuns cttor/ens déft^ayants ne sont inscrits. 



9e BATAILLON. — Sa1NT-NiC0LAS-DU-CiIARD0NNET. 

Commandant du bataillon : Parseval. 



X Je, soussigné Cprénoms, nom, lieu de naissance, profession *, âge, taille, 
signalement), déclare n'avoir aucunes infu-milés et s'enrôler de bonne volonté 
dans la troupe auxiliaire décrétée à être formée par l'Assemblée Nationale 
])Our soutenir sa patrie, promettant se rendre au premier ordre de rallienu'nt 
et se conformer à la loi par la soumission et l'obéissance. » 

Chacun des enrôlements a été reçu sous cette forme. Ont souscrit 
l'engagement : 



24 juin : 

Damour (Jean-Rarlhélemi), marchand 
chandelier '. 

25 juin : 

Perrier (Félix), compagnon charron. 

Petitpas (Jean-Raptiste), comi)agnon 
maçon. 

Debussy (Jean-François), commissaire 
sur le quai de la Vallée. 

Rebillon (Guillaume -Nicolas), ma- 
nœuvre aux travaux de charité. 

Lepeintre (Jacques), ouvrier sur le 
port au bois flotté. 

Jean (Jean-Pierre), manœuvre aux 
travaux de charité. 

Le Camus (Charles), ouvrier au bois 

tlotlé. 
Ouillier (François). 
Boudot (Antoine), volontaire. 



20 juin : 
David (Michel). 
Boutilly (Jean), 16 ans. 
Perrot (Jean-BaptistCi, ancien dragon. 
Racine (Pierre-David), ancien mili- 
taire. 

Lcfevre (Laurent). 
Cusse (Marc). 
Riondé (Claude-François). 
Riondé (Charles). 
Placier (Joseph). 
Monnot (Claude), 
(luille (Louis). 

27 juin : 

Bechepoix (François-Louis). 
Le Bel (Antoine), ancien militaire. 
Pouillot (Honoré), ex-volontaire au 
bataillon. 



1. Le registre n'est ni arrêté ni signé. Ces trois enrôlements doivent être posté- 
rieurs au !•' juillet ; les deux frères Marquet sont inscrits de la même main que les 
engagements reçus au commissariat général, chez M. de Curnj'. 

2. Cependant, la profession, le plus souvent, n'est pas indiquée. 

3. En marge : •< M. Tiret jeune, maître charpentier, otfre de payer un repré- 
sentant et demande de Taltribuer au nommé Damour comme le connaissant. • 

Tome L 3 



34 



LES VOLONTAÏHES NATIONAUX DE PARIS - 1791 



(;ibbort (Louis-Antoine). 

Lcclerc (Pierre-Rémi). 

Pagct (Pierre-Louis), caporal de chas- 
seurs au bataillon. 

Lépine (Pierre-Joseph). 

Petit (Nicolas). 

Poligny (Jean-Jacques). 

Ladcllenel (Jean-Francois). 

Conty (Odo), ancien caporal de la 
garde de Paris. 

Martinet (Pierre), garçon de cuisine. 

28 juin : 

Le Maître (Pierre-Martin), remplaçant 

dans la i;arde nationale. 
Bourdon (Jacques). 
Charon (Edme). 

29 juin : 
Sarazin (Martial). 

Dumay (Louis-Joseph-Grégoire), com- 
pagnon serrurier. 

Roudicr (Michel), compagnon maçon. 

Arbcttier (François). 

Hurelle (François). 

Pelle (Edme-Jean). 

Fromentin (Pierre). 

Lavergne (Etienne), grenadier volon- 
taire. 

Moge (Louis). 

Mogc (Simon}. 

30 juin : 
Faveret (Nicolas). 
Renaud (Nicolas). 
Trocmé (François). 
Degoias (Jean-Simon-Josepli). 



Ciry (Joseph). 

Morlot (Jean-Baptiste). 

Pierrefilte (Joseph). 

Pcdot (Louis)*. 

Brugnon (Jean-Baptiste-Marie). 

Brugnon (Ciiarles). 

Aubry (Claude), ancien militaire. 

Puzel (Jean-Baptiste), ancien caporal 
au régiment de la Reine. 

Odonnet (Sylvain). 

Jouvard (François). 

Ferrière (François). 

Charnau (Claude-Joseph). 

Démarche (Laurent). 

Briard (Joseph), 45 ans. 

Le Clerc (Pierre). 
!•"'■ juillet : 

Faix (l'ierre-François). 

Genin (Nicolas), ex-tambour au régi- 
ment de Rohan. 

Mortier (Jacques). 

Genin Jean-Baptiste). 

Sajat (Michel). 

Coursenct (Jean-Louis). 

Fillet (Pierre). 

Prévost (Pierre). 

Maison (Pierre). 

Maison (François). 

Portaneris (Antoine-Mathieu). 

I)utemi)e (Philippe), ancien militaire. 

Bouvet (Louis-Jean-Baplisic. ancien 
matelot. 

Legras (Félix-Thomas), anc. mililairc 

Huguel (Jean-Baptisle). 

Perré (Jacques). 



Cherlan (Nicolas-F'rançois) '. 
Arrêté et certifié véritable ce le"" juillet 1791. 

Lae-'ond, commandant provisoirement le bataillon. 

Visé par Cuarton. 
Aucune inscription postérieure. 

l. Haye sans indication de nmtif. 

'2. Le p<Ti' il sifrné l'engagement avec son fils. 



LISTI'] DKS PUEMIEKS VOIRONT A [RES DE PARIS 



35 



iO° BATAILLON. — LeS MaTIIUHINS. 

Le registre manque. 



DEUXIEME DIVISION. 

1<" BATAILLON. — LeS PrÉMONTHÉS. 

Commandant du bataillon : N... ' 

Registre paraphé par Nicolas-François Gouart, officier municipal. 
Aucun titre, mais tous les inscrits servant au bataillon. 



l,(Miiercicr (Jacques), sculpteur. 

liocquet'Jacques-Claude-Marlin , hor- 
loger. • 

haudct (Pierre), ancien garde de la 
prévôté *. 

i.osucur (Gharlcs-César , 47 ans 1/2, 
l'éodisle. 

Doyer (Louis-François), commis de 
bâtiments'. 

Mory (JcaUj, 45 ans, coilVeur. 

Lévcillé (Charlcs-Stanislasj, dessina- 
teur. 
Husson François), charron. 
Douce (Charles-Louis), serrurier. 
Piîtit (.Jean-Baptiste), charpentier *. 
Vinache (Antoine-Nicolas), peintre. 
Viard (Denis-François), peintre. 

Petit (Jacques-Laurent- Victor , |)ein- 
tro. 



Lafcuillade (Charles-Pierre), limona- 
dier, 

Lebrun (François -Nicolas;, perru- 
quier. 

(ialliot (Jean), menuisier. 

Hardel (Jean-Noël;, tailleur de pierres. 

Gaillard (Maurice), frottcur. 

Almain (Louis), marchand de vins*. 

Jabier (Jean-Marie), graveur. 

Dandricux (Jean-Jacques,, peintre. 

Mirât (Louis-François,, sellier. 

Uchard (Gilles-François), clouticr. 

Rigonot f Etienne- Ambroise), mar- 
chand de bas. 

Petit (Adrien-Joseph-Vincent), sculp- 
teur. 

Morion (Mathieu-Nicolas), horloger. 

Marchand (Pierre-Philippe , menui- 
sier. 



1. Le nom du coinuiaiulant ne fi^nu'e pas sur le registre, et nous ne donnons 
pas le nom du chef inscrit ;iii.\ Aluianachs de 1790, ne pouvant vérifier sil était 
alors eu fonctions. 

2. « Par réflexion sur ses ali'aires, il ne peut partir. » 

o. « Son état et ses affaires ne lui permettent pas de se dévouer plus de trois 
ou ([iiatre mois. » 
4. « Par réflexion sur ses atfaires, 11 ne peut partir. » 



36 



LKS VOLONTAIIIKS NATIONAUX r>E PARIS — 1791 



Uabrin (Jean-Baplisle), grainetier. 

Hervieux (Jean-Baptiste), 16 ans, sel- 
lier. 

Dupreuil 'Pierre), négociant. 

Gobcrdelet (Jean-Pierre), boulanger. 

Bruncl (Jean-Bapliste), menuisier. 

Dutour iMaxiniilien-Jean), tourneur. 

Tardif (Henry-Barlhélemy), chande- 
lier. 

Gaucliet ( Michel-Charles-Raymond ), 
coiffeur. 

Dehau (Jean-Pierre-lIubert), grena- 
dier volontaire. 



Delvalet (Pierre-François), grenadiei 
volontaire. 

Sénéchal (Louis), capofal au batail- 
lon. 
Robert (Jean-Claude), pâtissier. 

Leroux fJean-Raptiste-Alexis), capo- 
ral au bataillon. 

Rossignol (Barthélémy-Antoine), chi- 
rurgien. 

Le Roux 'Denis), marchand boulan- 
ger. 

Lambert Jean-François), volontaire 
au bataillon. 



Quarante-trois inecrit?, tous habillés et complètement armés d'un 
fusil de munition et de calibre, d'un sabre et d'une giberne. 
Ajouté chez M. de Curny : 

Delacorne. 

Au registre est joint séparée une « liste des citoyens non enrôlés^, 
qui se sont présentés pour aller sur les frontières ». Gomme le re- 
gistre, cette liste ne porte pas de date; elle comprend cent vingt- 
trois noms. 



Le Bœuf (Joseph), aide de cuisine. 

Mitaine (Jean-Baptiste). 

Levêque (Claude-Pierre). 

Culot (Ignace). 

Deray (Claude-François). 

Gardée (Pierre). 

Maréchal (Claude). 

Leroy 'Philij)pe-Claude), marbrier. 

Poultrinez (Pierre), perruquier. 

Duvauchcl (Pierre), perruquier. 

Leroy (Auguste). 

Collot fJoscphi, menuisier. 

Courgcnoux (Antoine), cocher. 

Champli Nicolas . 

Marlin(! 'Josepii , serrurier. 



Morcéard (Edme), charron. 
Boisset (Guillaume), serrurier. 
Lctellier (Charles), cordonnier. 
Legrand (Gilbert), maçon. 
Golson (Jean-Mathieu), 16 ans. 
Toussaint )Jean), maçon. 
Martin (Antoine), doreur. 
Hautefeuille (Jean-Baplisle , 5;i ans, 

ancien militaire '. 
.Mapin Jean-Louis), journalier. 
Leclerc I)omini([ne), postillon. 
Montagnon (Jean-Jacques;, chari>en- 

licr. 
Tainc Pierre), serrurier. 
Mongin (Jean-Baptiste), journalier 



1. Gcsl-à-dire ne fiiisanl pas partie de la garde iialidiiule. 

2. (:onii)laif 30 ans de .services, dont 13 aux gardes françaises cl 23 au service 
de rempire d'.Mlema/.'ue. 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PAlîIS 



37 



Roitcl 'François,, salpctricr. 

Colon (Louis), jardinier. 

Lefcbvre (Nicolas- Mario- Joan-Tlié- 

rèsc), perruquier. 
Parot (Jean , maçon. 
Cussc Jean-François., gagne-denier. 
Yglcs (Adam), 16 ans, menuisier. 
Magan Antoine), serrurier. 
Ygles Jean-Joseph), peintre. 
Lacour (Marie-Henry). 
Le Brun (Hubert;, marbrier. 
Martin (François , scieur de i)ierres. 
Desprez (Dominique), journalier. 
Miolle (Jean-Baptiste), terrassier. 
Vincent (Jean , perruquier. 
Gontier Mean-Bernard , tailleur. 
Bertrand (Edme, serrurier. 
Aiïai (Louis , 16 ans, menuisier. 
Bertrand (Louis). 
Chevalier (Joseph), terrassier. 
Carmenère (Adrien-Joseph), piquour 

aux travaux publics. 
Leclerc (Charles-Louis), sellier. 
Le Brun (Henri , perruipiier. 
Dui)ré (André;, cordonnier. 
Bertrand (Jean-François;, carreleur. 
Puget (Louis-(labricl). 
Nicolas (Elie), carreleur. 
Dubreuil (François,, maçon. 
Fornaison (Gabriel), maçon. 
Sauvier (Sylvain), maçon. 
Lavocry (Etienne), tailleur de pierres. 
Rabrin ^Charles-Antoine), grainier. 
Flcury (Jacques), 15 ans, épicier. 
Lombard (Claude), meunier. 
Vautrain (Jacques), traiteur. 
Lacave (Florentin), tireur d'or. 
Bouveret (Claude-François), 16 ans. 
Dulet (Jean-Alexis), menuisier. 
Ncnny (Jean-Vincent;, tailleur. 



Casse (Bornard-Jcan-Gilles), impri- 
meur. 
Meyer (Jean), terrassier. 
Blanchet (André), maçon. 
Sandiez (Sylvain), maçon. 
Charton (Antoine-Marie,, terrassier. 
Tulliez (Armand-François), 16 ans. 
Vallée (Jean-Séverin), 16 ans, maçon. 
Mille (Nicolas), terrassier. 

Davion (Jean-Georges), 58 ans, co- 
cher. 

Charveron Jean-Louis- Victor), serru- 
rier. 

Meunier (Antoine), cocher. 

Cuvet (Jacques , journalier. 

(iuérin (Noël,. 

Dupré (Jacques), perruquier. 

Marchai i-ouis . doreur. 

Deroucy Pierre;, marchand de che- 
vaux. 
Miolle (Jean-Louis), cocher. 
Ligny 'Edme), marbrier. 
Contenant (Sylvain), bourrelier. 
Gagnaud (Pierre), serrurier. 
Cousin (Henry-Charles-Antoine). 
Rouy Jcan-I'rançois), carreleur. 
Caillère (Claude), scieur de long. 
Nique (Jean), charpentier. 
Richard (Sylvain), charpentier. 
Hervé (Edmc), épicier. 
Deplain (Louis;, sellier. 

Lacorne (Auguste-Louis-Aimé), sel- 
lier. 
Baugrand (Jean , charron. 
Baugrand (Charles-Julien , serrurier. 
Boulay (Jacques), épicier. 
Bouté (Louis-Antony;, menuisier. 
L'gonel Fiacre-François), menuisier. 
Rosé (Sylvain), charpentier. 
Leclerc (Jean-Claude,. 
Lafaille (Jean), rôtisseur. 



38 



LES VOLONTAIUES > ATIONAl X DE PAUIS — 1791 



Bouracliol 'Jean;. 

Blondcau (Jacques-Guillaume), pâ- 
tissier. 
Tordin (Pierre). 
MercioUe (Jean-Marie), épicier. 
Roze (Nicolas), 16 ans. 
Pecquct Nicolas-Gaspard), peintre. 
Caillot (Pierre), sellier. 
Bouilly (Hubert). 

Cendré (Jacques-Isidore), charron. 
Postery (Michel), boucher. 



Pivot Jean-Nicolas), menuisier. 
Mianné Jean-Baptiste), serrurier. 
Rosière (Jacques), couvreur. 
Camus (Jean-Thomas), 16 ans. 
Thévonot (François), 16 ans. 
Hursol Macques), cordonnier. 
Rocholoux (Jean-Nicolas), 16 ans. 
Giffard (Louis), terrassier. 
Rouiller ( François ) , marchand de 

vins. 
Houy Pierre- Marie). 



En noie il est dit : « Tous les citoyens crj-dessus dénommés ne son/ 
ni habillés en uniforme, ni armés. » 

Le registre ne contient pas de soumissions pécuniaires. 



2« BATAILLON. — HeNRI IV OU LES BaRNABITES. 

Le registre manque. 



3° bataillon. — Les Cordeliers. 



Le registre manque. 



FJSTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



39 



4e BATAILLON. — NoTRE-DaME. 

Commandant du bataillon : N... • 

Registre paraphé par Stoupe, membre de la municipalité. 

No7ns, qualités et demeures de ceux qui se dévouent volontairement 
pour servir dans la garde nationale sur les frontières, conformément à 
la loi du lo juin 1791. 



MM. les citoyens-soldats enrôlés dans le bataillon : 



Duvivicr, grenadier volontaire. 
Le Nieps, canonnier. 
Baudin, canonnier. 
Desjardins, canonnier. 
Le Nicps jeune, canonnier. 
Longagne, grenadier. 
Bonfleury, grenadier. 
Roux (Xavier), chasseur. 
Bertrand, canonnier. 
Bugnot, volontaire. 
Riottot, volontaire, 
(^-oignard, grenadier. 

Chauvry Pierre-Joan-Baplistej, gre- 
nadier. 

Inscrits chez M. de Curny : 

Conibaz :>'icolas), chasseur. 

Ransonnette i Pierre-Jacques-Benja- 
min), grenadier. 

Bretonnozère (Antoine). 

Roux (Jean-Marie), chasseur. 

Laine. 



Linot, canonnier. 

Yvrié, volontaire. 

Le Comte, canonnier. 

Tavot, canonnier. 

Enco, grenadier'. 

Piron, canonnier. 

Mouton, canonnier. 

Allict, canonnier. 

Amiral, volontaire. 

Langlois, volontaire. 

Baudin (Claude-André , volontaire 

David, canonnier. 

Frogé, chasseur. 

Jouard (Georges), chasseur. 



Battendier (Charles-Alexandre), vo- 
lontaire. 
Vergnieux. 
Julien (Nicolas). 
Brouche (Antoine). 
Lusina (Pierre). 



1. Le nom du commandant ne figure pas sur le registre, et nous ne donnons 
pas le nom du chef inscrit aux Almanachs de 1190, ne pouvant vérifier s'il était 
alors en fonctions. 

2. « Ne part pas ». 



40 



LES VOLONTAIRES NATIONAIX DE l'AKIS — 1701 



l'hat nominatif des pei'sonnes gui se sont fait inscrire pour être en- 
rôlées et qui ne sont point datis la garde nationale^. 



Champenois. 

Vautrin (Etienne). 

(iara Miclicl;. 

(iossciin (Laurent;, ancien militaire. 

Vacheri (I^ouis). 

Gruau (Jacques). 

Hervé (René). 

Mondon (IMerre-François). 

Julien (Nicolas). 

Orvillc fJean-Simon). 

Chavct (Antoine). 

Bourgeois (François-Joseph). 

Duchon (Pierre-Nicolas). 

Serret 'Jean-Etienne). 

r.haussin (Edme-Erançois). 

Chevry (Jean-Louis). 

Barbet (Louis;. 

(Jigot (Marie-Jacqùes-François). 

fiallet (Jean-Maric-Hubert). 

•Vlelin (Charles). 

Pinson 'Pierre). 

Par])et (Pierre). 

Bastergue (Jean-François). 

Naucol 'Joan-Josepli). 

Poudrier (Pierre-Josei)h). 

(luclton (.Marie). 

Clamant (Jacques). 

Darragon (Jean-Médard). 

Hcrment (Charles). 

Prudon (Joseph). 

Courvoisicr (Pierre). 

Ardiot (Jacques). 

Poinlot (Nicolas). 

Bazar (Jean-Baptiste). 

Le Cuay (Jean-Charles-Maric). 

Boulogne (Nicolas-Augustin . 



Lecorat (Antoine), domestique à l'Hô- 
tel Dieu. 

Hens (Frédéiic), domestique à l'Hôtel- 
Dieu. 

Viborel (Jacques), domestique à THô- 
tel-Dieu. 

Cuny (Nicolas), domestique à THôtel- 
Dieu. 

Chapet (Louis-Dominique), domes- 
tique à rilôtel-Dieu. 

Fion (Jean-François), domestique à 
l'Hôtel-Dieu. 

Piout (Nicolasi, domestique à THôtel- 
Dieu. 

Mari (François-Félix), domestique à 

rHôtcl-Dieu. 
Copia (François-Bernard), domestique 

à l'Hôtel-Dieu. 
Aubert (Pierre-Christophe). 
Bonjour (François). 
Rangeard (Louis). 
RalTin (Nicolas-Joseph). 
Godard (François). 
Bourgeois (Louis-Nicolas). 
Laisné (Antoine-Nicolas-François). 
Vergniaux (Emile). 

Déloge (Fortunal), domestique à l'Hô- 
tel-Dieu. 

Joumin (Jean-Baptiste), domestique à 

l'Hôtel-Dieu. 
Rousseau (Nicolas-Louis). 

Diot (Jean-Baptiste), domestique à 

l'Hôtel-Dieu. 
Perrard (Jacques). 
Jardin (Auguste-François). 
Hichard (Antoine-Ridel). 

Maillot (Nicolas), domestique à l'Hô- 
tel-Dieu. 



1. Aucun autre renseignement (lue les prénoms, noms et adres: 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



41 



V.nudc (.Ioan-.Iac(iues';, domestique à 

rHotel-Diou. 
Voisin (Louis), domestique à l'IIotel- 

Dicu. 
NccI (Jean-Ba|)tiste). 
Chauvct (Pierre-Germain). 
Bigot (Jean-Louis-Aimable). 
Chauvry (Picrre-Jean-Baptistc) . 
Maroyer (Claude), domestique à l'IIù- 

tcl-Dieu. 
De La Faye de Joycuval (Cliarlcs- 

Pierre-Mariej. 
Cogniot (Gabriel). 

3 juillet 1791 : 
Bernard (Josepli). 
Bernard (François) , domestique à 

rHùtcl-Dicu. 

Mercure (François) , domcsti(iue à 
THôtel-Dieu. 

Sabatier (Jean-François), domestique 
à l'HùtcI-Dicu. 



Crepin Ûlean-Baptistc), domestique à 
l'HôtcI-Dieu. 

Montdésert (Pierre), domestique à 

riIùtel-Dieu. 
Goubet (Louis-François), domestique 

à l'Hôtel-Dieu. 

Bernard (Joseph), domestique à l'Hô- 

tcl-Dieu. 
Barbier (Nicolas), domestique à THô- 

tel-Dieu. 
Brosset (René), tonnelier à rilôtel- 

Dieu. 
Charnier (Claude-André), domestique 

à l'Hôtel-Dieu. 
Doucet (Jean-Louis). 

Manouvrier (Jean -François -Joseph^ , 
domestique à THôtel-Dieu, 

Sirot (François). 
Forcst (Jean-René). 
Guignot (Henry . 
Compoinl (Antoine-Louis). 



Est demeurée blanche, la colonne de « ceux qui ne pouvant so^vlr 
la patrie personyiellement, désirent cependant faire une offramle des- 
tinée à défrayer ceux qui les remplaceront ». 



5« BATAILLON. — SaINT-SevERIN. 

Le registre manque, mais l'on trouve inscrits sur le registre du 
bataillon de Notre-Dame : 

Aubourg, Daniole, Bonjean, Georget, Renault, que Vial, fourrier de 
la compagnie d'Yvrié (du 3» bataillon), certifie provenir du bataillon 
de Saint-Severin et avoir été enregistrés du 21 au 23 juillet. 



6« BATAILLON — LeS PeTITS AuGUSTINS. 

Le registre manque. 



42 LES VOLONTAIRES NATIONAIX DE PAHIS — 1701 

7» BATAILLON. — AbBAYE SAINT-GeRMAIN. 

Le registre manque. 



8« BATAILLON. — JaCOBINS SaiNT-DoMINIQUK. 

Commandant du bataillon : N. . . * 

Registre non paraphé et sans date. 
Henry, président à l'inscription. 

Étal nominatif des citoyens enrôlés pour marcher à la première ré- 
quisition de V Assemblée nationale. 



Deshayes (Adrien-Charles) *. 
Caselli, ancien militaire. 
Bouygcs-Boyer (François-Louis), chas- 
seur au bataillon. 
Romangin (Charles). 

Vautrin (Jean-Marie) , volontaire au 

bataillon'. 
LefèvTC (Louis-Simon), chasseur. 
Lefèvre (Louis-Augustin). 

Surville (Jean-Marie), grenadier au 

bataillon. 
Albert (Guillaume). 
Dubuisson (François). 
Eloi (Louis-Jean-Rap liste). 

(îuyonnct (Louis-Stanislas), chasseur 
au bataillon. 

Servais (Jean-Marie), caporal au ba- 
taillon *. 

Colin (Philippe), volontaire au ba- 
taillon. 



Thiery (Antoine-Pierre) , ancien ma- 
telot*. 

28 juin : 

Julliand (Jean-Baplisto), volontaire au 
bataillon. 

Soë (Hubert-Léonard), ancien garde- 
suisse. 

Benoist (L.), sous-lieulcnant de gre- 
nadiers, ingénieur géographe. 

Vernier f Anne- Jean- Maximin), ser- 
gent au bataillon. 

29 juin : 

Chillatre (Louis -Nicolas), musicien 

dans la garde nationale. 
Colin (Pierre-Nicolas), ancien soldat 

provincial. 
Calmus (Jacques), sous-li(Mitonant au 

bataillon. 

ter juillet . 
Vieillard (Jean-Baptiste), volontaire 

au bataillon. 



1. Le nom du coniiiiandant n'est pas sur le registre et nous ne doiinous pas le 
nom du chef inscrit aux Almanachs de 1790, ne pouvant vérifier s'il était alors en 
Tonctions. 

i. Kayé sans indication de cause. 

.'{. Enrôlé du 2') juin. 

't. Haye sans indication do motifs. 

5. En note : • Tons ceux ci-dessus nonmiés sont du 27 Juin. » 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



43 



Valdobcrg (Jean-Antoine), volontaire 
au })ataillon. 

Maurice (Antoine-Prosper), volontaire 
au bataillon. 



2 juillet : 
Fleuret (Pierre-Louis), volontaire au 
bataillon. 



23 juin. — M. Trotignon, membre de la municipalité, donne, pour contri- 
buer aux frais d'équipement, la somme de 300 livres, sur laquelle somme il 
prélève celle de cent livres pour babiller un citoyen qui lui est particulière- 
ment recommandé. 



9® BATAILLON. — LeS ThÉATINS. 

Commandant du bataillon : De Gestas. 



Enrôlements du 27 juin au l^"" juillet, sous la présidence du com- 
mandant du bataillon. 

Inscriptions personnelles : 



Rognon (Pierre-( chrétien', capitaine au 
bataillon. 

Siméon (.lacques), sergent de clias- 
scurs. 

Le Roy (Jean-Louis), grenadier. 

Penant (Jacques), od ans, ancien vo- 
lontaire d'Austrasie '. 

Meyé (Pierre-Simon), grenadier- 
Béret (Emmanuel-Toussaint), volon- 
taire. 

Corotte (Jean-Claude), fils de citoyen 
actif. 

Maigron iGuillaume-Alexandre) , fils 
d'invalide '. 

Mainguet (Paul), fils de citoyen actif. 

Pery (Jean-Roland), chasseur, ancien 
militaire. 

Saunier (Stanislas), chasseur, ancien 
militaire. 



De Ville Mean -Charles), capitaine 
commandant les canonniers. 

Faucille (Nicolas), grenadier. 

Icoly, dit Morillon (Pierre-Benoît), ou- 
vrier serrurier. 

Bazin François-Joseph), fils d'inva- 
lide. 

Peltrct 'François), compagnon me- 
nuisier*. 

Dodarl (Antoine-Joseph), cordonnier. 

Chandelier (Louis), journalier*. 

Jacob (Nicolas), journalier*. 

Schcppick 'André), journalier, ancien 
sergent aux pionniers. 

Huilette (Jean-Baptiste), ancien ser--' 
gent aux pionniers. 

Loin (Pierre-Nicolas), 16 ans, fils d'un 
capitaine d'invalides. 

Roux, dit Bernard (Pierre), t6 ans. 



1. Rayé. « Doute s'il partira. » 

2. Rayé. •> Non garde national. Impossible à admettre n'étant ni habillé ni 
armé. » 

3. Rayé. « Non garde national. Impossible à admettre, attendu qu'il ne peut ni 
'habiller, ni s'armer, ni s'équiper. » 



44 



LES VOLONTxVIRES NATIONAUX DE PARIS - 1791 



Capouillet (Joseph-Louis]. 

Forgcmolle (Jean-Marie), 17 ans, fils 
de ciloycn. 

Delin (Nicolas), fils de marinier. 

Potor (Jean-Baptiste), jardinier fleu- 
riste. 

Léonard (François), journalier. 

Meller (Antoine-Henry), citoyen. 

Chanet (Charles), perruquier '. 

Esèquc (Charles), volontaire. 

Castuille (Claude), chasseur. 

La Chaussée (Philibert), grenadier. 

Dupain (Jean-Pierre), ciseleur en 
cuivre. 

Frégitte (Pierre-Louis), grenadier. 

Joliot (Nicolas), perruquier '. 

Bozinière (Joachim), journalier'. 

Fassier (Pierre-Etienne), perruquier. 

Mariolte (Claude), compagnon menui- 
sier. 

Violette (Charles), amidonnier. 

(Jilbert (Jean), marinier. 

CouIIié (Etienne), marinier. 

Le Fèvre (Jean-François), journalier. 

Tondu (Jacques), ferblantier. 

Faillion (Pierre), perruquier. 

Lefort (Louis-Amand-Philii)pe), fils 
de citoyen. 

Meyé (Adrien), 16 ans, chasseur. 

Olivrel (Louis), fils de citoyen. 

Sauvage (Gilles-Marie), i6 ans, jour- 
nalier. 

Lanc (Laurent), jardinier. 

Cottcl (Guillaume), tailleur d'habits. 

Equcr (Jean-Louis), tailleur d'habits. 

Varin (Jean-Pierre), maçon. 

Saulicu.\ (Antoine-Pierre), grenadier. 



Simonin (Nicolas), chasseur. 

Barthe (Alexandre-Louis), grcnadier^ 

Huguet (Jean-François), sous-lieute- 
nant de grenadiers volontaires. 

Bouviez (Jean), volontaire. 

Martinot (François), volontaire ^ 

Le Bon (Maurice-Nicolas), canonnier. 

Petit-Jean (François-Nicolas), volon- 
taire. 

Dubois (Joseph-Nicolas), volontaire. 

Caille (François-Thomas), volontaire. 

Cottin (Jean-François), volontaire. 

Ribet (Jean-Julien , volontaire. 

Le Grand (Pierre), chasseur. 

Ancessy (Joseph), chasseur. 

Badot (Jean-Claude), volontaire. 

Misart (Claude), volontaire. 

Dubo (Etienne), volontaire. 

François (Nicolas), volontaire. 

Barbier (Michel), chasseur. 

Barbier (Jean-Louis), 10 ans, chas- 
seur. 

Ruelle (Jean-François), ancien dra- 
gon au régiment de Ségur. 

Longpré (Antoine-Alexandrcj, volon- 
taire. 

La Mule (Hilaire), grenadier. 

Anserie (Louis), volontaire. 

Bachelet (François), ancien lieute- 
nant de maréchaussée aux Iles , 
avec brevet de capitaine de cava- 
lerie. 

Poyet (Claude), volontaire. 

Tingot (Etienne-Constant), volontaire. 

Dolbec (Pierre- Alexandre), volon- 
taire. 
Galté (Charles), volontaire. 



i. Rayé. « Non garde national. Impossible à admettre par défaut d'habifs cl 
d'nrnies. • 

2. M Demande à partir comme tambour ; est extrêmement petit. » 

3. « A retiré son engagement. Était marié et père de famille. » 

4. « A retiré son engagement, le jour nirniie, pour ne pas abandonner son père, 
âgé de 70 ans et infirme, cpii serait resté seul, » 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



45 



Ticrsonnier .Jean-François), tambour 

au bataillon. 
Balluë (Joan-Jacqucs), grenadier. 
Régnier (Claude-Marie), volontaire. 
Deliniore 'René), volontaire. 

Boussard (Claude-François), grena- 
dier. 
Fontainasc (Antoine), volontaire. 
Ory (.Jean-Baptiste., grenadier. 



Taillegrain (Etienne), volontaire. 

Cogois (Jean-.Jacqucs), volontaire. 

Massot (Jacques-Joseph), volontaire. 

Lambinct (Philippe- Alexandre -Jo- 
seph), volontaire. 

Michel ( René - Cuillaume - Joseph ) , 
49 ans, ancien vétéran des gardes 
françaises. 



Inscrits au bureau de M. de Curny : 



Le Sire (Jean-Gabriel), volontaire. 
Macqui (Joseph), volontaire. 
Belmont (Louis), volontaire. 



Landry (Jean-Michel), volontaire. 
Ancey (Joseph), volontaire. 
Housmcne, dit Maréchal (Julien). 



Inscriptions de remplacement : 

Binet, maître charpentier, a souscrit ]>onr défrayer deux gardes na- 
tionaux 2 

Delarive ', a souscrit aussi pour défrayer deux gardes nationaux. . i 
(iestas, commandant du bataillon, oITre de défrayer deux gardes na- 
tionaux 2 

Rolin ', inslituleur et président de la section des Invalides, oflVe 

de défrayer un garde national 1 

Taboureux*, maître charpentier et commissaire de la section, id. . l 

Morcau de La Brosse, commissaire de la section, id. . . 1 
Buret, capitaine des chasseurs du bataillon, offre de défrayer un 

garde national 1 

Michonet, père de deux gardes nationaux du bataillon, id. . 1 

Total : hommes . . . J 1 

I/abbé de Chierfranc, aumônier du bataillon et vicaire de la paroisse du 
Gros-Caillou, olfre de servir en qualité d'aumônier de l'armée. 



1. Maiuluit-Delarive (Jean), acteur trafrique du Théâtre français, membre de la 
société des amis de la Constitution et électeur de la section des Invalides en 1790. 
(CUAHAVAY, p. '6%.) 

2. lloliii (Germain), électeur et assesseur du juge de paix de la section des 
Invalides en 1790; électeur en 1791 et 1796. (Chahavay, p. 58.) 

:}. Taboureux (Jean-Claude-François), électeur de la section des InvaUdes en 
1790, 1791 et 1792. (Giiaravay, p. ."iS.) 



40 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — I70I 



10» BATAILLON. — LeS CaRMES DÉCHAUSSÉS. 

Commandant du bataillon : Saguier de Luigné. 

Le registre, commencé le 24 juin, est paraphé par Lardin, officier 
municipal. 

Noms des volontaires en pei'sonne : 



Adam, dit Barbazan, aidc-niajor du 
bataillon '. 

Mathieu, cordonnier. 

Petit (Louis-François-Raphël;, canon- 
nier volontaire. 

Rey (Charles-Louis) chasseur au ba- 
taillon. 

Laurent (Louis-Joseph), ancien mili- 
taire. 

.Lamberty (Barthélémy), ancien mili- 
taire. 

Mardelle (Jean -Alexandre), canon- 
nier. 

Suard (Louis-Hippolyte), tapissier. 

Doussin (Louis-Joseph), étudiant en 
médecine. 

Boussard (Jean-Baptiste), sergent-ma- 
jor au 42"= d'infanterie*. 

Savautrez (Marie-Charlesj, maréchal. 

Lcgrand (Pierre), apprèteur de bas. 

Varigny (Jean-Charles), ancien volon- 
taire de la marine. 

(iuichard (Claudc-Edmc), capitaine au 
bataillon. 

Roch (Jean-Antoine). 

Duvilard (Benoît- Etienne) , maître 
d'écriture. 



Labbé (Antoinc-François-Marie), ser- 
rurier. 
Boutant (Jean-Baptiste), serrurier. 
Jobert (François), élève matelot. 
Fromentin (Joseph), menuisier. 
Basselard (Narcisse), garçon épicier. 
Lecat (François), bourgeois. 

Tanche (Etienne), 59 ans, capitaine 
aide-major de vétérans. 

Langlet (Antoine), garçon marchand. 

Robert (Charles), garçon cordonnier. 

Mahot (Pierre), domestique. 

Oheraux (Jacques), compagnon peintre 
en bâtiment. 

(inichard (Charles), serrurier en car- 
rosses. 

Thariat (Laurent), volontaire au ba- 
taillon. 

Picardel (Nicolas-François), tailleur 
de pierres. 

Edouart (François-Louis), gagne-de- 
nier. 

Challon (Nicolas), compagnon menui- 
sier en bâtiments. 

(lagnier (Claude-François), capitaine 
de la 2» compagnie '. 



I 

1 



1. «Ne peut partir, appartenant au bataillon. » 

2. S'est erinMé « observant qu'il est plus que probable que ce réffinient ne sec- 
vira pas sur les frontières, attendu (piil vient de Corse ». Devenu lieutenant-colonel 
(lu !!• bataillon de Paris, et tué en Vendée comme f^énôral de bripade. (Voir Ch.- 
I>. CuASsiN, La Vendée pfifritile, t. IV, p. Mi-M'), et Les l'acificftlions de l'Oucsl, 
t. II, p. m). 

.'1. Ancien officier de la lésion d'Arcanibal. — Commandait le détachement qui 
.1 clé chercher de» canons à Clianlillv. 



MSTE DES PREMIERS VOI.OM AIRES DE PARIS 



47 



Bonnenioin (Maric-Michcl-François;, 
porteur (l'eau. 

Hoyau ( Jcan-Louis-Maric), commis- 
sionnaire. 

Lejeune (Henri-Albert), rôtisseur. 

Caille (Michel), taillandicr-poèlier. 

Coutier (Jean-Baptiste;, garçon bou- 
langer. 

Janson (Nicolas-Jcan-Bapliste), étu- 
diant. 

Valette (Antoine), compagnon maçon. 

De Paris (Nicolas), bourgeois. 

Le Bault (Bénigne), commis épicier. 



Moreau (Jean-François), serrurier en 
bâtiments. 

Blanchard (Jean), tailleur. 

Haré (Jean), coiffeur. 

Poncet (Jacques), ciseleur. 

Dehayes (René-Pierre), bourgeois. 

Renard (Pierre-Jacques-Jérôme), gar- 
çon boulanger. 

Tranchau (Charles-François), garçon 
boulanger. 

Sage (Joseph), serrurier armurier'. 

Dupaigne (Jean-Pierre), sculpteur. 



Inscriptions reçues au commissariat général : 



Bigeon, sculpteur*. 

Flcury (Pierre), loueur de carrosses. 

Bouchot, bourgeois. 

Audouin (Jean-Baptiste , bourgeois. 

Vilain (Charles), volontaire au batail- 
lon. 

Delaunay (Jean), volontaire au ba- 
taillon. 



Bibaulet (Jean), volontaire au batail- 
lon. 

Sauteur (Nicolas), volontaire au ba- 
taillon. 

Planty (Théodore), volontaire au ba- 
taillon. 

Roch (Jean), volontaire au bataillon'. 



Noms des volontaires en argent : 

Foubert, b4 ans, offre pour la première année la somme de. . 600 livres. 
Roger, maître peintre, id. id. . . 100 — 
Pcrinat, agent des propriétaires de la Foire et peintre en bâ- 
timents, id. id.. . . 200 livres. 
De Brusse*, électeur de 1790, id. id. . . 200 — 
Lallcmant ', commissaire de section, id. . . 100 — 
Destouches, président du comité, id. . . 200 — 
(iuyot, commissaire de section, id, . . 200 — 



1. Blessé à la prise de la Bastille. 

2. Emùlenient du :j juillet. A la lettre par laquelle il envoyait le sieur Bigeou 
à M. de Cuniy, le coinuiandant du bataillon mettait en post scrlptuai : « Comme 
beaucoup de volontaires viennent encore pour se faire enregistrer, je vous prie 
de tne faire savoir ii qui il faut les adresser. » 

:J. Enrôlement du 10 juillet. 

4. Charles-Dieudonné, ancien écuyer de Louis XV ; assesseur du juge de paix 
de la section du Luxembourg en 1790; électeur en 1791. (Cuarway, p. 69.) 

;j. Lallemant de Fontenoy, homme de loi, avocat depuis 1785, assesseur du juge 
de paix de Ui section du Luxembourg en 1790 ; électeur en 1791. 



48 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 



TROISIÈME DIVISION. 



l»' BATAILLON. — LeS RÉCOLLETS, FAUBOURG SaINT-MaRTIN. 

Commandant du bataillon : Roettiehs de Montaleau. 

Le registre est paraphé par J.-J. Hardy, officier municipal. 
Les inscriptions commencèrent le 25 juin et furent arrêtées le 
le juillet. 



Dicl (André-Marie), compagnon sculp- 
teur. 

Absillo (Bernard-Jacob', compagnon 
sculpteur. 

Vcly (Louis-Antoine), ouvrier gazicr'. 

Lechangeur (Louis), bourgeois'. 

Bcrnier (.\ntoine-CIaude), limonadier. 

Lcfèvrc ( Jean - Baptiste - Léonard) , 
peintre. 

Jacquin (Etienne), compagnon doreur. 

(Irenier (Lubin), compagnon menui- 
sier. 

Blanvillain (Jean-Baptiste), compa- 
gnon serrurier. 

Loiseau (Antoine-Emé) *. 

Montariol (Louis), bourgeois. 

Perrin (Nicolas) *. 

Rodier (Robert), marchand de jjeaux. 

Jacquin Mcan-Baptiste), compagnon 
serrurier. 

Madoulet (Jean-Baptiste-Etienne), an- 
cien garde française. 

Reneaud fNicoIas-fîaspard , garçon 
maçon. 



Féron (Jean-Baptiste), chiffonnier*. 
Navier (Jacques), garçon charron. 
Rigolet (Claude-François), fournier à 

l)làtre. 
Coindet (Jean-Baptiste), frotteur. 
Ragon (Pierre), perruquier. 
Bonnefoy (Louis-Nicolas), terrassier. 
Desnoyers (Félix), charron. 
Le Blond (Pierre), gagne-denier. 
Robinot (Joseph-Véronique). 

26 juin : 
Tiillot (Jean-Baptiste), terrassier. 

Ciroy (Pierre-Eléonorc), compagnon 
tabletier. 

Minder (Pierre), SI ans, ancien sol- 
dat dans la garde de Paris. 

Ilarouard (Jean-Gabriel), cordonnier. 
Raimbault (Nicolas-Hilaire), tailleur. 
Pillou (Pierre-Gilles), employé de fda- 

ture. 
Tourrasse (Jean-Baptiste), tabletier*. 
Barré (Jacques-François), compagnon 

menuisier. 
Verrié (Claude), ancien militaire. 



1. « Le commandant du bataillon consent quil soit un tics hommes â armer 
pour lesquels il a rait une soumission. » 

2. S"est <lésisté et, ne pouvant partir par suite dalfaires particulières, a demandé 
à se faire remplucer, le 9 juillet, par un sieur Henry (lequel n'a pas été inscrit au 
re^fislrc). 

.'{. Eufragements commeneés et non terminés. 

i. « N'a pas (le (pioi avoir son éfpiipcmcnt, tel que chemises, cols, etc. ; a dit 
qu'il consentait à ce que la retenue lui eu fût faite sur la paye. » 
'j. « Non admis. » 



LISTE DES PREMIERS VOLOiNïAlRES DE PARIS 



49 



Durgot (Antoine), garçon jardinier. 
Vatrain (Jcan-Raptistcj, carrier. 
Reneault (François), ancien soldat au 
régiment d'Armagnac. 

Vicl (Jérùme-Clairi, volontaire au ba- 
taillon. 

Lechaillié fJean-François). 

Le Roy ' Alexis-Joseph;. 

Dusautois Jacques-Noël;, volontaire 
au bataillon. 

Carrière (Antoine-Joseph), volontaire 
au bataillon. 

Labro (Jcan-13ai)tiste). 

Truchot Fiançois). 

Chovot ffiabricl), ancien canonnier au 
régiment de Toul. 

Chaillot (Claudej, armurier. 

(iauny (Nicolas). 

Riel (Jcan-Annc;, journalier, 

Remy (Jeanj, marchand de balais. 

Poirel (Jean), tabletier. 

Pa()illon (Henri), fondeur en cuivre. 

Chrétien (Louis-Etienne), vitrier. 

Collet (Nicolas-Simon), plâtrier. 

Parmentier (Bon), tabletier. 

Perront ' François , ancien soldat au 

régiment de Royal-Marine. 
Monnier (Marin), gazier. 

Minon 'Charles-Jean-Frédéric), limo- 
nadier. 
Cuidet (Jean-Baptiste), manouvricr. 
Eyous iMarlin), 
ïhelinge (Nicolas], perruquier. 

Vimeux i Louis-Antoine), peintre en 
miniature. 

Laine (Louis-Laurent), argenteur. 

Dugy (Pierre), compagnon menuisier. 

Levasseur Etienne), ex-sergent au ré- 
giment de Beauvaisis. 

Thiébault 'Jean-Charles), ancien sol- 
dat aux régiments de Flandre et 
provincial de Paris. 

1. Rayé, sans iniUcation de motif. 
Tome I. 



Robert (Pierre-Vincent), tourneur. 
Lorillard (François-Jean). 

Le Duc (René;, volontaire au batail- 
lon. 

Burel (Jean). 

Thérion (Nicolas). 

Caron (Jean). 

Lamottc (Joseph). 

Ducct (François). 

Lobry (Charles;, ancien militaire aux 
colonies. 

Hoto (Joseph). 

Richard (Joseph). 

Rousselle (François). 

Cotte (Jean-Louis;. 

Moreau (Louis-François), tambour au 
bataillon. 

Marré (Pierre-Joseph). 
Marin (nilbert-.\ugustin), garçon bou- 
langer. 

Fournier (Henry), garçon boulanger. 
Duchauffour (Nicolas-Paul), garçon 
boulanger. 

Marcillon (Alexis), volontaire au ba- 
taillon 

Bourlot (Del-Baptiste). 

Devin (Jean-Cermainj. 

■Michel (Jean-François , terrassier '. 

Morot (Louis;. 

Martel CIiarIcs-François , plâtrier. 

Cartliery ^Jean-Auguste;, 16 ans. 

Deshaycs (Pierre-Philippe^. 

Décret (Pierre). 

Naze (Antoine-Joseph). 

Pelissier (Georges), polisseur. 

Joly (Louis-Charles). 

Farquignon François). 

Rastergiies (Pierre , ancien soldat 

au bataillon d'Afrique. 
Pattadrc (Pierre). 
Lenoir (Jean-Nicolasi. 



50 



LES VOLONTAIRES NATIOxNAUX DE PAIIIS — 1791 



Fevez (Antoine). 
Philipot (Louis). 
Barillet i Marin). 
Cuillericr (Jean-Baptiste). 
Codeclièvre (Philômon-Viclor), volon- 
taire au bataillon. 
Ruelle (Louis-Jacques). 
Colin (Louis). 
Gabiron (Léonard). 
Joly (Pierre). 
Boulier (Jean). 
Théodore (Simon). 
Champion (Jean-Pierre). 
Huet (Pierre-GeolTroy). 
Mouxau (Jean-Nicolas). , 
Pechot (Antoine). 
Lechallié (René). 
Dumont Antoine). 
Henry (Claude). 
Fiacre (Jacques). 
Lequeux (Pierre-Augustin-Bernardin ]. 



Hodile (Jean-Baptiste). 

Noirot (Joseph). 

Duchènc (Pierre). 

Berge (Nicolas). 

DoUée (Etiennc-Firmin), volontaire 
au bataillon. 

La Folie (Nicolas). 

Després (Nicolas-Théodore), volon- 
taire au bataillon. 

Lemoine (Jean-Prat), gazier. 

Baudelot (Jean-Louis), perruquier. 

Hcrvicux (François), cartonnier. 

Cret (Laurent), cartonnier. 

Dufay (Charles), 48 ans, cordonnier, 
ancien soldat au régiment du Cap. 

Courtois (Jean-Baptiste), peintre en 
bâtiments. 

Laillet (Jean), terrassier. 

Andrieux (Luc), gazier. 

Menelet (Charles-Nicolas), volontaire 
au bataillon. 

Arnouville (Louis), mulâtre. 



Arrêté le présent registre d'enrôlement pour les frontières à cent 
trente-deux • personnes, le 1" juillet 1891. 

Signé : Roettiers de Montaleau, 
commandant du bataillon des Récollets. 



Enrôlés depuis l'arrêté du registre : 



3 juillet : 
Les trois frères Desnoyers (Gilles) 
Desnoyers (Claude). 



Desnoyers (Simon), marchand de vins, 
et Bidou (Jacques), tabletier. 



« Je soussigné, commandant du bataillon, promets donner à la municipalité 
sur sa réquisition 300 livres pour être employées adonner Tarmoment jusqu'à 
due concurrence, à ceux du bataillon qui se sont enrôlés et qui sont habillés 
s'ils serv(;nt dans U; bataillon au moins depuis 6 mois". 

ROETTIEKS DE Mo.NÏAU': AU. 



1. En iiiiirfffî smis le ii" I3'j occupé par Arnouville : « Il u y a i[uo \'M enrôlés 
attendu la radiation de, trois personnes. » 

2. Note en marge de la nriin de Hootticrs : « Vingt-quatre volontaires paraissent 
armés et équipés, et dix paraissent être habillés sans armes. » 



LISTE DES PREMIERS VOLOxNTAIRES DE PARIS 



yi 



Enrôlements reçus au commissariat général depuis le 4 juillet : 



4 juillet : 
Guény (iNicolas-Joseph). 

5 juillet : 

Duroutelle (Jean-Gilles), marchand de 

vin. 
Roussclle (Jean), marchand de bas. 
Le Crosnicr (Louis-Claude), adjudant 

du bataillon. 

13 juillet : 
Gaspard (Louis Simon), 16 ans. 
Roissière (Claude-Michel). 
Dcsprez. 
Billoucz (Michel), tailleur. 



21 juillet : 

Forbct (Pierre), marchand de vin. 

Lacroix (François), volontaire au ba- 
taillon. 

Garnier (Armand-Auguste). 

Roussel (Jean), volontaire au batail- 
lon. 

Aubry (Noël-Barthélemy). 
Férant (Jean-Etienne), volontaire au 
bataillon de Sainte-Marguerite. 

Charpentier, volontaire au bataillon. 
Le Duc (Jean-Jacques). 
Thevcnot (Joseph-Henry). 



2» BATAILLON. — SaINT-NiCOLAS-DES-ChAMPS. 

Commandant du bataillon : Bouvikr *. 



Registre paraphé par Le Sourd, membre de la municipalité. 



25 juin : 

Deschamps (François-Benjamin), an- 
cien capitaine de chasseurs. 

Moussier, volontaire. 

Trognon, volontaire. 

Andrevon (André- Maurice), volon- 
taire. 

Rourgoin (Jean-Raptiste), serrurier. 

Lambert (Rertrand). 

26 juin : 

Garnier (Jean-Pierre), ancien mili- 
taire. 
Angcron (Ciiarles), chaudronnier. 
Rontemps (Joseph), orlëvre. 
Vclande (Jean-Martin), chamoiseur. 
Leproust (Charles), confiseur. 
Andrieux Louise, cuisinier. 



Simonet (Charles), cordonnier. 
Samaran (Damien), cordonnier, 
(iirox (Julien-Antoine), serrurier. 
Picard (Pierre), scieur de pierre. 
Decroix tXicolas-Charles). 
Jarry (Louis-Pierre), vigneron. 
Lambert (Jacques-Etienne), fabricant 

de peignes. 
Jolival (Jean), corroyeur. 

Hugard (Pierre-Jacques), maître écri- 
vain. 

Prime (Antoine-François), gainier. 

Gournay (Jean), tourneur en cuivre. 

Goizé (Jean-Baptiste), orfèvre. 

Lollier (Thomas-François), plombier. 

Cartier (Jean-Raptiste), marchand de 



1. Louis-Désiré, mercier, capitaine de la 2' compagnie, puis commandant du ba- 
taillon ; électeur de 1790, 1791 et 1796. 



52 



LES VOLONTAIRES NATIONAL'X DE PARIS — 1791 



Picon (Jean], maçon. 

Lhermitc (Gcorgcs-Roné), ancien sol- 
dat au régiment de Pondichcry. 

Bonyallet (Louis), maître écrivain. 

Poterlot (Théodore), orfèvre. 

Bacliard (Jean-Thomas), menuisier. 

Laforye (Jean), chirurgien. 

Chelin (Victorien), cordonnier. 

Brasseur (Simon), brasseur. 

Courbe (Louis-Fidèle), cordonnier. 

Layné (Jean-Joscph-Colombe), perru- 
quier. 

Laumonière (Guillaume), cordonnier. 

Vallé (Nicolas), gagne-denier. 

Barthélémy (Denis- Casimir), mar- 
chand de soierie. 

Dumont (Charles), ferreur. 

Dumont (Denis), bourrelier. 

Fontolive (Pierre), limonadier. 

Mauzardet (Claude;, terrassier. 

Adam (Jean-Louis), serrurier. 

Mouton (Jean-Pierre), cordonnier. 

Lefebvre (Crespin), épicier. 
27 juin : 

Ringarl (Pierre), cordonnier. 

Lamé (Louis), cordonnier. 

Gauquclin (Charles-Augustin), per- 
ruquier. 

Hée (Pierre), boulanger. 

Villette (Antoine;, maçon. 

Deromc (Louis), 16 ans, corroyeur. 

Pierre (Pierre), tailleur. 

Rivet (Antoine), perruquier. 

Simon (Françoisi, marchand mercier. 

Pinet 'Jean-Baptiste), carticr. 

Lavocat (Jean-Baptistc-François), pa- 
petier. 

Pochel (l^ouis-Denys), vitrier. 

Monicr François-Joseph), mercier. 

(^Ijoulot (Joseph;, cordonnier. 

Charlet (l^ouis), cordonnier. 

(Miortemps (Louis), épicier. 



Dubut (Jacques-Jcan-Gilles), bonne- 
tier. 

Guenebault (Ignace), chapelier. 

Guencbault (Gabriel), 16 ans, cha- 
pelier. 

Béranger (François), limonadier. 

Adam (Jean-François), corroyeur. 

Tinard (Jean-Baptiste), corroyeur. 

Lortille (François-Crespin), cordon- 
nier. 

Ferrct (Bernard-Gabriel), fondeur en 
caractères. 

Lemprun (Pierre-Marie), cordonnier. 

Thierry (Auguste), 15 ans, fils de be- 
deau de Saint-Josse. 

Ferret (Antoine-Gabriel), fondeur en 
caractères. 

Panseron (Jean-Louis), copiste de 
musique 

Raveneau (Louis), pâtissier. 

Thérouannc (Claude-Adrien), prati- 
cien. 

Lenglet (Charles-Antoine), coiffeur. 

Florent (Mathieu), marchand de vins. 

Garnier (Lazare), boulanger. 

Mathieu (Philibert), perruquier. 

Lcgrand (Jean-Baptiste), perruquier. 

Poncet (Ferdinand), perruquier. 

.Mollet (Gaspard), perruquier. 

Garnier (Jean-François), boulanger. 

Paulard (Antoine-Jacques), quincail- 
lier. 

Lesguillier (Charles-Robert), épicier. 

Lederc (Pierre-Antoine), volontaire 
au bataillon. 

Perron (Laurent), perrucpiier. 

Gellin (Jean), perruquier. 

Cogniot (Pierre), perruquier. 

Lenscignc (François), perruquier. 

Thomas (Félix), tapissier. 

Desvantes (André-Jacques), marchand 
mercier. 

Bodelcau (Jean), layeticr. 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



53 



Cotcl (Pierre), laycticr. 

Lefcbvre (Joseph-Amable) , apothi- 
caire. 

Nourry (Pierre), brossier. 
Fcrrand (Dcnigne-Louis), musicien. 
Havet (Pierrc-Guillaumc-Firmin), per- 
ruquier. 

Fauvclle (Pierre-Louis), perruquier. 

Durand (Etienne), perruquier. 

Bouchot (Etienne), boulanger. 

Clor (Nicolas-Jean), peintre. 

Marais (Jacques-Louis-Noëli, i)rati- 
cien. 

Pillot (Pierre-Marie), faïencier. 
Lefebvre (Louis-Jacques), boulanger. 
Sancy (Jean), cordonnier. 
Bcrnay (Nicolas), cordonnier. 
Mauvoisin (Guy-Charles), 51 ans, or- 
fèvre. 

Lctocque ( Thomas- Auguste-César ), 
16 ans, perruquier. 

Boiurgeois (Etienne), 16 ans, traiteur. 
Rollot (Pierre-Claude), doreur. 
Carrette (Jean-Baptiste), domestique. 
Leçon te (Pierre), terrassier. 
Houdin (Louis), cuisinier. 



Manvlcr (Pierre), fripier. 

Perin (Joseph-Nicolas), praticien. 

Bourguignon (Jean-François), perru- 
quier. 

Massct (Isidore-Joseph-Victoire), hor- 
loger. 

Dufour (Pierrc-Edme), brossier. 

Choulette (François), serrurier. 

28 juin : 

Quintin (Jean-Gaspard), tapissier. 

Fribourg (Antoine), orfèvre. 

Germain (Joseph), serrurier. 

Laroche (Pierre-Nicolas), serrurier. 

Dauby (Pierre-Joseph), ancien aide- 
pilote. 

Pottier (Jcan-Baptistc-Simon), asses- 
seur du juge de paix '. 

29 juin : 

Drouard (Claude-François), 46 ans, 
ouvrier. 

Bouvet (Jean-Marie), chapelier. 

Beckère (François), chapelier. 

Deschamps (Antoine), gîirçon de ma- 
gasin*. 

l" juillet : 
Sanson (Jean), tabletier. 



Arrêté par nous, commandant du bataillon de Saint-NicoIas-des- 
Champs, à cent trente-deux ^ enregistrés, le 1" juillet 1791. 

Bouvier. 

Inscrits au bureau de M. de Curny : 

Andry (Ambroisc-Louis) *. 
Rochet fJcan-Joseph), ciseleur *. 
Marais (Jacques-Louis-Noëlj '. 

1. « M. Pottier scsl présenté pour prévenir qu'il ne pouvait partir, ayant été 
nommé électeur par la section des Lombards. » 

2. « Ne peut partir. » 

3. Il y a erreur. Le registre, entièrement de la main du commandant Bouvier, 
donne 134 noms numérotés par lui. L'arrêté du registre vient innnétliatement 
après Sanson, et les radiations de Pottier et de Deschamps sont postérieures au 
1" juillet. 

4. Inscription du 4 juillet, 
îj. Date non indiquée. 



54 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

2G juin : Frémont Lpfebvrc fait sa soumission pour le payeuicnl d'un garde 

national tant que le service des frontières durera. 
27 juin : Farcot (Joseph -Jean -Clirysostom.c), négociant, fait soumission de 

payer annuellement une somme de 75 livres. 
!«'■ juillet : Lliériticr (Charles-Louis), ex-commandant du bataillon, l'un des 

juges du tribunal du H" arrondissement ', fait soumission de 

stipendier trois personnes annuellement. 
2 juillet : Scribe (François), marchand d'ctolTcs de soie, s'inscrit pour une 

somme annuelle de 50 francs pour le défrayement des gardes 

nationales. 
4 juillet : Meirieu (Louis-Jcjan), fait soumission de payer un garde national 

au service des frontières pendant un an du jour de la déclaration 

de guerre. 

M. Lemoine, secrétaire-greffier en deuxième de la municipalité, a 
déj)osé entre les mains de M. Bouvier, commandant du bataillon de 
Saint-Nicolas-des-Champs, une somme de 400 livres en assignats ; 
cotte somme qu'on refuse de recevoir à ce bureau, reste entre les 
mains du commandant, jusqu'à ce que quelqu'un la lui demande. 



3« BATAILLON. — La TrINITÉ. 

Commandant du bataillon : Gauthier de Lizolles. 
Registre non paraphé. 

« Je soussigné.... déclare prendre l'engagement formel de m'incorporer 
dans le corps des gardes nationales qui sera organisé pour la défense de 
l'État cl y servir intérieurement ou extérieurement, conformément aux dispo- 
sitions des décrets qui seront rendus par l'Assemblée Nationale, et me portei' 
dans telle partie de rem])ire français que le cours des événements politiques 
nécessitera. » 



2J jum : 

Pujos (Jean), élève en cliirurgie. 

(iryjean (Alexis-Guillaume), filcur 
d'or. 

20 juin : 

Verneau (Toussaint-Marie), doreur sur 
bois. 



Ango (Jacques- Barthélémy), négo- 
ciant*. 

Gontier (Honoré-Marie), parfumeur. 

Perret (Jcan-Blaise), limonadier*. 

Robert (Pierre-François), graveur. 

Gassc (Simon), boucher. 

Gregy (Pierre-Anloine-Joseph), bour- 
geois*. 



{. Conseiller à la Cour des Aides ; membre de rAcndémie des sciences (17i>0) il 
de l'Institut (ni»;i), électeur eu 17i»0 : élu juj^e le 10 décembre de la même année. 

2. « Nul. » 

3. « Se» alfaircs l'empêchent de partir ». Propose uu homme connu à sa place cl 
volontaire. 

4. « Ne pari pas. » A retiré son inscription le 9 juillet par suite d'affaires qui le 
retenaient. 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



53 



Débit (Pierre-Louis), chandelier. 
iVIanccaux (Franrois-Gérard), 4il ans, 

Iburbisseur. 
Razile (Pierre-Louis), étudiant. 
r)Oursier (Jean-Marie), tonnelier. 

27 juin : 

Julienne (Pierre-Noël), filcur d"or. 

Petit (Nicolas-Joseph), marbrier. 

Dudon (Charles-Marie), fourbisseur. 

Delaulne (Denis-Félicité), ancien em- 
ployé de la régie générale. 

Languille (Jean-Charles), menuisier. 

Londault (Louis), bijoutier. 

(iiot (Nicolas-François;, galonnier. 

Bcrgamin (Pierre-Philippe), bourrelier. 

Marquet (Rémy-Joseph;, tailleur. 

Paindcbled (Jean-Louis), journalier. 

Leroux (Pierre), peintre. 

Heaurin (Jean), maçon. 

Tisserand (Jacques- Jean -P>apliste), 
compagnon doreur. 

Limousin (Nicolas-Théodore), compa- 
gnon serrurier. 

Davannc (André-Joseph), bijoutier. 

Journée (Jean-Pierre), brodeur. 

Taxis (Claude), marchand forain. 

Moreau (Eustache), raquellier. 

Perrettc (Sébastien), serrurier. 

28 juin : 

Mafdle fPhilip|»e-Aubert), gazier. 

Prémery (André-Etienne,, tablcttier. 

Delmas (Pierre). 

Poinchet (Jean), domestique. 

Lcbesque (François), brocanteur. 

Henry (Michel-Marie), limonadier. 

lîergamin (Frédéric-Jacques), com- 
pagnon bourrelier. 

Ridelle (Joseph -Abraham), cordon- 
nier. 

Mallet (Edme), papetier. 

Lheureux (Antoine-Marie), surnumé- 
raire des douanes. 



Treboulie (Jacques), 53 ans, domes- 
tique. 
Marchai (Charles), perruquier. 
Parcy (Antoine), cordonnier. 

Charrot (Charles-César), garçon cor- 
donnier. 

Tonnil (Nicolas-Ovidcj , compagnon 
cordonnier. 

Denis (Jean-Baptistc-Alexandre). 

Beaucreux (Claude). 

Santerre (Antoine), compagnon épin- 

glier. 
Livet (René), commissionnaire. 
Campagne (Pierre), maréchal. 
Masson (Louis-Alexandre), bourgeois. 
Autin (Louis-IIippolyte), ciseleur. 
Mercerot (Claude-Thomas), tourneur. 
Gilles (Guillaume), marbrier. 

29 juin : 

Thurel (Jean -Baptiste , compagnon 
charron. 

Bcrry (Jacques), chapelier. 

Huiart (Alexis), chandelier. 

Morel (François), tableltier. 

30 juin : 

Bailliet (Pierre), limonadier. 
Roncier (François-Esprit), peintre. 
Castellon (Jean-François), graveur. 

Berthet (François-Marie), faiseur de 
peignes. 

Chopin (Jacques), cordonnier. 

Blanchard (Etienne-Magloire) , limo- 
nadier. 

Diot (François), garçon cordonnier. 

Desmarcst (Jean-Nicolas), commis 
épicier. 

Cabot (Jacques-François), fabricant de 
gaze. 

Pierrare (Etienne-Antoine), compa- 
gnon brossier. 

Assicr (Louis), perruquier. 

Chotin (Etienne), perruquier. 



56 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 



Gouzy (Pierre-Antoine), tabletticr. 
Martin (Jacques-Gal)riel), doreur. 

Martin (Jean-Louis-Edme), plumas- 

sicr. 
Soudan (Louis-Nicolas), marchand 

mercier. 
Saint-Martin (Jean), perruquier. 



Villeroux (Jean-Paul), perruquier. 
Barinct (Pierre-François), maréchal. 
Dufour (Xavier), garçon limonadier. 
Bûche (Jean-Baptiste), maçon. 
Leroux (François), garçon ])orruquior. 
Bourgeois (Louis), fabricant de cho- 
colat. 



Elat (les citoyens qui ont souscrit pour contribuer aux frais de 
Varmée auxiliaire : 

Bellier, pour la paye d'un homme pendant un an. 

Deleinte, la même souscription. 

Fleury, id. 

Floriel, la paye d'un homme pendant six mois. 

Flicourt, oflre 300 francs par mois pendant la durée de la campagne. 

De Villepoix, la même souscrijjlion. 

Decaux, pour Téquipement et la paye d'un volontaire pendant la campagne. 

Cerlifié par nous, capitaine aide-major du bataillon de la Trinité. 
Ce premier juillet mil sept cent quatre-vingt-treize. 

Du Verdiicr. 
Vu par nous, commandant du bataillon : 
Gauthikh. 

Inscriptions reçues au commissariat général, par les soins de 
MM. David et Barré, commissaires : 

De Luchi, sergent de chasseurs '. 



Lebcgue fils, volontaire*. 
Desmaret (Jean-Nicolas), volontaire'. 
CIuzel-Banson (Pierre), volontaire. 
Perrette (Sébastien), volontaire. 
Pillieux (François) *. 
Selme (Gérard), postillon*. 



Poixmulle (François-Louis), négo- 
ciant. 

Perrette (Pierre-François), maréchal 
et taillandier. 

Coutelier (Constant- Jacques), éven- 

tailliste". 
Morblant (Jean-Denis), perruquier \ 



Supplément dos citoyens « qui ont fait leur soumission pour con- 
tribuer aux frais du service des frontières » : 

Dumas Dcscombcs a fait hi soumission j)Our l'entretien d'un volontaire em- 
ployé aux frontières. 

1. Inscription «lu 2 juillet. 

2. Inscripliou du ;i juillet à la dcniande du père. 

3. luscriplidii du 12 juillet. 

4. Inscription du 14 juillet. 
.'*. Inscri])tion du \'J juillet. 

6. Inscription du 22 juillet. 

7. Inscription du 20 juillet. 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



37 



À" BATAILLON. — SaINT-MeRRY. 



Commandant du bataillon : N. . . ' 

Le registre, qui est coté et paraphé, mais ne donne pas le nom de 
qui a paraphé, est divisé, par ph des feuillets, dans son ensemble, en 
deux colonnes intitulées « première colonne », « seconde colonne », 
sans autres indications. L'une contient les engagements ; l'autre 
donne les souscriptions patriotiques. 

Première colonne : 



26 juin : 
Lancclin (Marin), domestique. 

Croucellas (Antoine), compagnon ma- 
çon. 
Darc (Alexis), commis marchand. 
Laine (Vincent), garçon perruquier. 
Mallard (Marie-Louis), ancien dragon. 
Gallier (François-Céleslin), tapissier. 
Haut (François), perruquier. 

Fessard (Louis-Jean-Baptiste), mar- 
chand de vins. 

Rebuffet (Jean-Pierre), employé dans 
les travaux publics. 

Turbault (Antoine), cordonnier. 
28 juin : 

Hamelin (Martin), garçon perruquier. 

Pincemaille (Antoine-Nicolas), homme 
de loi, lieutenant au bataillon*. 

Pariot (Joseph-André), tailleur. 

Levèque (Thomas), chasseur volon- 
taire. 

Perret (Jean-lîaptiste-Fcrdinand), com- 
mis aux conseils, ancien fourrier- 
sergent aux gardes françaises. 

Martéville (René), volontaire au ba- 
taillon*. 



Guyard (Jean-René), tapissier. 

Bimont (Grégoire), doreur. 

Aletf (Augustin), 16 ans, tailleur. 

Gauthier (Pierre-René), tailleur. 

Alric (Antoine), cordonnier. 

Blerzy (Etienne-Auguste), doreur. 

Turquet (Pierre; \ 

Travcrsier (Joseph), marchand fripier. 

Lecomte (Pierre), limonadier. 

Jarry (Louis-François), garçon mar- 
chand, 

Mabille (Jean-Charles), fabricant de 
draps. 

Moreau (Jean), bijoutier. 

Stampe (Jean- Antoine), bijoutier. 
29 juin : 

Harissart (Anne-Louis), marchand ta- 
blettier. 

Olier (Claude), tailleur d'habits. 

Oger (Louis-André), bijoutier. 

Charrière (Louis), tapissier fabricanL 

Tanton (Pierre), maçon. 

Guilbert (Jean-Baptiste), orfèvre. 

Dubois (Joseph), batteur d'or. 

Blondel (Jean-Marie). 



1. Le nom du commandant ne figure pas sur le registre et nous ne donnons 
pas le nom du chef inscrit aux Alnianachs de 1790, ne pouvant vérifier s'il était 
alors en fonctions, 

2. Rayé avec cette mention « nul ». 

3. « Est venu le lendemain retirer son enrôlement. » 

4. « Est venu le lendemain dire qu'il retirait son enrôlement. » 



58 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 4791 



30 juin : 

MoUée (Adrien), volontaire .au batail- 
lon. 

Clément (Nicolas). 16 ans. 

Clément (François . iG ans, cousin du 
précédent. 

Martin (Jean-Baptiste), garçon perru- 
quier. 

Lalliancc (Louis), ancien sergent de la 
garde soldée. 

Auge (Pierre-Gabriel , garçon vaober. 
Houdaille, garçon de salle. 
Pépin, porteur de suif. 
Potard (Claude), coutelier. 



l^r juillet : 

Maillefert Mean-Jérôme), garçon cor- 
donnier. 

Moyat (Claude-Tiburce), garçon mar- 
chand. 

Morcnot (Louis-François), tailleur de 
pierres, 

Méry (Pierre), garçon maçon. 

Bonjour (Laurent), terrassier. 

Nolin (Charles), bonnetier. 

Marcou (Jean-Baptiste), musicien. 

Chauvin (Jean). 

Pierron (Xavier), bourgeois. 



Registre ni arrêté, ni signé. Les trois dernières inscriptions parais- 
sent écrites de la même main que celles qui furent reçues chez M. de 
Gurny après la reddition des registres. 

Seconde colonne : 

l*"" juillet 1791 : Gerin (Jean-Baptiste-Xavier), marchand-épicier, a consenti 
h payer à première réquisition, une somme de 300 livres, pour subvenir aux 
besoins d'un soldai volontaire enrôlé pour les frontières, et notamment pour 
le nommé Moyat par lui présenté à cet eflet. 



I 



5« BATAILLON. — LliS CARMÉLrrES. 

Commandant du bataillon : Picuault de La Martinière. 

Registre paraphé par Quatremère et dont il ne reste plus que les 
trois pages qui contiennent les inscriptions. Ces trois pages (tableau 
à sept colonnes dont aucune destinée à la profession) ont été 
coupées, et le reste du registre a disparu. 

Enrôlés pour les f7-onlières : 



Asur (Abraham), négociant. 

Monlscrraz (Pierre-François), lieute- 
nant de grenadiers au bataillon. 

May 'Louis), capoml. 

JJeshaycs (Charles-Renéj. 



Chol (Jacques, capitaine des chas- 
seurs. 
Tourment. 
Sj)ire (Cerf;, 'ofi ans, sergenl-inajui-. 

Guillot (Jean-Baptiste), voloiilairc au 
bataillon. 



LISTE DES PlîEMlEHS VOLONTÂIIŒS DE PARIS 



59 



Craiiicour (Ilaudo , IG ans, volontaire 
au bataillon. 

Villemscns (Fôlix-Joscph), volontaire 
au bataillon. 

Darcho (André , la ans 1/2, volontaire 
au bataillon. 

Hanot (François , volontaire au ba- 
taillon. 

Lcmprun (Louis-Jcanj, volontaire au 
bataillon. 

Leelerc (Pierre-Jean-Louis;, volontaire 
au bataillon. 

Lorrain fCharles-Franrois'-, volontaire 
au bataillon. 

Polonais i>'attan ,, volontaire au batail- 
lon. 

Huguet (Richard-Vincent , volontaire 
au bataillon. 

Villenisens (Pierre), volontaire au ba- 
taillon. 

Chalet (Jean-Bai)tistc-Nicolasj, volon- 
taire au bataillon. 

Carré (Jean-Iîaptistc). 

ïournoy (Christophe), volontaire. 

INicolc (Jean-Louis), volontaire au ba- 
taillon. 

Rameaux (Jacques), volontaire au ba- 
taillon. 

Henard (Jean-Pierre-Joseph), volon- 
taire au bataillon. 

Cibert (Jean-Joseph). 

Savoye (Louis-Joseph), volontaire au 
bataillon. 

I^ecornte (François), volontaire au ba- 
taillon. 

Périlliat (Joseph , volontaire au batail- 
lon. 



Desccrisiers (François), volontaire au 
bataillon. 

Bussat (François), volontaire au ba- 
taillon. 

Panier (Jacques), volontaire au batail- 
lon. 

Tournier (Jean-Marie). 

Le Page (François), 16 ans. 

Pillcul (Jacques-Bonavcnture), 16 ans. 

Prieur (Pierre), 16 ans. 

Laruelle (Louis), 16 ans. 

François (Jean), colporteur. 

Thomas (Jean). 

Fouget (Yves). 

Savoir (Nicolas), volontaire au batail- 
lon. 

Renard (François), volontaire au ba- 
taillon. 

Marquet (xVugustin), volontaire au l)a- 
taillon. 

Renard (Pierre). 

Renard (Philippe). 

Huvet (Joseph). 

Spethe (Dominique). 

Cosse (Jean-Marie). 

Lemoine (Philipj)e-François , volon- 
taire au bataillon. 

Maigrot ' Pierre-Antoine-Victor). 

Janson (André), 

Chabannes (Jean). 

Astrut (Constant-Joseph). 

Le Court (François). 

Joseph (Bernard^. 

Vissemans (Simon-Louis . 

Renault (Etienne). 

Barbet (Jean-Claudc-Frédéricj. 



« Supplément au registre d'etirôtement pour les frontières » (sur 
cahier volant) ; les noms ont été reportés sur le registre primitif, 
au Saint-Esprit : 



5 juillet : 
Ruguenin. 
Cazot (Jean-Charles), volontaire. 



6 juillet : 
Palabo (Emmanuel), écrivain. 
Boy (Jacques-Mathurin), bouchonnier. 



60 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 



Thérin (Jean - Dapliste - Antoine ) , 

peintre. 
Simon (Antoine-Frédéric), ingénieur. 



Germain (François), commis de payeur 
de rentes. 



Inscrils seulement au bureau de M. de Curny : 



Hanot (Jean-Baptiste), volontaire au 

bataillon. 
Brille (Louis), volontaire au bataillon. 

Soumissionnaires pour payer : 



Petit (Jean-Baptiste), marchand de 
vins. 



Sommes données. 



Lalouctte (Claude-Joseph), capitaine au bataillon'.. 150 livres. 

Pichault de La Martinière (Ch.-Jean), commandant. 200 

Jacques Chol, Boscari et C" » * 

Parisot (Jacques), capitaine 25 

La Tache (Pierre-Claude), capitaine 50 

LofTct (Benoît), volontaire 25 

Vauchelet (Antoine), caporal de grenadiers 25 

Dejoly (Jean-François), caporal de grenadiers 50 

Garriau (Christophe-Urbain), sergent-major 12 

Trennelle (Moïse -Goudchaud), cap. de chasseurs... 100 

D'Ailly (Claude-Thomas; * 200 

Bourgoin (Nicolas) 100 

Profilet (François) 12 

Bosquet (Louis) 50 

Chassagnol (Jacques) 12 

Caillier (Valentin) 10 

Nepvcu (Pierre-François) 25 

Fourcroy (Anloine-Françoisj * 200 

Cahier de Gerville (Bon-Claude) •'.... 200 

Naudin (Nicolas-Remy) 24 

1. Avocat aux conseils du roi ; électeur de Paris en 1790 611791 ; sous-préfet de 
Bayeux sous le consulat ; député du Calvados, de 1811 à 1815. (Charavay, p. 44.) 

2. La somme n'est pas indiquée sur le registre. 

Jacques Chol, capitaine de chasseurs, figure aussi aux enrôlés. 

3. Électeur en 1790 et 1791 ; assesseur du juge de paix en 1791. 

4. Demeurait alors rue Beaubourg, 23. 

Professeur de chimie au jardin du roi (1784), membre de l'Académie des 
Sciences (1785), député suppléant de Paris à la Convention où il fut appelé à 
siéger en juillet 1793 ; membre du conseil des Anciens (1790); directeur général 
de l'Instruction publique (1800). Organisa l'École Polytechni(|ue, les écoles de mé- 
decine de Paris, Montpellier et Strasbourg, et créa les lycées. — Né à Paris, le 
15 janvier 1755, il y est mort le 16 décembre 1809, le jour même où Napoléon le 
créait comte. 

5. Habitait comme Fourcroy et Lalouette, rue Beaubourg, 23. 

Avocat au parlement; administrateur de Paris et procureur syndic adjoint en 
1789; électeur en 1790 et 1791, ministre de l'Intérieur du 27 novembre 1791 au 
15 mari 1792. (Cuakavav, p. 46.) 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 

Digourct (André-Nicolas) 12 livres. 

Guinard (Jean-François) 12 

Passcnaud (Bernard) 6 

Richard 'Jean-RaptistC; 12 

Clianlairc Pierrc-Ciillcs; ' 200 

Cliaumont (Jean-François) 10 

Tliorcl (Nicolas; 10 

Mansais (Jean-François; 15 

Iiodenhcm Claude; 6 

(îricliois (Jean-Louis; 6 

Le Masurais (Pierre; 50 

Duranton (Pierre) 25 

Serre (Louis) 12 

Guyon du Chesnois ( Antoine-Jean-na])lisle ; 6 

Dujon 6 

Moriceau ( Al.-Remy) 6 

Ravaut 'Jcan-Louis-Nicolas; * 240 

Gulhy (Jean) 6 

Pouillot (Jean-Dominique) 100 

Tourtille 'Jose|)h-Nicolas) 12 

Helledauie (Martin) G 

Bazin (Frédéric) 12 

Fourcade (Jacques) 24 

Lauveyat (Tliibaul-Étienne 24 

Blandin ' Gilbert i 6 



61 



6" BATAILLON. — LeS FlLLES-DlEU, 

Commandant du bataillon : Goujon. 

Le registre manque, mais trois pièces volantes se trouvent an- 
nexées au registre du bataillon de Saint-Marlin-des-Champs. 
La première contient celte liste, sous le titre de Filles-Dieu : 



Boyer. 

Amoche. 

Guyot. 

Faurès. 

Javcl. 

Le Brun. 



Pasquer. 
Rigoulot. 
Delaunay. 
Foeder (Honoré;. 
Focder (Jacques). 
G rare. 



Mellct. 
Marcliand. 
Civet. 
Cuenin. 
Cour Michel). 
Lépine Henri) 



1. Demeurant rue Gooffroj'-Langevin ; célèbre cartographe. Décédé à Paris 
en 1817. 

2. Avocat et ancien procureur au parlement. Electeur et membre île la Société 
des Amis de la Constitution, 1790 ; gretlier du le' arrondissement et électeur en 

1791. (CUAUAVAY, p. 43.) 



62 



I.KS VOLONTAIRES NATIONAIX DE PARIS — 1791 



Les deux autres pièces sont des certificats pour inscriptions con- 
cernant : 

Cuenin (Edmc-Joseph), du 4 juillet. 
Le Brun (Joscph-B.izile). 
Pasquier (François), du 7 juillet. 

Ces trois volontaires paraissent figurer sur la liste précédente sous 
les n°* 6, 7 et 16. Le premier aurait été omis sur la copie du registre; 
les deux autres s'élaient présentés au moment où ledit registre venait 
d'être envoyé : « Habillés et armés complètement, ils désiraient 
ardemment se joindre aux frères d'armes se dévouant à la défense 
de la patrie. » 



7« BATAILLON. — SaINT-MaRTIN-DES-CuAMPS. 

Commandant du bataillon : N . . . * . 



Registre paraphé par Jallier, officier municipal. Enrôlements ins- 
crits sous forme de tableau à six colonnes : 



Decaisne (Pierre- Jean-Baptiste-Nico- 
las), ancien militaire *. 

Laplace (Toussaint), volontaire au ba- 
taillon. 

Petit (Jcan-Eloy), volontaire. 

Houlonois (Edmc-Guillaumc), volon- 
taire. 

Hinguct (Joseph), volontaire. 

Uegnault (Jcan-Eticnnc-Marie), mar- 
chand mercier. 

Moulin (Louis-Théodore), volontaire*. 

Saunier (Louis-Antoine), volontaire*. 

Blondel (Charles-François- Armand) , 
volontaire. 

Caquet l-ouis-McoIas), volontaire. 



Legros (Jacques), volontaire*. 

Loliée (Barthélemy-Hcnry), capitaine 
des chasseurs. 

Dcaubonne (Antoine -Victor), ancien 

militaire. 
Cuibert (Augustin), perruquier. 
Devouge (François-Nicolas), doreur. 
Thomas (Jacques-Joseph), tablettier. 
Pelé (Jacques), cantonnier. 
Bcnard (François), tablettier. 
Blondin (Picrrc-Ambroise), chapelier. 
La Biche (Jacques-Thomas), charron. 
La Sagne (Pierre), ferblantier. 
Milcl Joseph;, tablettier. 



1. Le iiuiii du commandant ne rif,'urc pas sur le repisire et nims no donnons 
pas le nom du chef inscrit aux Almanachs de 1790, ne pouvant vérifier s'il était 
alors en fonctions. 

2. " Le nommé Decaisne a donné sa démission. » 

3. << Démission. » 

•i. » Le nommé Saunier a donné sa démission. » 
'j. « Démission » d'office. 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



63 



Le Duc ^Charles), lioriogor. 

Chapuy ( François ) , fabricant de 

cannes. 
Pcltier (Pierre- Antoine). 
Grelot (Jean-Marie), ferblantier. 

Dambly (Louis-François), éventail- 
liste. 
Le Roy (Charles), menuisier. 
Gontray (Jean-Baptiste), ferblantier. 

Alexandre (Henry- Guillaume), épe- 
ronnier. 

Merniillot (François), tablettier. 

Mignon (Jean-François), volontaire. 

Racine (Louis), fondeur. 

Mercier (Antoinc-Hyppolite), éventail- 
liste. 

Duranton (Jean-Claude), fils, 16 ans. 

entrepreneur de bâtiments. 
Cot (Jean-Louis), fondeur. 
Vigoureux (Antoine), graveur. 
Garnier (Louis), charron. 

Héricé (Louis -François-Joseph), ta- 
blettier. 

Héricé (Louis), tablettier. 

Héricé (Antoine), doreur. 

Cambray (Pierre-François), doreur. 

Quanlin (Joseph), doreur. 

Biaise (Joseph), fondeur. 

Poulain (Claude), fondeur. 

Bernardct (Pierre-André), charpentier. 

Beraud (Raymond), ferblantier. 

Dubois (Etienne-Charles), ferblan- 
tier. 

Doignon (André), fourbisseur. 

Godefroy (Thomas), ferblantier. 

Couvert (Etienne), menuisier. 

Pouchème (Etienne), doreur. 

Gabriel 'Noël), tablettier. 

Duval (Jacques-Philippe,, laj)idaire. 

Le Bègue (Nicolas), orfèvre. 

Girard ( Jean -François , fort do la 
halle. 



Sauvi (François), faiseur de bas au 
métier. 

Devillers (Louis), faiseur de bas an 
métier. 

Bouchot (Joseph), serrurier. 
Levol (Jean-Pierre), menuisier. 
Malézieux (Nicolas), tapissier. 
Buret (Jean-Dominique), 42 ans, an- 
cien cavalier de maréchaussée. 
Renard (Charles-Borrhomée). 
Ennuyard ( Charles-François-Simon . 
Damême (Michel). 
Poirier (Jacques), lapidaire. 
Norganl (Joseph), ancien militaire. 
Tierce (Jean). 
Lavcrgnc (Nicolas-Joseph), volontaire. 

Fouquet (Charles- Antoine), ancien 
militaire. 

Saurct (Jean-Louis), fourbisseur. 
Dumont (Paul-André), polisseur. 
Pélissier (Jean-Baptiste), serrurier. 
Poiré (Nicolas), 16 ans. 
Arnould (Michel), cordonnier. 
Moreau (Jean), garçon de m.igasin. 
Vatry (Pierre), tablettier. 
Laloy (Noël), cordonnier. 
Désireux fClaudc- Louis), cordonnier. 
Scharff (Jacques -Théodore), 15 ans, 
menuisier. 

Bernabé 'Guillaumcj, menuisier. 

Louis I Jacques-Pierre), compagnon vi- 
trier. 

Gautier (Pierre), faiseur de bas. 

Russerun fJean-Marie), faiseur de bas. 

Mariotte (Jacques), cordonnier. 

Ledoux (Jean-Guillaumc-Sirc :, fon- 
deur. 
Boulland (Philippe), tourneur en for. 

Jamet (Jean -Louis-Rodolphe), fon- 
deur. 

Soutil (Pierre), chirurgien. 

Plialavcntour (Louis-André), 18 ans, 
fourbisseur. 



64 



LES VOLO>'T.\IRES NATIONAUX DE PARIS - 1791 



Bernard (Charles), 17 ans, tailleur. 

Luthier (Jean-Joseph), matelot. 

Hcrogué ( Louis- Laurent - François ), 
compagnon menuisier. 

Dubois (Pierre-François), fabricant de 
bas. 

Porteau f Jean -Pierre), 17 ans, cor- 
donnier. 

Margantin (Philippe-Michel), impri- 
meur pour tentures. 

Jolly (Claudcj, fondeur. 

Tabourcux (Siméoq-Denis), bouton- 
nier. 

Thomassct (Jean -Antoine), sergent- 
major de chasseurs '. 

Horiot (Nicolas), bijoutier. 

Cotteret (Jean), ancien soldat au ré- 
giment de Vivarais. 

Alexandre (Jean-Baptiste), compagnon 
orfèvre. 

Magdelaine (Nicolas), perruquier. 

Marguet (Louis-Nicolas), marchand 
d'habits brocanteur. 

ïhevenin (Louis), compagnon sellier. 

Serre (Joseph), marchand. 

Hoileau (Louis), ferblantier. 

Charles (Jean-Baptiste), ferblantier. 

Dujour (Joseph) *. 

DoUat Jean-Claude), dit Cadichon. 

Mocquot (Charles-Germain). 

Auvrois (Nicolas), rubanicr. 

Carnicr (Armand). 

Signie (Louis). 

Brunot (Pierre), volontaire*. 

Largy (Jean-Baptiste). 

Brénot (Jacques). 

"Élicnnc (Simon). 

Lulie Joseph), batteur d'or. 

Bichot (Sébastien). 



Chauvot (Pierre-Laurent). 
Cochu (Denis-Nicolas). 
Gillet (Pierre-Guillaume), 
lîosié (Picrre-Jose[)h). 
Mouton (François-Lucien). 
Brivois (Friinçois). 
Leclerc (Joseph). 
Trouvain (Jean-Charles). 
Brulfer (Pierre). 
Alexandre (Nicolas-Charles) 
Baumon (Pierre-Fleury). 
Mognier (Pierre-Martin). 
Neveu (Joseph-Marie), doreur. 
Menin (Antoine-Benoît). 
Hondony (Benoît). 
Boileau (Joseph-Claude). 

Caillet (Jean-Baptiste), ancien caporal 
d'infanterie. 

Fribourg (Antoine), compagnon or- 
fèvre. 

Le Tcllier (Jean -François), garçon 
marchand de vin. 

Auvigne (Jacques), i5 ans, tablettier. 

Jamet (Joseph), bonnetier. 

Bazin (Paul-Louis), perruquier, 

Lesieur (Gabriel-Sébastien), rubanicr. 

Delande (Claude-Antoine;, serrurier. 

Noël ( Jean-Pierre-Malhieu ) , travail- 
lant aux ateliers de charité. 
Renard (Nicolas), évcntailliste. 

Adam (Barthe), travaillant aux ateliers 

de charité, 
(iuillot (Jean -Louis), j)olisseur en 

acier. 

Le Bon Haut (Jean-(;al)riol ), garçon 
perruquier. 

Lena (Charles). 

Oudoir (François). 



1. « Déini.ssion. » 

2. A partir de ci} nom, le rogi.strc uo nicnlionnc les professions (ju a de très 
rares cxc,o[)tioiis. 

3. « Démission. » 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



65 



Coursier (Mathieu-Julien). 

Richard. 

Menin (Jean-Charles). 

Gremur (Jean-Nicolas). 

Fournier (Nicolas). 

Tolic (Martin), 

Petitpin (Anselme). 

Langlois (Jean-Ferdinand). 

Coulon (Victor). 

Chardonnet (Jacques). 

Mahé (Julien). 

Douard fJcan-Bai)listc-Michcl). 

Morchoudc ((lUillaume-François). 

Gremon 'Jean-Baptiste). 

Duchcsne (Gilbert), dit Fontaine. 

Duniosc (Jcan-Antoinc). 

Marcois (Jean-Louis). 

Ferré (Henry). 

Heber (Claude). 

Chopin (Joseph), 10 ans. 
Noirot (Pierre). 

Coutomône (Etienne). 

Flamand (Louis-fluillaume). 

Carton (Antoine;, ancien militaire. 

Dudoit (Jcîin-Henry), ancien militaire. 

Jernie (Christophe), ancien milicien. 

Guignon (Antoine), 15 ans. 

Gcllopé (Jean-Iîaptistc), ancien dragon. 

Vinchenu (Louis-Anne), doreur. 

Millet (Noël), tablettier. 

Desroches (Jean-Louis), teinturier. 

Patouillé (Rcmy), fabricant de pou- 
pées. 

Amant (Georges), cordonnier. 

Thiboust fCharles-Antoinc), serrurier 
en voitures. 

Casas (Jean-Baptiste), fourbisseur. 

Husson (Pierre-Antoine), bijoutier. 

Rapicnne (Julien). 

Giradin (André). 

Roussel (Nicolas), tablettier. 

TOMK L 



Bourgouin (Alexandre-Marie), menui- 
sier. 

Robert (Louis), tablettier. 

Defrancc (Louis- Auguste -François), 
cordonnier. 

Vigord (Pierre-Charles), franger. 

Bidault 'Pierro-Marius). 

Trochu (Pierre). 

Devougc (Jean-Félix-Théophile). 

Le Loy (Jean-Étienne), compagnon 
fondeur. 

Gammesin (Jean-Louis), compagnon 
vannier. 

Daumé (Antoine), commerçant. 

Duthorlot (Jean-Pierre), garçon fla- 

connier. 
Vernet )Jean , laboureur. 
Mcmet (Jean-Bîipliste;, meunier. 

Thamas (Antoine), 10 ans, aide-per- 
ruquier. 

Deschamps (Pierre;, compagnon ser- 
rurier. 

Michault (Jean-Baptiste), gagne-de- 
nier. 
Dupré (Etienne), cordonnier. 
Gérard (Jean-François). 

Journc (Jean-Baptiste), marchand mer- 
cier, 

Vincent (Louis-François), compagnon 
argcntcur, 

Binaud (Louis), peintre. 

Binaud (René), laitier. 

Dcrubt 'Nicolas). 

Lautrière (Cyre), compagnon serru- 
rier, 

Guyon (Jean), tablettier. 

Lubineau (Alexandre-François), com- 
pagnon serrurier. 

Lemire (Jean-Alexandre-Henry), com- 
pagnon tablettier. 

L'Admirai (Pierre), ferblantier. 

lA'stre (Jean-Baptiste), avocat. 

Péant (Gabriel), épinglier. 



66 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 



Roussel (Claude-Joseph), compagnon 

bijoutier. 
Poudavignc (Louis-Jean), compagnon 

bijoutier. 
Laretièrc (Louis-Michel), graveur ci- 
seleur. 
Mcriel 'Louis-Charles), imprimeur. 
Trouverie (Jean-Baptiste), coli)ortcur. 
Cuimbcrt (Charles), perruquier. 
Enard Nicolas-Florent), bourgeois. 
Ne7.elle ? Jean-Marie), marchand ([uin- 

caillier. 
Plumet 'Jean-Marie), horloger. 
Rivierre 'Philippe), chapelier. 
Marcier (Michel), cuisinier. 
Mossct (Pierre-Louis), mécanicien. 
Vinchenu (Jean-François). 
Vindair (Joseph), menuisier en car- 
rosses. 
Vivant (Pierre-Gilles), garçon pâtis- 
sier. 
Fondeur f Jean-Antoine). 
Pichou (Guillaume), ouvrier en bas. 
Langlois 'Jean-Joseph), ouvrier en bas. 
Ignard (Jacques-Victor), perruquier. 
Flcury 'Jacques- Alphonse), vannier. 
Malcsieux 'Nicolas),' garçon tapissier. 
Hozec 'Charles), 44 ans, musicien. 
Colot Paul-André), polisseur d'acier. 
Thomas (Jacques), horloger. 
Uochette 'Louis), sellier. 
Caron (François-Antoine). 
Morcau 'Claude), compagnon lablet- 

lier. 
lirancliu 'Jean-René-Marie), volon- 
taire. 
(iiiillcniain 'Jean , cordonnier. 
Benoit Ednic-Nicolas , ciseleur en 

boucles, 
Marguerie François-Prudentl, bijou- 
tier. 



Maître (Jean-Francois-Pierre), bijou- 
tier. 
Rivierre, chapelier. 
Benoît (Maximin). 
Dufour (Xavier). 
Capelain (Joseph), cordonnier. 
Sancerct (Dominique), cordonnier. 
Comaille (Jean), armurier. 
Joandarmc (Jean), charpentier. 
Linard (Louis), fruitier. 
Deromc (Louis), corroyeur. 
Courtois (Georges), ancien sergent 

instructeur. 
Bourgeois (Jean-Isidore), ancien sol- 
dat au bataillon d'Afrique. 
Buchard (Antoine-Joseph), perruquier. 
Mouret (Antoine), fort de la halle. 
Lemonnier (Henri-Jacques), fondeur. 
Ouliaux 'Louis-Claude), fripier. 

Bourguin (Claude), ex-garde fran- 
çaise. 

Lelerle (Jean-René). 

(;ayct (Jean-Baptiste), perruqier. 
I Demontrcux (François). 

Le Maie 'Jean-Baptiste), bijoutier. 

Colmare (Jean-Gabriel), doreur sur 
métaux. 

Laisné (Jean-Louis), joailler. 

Frutel 'Fulgenl), cuisinier. 

Montpont (François-Hippolyle). 

Jacob (Augustin), peintre éventail- 
liste. 

Isaac, menuisier, 

Pillot (Joseph), menuisier. 

Laire'. 

Bréujont fds (Antoine). 

irUaleine (Hubert). 

Bazin Pierre-Edme). 

C-oquelin 'Louis-Pierre). 
Caudièse (Louis). 



1. Itiivc- HKiiH indication de niolir. 



LISTE DES PRE\1[ERS VOLONTAIRES DE PARIS 



67 



Midroy (Alexandre). 
Motel (Louis-Etienne). 
Piot.ll J.ac.qucs). 
Heheran (Pierre-Guillaume). 
Léné (Jacques-Marie). 
Nottin (Pierre-Louis). 
Varct (René-Nicolas). 

Inscrits au bureau de M. de Gurny 

Ghorin (Firmin), volontaire. 

Feilleux (Marie-Nicolas), doreur. 

Lcmousseux (Isaac-Jean), perruquier. 

Jacquin (Jean-Marie-Nicolas), volon- 
lairCi 

Salomon (Nathan), caporal de grena- 
diers. 

Lesucur 'Guislain-Joseph), volontaire. 

Hcnard (Nicolas-Florent), volontaire. 

Gulrand (Jean-Louis), volontaire. 

Charles (Pierre), volontaire. 



Ladrieuv (Jean-François). 

Dufrenoy (Louis), volontaire'. 

Marchais (Louis-Charles), volontaire'. 

Delombre ( Louis- Antoine ), volon- 
taire. 

Dufrinet (Alexis-Jean-Baptiste), ancien 
capitaine de la garde nationale. 



Feuchère (Louis-François), volontaire. 

David (Joseph), volontaire. 

Feuchère (Louis-Mathurin), volontaire. 

Neveux fJoseph-Marie), volontaire. 

Tilloy (Antoine), volontaire. 

Prunier (Lazare), volontaire. 

Opportune (Jacques), ancien canon- 
nicr au corps de l'artillerie. 

Aubry (Pierre), ancien militaire. 

Robardey ( Antoine ) , ancien mili- 
taire. 



M. Durand*, officier municipal, oiïre de fournir un homme à l'armée et de 
l'cntrclenir pendant toute la guerre à ses frais et dépens 



8" BATAILLON, — LeS EnFANTS-RoUGES. 



Commandant du bataillon : N. ,. *. 

i 

Ce registre, paraphé par Quin, membre de la municipalité, est 
sous forme de tableau en 12 colonnes. 



2i juin : 

Graticn Pierre-Guillaume), capitaine 
de grenadiers. 



Touzé (Simon-Nicolas), tailleur. 
Félin ' Jean-Nicolas), bourgeois. 
Grevin (Jacques), ruban ier. 



1. Rayé sans motif. 

2. Jeaii-Baptiste-Léonard, ancien consul de France en Afrique, électeur, ofticier 
uiuuicipal, membre de la Société des Amis de la Constitution, président de la 
section des Graviliiers en 1790. 

3. Le nom du commandant ne fiffure pas sur le registre, et nous ne donnons 
pas le nom du chef inscrit aux Almanachs de 1790, ne pouvant vérifier s'il était 
alors en fonctions. 



68 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PAUIS — 1791 



Gayblcr (Jean), lieutenant, maître 
d'armes. 

Chencaux (Jean), bourgeois. 

Michel (Picrre-Mathurin), plombier. 

Robert (Nicolas-François), chaudron- 
nier. 

Cauvin (Jean-Joseph), limonadier. 

Janny (Nicolas-Laurent), sellier. 

Amblard (Louis-Michel), menuisier. 

Licbert (Pierre), charretier. 

Le Gayeur (Gilles), couvreur. 

Fillon (Pierre-Nicolas), carrossier. 

Dupery (Louis-Joseph), cordonnier. 

Flcury (Antoine), cordonnier. 

Denizot, sous-lieutenant au bataillon. 
23 juin : 

Jarle (Charles-Platine), bourgeois. 

Delacroix (Adrien-Joseph), bourgeois. 

Viriolt (Louis), menuisier. 

Asselot (Antoine), sellier. 

Gautier (François), menuisier. 

Duclois (Pierre), charron. 

Sellier (Jean-Baptiste), menuisier. 

Girard (Charles), menuisier. 

Tous appartenant au bataillon. 



Gateneau (André), boulanger. 

Fréville (Victor), bourgeois. 

Fonghasse (François), perruquier. 

Mariolte (Joseph), i)eintre. 

Ducroz (Marie-François), bourgeois, 

Gallard (Jean-Guillier), bourgeois. 

Démarque (Hubert-Thomas), rôtisseur. 

Alexandre (Louis), argcntcur. 

Surlin (Gilles-Pierre), menuisier. 

lioycnval (Antoine-Benjamin) , chau- 
dronnier. 

Coqteaulx (César-Auguste), bourgeois. 

Du Bosquet (Louis), bourgeois. 

Marquin (Laurent), perruquier. 

Cresson (Samson), cliirurgien. 

Couturier (Louis-Nicolas), horloger. 

Gougon (Louis-François), bourgeois. 

Laporte (Louis-Henri), tailleur. 

Fleury (Joseph), sellier. 

Clieron (Jean-François-Michel), per- 
ruquier. 

Tripier (Jean-Baptiste), ferblantier. 

Jacary (Claude), fondeur. 

Gratc (Jean-Pierre), brossier. 



Inscrils au bureau du commissaire général : 



Aubertin (Didier), tailleur. 

Gillard (Pierre), maître en chirurgie, 

chirurgien-major au bataillon. 
Gambard, grenadier'. 

Daigremont (Gnillanme-François), an- 
cien dragon. 



Gelin, volontaire*. 

Paris (François-Louis), bourgeois. 

Touzé. 

Loyscl (Claude). 



1. En^'aji^euicnt dii 8 juillet. 
2* Engagement dn 11 juillet. 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



69 



9' BATAILLON. — SaIXT-LaURENT. 

Commandant du bataillon : Guyon de Frémont. 



Etienne Moulle, notable, paraphe le registre, ouvert le 29 juin et 
ayant pour titre : 

« Noms, surnoms, dges, lieux de naissance, qualités, demeures, 
années de service, armements, dates de ^enrôlement et signatures de 
MM. les citoyens qui ont fait leurs soumissions pour partir sur les 
frontièi^es au premier ordre, conformément au décret de l'Assemblée 
nationale du ... » 



29 juin : 
Labrachc (Jean-Baptiste), cordonnier. 
Rohlin (Claudc-Étiennc), menuisier. 
Chabroclie (Pierre), gagne-denier. 
Velly Xicolas-Adricn), grainetier. 
Thicbault (Denis-Lonis;, journalier. 
L'Hôpital (Jean-François), compagnon- 
peintre, 
(iardy (Joseph), journalier. 
Moger (Jean-Baptiste), menuisier. 
Thuillier (Louis), menuisier. 
Landart (Zacharie-Antoine), gazicr. 
fioufTé (Antoine-Honoré), menuisier. 

Penelle (Jcan-Nicolas-Baptistc), ser- 
rurier. 

Bertrand (Pierre-Antoine), gazier. 

Toffiés (Pierre,, gazicr. 

Boncot fÉtionne), peintre en porce- 
laines. 

Colliant (Pierre), cartonnier. 

Hamelin ( Thomas -Louis ) , ouvrier 
en bas. 

Leblond Jean-Louis- Antoine), ouvrier 
en bas. 

Boutard-(Éloi), boutonnier. 

Ouvry (Jean), boutonnier. 

Bricon (Pierre-François), menuisier. 

Hérolt (Pierre), compagnon joaillier. 

Charmandré (Barthélémy), menuisier. 



Lamerct (Jean), 16 ans, imprimeur, j 

>Ieunicr (Pierre-Jean), jardinier. 

Loron (Céleste-Auguste), g.izicr. 

Énequet (Jean-Baptiste), doreur. 

Mesier (André), 16 ans, cordonnier. 

Le Preux (Jean-François), amidonnier. 

Faugère (Louis), gagne-denier. 

(jilbert (Nicolas-Charles), sculpteur. 

Dequer (Pierre), serrurier. 

Bronvcl (Edme), sculpteur. 

Andrieux Urbin), 16 ans, gazier. 

Rivard (Jean-Baptiste), bijoutier. 

Remy (François), journalier. 

Barthélémy (Sébastien), journalier. 

Haumont «Nicolas), journalier. 

Benoist (.>Iaximin), scieur de long. 

Carré (Denis-Antoine) , cloutier en 
cuivre. 

Bodemond (Georges),' garçon mar- 
chand de vins. 

Cagniard (Jacques - François) , jour- 
nalier. 

Langolfe (Pierre), journalier. 

Clauset (Jean), compagnon maçon. 

Lambert ( François ) , compagnon 

maçon . 
Godart (Philippe), apprenti sculpteur. 

Mister (Jean- Antoine), compagnon 
maçon. 



70 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 



Miller (Nicolas), compagnon maçon. 
Lucas (Antoine), porcelainicr. 
Goufé (Louis-Marie), fondeur. 
Deliscourt (Etienne), gazicr. 

30 juin : 
Salomon (Charles), tablettier. 
Troussctte (Jean-Pierre), boutonnier. 
Gérard (Jean), remouleur. 
Porson (Jean), remouleur. 

Lécuyer (François), compagnon fon- 
deur. 
Startk (Christian), tailleur d'habits. 

Lamelle (Jean-Baptiste-Antoine), fer- 
blantier. 

Sedainc (Jean-Baptiste), menuisier. 
Bion (Jean -François), scieur [ de 
pierres. 

Morissart (Jacques-Nicolas), tisserand 
en coton. 

Dautremont (Nicolas), journali(îr. 

Paillot (François), journalier. 

Boulietle (Augustin), journalier. 

Mufat (Nicolas), journalier. 

Josset (Louis-Hubert), bourrelier. 



Carrolay (Georges - Nicolas) , impri- 
meur en papiers peints. 

Bcaugé (Jean-Baptiste), journalier. 
Bondy (Balthazar), tailleur d'habits. 
Baurin (Nicolas), carrier. 
Leseur (Philippe), cordicr. 
Guiot-(Arnoud), scieur de long. 
Hemer (Pierre), journalier. 

l^f juillet : 
Russe (Grégoire), cordonnier, 

Driant (Jean-François), tailleur d'ha- 
bits. 

Bertran (Mathieu-Louis), émailleur. 

Coppieré (Jean-François), journalier. 

Bouclière (François), peintre. 

Robert (Pierre-Joseph), journalier. 

Gatierre (Jean-Charles), journalier. 

Delandre (Jean-Baptistc-Guillaume) , 
metteur en œuvre. 

2 juillet : 
Driant (Jean-Nicolas), journalier. 
Vaillant (Jacques-Nicolas), cliapelier, 
Durpy (Jean-Baptiste), limonadier. 



Enrôlements reçus au commissariat général 

Beaujoint (Jean), ancien militaire. 
Gautier (Pierre), chasseur au bataillon '. 
Paris (Georges), lapidaire*. 



1. Engagement du 15 juillet, 

2. Engagement du 19 juillet. 



LISTE DES PUEMIEUS VOLONTAIUES DE PARIS 



71 



iO" BATAILLON. — LeS PÈRES NaZARETD. 



Commandant du bataillon : Goquelin. 

Registre paraphé par Quatremère, membre de la municipalité. 

« Citoyens qui se sont fait enregistrer pour partir pour les fron- 
tières » ; 



26 juin : 
Thiboul (Victor), épicier. 
Coltc (lioberl), praticien. 
Guyot (Jean-Pierre), volontaire. 
Fournier (Marie-Joseph), doreur. 

27 juin : 

iJruno (Jean-Jacques), graveur. 

Vasseur (Noël-Nicolas), maître four- 
nier. 

Jaquinet (Jacques-François), domcs- 
ti(pie. 

Louiset (Pierre-François), ciseleur. 

Jac({uinct (Julien), clerc de notaire. 

Noël (Louis-Victor), confiseur. 

Hennequin (Jean-Victor). 

28 juin : 

Noël (Nicolas-François), 50 ans, lieu- 
tenant au bataillon. 

Mézières (Antoine-René), volontaire. 

Crétaine (Louis), imprimeur en in- 
diennes. 

Faucheur (Denis-Michel) , jardinier- 
fleuriste. 



Richard (Joan-Baptistc-Étienne), ser- 
rurier en ressorts. 

29 juin : 

Berson ((Ùiy-Adjator), marchand de 
vins, charcutier. 

Saunier (("liarles-Nicolas), peintre en 
miniature. 

Terray (Denis-Jean), ex-sous-lieute- 
nant au bataillon. 

.'10 juin : 
Toffier (Pierre-Jacques), menuisier. 
Talbot (Henry., ciiarpentier. 
Davenne (Jacques), bijoutier. 
Barré (Philippe-Etienne), chapelier. 
Moynet (Louis), boulanger. 

l*"* juillet : 
Gardon (Louis-Guillaume), fondeur. 
Gomain, capitaine des chtisseurs du 

bataillon. 
Davenne (Charles-Louis), gazier. 
Bauchet (Etienne), garçon pâtissier. 
Marlineau (Jean-Joseph), garçon i)er- 

ruquier. 
Tassier (Charles), gagnc-denier. 



« Un grand nombre de citoyens sont inscrits au comité de la sec- 
tion, qui s'est chargé de vérifier leur domicile *. 

Goquelin, commandant du bataillon. » 

1. « Avant que la municipalité eut envoyé des registres aux commandants des 
bataillons, le comité de la section avait pris les noms de ceux qui se présentaient 
pour ce service. Le corps municipal ayant arrêté que les rejfistres lui seraient 
remis le 3 juillet, le comité ma renvoyé les notes qu'il avait prises, et j'ai été 
obligé d'enregistrer les citoyens tels qu'ils étaient inscrits sur les registres du 
comité... » (CoQLELix, commandant du 10« bataillon, 3« division, à M. de Curny, 
3 juillet 1791, lettre annexée au registre.) 

/ 



72 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

Inscriptions faites chez M. de Curny : 

Ricard (Louis), cuisinier'. 

Haubertin (Didier), 45 ans, tailleur '. 

Belfort (Antoine-Jean-Louis), compagnon sellier*. 

Louiset (Jean-François) *. 

« Citoyens qui désirent concourir far des secours pécuniaires à la 
défense de la patrie »: 

M. Nizard, officier municipal, a fait sa soumission pour la somme de 
100 livres. 
M. Harger, commissaire de section, pour la somme de 50 livres. 



QUATRIÈME DIVISION. 

1" BATAILLON. — SaINT-JaCQUES-l'HÔPITAL. 

Commandant du bataillon : Gallet le jeune. 

Le Sourd, membre de la municipalité, a paraphé le registre. 

« Je soussigné [prénoms, nom, âge, taille, profession, domicile) m'en- 
gage de servir conformément à la délibération du conseil général de la com- 
mune du 24 juin 1791 et à Tinstruclion de M. le Commandant général mise 
à l'ordre du 25 juin courant. >> 



27 juin : 

Bertrand (Jean-Baptiste), postillon. 

Pasquicr (Jean-Pierre), compagnon do- 
reur. 

Petel (François- Crcscent) , commis 
marchand. 

Perignon (Auguste-Daniel), bijoutier. 

Dubenca (Arnaud), coutelier'. 

Chaumet (Pierre-Jean), garçon limo- 
nadier. 

Valleton (Pierre), sculpteur. 



Taupin ( Pierre ) , régisseur d'une 

terre. 
Toutain (François-Denis), architecte. 
Vallol (Jean), boulanger. 
Jognes (Denis), bonnetier. 

Nado (Jean-Charlemagne), garçon pâ- 
tissier. 

Legrand (Laurent-Pierre), garçon li- 
monadier. 

Dencuchâtel (Pierre), clerc de procu- 



1. EnrcMement du îj juillet. 

2. Enrôlement du 7 juillet. 

3. « Le .sieur IJelfort dans l'espérance de partir a fait toute la dépense depuis 
le 1" cnre/fistremcnt. » 

4. Enrôlement du l'i juillet. 

5. « Ledit sieur a demandé son congé. » D'après une note annexée au registre, 
a dû se faire réinscrire. 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



73 



Durât (Jcan-Baptistc), élève en phar- 
macie. 

Fouquct (Jacques-Marie), plumassier. 

Jouvcaux (Josepli-Robert), cordonnier 

pour femmes. 
Durupt (Sébaslien-Cyrillc;, cordonnier 

pour hommes. 

Largillièro (Antoine-Jacques), cor- 
donnier pour femmes*. 
Le Roy, 16 ans. 
Corby (Pierre-Louis), tapissier. 
Masqucray ( Joan-Georges-Stanislas) . 
Ravin (Pierre-Thomas), porte-sac. 

Rolin (Gabriel), cordonnier pour 
hommes. 

Renault (Nicolas), perruquier. 
Gravelin (Jean-Joseph), décorateur de 

salle et fleuriste. 
Van Brcmpt (Jérôme), garçon bottier. 

Auniettc (Jean) , cordonnier pour 
hommes. 

Abbal (Etienne), cordonnier pour 
hommes. 

Legrain (Antoine-Joseph), cordonnier 
pour hommes. 

Cartereau (Louis-Marie), écolier de 

réthoriquc. 
Finet (Jean-Baptiste). 
Bled (Jean-Marie), garçon serrurier. 
Mctrié (Charles-Claude), fondeur. 
Barthélémy (Julien) *. 
Hétru (Charles). 

Médard (Louis-François), orfèvre. 
Guillet (Jean-Gabriel), tailleur. 
Colin (Mcinrad), maître d'armes. 

Piquenard (Pierre -Philippe) , bour- 
geois. 

Cottercau (Mathieu), brossier. 

Bonniaux- (Louis- Thomas), 50 ans, 
cordonnier pour hommes. 



Pérignon (Jacques-Pierre), orfèvre. 

Chevalier (Louis-Auguste), travaillant 
à la halle. 

Hermon (Pierrc-Emé), garçon jardi- 
nier. 

Robinet (Charles), tailleur. 

Ledoux (Jean-Baptiste), marchand de 
mousseline. 

Patault (Gabriel), courtier cantinier. 

Stolle (David), cordier. 

Boilleau (Jeaii-Jacques), émaillcur. 

Grayot (Joseph-Carie), boutonnier pour 
la troupe. 

Juteau (André-Henry), serrurier. 

Guyon (Pierre) , cordonnier pour 
femmes. 

Pousscur (Jean - Denis) , cordonnier 
pour femmes. 

Janssens (Jean-Piorre-Gabriel), musi- 
cien. 

Leroux (Jacques), serrurier. 

Prin (Antoine), sans état. 

Verneuil (Louis-Ignace), journalier. 

Allin (Claude-François), garçon bou- 
cher. 

Favrc (Jacques), commissionnaire. 

Legros (Claude -François), garçon 

boucher. 
Balleu (Jean-Louis), mercier. 

Brurgale (Jean-Jacques), 16 ans, me- 
nuisier. 
Farny (Pierre), plumassier. 
Coipel (Jean-Adrien), garçon boucher. 

Noiroux (François-Nicolas), marchand 
de coton. 

Messager (Charles-Jean), marchand de 
coton. 

Geffroy (Charles), tapissier. 

Dion (Etienne-Remy), garçon mar- 
chand de vins. 



1. « Ledit sieur a demandé son congé. » 

2. « Ledit Barthélémy a demandé son congé dans la journée. » 



74 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS ~ 171)1 



Dévaliez (Jean), garçon d'auberge. 

Ecosse (Respis), employé aux travaux 
publics. 

Laury (Claude-Samuel), IG ans, per- 
ruquier. 

Debirc (Antoine-Michel), 15 ans 1/2, 
travaillant à la halle '. 

Laurent (Jacques), négociant-. 

Colibert (Jean), plumassier. 

Duchesne (Michel-Nicolas), tapissier. 

Paulin (Charles), menuisier. 

Morin (Jean), tourneur. 

Legné (Jean-Baptiste), marbrier. 

Tinchand (Henri), 16 ans, travaillant 
aux travaux publics. 

Le Terte (Louis-François), perru- 
quier. 

Lambert (Laurent), peintre en bâti- 
ments. 

Cartaud (Pierre), cordonnier pour 
hommes. 

Chall (Georges), cordonnier pour 
femmes. 

28 juin : 
Mallenl (Joseph), bonnetier. 

Hanquet (Jacques-Eustache), compa- 
gnon bonnetier. 

Colin (Hubert), compagnon bonnetier. 

Fournier (Claude), compagnon bon- 
netier. 

Hugot (Jean-Raptiste), menuisier. 

Bardoux (Jean-I)ésiré), 15 ans, an- 
cien élève du dépôt des gardes 
françaises*. 

Beaufort (François-Joseph), fruitier. 

Lcmoinc (Jules-Baptiste), perruquier. 

Emé (Joseph-Victor), culottier. 

Marin (Pierre-François), boulanger. 

Dcsscsqucl (Gilles-Mathurin), metteur 
en œuvre. 



Blomortier (Picrre-lsidoro), ébéniste. 
Langlois (Pierre), cordonnier. 
Cliautrel (Antoine), chocolatier. 
Oder (Hubert), sans état. 

Follet (Jean -Marcel), garçon mar- 
chand de vins. 

Mainadier (Jean -Raymond), garçon 
tailleur. 

(iauticr (François-Henry), cordonnier. 

Lespcs (Charles), 16 ans, cordonnier. 

Trouillon (Auguste), commis. 

Haciie (François-Jcan-Raptiste), com- 
mis chez un banquier. 

Moreau (Marie-Martin), chasseur au 
bataillon. 

Moreau (Jean-François-Claude), gra- 
veur. 

Rerthault (Pierre-Nicolas), potier d'é- 
tain. 

Devaucliaux (Louis-François), bros- 
sier. 

Bonvin-Dufour (Joseph), 16 ans 1/2. 
Riiïel (Pierre-Germain), boucher. 
Meroux (Pierre), perruquier. 
Vincent (Victor), tapissier. 

29 juin : 
Fourquin (François), postillon. 
Gramet (François), tabletier. 
Mathieu (Antoine). 
Bcrson (Louis-Georges), tapissier. 
Charlet (Etienne), chirurgien. 
Chatagnat (Ignace). 
Fournier (Jean-Baptiste), 
(iilles (Jean-Michel), tapissier. 
PilTault (Jean -Louis-François), épi- 
cier. 
Labarbe (Bernard), cordonnier. 
Musset (François), galonnier. 
Vaudour (Louis-Aimable), pâtissier. 



1. « Ledit siciir Antoine-Michel Debire a demandé son congé le 28 juin 1791. » 

2. Ne peut partir, » 

3. « Ledit Jean>-I)é.siré Bardoux a demandé son congé le raômc jour. » 



I.ISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



Chatagnat (Jean -François), metteur 
en œuvre. 

Virigny (Mathieu), occupé aux travaux 
publics. 

Rouyer (Jean-Baptistc-François), mar- 
chand mercier, 

Vautier (Jean - Jacques), marchand 
courant les rues. 

Lecharrc (Louis), cordonnier j)Our 
hommes. 

Labrice (Joachim), cordonnier pour 
hommes. 

Vivier (Pierre-Nicolas), sculpteur en 
cuivre. 

Vignon (Claude), cordonnier. 

Meunier (Louis), éperonnicr. 

Dernier (Jean-Charles), sculpteur. 

Gaurcnt (Pierre). 

Pora (Jean-Baptiste), tailleur. 

Bierry (Jean-François-Josei)h), mar- 
chand de vins. 

Hudc (Michel), 12 ans 1/2 «. 

Gilles (Louis), tailleur. 

Cousin (Claude-François-Dieudonné), 
tapissier. 

30 juin : 
Lcclerc (Isidore), perruquier. 
Barret (Jean-Marie), serrurier. 
Nolle (Jean-François), cordonnier. 
Chappotteau (Joseph), pâtissier. 
Lionnct (Jean-Antoine), cuisinier. 
Franc (Antoine), perruquier. 
Dupré (Jean-Baptiste). 
Bertrand (Bernard), postillon. 
Le Haranger (Bazilc), perruquier. 
Deronssoy ( Charles - Nicolas ) , bou- 
tonnicr*. 

Baron (Jean-Claude), cuisinier. 
Coste (Antoine), porteur d'eau. 
Landais (Pierre), garçon maçon. 

i. « S'engage comme tambour. » 

2. « Le dit sieur a demandé son congé. 



Durameau (Jacques-Philippe) , commis. 

Clioudey (Michel -François), menui- 
sier. 

Duprcuil (Alexandre-Joseph), courrier 
de banque. 

Monica ( Alexandre -Louis ) , garçon 

apothicaire. 
Barré (Pierre), tabletier. 
Bourdon (Guillaume), postillon. 
Mottclé (Louis), postillon. 
Jeanncras (Célestin), 10 ans. 
Patin (Philippe), cordonnier. 
Dcmont (Adrien), cordonnier. 
Henncbcrt (François), cordonnier. 
Favrcau (Antoine), boutonnier. 
Lion (Charles-François), perruquier. 
Margaux (Jacques), perruquier. 

1<='' juillet : 
Dudouit (Jean-Pierre), domestique. 
Giroult (François -Bernard), commis 

marchand. 
Falagne (Clément), tapissier. 

Bazelot (Jean-Baptiste), employé aux 
travaux publics. 

Thoumin (Pierre-Noël), pâtissier. 

Grappin (Augustin-Georges), bour- 
relier. 

Le Roux (Jean-Robert-François), fer- 
blantier. 

Asselin (Jean-Baptiste), occupé aux 
travaux publics*. 

Louis (Pierre), cocher. 
Humbcrt (Jean-Baptiste), domestique. 
Barrel (Louis-Marie), serrurier. 
Roynct (Jean-Baptiste), boulanger. 
Rover (Jean-Henry), 45 ans, bouton- 
nier. 
Renault (Jean-Pierre), bijoutier. 
Tessier (Jacques), garçon d'écurie. 



76 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 



Lelièvre (Jean-Baptiste), sculpteur. 
Duluc de Lagardèrc (Henri-François), 

42 ans, cordonnier. 
Philippe (Jacques), boulanger, 
Tuilleau (Jacques), chandelier. 



Kiéncr (Joseph), perruquier. 

Vincent (François), ancien soldat au 
régiment de Flandre. 

Bonnetier (Jean-Baptiste), ancien mi- 
litaire. 



Inscrits au bureau de M. de Curny, commissaire général : 

Larue (Louis -Alexandre), charpentier. 

Le Marié (Charles-Nicolas), marchand tapissier. 



2» BATAILLON. — BONNE-NOUVELLE. 

Commandant du bataillon : Mauieu. 

Quatremère, membre de la municipalité, a paraphé le registre, sur 
lequel sont inscrits, par compagnies, « MM. les volontaires du ba- 
taillon pour le départ des frontières, juin 1791 ». 

Chaque compagnie fait l'objet d'un tableau à douze colonnes 
(noms, prénoms, âge, taille, profession, services militaires, services 
dans la garde nationale, fusils, sabres, gibernes, effets, observations), 
et les volontaires ont signé en bas du tableau de leurs compagnies 
respectives. 



Grenadiers. 

Armet (Jean-Nicolas), lieutenant de 
•grenadiers, négociant. 

Popon de Maucune (Antoine-Louis), 
bourgeois. 

Cardinal (Grégoire), bourgeois. 

Mathieu (Ambroise), bourgeois, 

^" compagnie, Maurin, capitaine. 
Lefcbvre (Louis-Jacques), menuisier. 
Laburnie (Jacques-Hubert), bourgeois. 
Piout (Edme), bourgeois, 
fiodefroy (Josoph-Jean), bourgeois. 
Bréanl (Charles), bourgeois, 
(•auchard (Jean), bourgeois. 
Leslerlin (François-Martin), gainior. 



Duvilar (Marie-Adrien), bourgeois. 
Gauchart (Louis-Pierre), bourgeois. 

i* compagnie : Caron, capitaine. 

Cardon (Bruno), bourgeois. 

Banse (Claude-François), peintre. 

Dorousois (Charles -Nicolas), bour- 
geois. 

Labé (Jean-Joseph), épicier. 

Chéron (Louis-Charles), bourgeois. 

Lefort (Pierre), bourgeois, 

Debrie (Louis-Magnus), boutonnier, 

Laisné (Aldebert), bourgeois. 

Bansc (Claude-Joseph), bourgeois. 

Tardy (Jean-Sylvestre), bijoutier. 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



Pullcu (AIoxis-François), passemen- 
tier. 

3« compagnie : Gnndevillc, capi- 
taine. 

Maire (Pierre), bourgeois. 

Traverse (Martial-François), charpen- 
tier. 

Camus (Louis-Nicolas), traiteur. 

Carrière dit Saint Germain (Louis-An- 
toine), maître d'armes. 

Mircourt (Charles-Edouard), impri- 
meur. 

Bontemps (Pierre), sellier. 

4» compagnie : Le Large, capitaine. 
Chuquicr (Pierrc-(Jabriel), bourrelier. 
Raguet (Louis-Athanase), bijoutier. 



Jamy (Charles-Philippe), joaillier. 
Bandequin (Michel), tapissier. 
Delormel (Louis), bourrelier. 
Lavigne (Pierre-Louis), limonadier. 
Le Blanc (Alexandre), tapissier. 
Berticr (Jean-Claude), tailleur. 

Chasseurs. 
Boudier (Denis), coifleur, 
Molliens (Pierre-Jean), tapissier. 
Ducreux (Louis-Antoine), tapissier. 
Garnier (Alexandre), épicier. 

Canonniers. 
Godin (François-Pierre), bourgeois. 
Tirmont (Jacques-Augustin), scrru- 



RÉCAIMTULATION. 

Bataillon de Bonne-Nouvelle. 



[Ta 
2" 

3= 



Compagnie de grenadiers. 
— de volontaires 



4 



11 


8 



de chasseurs . 
de canonniers 



44 volontaires. 



Certifié, ce 24 juillet 1891. 

Mauieu, coinnnandant du bataillon. 

Tous avaient les effets d'ordonnance et étaient armés d'un fusil, 
d'un sabre et d'une giberne. 

Noms des personnes qui ont souscrit ou consigné une somme pour 
habiller des volontaires pour aller aux frontières : 

Gillot, bourgeois, a donné pour habiller et équiper Lefebvrc 

et Lesterlin 200 livres. 

De Saint-Cristaux, chef de la 4" division, a donné pour deux 

volontaires 200 — 

' Delarue, payeur des rentes, pour trois volontaires 300 — 



A reporter. 



700 livres. 



78 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

Report 700 

Mahiou', commandant du bataillon, pour deux volontaires... 200 
riOUj)il, ci-dovant secrétaire du roi, pour deux volontaires. . . . 200 

Page, «igcnt de change, pour deux volontaires 250 

Texier, banquier, a donné 30 livres et une soumission de 24 
livres par mois pendant une campagne pour haute paye 

de huit volontaires à 3 liv. chaque : 288 ; soit 318 

Les quatre sergents -majors des compagnies de volontaires 
n'ayant pas encore remis leur compte, l'excédent de leur 
recette peut monter à environ 1,430 

3,098 



3® BATAILLON. — Saint-Leu, devenu La Jussienne, 
Commandant du bataillon : Jannin. 



Le registre a été commencé le 27 juin pour recevoir « l'inscription 
nominative des bons citoyens disposés à se dévouer à la défense des 
frontières, en exécution de l'article XIV de la loi du 15 juin 1791 ». 



Jannin (Pierre -Gabriel), électeur de 
1789 et du Comité permanent le 
13 juillet audit an, capitaine de 
grenadiers ; électeur de 1790, com- 
mandant actuel du bataillon de La 
Jussienne *. 

Duhamel (Jacques-André), maître me- 
nuisier. 

(irapin (Laurent\ négociant. 

Dousson (Antoine), maître tailleur. 

Filleul (Alexandre-Martin), bourgeois 
de Paris. 

Decliard (Jacques-Honoré), commis- 
marchand '. 

Diacre (Charles-Louis-Claudc), bour- 
{foois. 



Favrc (Pierre-Louis), l'aîné, bour- 
geois. 

Brunet (Jean-Charles), élève en phar- 
macie des liôpitaux militaires. 

Bail (Pierre-Jean\ perruquier. 

Dubrulle (Jean-François), cordonnier. 

Loyseau (Charles- Auguste), commis- 
marchand. 

Laurent (Philippe-Louis), bijoutier. 

Picdecoq (Jean-Baptiste), élève de 
l'académie de peinture*, 

Antoine (Toussaint-Nicolas), compa- 
gnon orfèvre. 

Brisscbarre (Louis), commis surnu- 
méraire. 



1. Jean-Martin, électeur en 1790 et 1791. 

2. «' En cas que ses atl'airos ne lui pcrniettcnl pas de partir, il fiuiriiira le solde 
d'un homme. » 

.3. « Le comiiiandaiit du bataillon observe que les parents du sieur Decharci 
s'opposent au départ de leur fds ; ainsi il ni; faut pas compter sur lui, quoique 
faisant bien sou service au bataillon. Ce i juillet 1791. » 

4. « Le cominanilaiit du bataillcui ol)scrve que les parenls du sieur Piodecocq 
H'o[)poscnt ;'» son d(;|).irl jjour raisons de famille. Ce 4 juillet 1791. » 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



79 



Gambicr (Antoine), garçon quincail- 
lier. 

Favre (Louis), ébéniste. 

(iatine (Nicolas-Louis), sergent-major 
et instructeur du bataillon, fabri- 
cant de gaze. 

Féart (François-Nicolas, architecte. 

Desclait (François -Julien), garçon 
imprimeur. 

Mouquin-Derosier (Charles-Gabriel) , 



ancien militaire, sergent-major des 
chasseurs. 

BaulUer (Benjamin), horloger. 

Filleul (Armand-Charles), bourgeois. 

Lecointrc (Pierre-Nicolas), architecte. 

Belin (Philippe-Josejjh-Louis), ancien 
sous-officier. 

Chatranc (François), volontaire au ba- 
taillon. 



« Arrêté l'enregistrement des volontaires, conformément au décret, 
au nombre de vingt-cinq hommes silrs. Ce 30 juin 1791 au soir. » 

Jannin, commandant de bataillon. 



4« BATAILLON. — SaINT-LaZARE. 

Le registre manque. 



0« BATAILLON. — SaINT-OpPORTUNE. 

Commandant du bataillon : Vanot. 

Le registre a été ouvert le 27 juin 1791 ; il commence ainsi : 

Les soussignés et ci-dessous désignés ayant connaissance de la loi du 15 de 
ce mois et de l'arrêté de la municipalité du 22 courant, se sont |)résenlés pour 
faire leur soumission pour le service des frontières, promettant partir au pre- 
mier besoin : 

Bardet (Ambroise), le premier inscrit, commis chez M. RouUet, 
président de la section des Innocents, est chargé de recevoir les 
inscriptions par le commandant du bataillon. 

Dans ce bataillon beaucoup d'inscrits ont 17, 18 et 19 ans. Un cer- 
tain nombre ont manifesté le désir de passer aux îles. 



Bardet (Ambroise;. 

Brenu (Pierre-Antoine), marchand de 
vins. 

Landjert (Louis), marchand fruitier. 

Alexis (Charles), garçon fruitier. 



Richet (.lean-François), épicier. 

Callerand (Cuillaume - Barthélémy) , 

fruitier oranger. 
Pochet (André-Victor), épicier. 
Notta (Pierre-Etienne), épicier. 



80 



LES VOLO.NTAiUES NATIONAUX DE PAHIS — 179J 



HerboUeaut (Jean-Jérôme), fruitier 

oranger. 
Baralier (Jean-François), peintre en 

bâtiments. 
Lambert (Alexandre), garçon fruitier. 
Tliérier (Pierre), garçon perruquier. 
Michel (Joseph), garçon paj)etier. 

Durfort (Jean-Baptistc-Nicolas), jour- 
nalier. 

Goupil (Nicolas), garçon marbrier. 

Bruyer (Louis-François), compagnon 
tîiblctier. 

L'Enfant (Alexandre)'. 

Clieron (André-Romain-Nicolas), 

Canier (Ciiarles), compagnon orfèvre. 

Huguet (Jean-Louis-Marie), fruitier 
oranger. 

Coquet (François), cordonnier. 
Roisin (Louis), garçon marchand de 
vins. 

Patri (Louis-Pierre). 
Cuperd (Gérard), 16 ans. 
Poutrin (Jean-Claude). 
Joignot (Louis-Michel). 
Fichaux (Jean). 
Hulin (Jean-Philippe). 
Gourdain (Louis-Joseph), vinaigrier. 
Bertot (Joseph), iC ans, fruitier. 
Poutrain (Jean-Louis). 
Rousseau (Jean-Lambert), 16 ans. 
Baudouin (Aimé-François), 16 ans. 
Mailliard (Pierre-Joseph), fruitier. 
Tirot (François), 15 ans. 
Galois (Ednie), ancien piqueur du ca- 
nal de Bourgogne. 
Monté (Marc-Antoine), 
Bortiie iLouis). 

Billion (Jean -Baptiste), compagnon 
menuisier. 



Pcrraud (Barthélémy). 

Chiquct (Noël-Constantin). 

Lamarre (Pierre), marchand fruitier. 

Choury (Charles). 

Guillaumot, vitrier. 

Jubert (Jean-Nicolas). 

Le Borgne (Louis). 

Gallicn. 

Barbier (Félix-Théodore). 

Menain (Julien). 

Ganct (Jacques)*. 

Chapelle (François) *. 

Boutin (Jacques). 

Cadet (Marie-Marc) '. 

Dru (Jacques), ancien canonnior-ma- 
telot *. 

Saint-Martin (François-Paul), 16 ans. 

Didier (Jean-Baptiste). 

Simon (Jean-Baptiste), ancien mili- 
taire *. 

Decourcelle (Jean-Samuel) '. 

Monnehay (Louis), 15 ans. 

Vial (François). 

Joubert (Pierre-Louis), garçon bou- 
tonnier '. 

Liard (Nicolas), garçon doreur. 

Toqué (Jose|)h-Mathurin), brocanteur. 

Bouché (René), 16 ans, gagne-deniers. 

Deschamps (Joseph-Eloi), garçon épi- 
cier. 

Fauxchcux (Pierre) *. 

•Matte (Jean), garçon libraire. 

Le Marie, garçon épicier. 

Goyon (Nicolas). 

Huct (Jean-Baptistc-François), 16 ans. 

Legris (Jean-Baptiste), brocanteur. 

Coustalin (Jacques), brocanteur. 

Bruyer (Jacques-Etienne). 



1. .' Nui. lU'cIdiiu- pur se. Il père mourant et sa mcrc. » 

2. « Senffapc sfiulcmcnt pour Hre boulanger. » 

3. Haye «au» indication de cause. 



LISTE DES PREMIERS VOLOiNTAIRES DE PARIS 



81 



Gorge (François), garçon perruquier. 
Gorge (François-Etienne), garçon per- 
ruquier. 
Gorge (Philippe-Pascal), garç>"n per- 
ruquier. 
Gorge (Jean-François), garçon per- 
ruquier (les quatre frères). 
Usquin (Jean), garçon perruquier. 
Navarre (Louis), garçon perruquier. 
Jobart (Jacques-Marie , garçon perru- 
quier. 
Maillict (Paul -André), garçon char- 
cutier*. 
Legros (Nicolas), garçon perruquier. 
Boyard (Pierre), compagnon doreur. 
Landrin (Louis-Gabriel). 
Roger (Louis). 

Bailly (Louis-Joseph), commission- 
naire. 
Michel (François). 
Ouvreleur (Jacques), marchand de 

chevaux. 
Cartot (Etienne) *. 
Logerot (Antoine). 

Perrot (Jean-Baptiste). 

Thiard (René). 

Tliiard (Antoine). 

Chrétien (Jean) '. 

Saint-Genest (Gustave), garçon perru- 
quier. 

Sauvé (Grégoire), garçon perruquier. 

Galabert (Claude), garçon tourneur. 

Le Roy ((iuillaume-Favé), 14 ans, 
garçon l'ruitier '. 

Le Grand (Jean-Baptiste-Michel). 

Sirras (Pierre-Charles) *. 

Bertrand (Jean-Elienne-Augustin). 

Franchomme (Laurent-Victor). 

Biquet (André), 15 ans. 

Lcsourd (Etienne-Charles), 15 ans. 



Thomas (Antoine-André), 14 ans*. 
Chcvillard (Etienne). 
Moinet (Augustin). 
Courty (Etienne). 
Mailliet (Paul-André). 
Coubret (Etienne). 
Grandval (Guillaume). 
Roger (Jacques), cordonnier *, 
Laurent (Jacobus), cordonnier, 
l-espart (Louis-Nicolas), garçon tail- 
leur'. 
Chatigny (Jean-Baptiste), ouvrier en 

chapes. 
Marchand (François-Maximilien), an- 
cien militaire. 
Gouverneur (Henry), ancien militaire. 
Pelletier (Jacques). 
Cuvillier (Jean-Charles). 
Lomone (Jean-Baptiste), garçon pein- 
tre. 
Delaunc (Marcel), garçon fruitier. 
Hébert (Jean-Nicolas) *. 
Huet (François). 
Joinot (Louis), garçon fruitier, 
Japiot (Jean-Baptiste). 
Muteau (Louis), garçon marchand de 

vins. 
Marmier (Nicolas-Toussaint), garçon 

frangier. 
Poinsot (Nicolas - Joseph) , maître - 

peintre en bâtiments. 
Gourdain (Nicolas-François), garçon 

menuisier. 
Le Roux (Pierre-Etienne), ex-garde 

française. 
Dusap (Denis), garçon perruquier. 
Gâteaux (Michel), journalier. 
Guinois (Mathieu), garçon boulanger. 
Ménard (Jean-François), garçon bou- 
lanijfer. 



1. llayé sans indication de motif. 

2. « Désirant partir comme boulanj^er. » 

3. Rayé sans indication de n^otif. 

Tome 1. 



«2 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 



Pmnier (Pierre-Guilain-Bonavcnture) , 
garçon boulanger. 

Couture (Louis), ancien militaire au 
service de rcmpire d'Allemagne. 

Farcy (Claude), garçon marchand de 
vins. 

Kerwick (Nicolas-Fernand), 16 ans, 
garçon perruquier. 

Caussin (Laurent-Nicolas - Baptiste), 
garçon boulanger. 

Tirot (Gabriel), commissionnaire. 

Bernard (Echcnider), garçon arque- 
busier. 

Le Grand (Louis-Léonard), compa- 
gnon marbrier. 

Martin (François). 

Bonnard (Pierre-Joseph). 

Prévost (Christophe -François), fer- 
blantier. 

Gorgu (Nicolas-François), garçon bou- 
tonnier. 

Nogucs (Marc), tailleur. 

Piravot (Etienne). 

Meunier (Augustin), épicier. 

Gauthier (Pierre-Henry), garçon co- 
railleur. 

Duprat (Pierre), garçon perruquier. 

<lrappe (Nicolas-Maurice -François] , 
brocanteur. 

Préaux (Jean-Jacques), garçon vitrier. 

Marcy (Jean-François), garçon perru- 
quier, 

Saron (Charles), garçon perruquier. 

Vandercrayec (François). 

Jauvin (Claude-Joseph), garçon mar- 
ciiand de vins. 

J.esucur (Jean-François). 

Morcaux Louis), peintre doreur'. 

Talon (Antoine), maître vitrier. 

Loisel (Jean)'. 

Le Roy (IMerre). 

Tarlif (René). 



Landeais (Pierre). 

Dargerre (Jean-François). 

Guingat (Etienne). 

Legnay (Jacques), 

Bardonneau (Luc), ancien militaire. 

Bardoux (Jean-Désiré). 

Debirc (Antoine-Michel). 

Consedott (Pierre). 

Bemet (Pierre), garçon fruitier. 

Braseru (Honoré), garçon fruitier. 

Masson (Pierre-Louis), marchand 
d'habits. 

BouUe (Etienne-Alexandre). 

Perret (Jacques). 

Ancelain (Jean), garçon menuisier. 

Licuvin (Pierre). 

Chiriaux (Louis-Gabriel), ci-devant 
employé aux fermes. 

Charpentier (Jcan-Bapliste-François- 
Joseph), ci-devant cmi)loyé aux 
fermes. 

Barbarin (Louis), journalier. 

Trouchot (François), ouvrier maçon. 

Bourgeois (Pierre-Joseph), garçon vi- 
trier. 

Pilloul (Joseph), garçon boulanger. 

Maillard (Jean), garçon boulanger. 

Delanos (Jean-François), garçon tail- 
leur. 

Galimard (Pierre-Guillaume). 

Fontaine (Pierre-Nicolas), garçon ru- 
bannier. 

Lander (Jean-Jacques), garçon ébé- 
niste. 

Jamct (Louis), garçon bouhmger. 

Jamct (François), garçon boulanger. 

Le Sourd (Jean-Simon), garçon frui- 
tier. 
Chol (Grégoire), garçon boulanger. 
Brébaiit (François), garçon boulanger. 
Brcsnu (Guillaume), garçon fruitier. 



I 



1. Itayé sans iiKlic-ition de iiiotir. 



IJSTE DES PllEMIERS VOLONTAIRES DE PAIUS 



83 



Martin (Joseph), ancien militaire, 
commis. 

Lefevrc, dit Flamand (Michel), gar- 
çon tailleur. 

Choron (Alexandre), commis mar- 
chand. 

Toupet (Augustin), commis mar- 
chand. 

Longpré ( Marc - Antoine - François ) , 

garçon sellier. 
Chaplot (Pierre-Louis), journalier. 
Angibert (François-Marie), garçon or- 

lèvrc. 

Thomason, dit Perrin (Pierre-Jean) 

menuisier machiniste. 
Vivières (Pierre), journalier. 
Auchène ( François - Marin ), garçon 

fruitier. 

Duchemin (Gaspard), garçon épicier. 

Hillanl (Jean-Baptiste), garçon épi- 
cier. 

Foliot (deorges), garçon orfèvre. 
Du trille (Etienne-Nicolas), garçon li- 
monadier. 

Petit (Louis-Théodore), garçon pâtis- 
sier. 

Ménard (René), garçon cordonnier. 

Laribe (Jean), maître chirurgien, ex- 
chirurgien des gardes françaises. 

Albord (Girard), imprimeur en in- 
diennes. 



Roussel (Claude-Pierre), dessinateur. 

Roussel (Charles), frère du précédent, 

dessinateur. 
Daubert (David), dessinateur. 

Gadois-Dutailly (François), garçon 
tailleur. 

Dormois (Nicolas), fondeur de cloches. 

Voyenne (André), garçon épicier. 

(ioix (Jean), garçon boissclier. 

Houssin (Michel), porteur à la halle. 

Roulogne (Alexandre), garçon boulan- 
ger'. 

Corniot (Jean), garçon boulanger*. 

Mariot (Louis) '. 

Prévost (Etienne), garçon pâtissier. 

Legoul (Vincent), garçon tapissier. 

Vallienne (Jacques-Joseph) , garçon 
chapelier. 

Robillard (Louis), marchand fruitier. 

Richet (Pierre), garçon tajjissier. 

Bellet (Pierre -]*aul), garçon tonne- 
lier. 

Miard (Louis-Josejdi), garçon bouclier. 

Bouchot (Antoine"), garçon boulanger, 

Guyot (Christophe), garçon boulan- 
ger. 

Rainer (Pierre-Jean), garçon cordon- 
nier. 

Dupety (Simon), garçon marchand de 
vins. 



« Arrêté le l^"" juillet après-midi. » (Sans signature). 



Inscrits au commissariat général 



Imbert (IJarthelemy), garçon tailleur. 

Thomin de La I{oche (Charles-Ger- 

vais), praticien. 
IlomoUe (Jean-Christophe), tailleur. 
Proffit (l'hilippc-Nicolas), grenadier. 



Fatonx (Pierre-Antoine-Joseph). 
Chevalier (Louis-Augustin). 
Millot (Nicolas). 
Frioux (Bon-Josej)h). 
Pauphilès (Jean-Théodore). 



1. <> Que pour Ixnilangcr. » 



84 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 



6« BATAILLON. — SaINT-JaCQUES-LA-BOUCUERIE. 

Commandant du bataillon ; N ... * 
Registre paraphé par Couart, officier municipal. 



Martel (Henri), chasseur au batail- 
lon. 

Lefèvre (Vincent), ancien caporal au 
régiment du roi. 

Couder (Antoine -Léopold), chape- 
lier. 

Née (Pierre-Guillaume), chasseur. 

Corroy (Laurent-René), fripier. 

Sabat (Georges), cuisinier. 

Sorbié (Claude -Paul), garçon mar- 
chand de draps*. 



Cordier,(François-Marccl) , compagnon 
bijoutier. 

Poujet (Jean), bourgeois. 

Quesnel (Joseph-Noël) \ 

Foucaut (Gaspard), fils de l'entre- 
preneur de l'habillement des trou- 
pes, chasseur. 

Sorbié (Michel- Alexandre). 

Le Roy (François), volontaire. 

Le Sourd (Claude- Louis- Anselme), 
charcutier. 



Inscriptions reçues au commissariat général : 

Mansard. 

Gallien (François), garçon cordonnier, 
cureur. La Noce, fripier. 



Ach, fils. 

Magnicr (Jean-Baptiste), clerc de pro 



7° BATAILLON. — LeS PeTITS-PÈRES. 

Commandant du bataillon : De GnATEAU-TuiERRY. 

Le registre n'est pas paraphé. Il commence par cette formule : 

« Moi... reconnais et déclare m'étre enrôlé librement comme 

garde national volontaire pour me rendre et servir sur les frontières, 

quand et partout où il me sera ordonné. » 



2G juin : 
Arnoult (Dominique). 
Iloiily (Romain-Joseph). 
Chuide (Louis-Maurice), volontaire au 
Itataillon. 



Trouillet (Jean-Nicolas), cocher de 

fiacre. 
Douce (Louis-Tranquille), employé 

ciiez M. Antoine, député. 
Cartigny (Joseph), 10 ans 1/2, fils de la 

portière du bureau de licpiidalion. 



lonnons 



\. Le nom du commandant no ligure pas sur le registre, et nous ne do. un...... 

pas le nom du chef Inscrit aux Almanaclis de 1790, ne pouvant vérifier s'il était 
alors en fonctions. 

2. En marge : « Nul ». 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



8S 



Gacon (Pierre), garçon tailleur. 
Guillebert (Pierre), com[)agnon maçon. 
Lcpage (Pierre-Germain), garçon per- 
ruquier. 
Choisel (Henry-Pierre). 

Tourricr (Joseph-Louis-Marie), garçon 
d'hôtel. 

27 juin : 

Bouchard (Louis -François), domes- 
tique. 

Hugodo (Nicolas), domestique. 

Boucher (Martin), garçon coiffeur. 

Desfonds (Louis). 

Blanvillain (Antoine-André), garçon 
perruquier. 

Porcheron (Jean), porteur d'eau. 

Saltet (Pierre), cordonnier. 

Duchemin (Jean-Baptiste), cordon- 
nier. 

Degrainne (Pierre-Adrien), sergent au 
bataillon, ancien sergent - major 
d'infanterie. 

Sielik (Gaspard), cordonnier. 

Le Blanc (Philibert- Thomas), sellier, 
ancien militaire. 

Lcbey (Pierre), volontaire au ba- 
taillon. 

Lhoste (Pierre). 

Besanccnez (Etienne), ancien mili- 
taire. 

Bastien (Jean-Marie). 

Dau (Bazile-Jean). 

Cretté (Clément). 

Fontaine (François). 

Roullé (Pierre). 

Aubry (Guillaume), marchand de pa- 
piers publics. 

Warée (Jean-Baptiste-Thomas), limo- 
nadier. 

Bruyère (Louis-François), serrurier. 
Faustier (Jean-Joseph). 



Ely (Jean-Baptiste), employé des mes- 
sageries royales, ancien garde fran- 
çaise. 

Obert (Vincent), employé des mes- 
sageries royales. 

Debiesse (Philibert), employé des 
messageries royales. 

Gallois (Jean-Étienne), employé des 
messageries royales. 

Tourte (Pierre), employé des messa- 
geries royales. 
Tourte (Jean-Baptiste). 
Lauriot (Zacharie). 
Lacombe (Nicolas-Théodore). 

Duvain (Etienne), ancien chasseur du 
Hainaut, corps patriote brabançon. 

28 juin : 

Girardeau (Louis-Nicolas). 

JuUiennc (Jacques-Jean-Baptiste), ca- 
poral de chasseurs au bataillon. 

Thubraine (Jacques), 

Giraudet(Jean-Baptiste-Joscph), l'aîné, 
ancien militaire, 

Maltestc, 10 ans, tambour au ba- 
taillon '. 
Daviet (Jean-Paul-François-Marcel). 

Bonnaire (Mathurin), volontaire au 
bataillon. 

Abeille (Jacques-Thomas), volontaire 
au bataillon. 

Bronlard (Philippe -Nicolas), volon- 
taire au bataillon. 

Bondier (Nicolas), caporal au ba- 
taillon. 

Levai (Jean-François), capitaine au 
bataillon, ancien militaire. 

Dcsfrennes (Charles-Joseph), grena- 
dier au bataillon. 

Lanjorrois (Claude), dit l'Auxerrois, 

Larousse (Pierre), volontaire au ba- 
taillon. 



1. « Agé de dix ans au 1" août. » 



86 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 



Delahayc (Thomas-René), volontaire 
au bataillon. 

29 juin : 

Crotté (Pierre-François). 

Huon (Jean -Claude), garçon tour- 
neur. 

(!éry (Pierre-Julien). 

Hrunct (Auguste). 

Fontaine (Louis), ancien militaire. 

Vautrin (François), sergent de chas- 
seurs au bataillon. 

Mîisson (Jacques-Paul). 

Rompois (Alexandre). 

Montaron (François), volontaire au 
bataillon. 

Le Comte (Pierre-Vincent), grenadier 
au bataillon. 

Chameroy (Jean-Fîaptiste), grenadier 
au bataillon. 



Baurain (Louis), volontaire au ba- 
taillon. 

30 juin : 

Girard (Jean-Daptisto), chasseur au 
bataillon. 

Fort (Pierre-François). 

Ravier (Etienne). 

Soigne (Charles-Marie), volontaire au 
bataillon. 

Le Vasseur (Jean-Pierre). 

Dollé (Louis). 

Parvy (Jacques), ex-garde national au 
5" bataillon de la !''« division. 

Courtin (Jacques). 

Delaistre (Jean-Jacques), maître ma- 
çon, ex-liculenant de la garde na- 
tionale, canonnier au bataillon. 

Maurice (Pierre -Laurent), volontaire 
au bataillon. 



« Attendu que ce jourd'hui est le l»»" juillet et qu'il a été mis à l'ordre de 
remettre le registre le premier juillet entre les mains de M. le chef de divi- 
sion, et que nous avons tenu le registre ouvert jusques à une heure après-midi 
sans qu'il se soit présenté aucuns citoyens armés pour s'enrôler, nous avons 
clos le présent registre et de suite l'avons sur-le-champ fait transporter chez 
M. de Saint-Cristaux, notre chef de division. Lesdits enrôlements montant en 
tout à soixante-dix-neuf hommes enrôlés, dont vingt-quatre enrôlés faisant 
partie de notre bataillon, six n'y servant pas sont habillés, équipés et armés, 
ce qui, faisant en tout trente armés et équipés, se trouve excéder le nombre 
porté par le décret qui demande et ordonne un sur vingt, ledit excédent se 
trouvant de six volontaires sur les trente. En foi de quoi avons clos et signé le 
présent registre, ce l»"" juillet 1791, une heure après-midi. 

De Chateau-Thiehry, 

commandant du bataillon des Petits-Pères, 
place do Louis XIV. » 



Inscriptions du 1" juillet dans la forme des précédentes : 



(losselin (Jacques), volontaire au ba- 
taillon. 

Laforge (Vaast-Cômc-Jacques) '. 



Lorain (Simon). 
Souchard. 



1. « Ne part pas ». 



I.ISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 
Reçues au commissariat général de la garde nationale : 



87 



Gouverneur (Jean -Joseph), garçon 

sellier'. 
Favre (Josepii-Nicoiasj '. 
Monprofit (Auguste) ^. 



Gilet (Nicolas), grenadier au bataillon. 
Soumain (Henry), ancien militaire *. 
Aubrun (Jean)*. 
Bondy (Pierre) *. 



8e BATAILLON. — SaINT-EUSTACUE. 

Le registre manque. 



9« BATAILLON. — SaINT-MaGLOIRE. 



'Commandant du bataillon : De Tourneuem. 



Registre non paraphé, établi en tableau à 17 colonnes. 



Fouché (Jean-Pierre), cordonnier. 

Fleury (Jean-Antoine-Prudent), com- 
mis aux contributions publiques. 

Verncy (Jean), cocher. 

Gonzier (Urbain), sellier. 

Dardennc (Martin), sellier. 

Laine (Jean-Baptiste), commis, 

Hennequin (Antoine), cuisinier. 

Noël (Mathieu-Martin), tabletier tour- 
neur. 

Touttier (Louis-François), taillandier. 

Courtois (Pierre), cordonnier. 

Thibault (Jean-François), grenadier au 
bataillon. 

Dévisse (Charles), volontaire au ba- 
taillon. 

Meunier (Charles), taillandier. 

Magnicn (Jacques). 

Le Blanc (Louis), cordonnier. 

1. Enrôlement du 2 juillet. 

2. Enrôlement du 4 juillet. 

3. Enrôlement du 11 juillet. 

4. Enrôlement du 16 juillet. 



Matte (Jean-Guillaume), cuisinier. 

Dcplant (Adrien-Duprat), sellier. 

I)e])lant (Charles-Duprat), sellier. 

Garipui (Jean-Marie), menuisier. 

Joannet (Nicolas), serrurier. 

Bon (Jean-Claude), postillon. 

Lemaître (Bernard), j)Ostillon. 

Robert (Jcan\ serrurier. 

Conrouble (Auguste -Thomas), chas- 
seur au bataillon. 

Boïeldieu (Jean-Pierre), volontaire ais 
bataillon. 

Desmarais (Honoré), commission- 
naire. 

Villars (Jcan\ commissionnaire. 

Félix (Laureiit-Picrre), bourrelier. 

Jarry (François), maçon. 

Salvar (Pierre), fondeur. 

Geoffroy (Jean-Pierre), menuisier. 



88 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 



Baurain (Jacques-Louis), menuisier. 
Villard (Jean), cadet, manœuvre. 
Hardy (Jean-Pierre), maçon. 

Villard (François-Adrien), faiseur de 

joujoux. 
Oudard (Jacques-Henry), menuisier. 
Surin (Pierre-Joseph), peintre. 
Berard (Etienne), boucher. 
Marel (Charles-Joseph), serrurier. 
Dessaint (Nicolas), domestique. 
Naudin (Jean-Rémi), maçon. 
Clcrmont (Jean-Antoine), domestique. 
Cellier (François-Henry), bourrelier. 
Garipui (Laurent), sellier. 
Pinon (Marie-Antoine), menuisier. 
Gobcrt (Pierre-Séverin), cardeur de 

matelas. 
Mareau (Jean-Michel), domestique. 
Boulanger (Victor), marchand de 

vins. 

Meunier (Jacques), maçon. 

Mauris (Jacques), ancien militaire. 

Sauvclier (Louis-Joseph-Sophie), ga- 
gne-deniers. 

Gauchard (Jean), journalier. 

Toutain (François), domestique. 

Enos (Pierre), fumiste. 

Mazière (Jean-Robert), volontaire au 
bataillon. 



Berché (Pierre -Jacques), gagne -de- 
niers. 

Anfrie (Robert-François), marchand 
de fer. 

Marneuf (André-Antoine), doreur. 

Mercier (Claude-Marie), ancien mili- 
taire. 
Cellier (Louis-Alexandre), sellier. 

Minon (Nicolas-Pierre), gagne- de- 
niers. 

Veurenchant (Joseph-Nicolas), do- 
mestique. 
Desfosse (Jean-Joseph), limonadier. 
Bonnet (Pierre), gagne-deniers. 
Quentin (Jean), maçon. 
Boucher (Jean), marchand de bois. 
Bonard (Pierre-Élizabelh), serrurier. 

Chopin (Hilairc), .ancien adjudant de 
Tartillerie des Indes. 

Langlois (Louis), garçon de cuisine. 

David (Jean -François), metteur en 
œuvre. 

Simon (Antoine-Maurice), menuisier. 
Apert (Philippe), cordonnier. 

Lagache (Louis-Joseph), ancien garde 

soldé. 
Bonnet (Louis), ancien garde soldé. 
Bigny (Victor), ancien garde soldé. 
Monin (Pierre), ancien garde soldé. 



« Arrêté ce 1" juillet la présente inscription au nombre de 
soixante-seize citoyens qui se sont présentés volontaires pour le 
service de la garde nationale aux frontières : 

TouRNEQEM, Commandant de bataillon. » 



Inscrits au bureau du commissariat général : 

Trudon (Jean-Baptiste), épicier'. 

Beaupré (Robert- François -Anfryc), 
commis marchand '. 

Thomassin (Jacques-François-Marie), 



47 ans, bourgeois, ancien mili- 
taire. 

Boucher (Jean-Baptiste), marchand de 
bois. 



i. Inscription du 13 juillet. 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



89 



iO« BATAILLON. — SaiNT-JoSEPH. 

Commandant du bataillon : Pardier. 

Le registre n'indique pas de date d'ouverture ni de clôture. 

« État des noms de MM. les volontaires qui se sont fait, inscrire 
pour aller aux frontières » : 



Saulnier (Honoré-Jean), jardinier. 
Holbccq (Auguste-Joseph), sellier. 
Lcclcrc (Philippe-Marie), vitrier. 
Gucnet (Georges), paveur, 
Sagct (Pierre), peintre d'équipages. 
Martin (Jean-Baptiste), brasseur. 

Le Clerc (Joseph-Hcrment), menui- 
sier. 
JofTroi (Hubert-Pierre), bourrelier. 
Cuvillier (Joseph), jardinier. 
Soûlot (Pierre-François), tonnelier. 
Capet (Joseph), charron. 
Quénet (François-Etienne), peintre. 
Henry (Jean-Baptiste), serrurier. 
My (Jean-Baj)tiste), charron. 
Guillet (Joseph), 

Cuisinier (Jean-Baptiste-Hilairc), per- 
ruquier. 
Moreau (Nicolas), sculpteur. 
Charny (Jean-Baptiste), négociant'. 
Bonvalet (Jacques), maréchal-ferrant. 
Javorsky (Louis), graveur. 
Bréa (Adolphe-Nicolas), praticien. 
Auge (Jean-Baptiste), orfèvre. 
Arnoult (Jean- François), menuisier. 
Le Fèvre (Mathieu), charron. 



Lesueur (Louis-Pierre), charron. 
Bourdon (Achille), menuisier. 
Mignon (Joseph-Marie), menuisier. 
Recoupé (Anloine-Quantin), peintre 
Paras (Nicolas), menuisier. 
Camuseau (Claude), charron. 

Desbureaux (Nicolas -Martin), écri- 
vain. 

Potier (Arnould), employé dans les 

fermes. 
Badaron (Fidclc-Amand), tapissier. 
Legay (Jean-Louis), jardinier. 

Latache (Claude), imprimeur eu pa- 
piers j)eints. 

Naudet (Louis), ancien garde fran- 
çaise. 

Gardillier (Nicolas), maçon. 

Dufour (Michel), sellier. 

Robbcs (Julien), maçon. 

Bcrthaux (Jean), cordonnier. 

Boyval (Charles-Louis), menuisier. 

Lorin (Charles-Antoine). 

Cribot (Claude), tleuriste. 

Mazie (François), charron. 

Coipel (François-Jacques), menuisier. 

Peyrou (Jean-Martin). 



Je soussigné {sic) que les quarante-six volontaires inscrits ci-dessus 
sont habitants sur cette section. 

Pardier, commandant du bataillon Saint-Joseph. 



4. « A retiré son engagement. 
2. « Ne part pas. • 



90 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 



CINQUIÈME DIVISION. 

lo"- BATAILLON. — SaINTE-MaRGUERITIÎ, FAUBOURG SaINT-ANTOINE. 

Commandant du bataillon : Bonnaud. 
Le registre n'est ni paraphé, ni daté. 

« Liste de MM. les volontaires qui se dévouent personnellement au 
service de la Patrie pour les frontières. » 



Ronnaud (Louis), fils du commandant, 
maître ès-arts '. 

Filliot (Jean-Baptiste), lieutenant de 
grenadiers. 

Favet (Jean-Georges), ciseleur. 

Duchaisne (Michel-Etienne). 

Olinat (Claude), compagnon tisserand. 

Petit (Ignace), ancien militaire. 

Raudry (Honoré), couvreur. 

Lemcr (Vincent-Louis), ébéniste. 

Cauvin (Jacques), lissorand. 

Sébastien (François), tisserand. 

Brocquct (Antoine), faiseur de bas. 

(îuyal ( Pierre-Etienne-Dominique) , 
grenadier au bataillon. 

Michel (Claude), jardinier. 

Pacrot (Pierre-Joseph), ébéniste. 

Riglet (Nicolas). 

Lime (Jean-Baptisto-Picrrc). 

Lecomte (Jean -Pierre), marchand de 
balais. 

Polelle (François). 

€onnord (Jean-Pierre). 

Obcin (Martin), ouvrier en soie. 

Cliavanos (François- Théodore), or- 
fèvre. 

Lamiel (André), ancien militaire. 

(luignard (François), compagnon ébé- 
niste. 



Codct (Vincent), fondeur. 

Marmion (Hyacinthe), journalier.' 

Guédin (Jean-Frédéric). 

Durget (Claude), volontaire au ba- 
taillon. 

Gapp (Joseph), taillandier. 

Bettenger (Nicolas), ébéniste. 

Le Breton, maçon. 

Hérouard ( Aimé- Jacques ), garçon 
cordonnier. 

Rosier (Louis), rubannier. 

Raboille (Michel), journalier. 

Pierre (Julien), journalier. 

Jougne (Jean), serrurier. 

Fournicr (Etienne), vannier. 

Rlery (Jean-Mclchior), grenadier. 

Carteret (Claude), garçon boulanger. 

Lanfrois (André), garçon boulanger *. 

Lepère (Mathieu), ciseleur. 

Acrin (Picrre\ armurier. 

Lemoync (Charles). 

Delort (Jean), scieur à la presse. 

Godart (Henry), imprimeur. 

Caron (Pierre), cordonnier. 

Hinot (Félix), épicier. 

Boquier (Pierre). 

Couturier (Antoine). 

Dufay (Pierre). 



1. Seule inscription datée ; elle est du 24 juin. 

2. Rayé, sans motif. 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



91 



Roland (André). 

Valon (Durand). 

Poujet (Etienne), fabricant de bas. 

Bique (François), ancien militaire. 

Duquin (Nicolas], gazier. 

Duquin (Philippe), rubannier. 

Lamiral (Nicolas), 

Desvergers (Guillaume -Marie), ébé- 
niste. 

Chabrian (Antoine). 

Couturier (Jean), fondeur de carac- 
tères. 

Dcydicr (Gilles), élève en chirurgie. 
Fcrrand (André), artisan. 
Dessert (Antoine). 
Lallemand (Jean). 
Perrin (Joseph). 
Neveu (François). 

Choconay-Delaunay (Charles -Louis), 
Si ans, sergent au bataillon. 

Bontu (Jean-Baptiste). 

Caron (Pierre). 

Vollan (Jérôme) '. 

Marchand (Pierre), marchand de vins. 

Mercier (Jean), serrurier. 

Lena (Pierre), figurisle. 

Camille (André), marbrier. 

Lallemand (Bazile), maçon. 

La Ruelle (Michel). 

Orlieu (Pierre). 

Biston (Cliarles), ciseleur. 

Verpy (Charles), menuisier. 

Marchand (Claude), danseur. 

Louis (Claude). 

Lemoine (Jean-Pierre). 

Martin (Jean), maçon. 

Piot (Antoine), cordonnier. 

Quignaut (Théodore), tisserand. 

Chalet (Claude), tisserand. 



Lelleur (Michel), cordonnier '. 
Chàteau-Guivoisin, 16 ans, ébéniste. 
Walster (Éliennc-Denis), serrurier. 
Garnier (Pierre), manufacturier, 
Ducastel (Nicolas), menuisier. 
Hervet (Louis), tourneur. 
Guilliard (Georges), menuisier. 

Foucher (Charles), chasseur au ba- 
taillon. 

Fairel (Philippe), chasseur an l)a- 
taillon. 

Bons (Edme), 

Deschamps (François). 

De Villette (Barthélémy), 45 ans. 

Nicaise (François), ébéniste. 

Vaudier (Antoine), boulanger. 

Cantcl (Pierre), ferblantier. 

Odiot (Jean), sculpteur. 

Bethmont (Michel), boulanger. 

Richevcu (Louis-François), épinglier. 

Prun (Edme), serrurier. 

Mella (Jacques), artisan. 

Rebour (Jean), chaudronnier, 

Delfour (Jean-Baptiste), doulier, 

Duguet (Pierre-François), tailleur. 

Bouvier (Pierre), cordonnier. 

Galle (François), menuisier. 

Lahaye (Jacques), boulanger '. 

Besson (Pierre), boulanger. 

Bartholey (Louis), perruquier. 

Major (Nicolas). 

Barottc (Jean), tourneur. 

Félix (Nicolas-Charles), boulanger. 

Robillard (Claude), serrurier. 

Clin (Jean), ébéniste. 

Gueudin (Antoine), 47 ans, artisan '. 

Odouard (Denis), fondeur. 

Tulpin (Philibert-Louis', graveur et 
géograjjhe *. 



1, Rayé, sans motif. 

2. Rayé : « Incapable d'y aller ». 



92 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 



Camuset fils, grenadier au bataillon. 
Ficrc (Antoine), ancien soldat au ré- 
giment de Champagne. 
Lejeune (Remy), confiseur. 
Desargus (Pierre), 15 ans, mercier. 

Deflert (Godefroy), 13 ans 1/2, ébé- 
niste '. 
Ribon (Barthélémy), menuisier. 
Fleury (François), bourgeois. 
Pechcux (Joseph), artisan. 
Cornu (Jean-Pierrc-Vivien), tisserand. 
Boulon (François), tisserand. 
Viard (Bastien), tisserand. 
Chalamon (Marin), boulanger. 
Fournier (Jean), boulanger. 
Mail (Georges-Eustache), miroitier. 
Bizet (François), serrurier. 
Bonivald (Charles-Jean), ébéniste. 

Marelle (Jean-Baptiste-François), ébé- 
niste. 
Vachin (Mathurin), serrurier. 

Alirolle (Jean-Bernard), 16 ans, ser- 
rurier. 

Parpin (Jean), garçon maçon. 
Bourdon (Nicolas), tourneur. 
Vier (Pierre-Jacques), 16 ans. 
Lepeyre (Nicolas), menuisier. 
Lambert (Jean-François), vannier. 
Groundlair (Louis- Sébastien), ébé- 
niste *. 

Horet (Pierre), menuisier. 

Lcqueux (Louis), menuisier. 

Bouquet ( Claude -Joseph), 49 ans, 
coiiïeur de dames. 

Malepeyre 'Bernard-François), volon- 
taire au bataillon. 

Flcurac (Antoine). 

Lalouettc 'François-Nicolas), 16 ans, 
gazier. 



Clément (Jacques), ébéniste. 

Meunier (Jean-Claude). 

Birville (Jean-Roch), jardinier. 

Thomas (Jacques-Charles;, IS ans, 
imprimeur. 

Lemoine (Jean-Pierre), imprimeur. 

Thouvenin (Jean-Baptiste), ébéniste. 

Vatinelle (Jean-François), volontaire 
au bataillon. 

Coûtant (François). 

Malarmé (Pierre), 14 ans, cordonnier, 

Bethmont (Jean-Pierre), boulanger. 

Riche (Jean -Baptiste), boulanger. 

Messier (Laurent), ébéniste. 

Petit (Etienne-Aimé). 

Martin (Pierre-Nicolas), boulanger. 

Dourlait ( François-Firmin), garçon 
tailleur. 

Prévôt (Jean), amidonnier. 

Chatard (Vincent), boulanger. 

Renard (Vincent), tailleur d'habits. 

Denière 'Jean-François), tourneur en 
cuivre. 

Mantois (Pierre), charcutier. 

Philippe (Henry), menuisier. 

Prévôt (Pierre-Nicolas), garçon épi- 
cier. 

Duprez (Nicolas-Gabriel), garçon mar- 
chand de vins. 

Drupt (Joseph), 16 ans i/2. 

Depaule (Henry-François). 

Chaumont (Bernard), volontaire au ba- 
taillon. 

Mabon (Jean), volontaire au bataillon. 

Renard. 

Le Noir (Jean -Louis), loueur de 
carrosses. 

Thomeret (Robert-Théodore), volon- 
taire au bataillon. 



1. Bayé, sans motif ; sans doute par suite de son âge. 

2. C'est le général comte Grundler ; voir ci-après au bataillon des Amis de la 
République. 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



93 



« La totalité des volontaires qui parlent se monte à 182, le tout en 
uniforme, à l'exception de quelques-uns qui ne sont pas armés. » 



Inscrits au bureau de M. de Curny : 



Gibert (Jean), volontaire au bataillon, 

Salmon (Antoine). 

Mage (Pierre). 

Place (Pierre), chasseur au bataillon. 



Leblanc (Pierre-Louis). 
Pocher (Nicolas-Guillaume). 
Guénin. 



,« Liste de MM. les citoyens qui ne pouvant pas voler au secours des 
frontières y contribueront pécuniairement » ; 



Veuve Maschréc pour 6 liv. 

Léger, marchand de vins. ... :i 

[Vadé, marchand épicier 3 

^Dcverier, marchand potier... 3 
'Leroy, maître perruquier. ... 3 
Vaudichon, marchand parfu- 
meur 3 

Madame Provost, marchande 

pâtissier 

Madame Chafaud, marchande 

charcutier 3 

Pichar, bourrelier \ 10* 

Monier, marchand épicier 12 

Mordelct, marchand de vins. . 

Rimct, grainetier i 

Ântin, bourgeois 12 

Ferent, limonadier 3 

Henct, bonnetier 12 

Madame Bertrand, marchande 

boucher 12 

Maton 

Hardy, marchand épicier 

Dion, marchand de vins 3 

Victor, maître perruquier 3 

Partie, bourgeois 3 

Marchand, bourgeois 3 

Sauvageot. marchand chande- 
lier 3 

Taboureux, marchand mercier 3 

Parmcntier, cordonnier 3 



A reporter... i24'ir)« 



Iteporf.... 124' IG» 
Vaillant, marchand chapelier. 3 

Midy Guibout 18 

Pienaimé, bourgeois G 

Simonet-Maisonneuve 12 

Daniel, cordonnier » 12 * 

Not, marchand épicier 12 

Gaillard, maître boulanger... 12 

Ooisarn, marchand mercier. 5 

Lauvray, marchand mercier. . G 

IJailly, maître épicier 3 

Hinville, marchand de vins.. . 12 

Madame Maulloy, marchande 

pâtissier G 

Creusi, marchand chapelier. . 3 
Adelinc, marchand de Vins. . . 3 

Villette, serrurier 6 

Madame Sevcslre, mercière.. 3 
Dubois, maître cordonnier... 3 

Renard, bourgeois G 

Janet, marchand parlumeur. . 18 

Rimet, grainetier 12 

Hondeau, bourgeois G 

Peigner, marchand mercier. . 30 

Martin, maître boulanger G 

Martin, marchand vannier.. . . 3 

Paben, apothicaire 12 

Normand, marciiand de vins. 1 4 s 
Madame (iirard, bourgeoise.. G 
Duprès, bourgeois 

A reparler . . . 344 '12' 



94 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS - 1791 



Report.... 34442* 

Torchet, bourgeois 24 

Pacot, entrepreneur 9 

Bontroux, marchand épicier.. 12 
Leblanc, maître boulanger... 18 
Moreau, maître boulanger ... 12 
Mlle Herbelle, marchande cor- 

dicr 6 

Poirier 6 

Dessavigny, maître boulanger. 6 
Mlle Belmans, marchande mer- 
cière 6 

Vercerier, bourgeois. 3 

Plagueux, marchand limona- 
dier 1 4 

Cagnar, maître ébéniste 6 



A reporter. . . 4")3 '10" 



Report 4r.3'16» 

Courtois »' 

Madame Grucl, marchande de 

vins 24 

Hion, marchand de bois G 

Ringuenoir, marchand épicier G 

Dcbauve, marchand mercier. »• 

Defaux, carrossier 12 

Duplcssicr, marchand épicier. 3 

Desprès, maître boulanger... 3 

Neveux, perruquier 3 

Sapille, maître doreur 3 

Audollent G 

Delombre, chandelier 6 

Guiard, marchand fripier .... 3 

Goro G 



'o34il6» 



Pour aucun des soumissionnaires ci-dessus l'adresse n'est indiquée; 
il n'en est pas de même pour les suivants. Au-dessous de chaque in- 
scription, figurent deux chiffres : l'un est le n° d'ordre 1,2, 3, 4, etc. ; 
l'autre : 109, 107, 104, en descendant jusqu'à 32, répété à plusieurs 
noms, doit être les numéros d'une rue que le registre n'indique pas, 
mais qui semble être la rue de Charonne, d'après l'inscription placée 
en tête de la colonne où se trouve le sieur Senet, ci-après mentionné. 

Le grand nombre des souscriptions pourrait par suite être l'effet 
d'une quête à domicile. Une des souscriptions suivantes porte: 
« Le Maire, curé de Sainte-Marguerite, en son presbytère, pour la 
somme de 30 livres. » En outre, entre Debauve et Delaux (70° et 71" 
inscriptions), on lit : « M. Saunier, point » ; de même Courtois et 
Debauve, dont la cotisation n'est pas indiquée, ont peut-être refusé. 



Report du total précédent. 534' IG " 
Savin, capitaine des grena- 
diers du batiiillon GO 

Canin, capitaine de la 2* 

compagnie GO 

Villot, capiùiine de la 4e.... 300 
Cousin, marchand brasseur. GO 
Berangcr, marchand épicier. 48 



.1 reporter... I0C.2'IG'' 



Report 10G2'lfi'' 

Demoulin, marchand mercier 24 

Sebeleric, bourgeois 24 

Le Maire, curé de Sainte- 
Marguerite 30 

Moqu(!t, marchand épicier.. 12 
Baron , marchand mercier 

aux (Jiseaux d'Or 48 



A reporter... 1200' iG» 



1. Le chifTrc n'est pas imlirpié. 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



95 



Report 1200 MO 

Scnct, maître perruquier'. , 3 
Huin, marchand limonadier. 

Massatte, aubergiste 

Delaruc, marchand de vins. 
Caraby, maître perruquier.. 

Papa, maître ébéniste 1 16 

Madame Infroy, bourgeoise. 3 
Chiivinot, maître ébéniste . . 
Infroy, jeune, maître doreur. 
Infroy, l'aîné, maître menui- 
sier 

Denière, tourneur en cuivre. 



3 
1 16 

1 16 
1 4 



A reporter... 1229' 12' 



Report 1229M2» 

Dusolo'S, maître ébéniste... 3 
Dcstor, maître boulanger... 6 

Taillandier, capitaine 18 

M.idame Seguin » * 

Panneticr, marchand épicier. 6 
Bernard, aumônier du ba- 
taillon 10 

Devcrgile, marchand 12 

Josephe, bourgeois 24 

Veuve Saint-Louis 3 

Dehrmann, bourgeois o 



1316'12 



2* BATAILLON. — LeS MiNIMES, PLACE ROYALE. 

Commandant du bataillon ; Le Laboureur '. 

Registre sans date d'ouverture. Il est paraphé par Tiron, officier 
municipal ; Meslé, secrétaire du bataillon, chargé de l'enregistre- 
ment. 

1. La rue de Charonne reprend avec ce nom. La première partie comprenait les 
n- 32 à lui) : celle-ci prend du n° 1 au n» 'j et comporte treize noms, dont huit 
appartenant au n» 4. 

2. « Pour Tentretien d'un homme pendant la campajfue. » 

3. (Jdseph-Firmin Le Lauolmelh de Bleranval), lieutenant dans la milice do 
Paris en 17i0, capitaine en 1747. Capitaine du Guet commandant la garde de Paris 
en 1770 ; rang de lieutenant-colonel en 1772. Retiré en 1770, avec brevet d'hon- 
neur de chevalier du Guet. Ghcf du bataillon des Minimes de la garde natio- 
nale parisienne en 1780. Breveté Maréchal de Gamp pour retraite, le 1" mars 
1791. Ghevalier de Saint-Louis en 1700. 

Apostille de La Fayette sur un mémoire du commandant Le Laboureur : «Nous, 
conmiandant général de l'armée nationale parisienne, certifions que M. Le La- 
boureur, conmiandant du bataillon de Minimes, est un officier de mérite, qui a 
depuis le commenceujent de la Révolution donné des preuves constantes de son 
patriotisme en sacrifiant non seulement son temps et son repos à la chose 
publique, mais même en consacrant une partie de son revenu au secours des 
malheureux, ce qui peut être attesté par toutes les personnes qui ont l'avantage 
de servir sous ses ordres. 

« Ce 21 juin 1790, 

« La Fayette. » 

(Archives administrai ives de la guerre : Officiers généraux, 1" série : dossier 
Le Laboureur.") 



96 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PAHIS — 1791 



Chevallier (Marcelin), lablclicr, ca- 
pitaine au bataillon. 

Sourd (Jean), gagne-deniers. 

Giverne (Nicolas-Marie), cocher de 
place. 

Vandoine (François), cocher de place. 

Rocmort (Jean-Baptiste), cocher de 
place. 

Desiles (Michel-Claude), compagnon 
menuisier. 

Lhermite (Pierre), vitrier. 

Berlet (Nicolas), compagnon plafon- 
neur. 

Parhol (Jean), gagne-deniers. 

Villeneuve, dit Plumet (Pierre), co- 
cher de place. 

Berger (François-Martin), gazier'. 

Pihet (Jean-Baptiste), garçon mar- 
chand de vins. 

Laine (Pierre), garçon bourrelier; 

Piéron (Théodore-Marie), compagnon 
menuisier. 

Bopanot (Louis-Claude), cordonnier. 

Carias (Antoine), rubannicr. 

Rourgon (Oieudonné-Antoinc), me- 
nuisier en meubles. 

Lépicicr (Eustache), 16 ans, marchand 
de pain. 

Quinquel (Antoine-Armand), garçon 
limonadier. 

Pelletier 'Jacques-Nicolas), garçon im- 
primeur en taille douce. 

Berger (Michel), gazier *. 

Tremblay U^.laude), perru quier. 



Letellier (Adrien-Denis), compagnon 
menuisier. 

Duparquet (Jean-Baptiste), compagnon 
taillandier. 

Catelinoau (Pierre-Louis), sellier. 
Renault (Jean-Baptiste), marbrier. 
Olivier (Jean-Jacques), joailler. 
Bonbar (Pierre-Antoine), cordonnier. 
Dupis (Léon), garçon perruquier. 
Hurel (Jacques-Thomas), cordonnier. 
Delay (Jacques), tailleur de pierres. 
BrissoUe (Jean-Baptiste), frotteur. 
Dunaud (Antoine-Marie), bourgeois. 
Fleury (Jean-Antoine), gagne-deniers. 
Boyeldieu (Alexis), ciseleur. 
Guillemain (Malliieu), garçon cordon- 
nier. 

Tourassc (Louis-Mathieu), compa- 
gnon tabletier. 
Bagnot (Nicolas), maçon. 

Hublet (Jean), garçon marchand mer- 
cier. 

Huet (François-Pierre-Marie), garçon 
pâtissier. 

Desbrosses (Denis -Jean -Louis), sel- 
lier '. 

Danguisy(Pierre-François),journaru'r. 

Royer (Jean-Martin), garçon bourre- 
lier. 

Rover (Michel), garçon serrurier, 
frère du précédent. 

Chenois (Pierre). 

Acard (Louis-Jcan-Jacques), garçon 
tapissier*. 



\. (Ici eiu'ôlcmcnt porte la date du 2^) juin. 

2. Enrôlement daté du 30 juin. 

3. Note, sans date, annexée au registre : « Le sieur Desbrosscs, porté sur le 
registre du bataillon des Minimes comme non habillé, désirerait savoir si, en se 
faisant habiller actuellement, il sera sûr de partir; ces Messieurs (du bureau du 
département de la garde nationale au Saint-Esprit) sont priés de lui donner une 
réponse positive, (let homme est au fait du service et a été recommandé particu- 
lièrement (ï M. le commandant. » — On a ajouté en regard de linscription : « iia- 
hillé et armé ». 

\. Bayé sans indication de cause. 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



97 



Terrier (Pierre), garçon tailleur. 

Gibcrt (Jean), gagne-deniers. 

Maire (Pierre-Michel), 16 ans, compa- 
gnon menuisier. 

Mallet (François), 16 ans, 

Favier (René-Joseph), compagnon or- 
fèvre. 

Pouchant (Henri-Alexis), garçon per- 
ruquier. 

Pion (Alexis), sans état. 

Baudry (Antoine-Denis), marchand 
de vins. 

Guyard (Pierre-Alexandre), garçon de 
maison. 

Huguenot (François), compagnon sel- 
lier. 

Griot (Louis), tailleur. 

Thibout (Didier), sans état. 

Lardeaux (Louis), garçon perruquier. 

Paty (Nicolas), gagne-deniers. 

Fauqucmbergue (Antoine), terrassier. 

Bastille (Dominique), volontaire. 

Roger (Philippe-Armand), la ans. 

Glérambour (Louis-Jean-Baptistc). 

Pierrot (François-Pierre), compagnon 
menuisier. 

Mcnuau (Pierre-Louis), ancien garde 
française. 



Emein (François), gagne deniers. 

Malbrancq (Philippe-Joseph), sergent- 
major de grenadiers, ancien mili- 
taire. 

Guinard (Benoît), compagnon bour- 
relier. 

Le Breton (Pierre-Marie), sergent au 
bataillon, ancien militaire. 

Simonont (Claude), journalier. 

Paule (Louis-Benoît), journalier. 

Durand (Jean-Pierre-Marie), limona- 
dier. 

Pingot (Claude), doreur sur métaux. 

Blanzaque (François), garçon bourre- 
lier. 

Nolleau (Louis), confiseur. 

Mathez (Pierre-Claude), marchand de 
vins. 

Maurey (Pierre), garçon ta])issier. 

Minge (François), compagnon tapis- 
sier. 
Charréard (Guillaume), bourgeois. 

Guilloteau de Grandesse (Pierre-Fran- 
çois), ex-officier dans Royal-Na- 
varre, capitaine de chasseurs au 
bataillon. 

Gauche (Jean), perruquier. 



Enrôlements datés du 2 juillet 

Bréban (Eustache-Pierre), sellier. 
Loyscl (Jacques), apprenti épicier. 
Maillard (Pierre), compagnon sellier. 
Guillol (Jean), sans état. 



Magny (Joseph-François), compagnon 
menuisier. 

Tessier (Jean), lieutenant de chas- 
seurs. 



Supplément d'enregistrement pour les frontières (sur un feuillet 
spécial). 
Du G juillet : 

Dublcd (Jacques), élève en chirurgie. 

Delaiscmcnt (Nicolas), 48 ans, tam- 
bour de la compagnie du centre. 

Dcrippe (Charles), rapeur do tabac. 
Tome I. 



Berrua (Pierre), journalier. 
Bouillon, bourgeois. 
Âncelin, sans état. 
Berlet, bourgeois. 



98 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

« Je certifie le présent état véritable. Paris, ce 15 juillet 1791. 

« Meslé, 

secrétaire du bataillon des Minimes, 
chargé de l'enregistrement. » 

Nota. — Cet état supplémentaire a été adressé au bureau de M. de 
Curny par la note ci-dessus relative à Desbrosses. 

Ajoutés sur le registre au bureau de la garde nationale au Saint- 
Esprit et ne figurant pas sur la liste précédente : 



Fraillon, volontaire. 

Roussolet (Antoine-Charles), volon- 
taire. 



Roussclet (Jean-Théodore) , volon - 
taire. 

Gonct (Noël). 



« J'ai rhonneur. Monsieur, écrivait le commandant du bataillon à M. de 
Curny, commissaire de la garde nationale parisienne', de vous adresser ci- 
joint la liste des volontaires * de mon bataillon qui sont prêts à partir au pre- 
mier ordre, dont le nombre est de quatorze, les sieurs Cuillaume Charréard et 
Pierre-Michel Maire, ne sont point volontaires, mais ils sont connus dans la 
section pour des citoyens honnêtes, remplis de civisme et de bonne volonté ; 
vous verrez. Monsieur, par cette liste qu'il y en a cinq qui sont habillés et non 
armés. Dans l'assemblée que j'ai convoquée hier de mon bataillon, un volon- 
taire y a dit que vous aviez quelques armes à distribuer et qu'on l'en avait 
assuré. Si c'est une vérité, je vous prie de me le faire savoir, car j'en ai le plus 
grand besoin, et mon bataillon se compléterait aisément, si j'avais des fusils à 
donner aux citoyens qui se présentent journellement pour y entrer. 

« J'ai l'honneur d'être. Monsieur, avec l'attachement le plus sincère et 
l'estime la |)lus distinguée, votre très humble et obéissant serviteur. 

« Le Laboureuk. » 
« Ce 11 juillet 1791. n 

5* DIVISION T, „ 

2- BATAILLON Bataillon DES Minimes. 



Liste des volontaires prêts à partir, à commander : 

l""* comj)agnie, Pierre Laine. 

Chasseurs, Louis Nollot. 

Chasseurs, Pierre-François Guillotin de Grandcssc ; 

Guillaume Charréard, non armé, mais habillé ; 

Pierre-Michel Maire. 
4« com|)agnic, Jean-Baptiste-lrbain Formy. 

\. Archives (ubtiinislraUves de. ht f/i/errc, lettre encartée <lans le registre d'iiis- 
criptiun du Ixitailion des Minimes. 

2. Il ne s'agit pas des volontaires («ir suite des enrôlements du 2;j juin, uuiis 
des citoyens déjà incorporés dans la garde nationale. 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



99 



l""" compagnie, Dieudonné-Anloinc Rourgon. 

(irenadicrs, Malbrancq. 

4" compagnie, Le Breton. 

{Te — Berger, l'aîné, non armé, habillé. 

— — Berger, jeune, — — , 

4" — L'Hermitlc, non armé, mais habillé. 

Cliasscurs, Bouillon. 

S^ compagnie, Cléranibour. 

4e — Jean fiaucher, habillé, non armé. 

!J« — Auger. 

Total : 16 hommes. 

Certifié véritable : 

Le Laboureur, commandant. 

Il convient d'ajouter à celte liste : 

Noël (ionet. 
<iauciiet, volontaire. 

envoyés parle commandant Le Laboureur le 19 Juillet à M. de Curny, 
et acceptés par lui « au nombre des volontaires qui se rendront sur 
les frontières». 



3« BATAILLON. — PeTIT SaINT-ANTOINE. 



Commandant du bataillon ; N, . . * 

Ce registre, paraphé par Le Sourd, membre de la municipalité, 
ne donne pas la date des inscriptions. Il est en tableau dont la 17^ co- 
lonne porte : « personnes qui ont contribué. » 



Chapsal (Pierre,, chaudronnier. 

Ferret (Jean-Martin), bijoutier. 

Tricquenot Mean- Baptiste -Nicolas) , 
architecte. 

Lambert (Jean-François), marchand 
de vins. 

Jarry (Alexandre-Pierre), bourgeois. 

Tonneau (Nicolas), boulanger. 

Olivier (Auguste-Dominique), chan- 
delier. 



Bureau (Etienne-Marie), ciseleur. 

Le Brun (Pierre), orfèvre. 

Fagotte (François), perruquier. 

Thion (François-Gérard-Xavicr), mar- 
cliand. 

Lans ((Juillaume), 16 ans, tailleur. 

Tugot Mellon), orfèvre. 

Forest (Jean-René), sculpteur. 

Legros (Claude-Léonard), graveur. 

Doyen (Pierre-François), bourgeois. 



1. Le nom du commandant uc figure pas sur le registre, et nous ne donnons 
pas le nom du cticf inscrit aux Almanachs de 1790, ne pouvant vérifier s'il était 
alors en fonctions. 



100 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 



Carpenlicr (Joscph-Médéric), 16 ans, 
quincaillier. 

Mansais (Jean-Nicolas), doreur. 

Le Roux (Jean-Louis), tailleur. 

Mencé (Joseph), vifricr. 

Fagotte (Joseph), garçon limonadier. 

Pichard (Claude). 

Berthc (Mathurin), perruquier. 

Gobée (François). 

Letourneur (Marie-Germain), chande- 
lier. 

(iOpart (Pierre-François), ferblantier. 

Toulouse (Jean-Claude), 46 ans, mar- 
chand, tourneur. 

Galland (Gabriel-François). 
Leteillier (Jean-Baptiste), garçon bras- 
seur. 
Maréchal (Augustin), garçon épicier. 
Parvy (Joseph), cuisinier. 
Leuret (Claudc-SalIé), ferblantier. 



Duvray (Pierre-Joseph), cordonnier. 

David (Jean-Louis), 16 ans, rôtisseur. 

Arluison (Louis-Mathurin), peintre. 

Maillard (Pierre), jardinier. 

Riffis (Claude-Pierre), perruquier. 

Coiffier (Jacques-François), cartier. 

Dugy (François-Olivier), tablelier, 

Millard (Pierre-Joseph), perruquier. 

Bigaud (Noël), garçon perruquier. 

Laventuré (Edmé), garçon boulanger. 

Bordier (Jean-Baptiste-Nicolas), gar- 
çon boulanger. 

Rérard (Antoine), tanneur. 

Saunier (Jean-Baptiste), garçon bou- 
langer. 

Barro (François), garçon boulanger. 

Robet (Michcl-Firmin), commis aux 
postes. 

Vonschritz (Joscph-Honoré), menui- 
sier. 



Inscriptions reçues au bureau de M. de Curny : 



Donon (Louis), caporal au bataillon. 
Thevard (Pierre), jardinier. 

Parcheminier (Auguste-Nicolas), bour- 
geois. 



Picard (Claude-François), charretier. 
Donon (Alexis), bourgeois. 
Monvoisin (Martin), bourgeois. 



La colonne des « personnes qui ont contribué » est demeurée 
blanche. 



4" BATAILLON. — SaINT-GeRVAIS. 

Commandant du bataillon : Collot. 

.I.-J. Hardy, officier municipal, a paraphé le registre. Les inscrip- 
tions forment un tableau à 12 colonnes. 



Froment (Félix-François), 42 ans, 
mercier. 

(^abot (Jean-Pierre), fabricant de bas. 
Bonnet /Jean-Franrois-Louis), fabri- 
cant de bas. 



Chcvrau (Claude-François), fabricant 
de bas. 

.Mcrcent ( Pierre- François - Victor ) , 
tailleur. 

Durand (Bernard), maçon. 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



101 



Cochois (Ballhazar), chapelier. 
Bertrand (Pierre), peintre. 
Maurice (Laurent), charretier. 
Didet (Jean-Baptiste), manœuvre. 

Collet (Jean-Baptiste), 16 ans, char- 
pentier. 
Jourdain (Emmanuel), coiffeur. 
Henriette (Victor), ciseleur. 
Nicolas (Louis), gagne-deniers. 
Lelarge (Nicolas), garçon de port. 
Croisé (André), menuisier. 
Nicolas (Claude), menuisier. 
Rayé (Pierre), coffretier. 
Leblanc (Noël-Marie). 
Robin (Lazare). 
Mitouart (Nicolas), ferblantier. 
Saumon (Charles). 
Boivin (Cilbert). 
Léorat (Jean-Jacques). 
Farsi (Edme), marinier. 
Moreau (Pierre), gagne-deniers. 
Mondelet (François), paveur. 
Laforest (Pierre), maçon. 
Potevin (Jean), maçon. 
Lambert (Thomas), manœuvre. 
Large (Jérôme), tourneur. 
Corte (Louis-François), tailleur. 
Farsi (Edme), fondeur. 
Laverdun (Michel), maçon. 
Sauvia (Antoine), manœuvre. 
Canard (Laurent), maçon. 
Tardif (Silvain), maçon. 
Toussaint (Etienne), peintre. 
Hébert (Antoine), blanchisseur. 
Lapirot (Etienne), serrurier. . 
Millot (Jean-Antoine), serrurier. 

Leclerc (Pierre), 16 ans, manchon- 
nier. 

Cousin (Mathieu), maçon. 

Picrson (Jean-Baptiste), coutelier. 



Rousseau (Simon-Victor), maçon. 

CoUeau (Henri-Denis), écrivain. 

Boileau (François-Julien), vitrier. 

Grigaut (Antoine-Marie), bonnetier. 

Grigaut (Jean-Auguste), le jeune, bon- 
netier. 

Gillebert (Edme-Jacqucs), tapissier. 

Baudrier (Joseph), perruquier. 

Baulard (Jean-François), volontaire 
au bataillon. 

Jourdain ( Charles - Jean - Baptiste ) , 
cordonnier. 

Jacqueron (Jean-Baptiste), scieur de 
pierres. 

Rivicrre (Michel), maçon. 

Carré (Jean-Michel), tailleur. 

Marsaudon (Pierre), 16 ans, volontaire 
au bataillon. 

Bernard (Pierre), jardinier. 

Mottard (Claude-Maurice), ancien sol- 
dat au régiment de Tourainc. 

Duval (Charles-Nicolas), orfèvre. 

Varambon (Claude), pâtissier. 

Le Chaptois (Jean), maître couvreur. 

Léonard (Louis-Alexandre), menui- 
sier. 

Thevenaux (Jean-Baptiste), cireur. 
Jacquet (Claude), orfèvre. 
Rigaut (Nicolas-Laurent). 
Tristondan (Michel), compagnon po- 
tier. 
Poyloup (François), peintre. 

Badet (Jean-Louis-Archange), garçon 
perruquier. 

Hany (Nicolas), marchand boursier. 

Bonnot (Laurent), maçon. 

Dugnet (Pierre), tailleur de pierres. 

Parent (Nicolas-Denis;, bijoutier. 

Drieux (Gabriel), maître maçon. 

Scverey (Pierre), garçon marchand 
de vins. 

Hédiard (Jean-Baptiste-Picrre), tan- 
neur. 



102 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 



Didelot (Dominique), gagnc-denicrs. 
Lcclerc (Jcan-Éticnne), pâtissier. 



Bonnard (Jacques), maître boulan- 
ger'. 



Inscrits au bureau de M. de Gurny ; 

Schnibbc (Jean), marchand fourbisscur. 
Jadrat (Germain-Pierre), clerc de procureur '. 

Pièce jointe au registre : 
K>^}Z!^!?J^ Bataillon de Saint-Gervais. 

4 BATAILLON 

Liste des volontaires prêts à partir, à commander : 



CoUeau (Henri-Denis). 
Boileau (François-Julien). 
Rivicrre (Michel). 
Léonard (René-Alexandre). 
Le Chaptois (Jean). 
Bonnot (Laurent). 
Rousseau (Simon-Victor). 
Beaucourt (Joseph). 
Carrée 'Michel). 
Thevenot (Jean-Baptiste). 



Jourdain (Charles)*. 
Courcelles (Alexandre). 
Viond (Paul). 
Debrosses (Claude). 
Debrosses (Auguste). 
Debrosses (Pierre). 
Debrosses (Jean-Pierre). 
Grigault (Jean-Auguste). 
Duval (Charles-Nicolas). 



Certifié par nous, commandant de bataillon, ce 11 juillet 1791. 

GOLLOT. 

M. de Gurny, commissaire des guerres. 



5® BATAILLON. — SaINT-JeaN-EN-GrÈVE. 

Commandant du bataillon : Hiard. 

Registre non paraphé. 

Tous les inscrits, en le faisant, ont pris l'engagement de se munir 
d'un sac garni, ainsi que le prescrivait l'arrêté du 25 juin. 



27 juin : 
Andrieux (Jean) 



Fouilloux (Jean). 
Ferré (Aimé). 



i. • Demande à nV'Ire employé que pour boulanger. » 

2. Inscrit du 18 juillet. 

3. Bayé sans indication de motif. 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



103 



liuyctte (Pierre), ancien soldat aux 
régiments de Guyenne et de Tou- 
raine. 

Vauthier (Claude-Michel), ancien sol- 
dat au service de l'empire d'Alle- 
magne. 

Rony de La Vergne (Charles-Louis), 
bijoutier. 

Pinpron (Jacques-Nicolas), imprimeur 
en papiers peints. 

Paris (François), boulanger. 

Martin (Pierre), cordonnier. 

Thibault (Jacques), 'cordonnier. 

Jjuiard (Louis), jardinier. 

Carreau (Jacques], garçon tailleur. 

Teillard (François), bourgeois. 

Laurent (Charles), cordonnier. 

Rlandin (Antoine-Louis), 42 ans, an- 
cien marchand. 

Serre (Pierre), garçon tailleur. 

Vanvachappel (Jean-François), garçon 
tailleur. 

Houteville 'Jacques), garçon tailleur. 

Souris, tailleur. 

Segrctin (Pierre), perruquier. 

Brigand (Jean), garçon marchand de 
vins. 

Jourdain (Jacques-Nicolas), 14 ans^ 
garçon boucher '. 

RuITez (Jcan-Picrrc), garçon cordon- 
nier. 

Marlensz (Pierre-Adrien), avocat, pa- 
triote hollandais réfugié. 

Solignac (Jean-Pierre), tailleur. 

Lorain (Joseph), garçon boucher. 

Crimalle (Jean-François), tailleur. 

Rouillet (François), IS ans, garçon 
tailleur. 

Odot (Antoine , garçon tailleur. 

Martel (Pierre), garçon tailleur. 

Gouges (Pierre), garçon tailleur. 



Laruellc (Louis), garçon tailleur. 

Martin (Nicolas-Claude;, vitrier. 

Thomas (Louis), maçon. 

Ruffier (Jean-Claude), gagne-deniers. 

Henry (Jean-Antoine), perruquier. 

François (Claude), ayant servi dans 
le corps de la Basoche. 

Jousseran (Pierre-Jean), ancien sol- 
dat des troupes de l'Inde. 

Genisson (Louis), compagnon orfèvre. 

Calmcaux-Dclisle (Stanislas-Nicolas), 
ciseleur. 

Jumel (Adrien-Éticnne), ancien ma- 
telot. 

Henry (Charles-François), chapelier. 

Dcvi (Julien). 

Nostry (Louis-Marie), perruquier. 

Dansau (Etienne-Guillaume), chape- 
lier. 

Le Sage (Théodore), serrurier. 

Compagnon (Louis-Auguste -Parfait- 
Jean), corroycur. 

Bonnanfant (François), corroycur. 

Cocard (Jean-Philippe), garçon mar- 
chand de vins. 

Michel, cordonnier. 

Rabâche (Jean-François), cordonnier. 

Racinet (Jean-Charles), tapissier. 

Courtois (Pierre)', boucher. 

Lamirault (Jean-François), corroycur. 

Chardon (Nicolas), garçon boucher. 

Maroielley (Claude), postillon. 

Defer (Gaspard), commis marchand. 

Defontaine (Pierre), orfèvre. 

Nesant (Jean), ci-devant plumet d'of- 
ficiers au grenier à sel. 

Le Duc (Jean-Jacques), garçon vinai- 
grier. 

Lecointre (Pierre), imprimeur. 

Fauvel (François-Guillaume), impri- 
meur*. 



1. « Sans armes, habit, ni équipement, mais se soumet de fournir le sac de- 
mandé en qualité de tambour. » 

2. « A donné sa démission. » 



104 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 



28 juin : 
Roche (Jacques], charbonnier. 
Noisière (Bertrand). 
Chaslan (Antoine), charbonnier. 
Barbe (Antoine), charbonnier. 
Daniel (Pierre-André), tailleur. 

Martin (Jacques -Philippe), garçon 
chapelier. 

Noirau (André), potier d'étain. 

Bauramié (François), maçon. 

Rousseau (Pierre), maçon. 

Constant (Gabriel-Pierre), volontaire 
au bataillon. 

Moté (Antoine), tailleur. 

Duguet (Etienne), tailleur. 

Picot (Pierre-René), garçon tailleur. 

Coutelier (François), compagnon ma- 
çon. 

Chéry (François), garçon tailleur. 

Garnicr (Pierre), menuisier. 

Bertrand (Denis-François), mathéma- 
ticien. 

Dupuis (François-Jean-Louis), chan- 
delier. 

Claude (Jean), 16 ans, boucher. 

Vincenot (François), marchand d'ha- 
bits. 



Vincenot (Pierre), le jeune, 16 ans, 
marchand d'habits. 

29 juin : 

Bruet (Pierre), commissionnaire. 

Mezière (Simon), maçon. 

Potel (Marc-Barthélemy), ancien mili- 
taire. 

Dclahay (Jean-François), marchand 

de bas. 
Nicque (Toussaint-Privat), 16 ans. 
Joly (Jean-Baptiste). 
Raboudin (Antoine), cloutier. 

Tondut (Jean-Baptistc-Légcr), van- 
nier. 

30 juin : 
Aude (Bastien), perruquier. 

Quatrepoint (Simon), ancien caporal 
de la garde de Paris. 

!<"• juillet : 
Goetner (Lange), 42 ans, orfèvre. 
Courtois (Jean-SireonJ. 
Durand (Simon). 
Blin (Guillaume-Joseph). 
Hottot (Jean), rôtisseur. 



« Il a été de toute inutilité de tenir ce registre à deux colonnes, attendu 
qu'il n'y a qu'un citoyen qui ait souscrit pour la cotisation volontaire, de la- 
quelle il a été fait mention, et dont le nom est ci-dessous : 

« Le 24 juin 1*91, M. Chcrtcmps a envoyé au Comité un assignat de SOliv., 
lequel a été remis <à M. Hersenet, trésorier du Comité. 

« Je certifie le présent registre contenir vérité et arrêté ce l®*" juillet 1791, 

GuiCHARD, capitaine, faisant les fonctions de commandant 
en l'absence de M. Hiard. » 



Inscrits au bureau de M. de Gurny : 



3 juillet : 
Arouard (Louis-Antoine). 

7 juillet : 
Onfroy ,Louis-Franço s), marchand. 



8 juillet : 

Carly (Antoine-Gilles), i)cintre. 

9 juillet : 

Léauté (Charles-Arnould), volontaire 
au bataillon. 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



105 



Dubois de La Sauvagère (Nicolas), vo- 
lontaire au bataillon. 
Lefevrc (Noël-Thomas). 



Michel (François). 

Lalouette ( Maric-Jules-César-Nico- 
las). 



6« BATAILLON. — Sa1NT-LoUIS-LA-CuLTURE. 

Commandant du bataillon : Venet *. 

Registre coté et paraphé, mais sans indication de nom. Le com- 
mandant préside aux inscriptions ; beaucoup sont de sa main. 

Conscription militaire et libre : 



26 juin : 

Clouet (Jean-Baptiste), 52 ans, régis- 
seur général des poudres et salpê- 
tres '. 

Beudot (Jean-Baptiste), chasseur au 
bataillon. 

Lelièvre (Jean-Jacques) , compagnon 
charron. 

Lafond (Joseph), ouvrier dans les tra- 
vaux publics, ancien militaire. 

Garniée (Charles-François), dit La 



Bruyère, ouvrier dans les travaux 
publics, ancien militaire. 

Leclerc (Simon), garçon gazier. 

Lcclerc (François), frère du précé- 
dent, manœuvre aux travaux de 
charité. 

Detot (Joseph), gagne-deniers au jjort. 

Mazure (Adrien-Antoine), bourgeois. 

Cadot (Louis-Paul), ouvrier du port, 
ancien militaire. 

Loute (Jean-Louis), gagne-deniers. 



1. On lit dans des considérations relatives à un mémoire de Venet au sujet 
d'une augmentation de pension : 

« Elle (M"" Venet) a perdu le 14 juillet, à la prise de la Bastille, le sieur De- 
losme, son père, major de cette place, que les besoins d'une retraite avaient 
obligé d'accepter ce poste ; il avait mangé au service une partie de sa fortune. 
Il a péri malheureusement sur les marches de l'Hôtel de Ville, victime des cir- 
constances, homme universellement estimé et regretté. On lui rend la justice 
qu'il était dans sa vie l'ami et le consolateur des prisonniers. Un d'eux ^M. de 
Belport) a pensé périr sur sou corps en le défendant des coups qui lui étaient 
portés, et tous les militaires qui étaient sur la place, principalement le régiment 
des gardes françaises, demandaient à grands cris qu'il fût épargné. 

« M'"e Venet a perdu aussi son frère dans le sac de cette forteresse, tout le 
mobilier de ce dernier, son argent comptant, son argenterie et beaucoup d'effets 
précieux. Ces circonstances n'ont pas empêché le sieur Venet et son épouse (car 
elle porte aussi l'habit national) de s'attacher à la chose publique et de la dé- 
fendre courageusement contre ceux qui l'assaillaient. Peu assurément ont mis 
autant qu'elle et lui à cette môme chose publique, et au moral et au physique. 

« Indépcndanmient des secours journahers que le sieur Venet, malgré les em- 
barras et les difficultés de sa situation, n'a cessé de verser dans le sein de sa 
section, bon patriote, il a effectué un don civique de mille écus qui excède de 
beaucoup les proportions de sa fortune, et pour lequel aussi il avait fait entrer 
en entier celle de sa première pension. 20 mars 1792. » 

{Archives administratives de la guerre, classement général, dossier Venet.) 

2. « A souscrit le premier du bataillon sur les registres de lllôtel de Ville» 



106 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — n91 



Fajïard (Nicolas-Adrien), sculpteur en 
bois. 

Henriot (François), 16 ans, gagne-de- 
niers. 

Faquinet (Jean), potier d'étain. 

Pinon (Louis-François), gagne-deniers 
sur le port. 

Parquin (Antoinc-Reno-Paschal), pein- 
tre en bâtiments, ancien militaire. 

Blin (Alexandre), chasseur au batail- 
lon. 

Robert (Eustache-Marie), grenadier au 
bataillon. 

Leulier (Jean-Baptiste-Pierre-Louis) , 
marchand faïencier. 

Uoyer (Pierre), gagne-deniers. 

Devoisse (Gabriel), tailleur de pierres. 

Giraud (Georges), maçon. 

Auger (Louis-Henry), 16 ans. 

Tourade (Jean), 15 ans, manœuvre 
aux ateliers de charité. 

Dissard (Alexandre), 15 ans 1/2, aj)- 
prenti *. 

Florentin (Jean-Philijjpe), 15 ans 1/2, 
gagne-deniers sur le port. 

Henrict (Jean-Paul), ciseleur. 

(Selliez (Joseph), cordonnier pour 
femmes. 

Pantin (Françoisj, 16 ans, garçon mar- 
chand de vins, 
27 juin : 

Fourneret (Jean-François), cordonnier, 

(charpentier (Gcrvais), tailleur. 

Duparc (Antoine), garçon perruquier. 

Barbier (Jean -Baptiste), gagne-de- 
niers. 

Fleuquet (Pierre;, manœuvre. 

Saussac (Laurent), compagnon sellier. 

Tcstard (Martin), garçon tapissier. 

Savard (Pierre;, gagne-deniers, 

(iauclie (Guillaume), garçon sellier. 



Vincent (Joseph), compagnon serru- 
rier, 

Michel (Pierre), garçon charcutier. 

Fontaine (Jean-Adrien), gagne-de- 
niers. 

Mamie (Jean-Claude), gagne-deniers, 

Jarry (Clément-Philippe), garçon per- 
ruquier. 

Derichemont (Picrre-Mathurin), gagne- 
deniers. 

Contai (Jacques-François), compa- 
gnon layetier. 

Poulain (Philippe), compagnon laye- 
tier, 

Baudouin (François-Etienne), bour- 
geois, ancien militaire. 

Pecelet (Jean-Josepli), praticien teneur 
de livres. 

Montigny (Jacques-Philippe), ébé- 
niste. 

Lion (Joseph), 42 ans, maître vitrier. 

Bénard (Charles-Adrien), garçon bou- 
cher. 

Bernier (Denis-Joseph), garçon bou- 
cher, 

Chaumet (François), 40 ans, garçon 
cordonnier. 

Robert (Jean-Jacques), sculpteur, an- 
cien militaire. 

28 juin : 

Trcselle (Jean-Baptiste), gagne-de- 
niers sur le port Saint-Paul, ancien 
militaire. 

Florentin (Louis), gagne-deniers sur 
le port Saint-Paul. 

Le Fort (Nicolas-Bastien), gagne-de- 
niers sur le port Sainl-Panl. 

Lansement (Silvain), gagne-deniers 
sur le port Saint-Paul. 

Demaniuet (Marie - Pierre - Antoine] , 
garçon limonadier. 



Ayant été pris le 14 juillet 1789 pour le gouverneur de la Bastille, fut mené à 
rilùtel (le Ville où il pensa être massacré. » 

1. Bayé sur sa demande le 28 juin, sa mère n'était pas avertie de son cnga- 
• gemcnt ; elle ne consentit pas à son départ, le trouvant trop jeune. 



LISTE DES PREMIERS YOLO^•TAmES DE PARIS 



107 



Dccot (Jean-Laurent;, 16 ans. terras- 
sier. 

Lacroix (Jean-Claude), 16 ans 1/2, 
compagnon cordonnier. 

Tampicr (Jcan-Joscpli-Marioj, peintre. 

Oclin (Jacques), menuisier en meu- 
bles. 

Mathieu (Nicolas), gagne-deniers. 

Renard (Pierre-Charles), 16 ans, dé- 
chireur de bateaux. 

Duval (Pierre-François), cordonnier. 

Traversier (Jean-Charles-Eloi), gar- 
çon limonadier. 

Michel (Charles-Nicolas) , gagne-de- 
niers. 

Chocquet (Philippe), serrurier. 
Dépôt (Augustin-Henry), menuisier. 
Vincent (Louis-Jacques), comjjagnon 
serrurier. 

Pimpernclle (Louis-Marie), apprenti 
chaudronnier. 

(iriselle (Pierre-Jean), la ans, bon- 
hinger. 

Duccrp (Chiudc-AIexandrc), garçon 
uiarcliand de Ains. 

29 juin : 

Pomicr (Jean-Baptistc-Louis), garçon 
maçon. 

Paris (Claude -Louis), tailleur de 
pierres. 

IJrigandin (Louis), marinier. 

Doubleau (Pierre), le jeune, sellier. 



Mogin (Pierre), menuisier. 

Parent (Louis), maçon. 

Savard (Jacques-Antoine), gagne-de- 
niers aux travaux publics. 

Toulouse (Antoine-Henri), charron. 

Viguet (Jean), gagne-deniers. 

Dret (Nicolas), garçon perruquier. 

Jardin (Olivier- Vincent), garçon faïen- 
cier. 

Perladotte (Jean-Toussaint), niaçon. 

Mauvet (François), terrassier. 

Parent (Charles -François), garçon 
boucher. 

Robert (Jean-Louis), peintre. 

Fillion (Charles), boulanger. 
30 juin : 

Parquin (Achille), menuisier, ancien 
militaire. 

Leroy (Pierre), 16 ans 1 '2, gagne-de- 
niers. 

Hilaire (Claude-Marie), 16 ans, gagne- 
deniers. 

Trécourt (Joseph), 42 ans, bourgeois, 
électeur, ancien militaire. 

!<=■• juillet : 

La Rivière (Nicolas-Michel), coiiïeur ', 

Pierre (Jacques-Louis), 18 ans, em- 
ployé à la petite poste *. 

Larchcr (Jean), gagne-deniers. 

Morcl (Jacques), garçon limonadier. 

De Bligny (Marie-Amant-Fidèle-Cons- 
tant), lo ans'. 



1. « A changé d'avis. » 

2. « Sa mère s'y oppose. » 

3. Extrait d'ime lettre de Venet, ex-commandant du bataillon, en date du 30 mai 
92, demandant une place de sous-lieutenant en faveur de Louis-Aiiguste- 

harles-Geneviève Besnler de Bligny : 

« Il a en ce moment-ci son plus jeune frère aux frontières qui n"a que l."> ans 

qui peut à peiue porter son fusil, qui a tout plein d'ardeur et l'on ne peut rien 

jouter à sou éloge quand on dira qu'il est du second bataillon de Paris et qu'il 

s'est trouvé successivement à toutes les alïaires où ce bataillon s'est si bien 

conduit — » 

Le sieur Besnier de Bligny. capitaine de la compagnie d'Invalides détachée à 
l'Arsenal, mourut le 29 novembre 1790, laissant une veuve et six enfants : quatre 
garçons et deux fdles. En 1793, les trois aînés des garçons étaient au service : 



108 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 



2 juillet : 

Matelin (Michel), blanchisseur*. 
François ( Michel ) , 16 ans, garçon 

blanchisseur. 
Isabé (Joseph), ci-devant employé aux 

barrières. 



Cabin (Géry-François-Joscph), ci-de- 
vant employé aux fermes. 

Pichery (Désiré), ci-devant employé 
aux fermes. 



Ledit registre a été clos et arrêté en cet endroit par nous comman- 
dant de bataillon, aujourd'hui 2 juillet 1791 à quatre heures après- 
midi. 

« Venet. » 

Sur le verso du titre figurent les mentions suivantes : 

26 juin 1791. Enregistré précédemment à la Ville. Armand-Pierre Venet, 
commandant du bataillon, âgé de 58 ans, chevalier de Saint-Louis, 38 ans de 
service militaire d'officier, commissaire ordonnateur des guerres honoraire, 
servira par lui même ou contribuera ; sert également depuis la Révolntiou 
et le 13 juillet 1789. 

« Venet. » 

Puis de la main du commandant au-dessous de son engagement : 

« M. le commandant du bataillon n'a pas cru devoir ni même pouvoir se 
refuser au désir que lui ont témoigné beaucoup de gagne-deniers et gens sur 
le port, de se faire enregistrer. Les trois quarts et demi n'ont ni armes ni 
habits uniformes. Très sûrement on ne les fera pîis marcher sans armes, mais 
ils compteraient pareillement être habillés, et s'il en était au contraire, il ne 
faudrait pas compter sur le demi-quart de tous ces inscrits-là, d'ailleurs gens 
de la meilleure volonté. » 

Ont été inscrits ensuite chez M. de Curny : 



Maillard (Jean-Raptiste-André), four- 
rier des grenadiers du bataillon. 
Bigot (J.-R). 

Paltu (Simon-Thomas), ancien mili- 
taire. 



Vincent (Augustin-Martin). 
Chustais (Philippe). 
Martin de Montreuil (Louis), grena- 
dier au bataillon. 



Conscription libre pour fournir en argent : 

l*"" juillet 1791. Rlondel (Nicolas-Louis), commissaire des pou- 
dres à l'Arsenal, contribuera pour 100 livres. 

Jean-Kranrois-Michel comme officier de marine; L.-A.-Ch.-G., sous-iioutcnaiit au 
3i« d'infanterie ; Maric-Ainant-Fidèle-Constant, volontaire au 2» bataillon de Pari». 
Le quatrième fils Jean-Krançois-André, né en 1783, servit dans les équipages 
militaires en 1804. 
1. « Sa mère ne veut pas qu'il parte ; d'ailleurs il n'a que 14 ans.» 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 109 

l"" juillet 1791. Faucheux, père, régisseur des i)Oudrcs ù l'Ar- 
senal ^ 300 livres. 

2 juillet. Bournonville (Pierre-Joseph-Théodore), bourgeois.... 24 — 



7« BATAILLON. — BlANCS-MaNTEAUX. 

Commandant du bataillon : Bouillard de Belâir. 

Le registre fut ouvert le 24 juin 1791. Il porte, rappelant les pres- 
criptions de l'ordre du 25 juin, avant l'inscription des noms cette 
note : « Les volontaires qui se feront inscrire sont prévenus de se 
tenir prêts à marcher au premier signal et, à cet effet, d'avoir un sac 
garni seulement de deux chemises, deux cols, deux paires de bas, 
quatre mouchoirs, une paire de souliers, une paire de guêtres noires, 
une de blanches, une vergetie, une brosse, un peigne et un bonnet de 
police. » 

Les inscriptions sont sous forme de tableau à dix-neuf colonnes. 

1. « A l'Arsenal, le 1" juillet 1791. 

« Les moments sont chers, Monsieur et cher général ; j'ignorais que le temps 
fût si court, et je ne puis me rendre chez vous pour inscrire ma soumission sur 
le registre ce matin. Mais la voici, et je vous prie instamment tle la joindre à 
celle de tous les bons patriotes parmi lesquels j'ai déjà prouvé tant de fois que 
la section devait me coujpter. Si mardi, 21 juin, l'Arsenal avait été attaqué, 
comme on semblait le craindre, j'avais pris la résolution de me réunir aux 
braves citoyens que vous commandez et de terminer en mourant pour la patrie 
une longue vie employée toute entière à lui rendre des services dont l'eUet et 
peut-être la reconnaissance ne finiront qu'avec la France. 

« llecevez les assurances de mon sincère et respectueux attachement. 

« KALCiiKrx. père. » 

« Je soussigné, citoyen de la section de Saint-Louis-dc-la-Culture et régisseur 
des poudres pour le compte de la Nation, âgé de près de 70 ans et malheureuse- 
ment paralysé de tout le côté gauche depuis 7 ans, vivement affecté de l'impos- 
sibiUté où je me trouve de servir de ma personne contre les ennemis de la France 
et de la nouvelle Constitution que j'ai solennellement et plusieurs fois juré de 
soutenir de toutes mes forces et de tous mes moyens, me soumets et m'engage 
de fournir une somme de trois cents livres par an, pour contribuer à la dépense 
des volontaires de la garde nationale de Paris qui se porteront sur les frontières 
du royaume, et cela pendant toute la durée de leur service et celle de la durée 
de mon traitement de régisseur, seul secours qui me reste pour vivre. » 

« Fait il l'Arsenal de Paris, le premier juillet mil sept cent quatre-vingt-onze. 

« Falcheix, père, 

se portant fort pour son fils, qui, à son retour, ne manquera pas de suivre 
l'exemple de patriotisme dont il est pénétré. » 
(Pièces annexées au registre du bataillon de Saint-Louis-la-Culture). 



110 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 



Bourdon ( François- Louis j , ancien 
procureur au Parlement*. 

Cézar (Joseph-Alexis], ancien mar- 
chand limonadier. 

Dupéricr (Guillaume-Toussaint), do- 
reur. 

Targe (Jean-Baptisle-Hippolyte), clerc 
d'avoué*. 

Casset (Charles-Nicolas), tourneur. 

Villct (René), élève en pharmacie. 

Boillet (Jean-Nicolas), graveur. 

Trichon (Pierre), sellier. 

(iamain (André-Joseph), pâtissier. 

James-Lalandc (Pierre-Jean), commis 
greffier. 

Charicr (Nicolas -Charles-Malhurin), 
marchand bonnetier. 

Dery (Charles), homme de loi. 

Verbois (Jean-Edmond), maître de 
langue. 

Ballois (Jean-Antoine), perruquier. 

Pluvinct (Bernard-Nicolas), médecin. 

Ladoubé (Jean-Louis), fds de mar- 
chand. 

Dartis (Alexandre), bourgeois. 

Daussy (Nicolas), vitrier. 

Toursaint (Charles-Nicolas), commis 
marchand. 

Stomphe (Pierre), perruquier. 

Florant (Louis), domestique. 

In nom effacé illisible, celui d'un étu- 
diant en droit. 

lUondel Jean-Jacques), menuisier. 

Rotondeur (François), 52 ans, sergent 
des gardes de la Porte. 



Bomarin (Charles-Jean-Marie), négo- 
ciant, 60 ans '. 

Didot (Aristarquc-Jean-Marc), bour- 
geois. 

Fouré f.VIathurin), élève en pliarniacie. 

Lcys (Pierre-Dorothée-Maximilien) , 
élève en ))liarmacic. 

Mouchoux, ci-devant Belmont (Pierre- 
Claude), homme de loi. 

Tainturier ( Jean-lîaptiste) , 16 ans, 
boulanger. 

Montenot (Jean-Baptiste), orfèvre. 

Donzel (François), garçon limonadier. 

Peltier f André-Clair-Louis), ingénieur 
des mines. 

Ducy 'Paul), garçon marchand de 
vins. 

Daval (Antoine-Louis), bourgeois. 

Léon (Pierre), marchand*. 

Salmon. 

Leroy (Jean-Charles-Hubert), précep- 
teur. 

Delacroix (Etienne-Laurent), ex-ser- 
gent au régiment du roi et profes- 
seur de matliématiques et de des- 
sin, 

Raboulain (Nicolas-Joseph), commis 
au greffe des conseils *. 

Bidault (Jean-François), maître tour- 
neur*"'. 

Donzel (Georges), j)orteur d'argent. 

Régnier (Jean-Louis), bourgeois. 

Lcmaure (Claude-Alexandre), musi- 
cien. 

Petit (Jcan-Baptistc-Léon), clerc de 
notaire. 



1. C'est Bourdon le futur Conventionnel (de l'Oise). 

2. « M. Targe père et sa famille réclament contre rengagement contracté pa 
le sicnr Targe fils et s'opposent forniellenicnt à son ilupart. ALM. les officiers mu- 
nicipaux sont j)riés d'avoir égard à cette réclamation. •> 

',1. Aux observations : « Bien vert; ne peut joindre (pi'aii 20 juillet, ses affaires 
ne lui permettant pas de quitter Paris avant ce temps. » Une autre note (mise au 
bureau de M. de Curny) dit : « Ne part pas. » 

4. «« Ne part pas. » 

5. « Ne peut partir (pie du 24 au .10 juillet. » 

(i. « Xe peut partir que ilu 2i au 30 juillet », et d'une autre main : « Ne part pas. » 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



m 



« Arrêté le présent registre au numéro quarante-cinq, observant 
que le nombre des inscrits ne monte qu'à quarante-quatre personnes, 
le n° 22 ayant été effacé. 

« Paris, ce 30 juin 1791. 

« BouiLLARD DE Belair, Commandant. 
« Mallerot, capitaine aide-major. » 

Par supplément : 

N° 46. Le Fournicr (Maric-Anscimc), négociant. 



Inscrits au bureau du Saint-Esprit : 

Pasté, dit Dupn', bourgeois. 
Rourset (Etienne), chandelier. 

Bauve (Dominique-Victoire , éludiant 

en droit. 
Jabouille (Tliomas). 
De Saysye (Dominique). 



Badod (Charles). 

Durieux (Nicolas-Jean). 

Giret (Pierre-Nicolas). 

Magnan (Jacques-Mario-Martin ) . 

Jumeau (Jacques). 

Cotel (Pierre-Vincent). 



Noms des personnes qui contribuent pécuniairement : 

Lezurier (Cosmc-Augustin), médecin, pour lui et son fds mineur. (iO hv. 
Rouillard de Belair ', ci-devant conseiller à la Cour des Aides, 
commandant du bataillon des Blancs-Manteaux, contribuera 

))Our une année de solde, ci 27a 1. b s. 

Sautereau, souscrit pour la somme de loO * 

Mme de ValFrambert, _ _ 150 

Bénard, architecte, — — ISO 



8« BATAILLON. — POPl.NCOURT. 



Commandant du bataillon : Colin de Cancey. 
Registre paraphé par Le Sourd, membre de la municipalité. 



Enrôlements 



26 juin : 
Vitry (Louis), ancien militaire. 



Cattinée (Pierre), lieutenant au batail- 
lon. 



1. Augustin-Louis, électeur de la section des Enfants-Rouges en 1790 et 1791. 
Capitaine de grenadiers, puis commandant du bataillon. (Charavay, p. 48.) 

2. « Les i;;o livres, montant de la souscription faite par M. Sautereau, ont été 
employées à larmement et l'équipement d'un volontaire qui. est désigné pttur 
partir. » 



112 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 



Susse! (Philippe-Martin), tourneur. 
Nicolas (Jean-Louis), peintre. 
Roussel (André), gazier. 
Rinet (Louis-Nicolas), volontaire. 
Vernot (Louis-François), garçon po- 
tier de terre. 
Bouchcl (François), garçon faïencier. 
Lemelle ^Bernard;, garçon jardinier. 
Reguet (Nicolas), garçon jardinier. 

Jasseron (Rricc-Gaspard), garçon l'aïen- 
cier. 

Vaillant (Louis-Antoine), garçon vi- 
trier. 

Vaillant (Jean-François), 16 ans, gar- 
çon imprimeur en papiers peints*. 

Lejeune (François-Auguste), garçon 
cordonnier. 

Couturier (Antoine), terrassier. 

Rezé (François-Etienne), ébéniste. 

Désert (Antoine), terrassier. 

Charles (René), volontaire. 

Rouveau (Jean -luiptiste- Théodore) , 
garçon potier de terre. 

Collot fJean), garçon jardinier. 

Michel fJean), garçon jardinier. 

(iranmogin (Pierre-François), tour- 
neur en acier. 

Daiguillon (Jean-Claude), marchand 
de bois. 

Deschanips (Alexandre;, garçon jardi- 
nier. 

Cossard (Louis-Jean), serrurier. 

Cotte (Georges), serrurier. 

Cheneval (Jacques), imprimeur sur 
papiers peints. 

Simonin .Xoël-Joseph), imprimeur sur 
jiapiers peints. 

Ucbours (Jean-Eugène), ébéniste. 

Crépin (André , menuisier. 

Poids 'Jacipies , menuisier. 

1. Frères, amenés par leur pérn. 
'2. 50 an» ; marié, (piatre enfants, 
.'i. Itayé : « Est infirme et ne peut marc 



Martin (Sébastien), tourneur on po- 
terie. 

Berson (Pierre), marchand de para- 
sols. 

Letant (Pierre-Marie), vitrier. 

Noël (Claude), cardeur de coton. 

Dubois (Nicolas-Pierre), maître tail- 
leur*. 

Robert (Nicolas), terrassier. 

Maréchal (Jean-Charles), fabricant de 
bas. 

Mathieu (Jean-Pierre), terrassier. 
Lejeune ( Charles- Pierre ) , 47 ans, 
maître cordonnier. 

Denis (Jean-Pierre), manufacturier de 
faïences *. 

Honny (Jacques-Marie), serrurier. 

Larue (Louis), menuisier. 

Belin (Nicolas), laboureur. 

Hugot (Jean), cordier. 

Colon (Nicolas), vigneron. 

Roget (Jean-Baptiste), menuisier. 

Rebours (Louis), ébéniste. 

Cuiennet (Nicolas), potier de terre. 

Thionville (Jean-Louis-Auguste), im- 
primeur en papiers peints. 

Pernot (Jean-Etienne), bijoutier. 

Dornel (François), potier de terre. 

Sergent (Michel-François), voiturier. 

Prangin (Jean), 56 ans, peintre, an- 
cien garde suisse. 

Lavalette (François), 14 ans, négo- 
ciant. 
Lenoël (Nicolas), forien [sic). 
Renaud (François). 
Harrote fJean), tourneur. 
Caillau (Louis), épinglier. 
Henry (Antoine), épinglier. 
Moriau (Antoine), négociant. 
Bouvier (Pierre-Marie), cordonnier. 



lier. 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



113 



Richard (Claude), cordonnier. 

Bouché (Louis), épinglier. 

Foyard (Grégoire), 12 ans, musicien. 

Foyard (Antoine), 13 ans, musicien'. 

Armand (Jean -Baptiste), 15 ans, 
peintre. 

Beudin (Henry), serrurier. 
Clément (Jean-Jacques), voiturier. 
Pinet (Joseph), 16 ans, cordonnier. 
Bedon (Gassien-François), potier de 

terre. 
Campagne (Charles), potier de terre. 
Braconnier (Louis), marbrier. 

Mercier (Jean-Baptiste), ouvrier en 
glaces. 

Vaudran (Honoré), jardinier. 
28 juin * : 

Dupin de Maison-Rouge (Henry-Em- 
manuel), 30 ans, chevalier de Saint- 
Louis, ex-officier aux grenadiers 
de France, puis major des volon- 
taires de Luxembourg, blessé à la 
prise de la Bastille, étant commis 
par THôtel de Ville pour comman- 
der 200 hommes gardes de la ville, 

Fery (Pierre), tabletier, vainqueur de 
la Bastille. 

Bousseau (François-Claude), brossier. 
Breton (Pierre), jardinier. 
Lasne (Georges-François), carreleur. 
Mctery (Michel), doreur fondeur. 
Langre (Antoine), doreur fondeur. 
Clément (Charles), charretier. 
François (Antoine), journalier. 
Leblanc (Pierre), ci-devant charretier 
du Gouvernement. 

Audry (Joseph), imprimeur sur pa- 
piers peints. 

Sergent (Baptiste), journalier. 



Barbet (Jacques), faïencier. 

Robin (Louis), serrurier. 

Sergent (Edme), 15 ans, manœuvre. 

Roussel (Jean -Baptiste), gagne-de- 
niers. 

Chautran (Nicolas), 16 ans, boucher. 

Irlande (Pierre), 16 ans, ébéniste. 

Scvestrc (Toussaint), jardinier fleu- 
riste. 

Lozier (Barthélémy), marchand de 
vins. 

Aimard (Alexandre-Jacques), menui- 
sier. 

Massé (François), 16 ans, i)crruquier. 
Brucl (Jean-Joseph), chaudronnier. 
Bourbon (Louis), menuisier, vain- 
queur de la Bastille. 
Piquet (Jean-Louis), maçon'. 
Deloume (Pierre), perruquier. 
Flamant (Pierre), menuisier. 
Chausse (Nicolas), épinglier. 

Bleuse (Jean-François) , gagne-de - 
niers. 

Combet (Gaspard), 15 ans, charron. 

Legris-Dubois (Pierre), menuisier. 

Dejardin (Pierre- Jacques-François), 
compagnon sculpteur. 

Verpy (Charles), boulanger. 
Cauville (André-Claude), marbrier. 
Mery (Jean), gagne-deniers. 
Maugin (Jean-Baptiste), faïencier. 

29 juin : 

Tremery (Jean), marbrier. 

Olin (Nicolas), chaudronnier. 

Louis (Nicolas-Jacques), nourrisseur. 

Petito (Pierre), menuisier. 

Degrange (François), imprimeur en 
papiers. 



1. « Frères, fils d'un sous-otHcier invalide; se proposent comme musiciens pour 
la clariaette. » 

2. Le registre n'indique pas d'inscriptions comme reçues le 27. 

3. Rayé : « Passé dans la Colonelle, dragons. .. 

Tome I. g 



114 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 



Sautrin (André), imprimeur en j)a- 
piers. 

Bardour :Dominique1, imprimeur en 
l)apicrs. 

Riton (Antoine), imprimeur en pa- 
])iers *. 

Jancton (Nicolas), 16 ans, serrurier. 

Dudoui (Pierre), ouvrier. 

Braconnier (Nicolas), garçon mar- 
brier. 

Panton (Jean), terrassier. 

Gré (François), terrassier. 

Derville (Pierre-Louis), écrivain. 

Bresson (Antoine), chaudronnier. 



Ansclet.(François), ébéniste. 
Audoux (Joseph-Denis), chandelier. 
Audonx (Jean-François), chandelier. 
Potemon (François), cordonnier. 
Bouillon (Charles), 15 ans, gagne-de- 
niers. 
Gellie (Nicolas), cuisinier. 

DeCrance (Jean-Marie), 15 ans, décrol- 

teur. 
Daiguillon (Jean), 15 ans, garçon de 

chantier. 
Aury (Claude), manœuvre. 
Launay (Pierre), jardinier tlcuriste. 



Certifié véritable par nous commandant du 8" bataillon de la 
o« division. 

Colin de Cancey. 

Contribution pécuniaire à défaut d'enrôlement : 

30 juin : Chestel, maître ])avcur, a déclaré vouloir contribuer pour la somme 
de 24 livres, qu'il payera à première réquisition. 



^ 9' BATAILLON — CaPUCINS DU MaRAIS. 

Commandant du bataillon : Haquin. 

Registre coté et paraphé, mais sans indication de nom. En tète, on 
lit de la main du commandant Haquin : 

« Nous soussignés, volontaires du '.(a bataillon de la 5= division de la garde 
iialionalc i>arisienne, dit des Capucins du Marais, j)énétrés de respect pour les 
décrets do rAsscmbléc Nationale, brûlants d'amour pour la patrie, et j)réls à 
verser notre sang pour sa défense et pour le maintien de la Constitution, nous 
nous engageons sur notre honneur à prendre les armes et à partir aussitôt 
(|ne nous en serons retpiis pour nous porter aux IVonlières ou partout ailleurs 
où les ennemis de l'empin! se |)rés(Mileraient, et promettons de servir avec 
tout le zèle que l'on peut attendre de bons citoyens et la subordination qiu' 
tout ofdcier et soldat doit à ses su|)érieurs. 

" Fait à l'état-major dudit bataillon, le vingt-cin(i juin mil sept cent (pialrc- 
vingt-onze. » 



1. Ces <(nafrc (lerniers dcmcuratif rue BasCroy, W. 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



H5. 



Haquin (Honoré-Alexandre), comman- 
dant du bataillon, électeur, membre 
du Conseil général de la commune 
de Paris, 49 ans. 

Huguct (Godince-Raltazar), joaillier. 

Vernier (Louis- Eugène), ex-avocat 
général au grand conseil, capi- 
taine des chasseurs du bataillon. 

26 juin : 

Miol (.Jean-Louis), dorcur-argcnteur. 

Brossard (Pierre), caporal au batail- 
lon. 

27 juin : 

Langlois (Louis-Nicolas), limonadier. 
Lebrun (Charles-François), 16 ans. 
Montenoise (Alexis) , ancien maître 
de poste. 

Menuet (Charles), volontaire au ba- 
taillon. 

Pcrrier (François- Gabriel), 47 ans, 
ingénieur-géographe, lieutenant des 
grenadiers du bataillon '. 

28 juin : 

Trcbilliod (Jean-François-Marie), tail- 
leur. 

Dutemple (Pierre-Paul), charcutier. 

Watripon (Armand-Charles), luthier. 

Leçon te (Jean-Marie-François), char- 
ron. 

Le Roy (Joan-François), charron. 



Langlois (Pierre-Nicolas), peintre. 
Doyen (Jean-Louis), tabletier. 

29 juin : 

(iirard (Jean-Théodore), ciseleur. 
Broussard (Claude-François). 
Lecomte (Pierre- Auguste), tailleur. 
Maigne (François-Mario), bourgeois» 
Loudier (François-Eugène). 

30 juin : 

Brice-Destors (Nicolas), pâtissier. 

Lolièvre-Duval (René), perruquier, 

Paque (Pierre-Antoinc-Victori, tail- 
leur. 

Loiret (Jacques), sellier. 

Sabbathié (Nicolas), sellier. 

Pluquit (Pierre), ancien militaire au 

service étranger. 
Martin (Pierre). 

Mignon (Jean-François), limonadier, 
Pavié (Jean), commissionnaire. 
Bérard (Jean), commissionnaire. 
Riviers (Laurent), serrurier. 

Martin (Hyacinthe-François), chape- 
lier. 
Humeau (Antoine), papetier. 

Sans date : 
La Chenaye (Jean-Baptiste). 

8 juillet*: 
Cotinet (Jean-Bap(iste) '. 



Ajoutés sur le registre chez M. de Curny : 

Vellence (François), tailleur. 



Guillard (Victor), volontaire de 

garde nationale d'Ormoy *. 
Gérard (Nicolas). 
Cliardin (Louis-François), 
(iravé (Nicolas). 
Bazirc (Louis-Antoine). 



Le Roy (Jean-François). 

Beauvais (André). 

Tincl (Jean), lieutenant des chas- 
seurs du bataillon. 



1. En marge, mis au Saint-Esprit : « Ne part pas ». 

2. « Sur une feuille particulière restée à 1 "état-major du bataillon ». 

3. Inscrit sous le ii" 1 i bis et non à sa place à sa date au registre. 

i. D'abord inscrit sous le n° 30 bis et rayé comme « double emploi ». Cette 
inscription mentionne que l'engagement est du 10 juillet. 



116 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 



Huet (Laurcnt-Désirc), 46 ans, ancien 
militaire. 



Liphard (Jean-Charles). 
Girard (Jean-François), maçon. 



Les inscriptions qui précèdent occupent le verso des feuillets. Au 
recto, vis-à-vis, on lit : 

« Nous soussignés, volontaires du 9° bataillon de la 5^ division de la garde 
nationale parisienne, dit des Capucins du Marais, pénétres de respect pour les 
décrets, de l'Assemblée Nationale, brûlants d'amour })our la patrie et regret- 
tant de ne i)ouvoir aller sur les frontières la servir et la défendre de nos ])er- 
sonnes, mais jaloux de contribuer de tout notre pouvoir à sa sûreté et au 
maintien de la Constitution, nous soumettons sur notre honneur à payer sur 
la première réquisition qui nous en sera faite, entre les mains de la munici- 
palité ou de telle personne qu'elle désignera, les sommes pour lesquelles 
chacun de nous va s'inscrire sur le })résent registre, exigeant qu'elles soient 
employées à défrayer ceux de nos concitoyens qui nous remplaceront dans le 
cas où les gardes nationales marcheraient vers les frontières ou i)artout ail- 
leurs où les ennemis de l'empire se présenteraient. 

« Fait à l'état-major dudit bataillon, le vingt-cinq juin mil sept cent quatre- 
vingt-onze. » 

27 juin. Daudin (François), ci-devant conseiller-correcteur à la Ch.ambre des 

Comptes, capitaine des grenadiers du bataillon, s'pblige à défrayer deux 
gardes nationales pendant tout le temps nécessaire pour le maintien 
de la Constitution et défense de la i)atrie ; de plus s'engage de marcher 
en personne aussitôt que l'ennemi sera à vingt lieues de la capitale. 

— Geoffroy d'Assy (Jean-Claude], s'engage à payer, tant pour lui 

que pour son fils Alexandre-Louis, la somme de 600 liv. 

28 juin. Andellc (Joseph-Roch) ', notaire et officier municipal, s'en- 

gage à payer à la première réquisition, sauf à réitérer et 
augmenter s'il y a lieu 300 

29 juin. Hurel (Jean-Joseph), payeur des rentes, notable adjoint, 

lieutenant au bataillon*, de même 300 

— Barrin (Achillc-Armand-Charles), volontaire au bataillon*, s'en- 

gage pour *ôO 

2 juillet. Leclerc (Louis-Marie-Gabriel), receveur du droit d'enre- 
gistrement et volontaire au bataillon 100 



1. Membre du tribunal de police de Paris, en 1789 ; oibcier municipal en 1790: 
électeur en 1790, 1791 et 1796; notable en 1801. L'un des rédacteurs du cahier 
du Tiers-État du district des Minimes, (Charavay, p. 48.) 

2. « Voyant avec repret que les fonctions de mou état me privent de me réunir 
avec mes frères d'armes pour aller sur les frontières pour la défense de la patrie, 
mais toujours prêt à marcher et ù me rendre partout où je pourrais être uéccs- 
•saire, sans (pic les fonctions publiques dont je suis cliargc puissent en souffrir, 
de l'exactitude dans leur service dépendant aussi le bonheur de la Nation, w 

3. Marquis de Harrin, pefit-ucvcii de lamiral de La Gallissonnière, colonel 
attaché aux chasseurs à cheval de Guyenne. 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



117 



IQe BATAILLON. — ENFANTS-TrOUVÉS, FAUBOURG SaINT-AnTOINE. 

Commandant du bataillon : Santerre. 
Registre paraphé par Tiron, officier municipal. 



25 juin 1791 : 

Osselin (Claude-Louis), lieutenant de 
grenadiers. 

Masson (Pierre), volontaire au ba- 
taillon. 

Ducastel (Jean-Baplistc-Nicolas), ser- 
gent des canonniers. 

Cahagne (François-Germain) , capi- 
taine de chasseurs. 

Dclsouc (Jean - François) , chasseur 
volontaire. 

Pierre (Charles-Gabriel-Vincent), vo- 
lontaire. 

Pellerin (Abraham), sergent des ca- 
nonniers, ancien matelot. 

26 juin : 

Lucien (Jacques-Pierre), caporal des 
canonniers. 

Renard (Antoine), gazier. 

Robin (Charles-Auguste), gazier. 

Cornet (Marin-Benjamin), garçon épi- 
cier. 

Cornet (Nicolas-Marin-Prudent), gar- 
çon épicier. 

Glesse (Pierre), chasseur au batail- 
lon, vainqueur de la Bastille. 

27 juin : 

Lebegue (Antoine-Marin), volontaire 
au bataillon. 

Guérin (Jean-Pierre), 16 ans, volon- 
taire au bataillon. 

Mathias (Cliarles), volontaire au ba- 
taillon. 

Bonnivard (Charles-Jean), volontaire 
au bataillon. 

Lécuier (Charles), volontaire au ba- 
taillon. 



Colard (Philippe), ancien militaire. 

De Launay (Georges-Louis),, volon- 
taire au bataillon. 

Chauvey (Claude-François), 

Stenière (Louis), épinglicr. 

Vaudin (Jean). 

Simonot (Jean-Baptiste), 

Brison (Nicolas), ancien dragon. 

Herbcaumont (Jean). 

Dubois (Antoine). 

Gobert (Pierre-Jean), volontaire au 

bataillon. 
Maille (Jean-Antoine), menuisier. 
Vennet (Antoine). 

28 juin : 

Laligne (François), ancien dragon au 
régiment de Monsieur. 

Alix (Nicolas), volontaire au batail- 
lon. 

Taissicr (Antoine). 

Gilbert (Henri), 16 ans. 

Gauquelin (Pierre). 

CaroUe (Jean). 

Clone (Jean), volontaire au bataillon. 

Carrillon (Paul-Denis). 

Joublin (Vigile). 

Denisart (Jean-Marie), horloger. 

Hubert (Michel). 

Baudet (Jean-Nicolas). 

Dieudonné (Claude). 

Benoist (Antoine-Jean), volontaire au 
bataillon. 

Mailley (Louis- Antoine), 16 ans, vo- 
lontaire au bataillon. 

Macron (Antoine). 



J18 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 



•Cambicr (François). 

3IasquiHier (Louis-François), volon- 
taire au bataillon. 

■Grossœuvre (Jean-Baptiste). 

Cuiiïard (Jean-Baptiste). 

<îonnel (Louis-Jacques), volontaire au 
bataillon. 

Simonel (Claude). 

Jacob (Edme), ancien militaire. 

<iilles (Pierre) •. 

Dégoisc (François), volontaire au ba- 
taillon. 

Bréval (Denis-Simon). 

Bernicr (René-Michel-Vincent) '. 

Clriard (Louis-Mathieu), surnuméraire 
de la cavalerie nationale. 

'Picplus (Jean-Augustin). 

*(ialochin (Jean-Baptiste). 

«Chatelet (Pierre-François). 

•Cheron (Antoine-Bernardin), 45 ans. 

29 juin: 

Delbrclle (François - Denis) , ancien 
garde national. 

•Chollot (Pierre-Joseph-Victor). 

•Godaillier (Nicolas-Alexis), épicier. 

•Chambain (Antoine), volontaire au 
bataillon. 

Colère (Jean). 

Dezuttrc (Jean-Marlial-Marie), volon- 
taire au bataillon. 

Hue (Pierre), volontaire au bataillon. 

Bertrand (Mathieu), volontaire au ba- 
taillon. 
Renard (Nicolas). 

Maille (Jean), 42 ans, ancien soldat 
au régiment de .Navarre. 



Cambier (Narcisse-Joseph). 

Roger (Louis-François), ancien ser- 
gent des troupes des colonies, ins- 
tructeur de la compagnie de chas- 
seurs. 

Gallet (François-Charles). 

30 juin : 
Courloy (Antoine), ai)prcnti serrurier. 

Courtoy (Joseph-Marie), apprenti tail- 
leur. 

Sanicr (Jean-Pierre), cordonnier. 

Schlaus (Jean), serrurier. 

Henry (Jean-Baptiste), ébéniste. 

Malezieu (Nicolas-Denis), journalier. 

Malezieu (Claude-Joseph), journalier. 

Boulanger (Pierre-Etienne), gazier. 

Couvreur (Nicolas), polisseur de 
glaces. 

1er juillet : 

Delboule (Dominique), tonnelier. 

De Montrond (Jean-Claudc-Charle- 
niagne). 

Chadenet (Charles- Gaspard), serru- 
rier. 

Lourd (Jean), menuisier. 

Cucnet (Renaud), ancien grenadier 
au régiment Royal. 

Grosjean (Ignace). 

Cardon (Marie-Jacques), ancien mili- 
taire. 

Mulet (Louis-Maurice), ancien mili- 
taire. 

Phancliot (François-Giraud). 

Cuendct (Henri), dessinateur. 

Larible (Jean-Elienne), 16 ans, volon- 
taire au bataillon. 



Remis le registre le 1" juillet 1791. 

Santerre, commandant le bataillon. 



1. « A relire sa parole et ne peut pas partir pour le moment. » 



LISTE DES PUEMIEKS VOLONTAIIŒS DE PARIS 



119 



Le 2 juillet, Santerre écrivait à MM. du commissariat général de la 
garde nationale : 

« Messieurs, le nommé Jacques-Philippe Sorbier, nalif de Nîmes, âgé de 
29 ans, taille de 5 pieds 8 pouces, qui a servi huit ans dans le régiment de 
Bcauvoisis, où il était grenadier, s'est présenté chez moi ce matin i)our se 
faire enrôler à l'eflet de partir sur les frontières. Des alVaircs qui lui sont 
survenues et pour lesquelles il a été obligé d'aller à Versailles, lui ont oté la 
faculté de se faire inscrire dans le délai fixé. 

« S'il vous est possible. Messieurs, de le recevoir, je présume que le re- 
gistre n'est pas clos ; vous me ferez plaisir, car j'en aurais eu un de le re- 
cevoir. 

« J'ai l'honneur d'être votre très humble et très obéissant serviteur. Ce 
2 juillet 1791. 

Santerre. 



Il fut répondu à cette lettre par l'annotation suivante mise en 
marge. 

« Le délai n'est i)as encore échu. M. Santerre recevra, dans la journée 
l'expédition d'un arrêté, qui porte seulement que les relevés des personnes 
inscrites seront envoyés dans la journée de demain à la municipalité; ainsi 
M. Santerre peut sans difficulté continuer la conscription. » 

En conséquence un « supplément au livre remis à la municipalité 
de Paris » fut établi comprenant : 



Léger (Germain), travaillant à la ma- 
nufacture des glaces. 

Beau (François), travaillant à la ma- 
nufacture des glaces. 

Gardot (Jean-Hai)tiste), travaillant à 
la manufacture des glaces. 

Guichard (Jean-Jacques), travaillant à 
la manufacture des glaces. 

Jouveau (François), travaillant à la 
manufacture des glaces. 

Lorain (Mathieu), menuisier. 

Herga (Jean-Marié), serrurier. 

Adam (Nicolas), serrurier. 

Lesquil (Matliias), 16 ans, fondeur. 

Leguay (François), menuisier. 

Audouard (Pierre), taillandier. 

Brissard (Pierre-Marie), bonnetier *. 



Ceunièrc (Jean-Jacques), polisseur en 
marbre. 

Louvet (Antoine), menuisier. 

Delfour (Jean-Baptiste), cloutier. 

Prin (Edme), serrurier. 

Coste (Jean-Baptiste), peintre en voi- 
lures. 

Mons (Edme), cloutier. 

Maréchal (Jean-Charles), bonnetier. 

Lournay, ébéniste. 

Poitriaet (Gervais), tanneur. 

Laufroy (André), boulanger. 

Jeanson (Nicolas), boulanger. 

Piot (Jacques), garde-bateau. 

Milet (Pierre-André), ciseleur. 

Pulvé (Claude-François), garçon dra- 
pier. 



i. Rayé sans indication de cause. 



i20 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 



Triet (Jean-Louis), tourneur en bois. 
Bérard (Dalmassc). 
Carria (Jean-Baptiste). 



Lamothe (Paul), faiseur de bas. 
Sorbier (Jacques - Philippe) , ancien 
caporal dans Beauvaisis. 



Inscrits au bureau du commissaire général : 

Anozet (François-Antoine), maître vitrier et peintre en bâtiments. 
Maillet (Antoine-Nicolas), 16 ans, volontaire au bataillon. 
Bourguignon (Joseph), 44 ans, ancien canonnicr dans le corps royal. 
Hébert (Jean-François), ex-garde française, vainqueur de la Bastille. 
Pevest (Jean-Marie). 

Les personnes qui ont contribué pécuniairement sont inscrites sur 
la même liste que les enrôlés et figurent parmi eux. 

26 juin. Lcjeune (Jacques-Marie), fabricant d'étain en feuilles, ca- 
pitaine de la garde nationale, ne pouv.int quitter Paris, offre 
pour sa cotisation 300 hv. 

28 juin. Gautier (Pierre), prêtre de la paroisse Saint-Antoine, 
ofire pour sa cotisation volontaire, ne pouvant être du nombre 
de ceux qui se dévouent pour combattre les ennemis de la 
patrie 

Mme Lavigne (Suzanne-Françoise), bourgeoise de Paris, guidée 
parle patriotisme, désire concourir à contribuer de repousser 
les ennemis de la patrie et offre pour sa cotisation 

(Ne peut signer, attendu ses infirmités, et a chargé de sa procuration 
M""* Caille, qui signe en conséquence en son lieu et place). 



50 



12 



SIXIÈME DIVISION. 



4" BATAILLON. — L'OrATOIRE. 

Commandant du bataillon : Trévilliers. 

Registre non paraphé 'et ne mentionnant pas les dates des inscrip- 
tions. 



Garnier (Prudent), ancien militaire. 

Rollot (André-Louis), lieutenant de 
grenadiers au bataillon, ancien mi- 
litaire. 

Malcne, l'aîné, grenadier au batail- 
lon, ancien militaire. 



Valter (Charles-Hubert), commis chez 
un marchand de galons. 

Verlu (François-Louis), volontaire au 
bataillon. 

Le Compte (Charles), ancien mili- 
taire. 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



121 



Beson (Jean-Baptiste), remplaçant les 
citoyens de garde. 

Pichault (Nicolas), serrurier. 

Bailleul (Maximilien-François), com- 
mis. 

Londault (Mathurin-Victor), bijoutier. 

Bence (Louis-Denis), fripier. 

Aubry (Pierre-Gabriel), fripier. 

Barage (Jean-Baptiste). 

Gérard (Jean), menuisier. 

Bechet (Denis), tailleur. 

Poupard (Louis-Henry), artillicr pour 
les équipages de chasse. 

Fourreau (Alexandre-Adrien), impri- 
meur en papier. 

Benoit (Jacques), marinier. 

Sellier (Jean-Francois-Marie), garçon 
marchand de fer. 

Bossu (Charles-Sébastien), tailleur. 

Menu (Charles-Ispa), marinier. 

Syvergniac de La Grange (Léonard), 
ancien militaire. 

Lanès (Louis-Joseph), garçon perru- 
quier. 

Simon (Pascal), tourneur. 

Thiefry (Pierre-François-Joseph), an- 
cien militaire. 

Bruxelles (Pierre-François), apprenti 

chapelier. 
Bressie (François), domestique. 
Alary (Antoine), garçon tailleur. 
Friand (Martin), domestique. 
Mauger (Jacques). 
Aubry (Ferdinand). 
Cassé (Paul-François), limonadier. 
Laurent (François), cocher de fiacre. 
Blondel (Alexandre), cocher de fiacre. 
Noël (François), cocher de fiacre. 

Giroy (Jean-Antoine), dit la Ten- 
dresse. 

Very (François), Cartier. 



Burclou (Gabriel), cordonnier. 

Houlieux (Antoine). 

Marienne (Jean-Baptiste). 

Borne (Charles), garçon tailleur. 

Dicudonné (Henry-Antoine), commis 
marchand. 

Stevenay (Pierre -Joseph -Hippolyte), 
volontaire au bataillon. 

Truisncl (Félix-Nicolas), fils d'un chi- 
rurgien. 

Beaucoté (Jacques-Claude), caporal au 
bataillon. 

Poupard (Hippolyte-Jean), 

Benoist (Charles-David), volontaire au 
bataillon. 

Garnier (Joseph), volontaire au batail- 
lon. 

Hcnriot (Jean-Florentin), 16 ans, mar- 
chand de vins. 

Laurette (Pierre). 

Noël (Antoine) '. 

Hiver (Charles), ancien canonnier do 
l'artillerie de marine. 

Chaumettc (Pierre-Charles), pâtissier, 
ancien militaire. 

Sechet (Louis-François), dit La Na- 
vette, ancien militaire. 

Nicolas (Antoine), remplaçant les ci- 
toyens de garde. 

Boutard (Jean-Baptiste-Antoine), cor- 
donnier. 

Boutard (Pierre), 15 ans 1/2, frère du 
précédent. 

Lastic (Jean), 16 ans. 

Gaboriau (Jean-Baptiste), garçon cor- 
donnier. 

Léger (Philippe), culottier. 

Blin (Joseph), tailleur. 

Léger (Julien), perruquier. 

Herbin (François-Jacques), coutelier. 

Bonenfant (François), marchand de 
journaux. 



1. « Son père et sa mère s'opposent à son départ. Ainsi cet article est nul. » 



122 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 



Roussel (Joseph), domestique. 

lîochcl (Alexandre], bijoutier. 

Laurent (Jean-Rlaise), cmi)loyt' chez 
un.linger. 

Bunioulin (Louis-Antoine), a[)prcnli 
pluniassier. 

Arbeau (Pierre), ferblantier. 

Fauvel (François), ferblantier. 

Ubi (Pierre-Martin), culottier. 

Bessesier (François-Barthélémy), cu- 
lottier. 

CliilVon (Jacques], garçon paumier. 

Luinot (Pierre), ancien militaire. 

Petitbois (Auguste), tailleur. 

Abraham (Jean), tailleur. 

Lambin (Jean-Nicolas), tailleur. 

Pluet (Pierre), tailleur. 

Arand (Antoine), tailleur. 

Prunot (Antoine), tailleur. 

Caillou (Benoît), canonnier au batail- 
lon. 

Vergne (Pierre), canonnier au batail- 
lon. 

Charlois (Louis-Denis), chapelier. 

Delperon (Jérôme), commissionnaire 
auvergnat. 

>Iilet (Bernard), tailleur. 

Benoist (Laurent), tailleur. 

Sabalticr (Michel), tailleur. 

Valadon (Jean-François), tailleur. 

Ferlin (Pierre), tailleur. 

(Jros (Joseph), tailleur. 

Lamourcux (Jean-François), tailleur. 

Marciiand (Nicolas), 48 ans, chirur- 
gien •, 

Laurent (Jean-Paulin), tapissier. 



Bergaerts (Simon), imprimeur compo- 
siteur. 

Angot (Jean-Louis , joaillier. 

Buttin (Charles-Joseph-Marie), fédéré 
de Doullens demeuré à Paris. 

Jacquotin (Louis-Victor), journalier. 

Segaud (Joseph), garçon marchand de 
vins. 

Couteaux (Léonard). 

Le Vert (Jacques), perruquier. 

Lépreux (Vincent), garçon marciiand, 

Dufour Pierre-François), garçon paul- 
mier. 

Marais LMiciiel-Romain), cartier. 

Bertau (François-Nicolas), tailleur. 

Daburron (Jean-Étienne), tailleur. 

Denibans (Louis). 

Aubcrt (Jean-Baptiste), garçon perru- 
quier. 

Merget (Antoine), marchand de cris- 
taux. 

Sardallion (Pierre-Henry), parfumeur. 

Le Roux l'Jean), garçon marchand d^* 
vins. 

Lafitte 'Pierre), tailleur. 

Degrais (Jean-Baptiste), garçon l)0u- 
cher. 

Bauvcrat (Louis), jjlombier. 

Brossier (Louis-Zéphirin), ancien vo- 
lontaire de la marine. 

Brossier (Louis-Ilypolite), architecte, 
frère du précédent. 

Tabourcux (François), écrivain. 

Legrand (Jean-Baptiste), garçon bou- 
clier. 

Courissc (Louis), tapissier. 

Chazal ». 



1. « Offre se» services connue cliirurKicn. » 

2. « M. Chnzal, grenadier volontaire du bataillou de l'Oratoire, écuyer, ayant 
un nianëgc à Paris, très liabiie dans l'art de l'équitation, et en qui on peut avoir 
toute confiance sous tons les rapports ; ayant servi huit ans dans les dragons et 
quatre ans dans l'infanterie, oHre ses services soit jumr diriger un train d'urtil- 
Icrle, «oit pour faire une a<-(|uisitioii <le chevaux, soit pour faire le coup de feu 
vis-à-vis de l'ennemi suivant l'occasion, soit pour instruire dans l'art de l'équi- 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



123 



Colin (Etienne), teinturier*. 

Bezombe (Guillaume), porteur d'eau. 

Dumaise (Nicolas), joaillier. 

Toulu (Jean), porteur d'eau. 

Juneau (Jean-François), comédien au 
théâtre de la Concorde. 

Favereau (Antoine), tailleur. 

Rebours (Isidore), sellier. 

Chedelle (Joseph), cordonnier. 

Pellard (Claire-Mathurin), 16 ans 1/2, 
apprenti ébéniste *, 

Gournay (Jean-Pierre), 16 ans, mar- 
chand de cannes, fourbisseur. 

Watin (Jean-Baptiste), commis v\n- 
cier. 

Toutard (Michel-Honoré), tailleur. 



Moncouran (Jean -Baptiste), gan-on 
perruquier. 

Aubert (Pierre-Louis), cuisinier. 

Vuilmard (Pierre), garçon perru- 
quier. 

Vincent Jean-Baptiste), commis dra- 
pier. 

Petit (Nicole-Philippe), cx-capilaine 
au régiment de Namur, pendant la 
révolution de Brabant. 

Deletoille (Louis-Dominique), j)erru- 
quier, ancien militaire. 

Lecocq (Claude-François), facteur de 

la petite poste. 
•Sustrac (Etienne), tailleur. 
Adam (x\uguste), orfèvre. 



Les cent quarante inscriptions sont de la main du commandant du 
bataillon, Trévilliers, qui a clos et arrêté le registre, le 1" juillet 
1791, en ajoutant : 

« Nota. — 11 y a plusieurs blancs qui n'ont pu être remplis. Cela vient de 
ce que les commissaires de section et de police, chargés de l'inscription avant 
que les registres et l'ordre fussent j)arvenus aux commandants de bataillon, 
ne demandaient que les noms de famille et l'indication des demeures. J'ai 
fait ailicher que les citoyens inscrits de la sorte eussent à se représenter 
devant moi. Plusieurs ne sont pas venus. Le temps n'a pas permis de leur 
écrire directement, mais comme il y aura vraisemblablement un appel gé- 
néral, il sera facile de réparer les petites irrégularités. Au surplus, j'ai inscrit 
tous les jeunes gens robustes et en état de porter les armes, persuadé que ce 
serait un moyeu de donner une plus grande latitude pour les choix qu'on se 
propose de faire. 

« Trkvilliers. » 



Aucune des inscriptions reçues avant le l*'' juillet n'est signée de 
l'enrôlé. Celles qui suivirent le furent toutes au contraire : 



Montmert (Antoine), commis mar- 
chand. 



Loignon (Charlemagne), commis mar- 
chand. 



lation les différents volontaires qui marcheront vers les frontières. La section et 
le bataillon de l'Oratoire répondront de lui, y jouissant de toute l'estime et de 
l'amitié de ses frères d'armes. » 

1. « Sortant des troupes de l'empire d'Allemagne et n'étant à Paris que depuis 
le 27 juin. » 

2. « Sa mère lui fournira l'habillement complet ; point d'armes. » 



124 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 



Carruette (Nicolas-Guillaume), clerc Rignon (André). 

de notaire ». Deudin (Antoine-Pierre), marchand 

Didier (Jean-Jacques), cuisinier. limonadier*. 
Janély (Nicolas-Aimé), orfèvre. 

Comme inscription n° 93 on lit : 

Bouiller (Antoine), marchand orfèvre, fait l'offre de payer 2 livres par jour 
pour le service des frontières. 



2» BATAILLON. — LeS FEUILLANTS. 



Commandant du bataillon : Delarocoe. 

Registre paraphé par Quille, membre de la municipalité. 

Aucun litre pour les enrôlements. Les premiers ont à la suite de 
leur engagement : « Pour volontaire. » 

Les inscriptions sont écrites par les enrôlés eux-mêmes ou par le 
commandant. 



Delaroche, commandant du bataillon. 
Degramont, volontaire du bataillon. 

Péront, capitaine de chasseurs, entre- 
preneur de bâtiments *. 

Hauchard (Pierre-Henri), cordonnier. 

Valby (Jean), ancien dragon, citoyen 
actif. 

Le Coq (Antoine), grenadier au ba- 
taillon. 

Pécoul, citoyen actif. 

Lagarenne, citoyen actif, ex-adjudant 
d'infanterie. 

Archimbaud, citoyen actif. 

Ralland, citoyen actif, ex-adjudant 
d'infanterie. 

Daubourg(Allmath), citoyen actif, an- 
cien dragon. 

Ribol, citoyen actif. 



Ganncval, citoyen actif. 

Guénin (Joseph), fils de citoyen actif. 

Zilgens (Jean), citoyen actif. 

Chaise (Marie-Antoine), chasseur du 
bataillon. 

Guyard (Henry), volontaire du ba- 
taillon. 

Gavaud (Jean-Claude), volontaire du 
bataillon. 

Colmache (Charles-Sévère), citoyen 

actif. 
Rousseau (Jacques-Pierre), officier de 

bouche. 

Huin (Jean-Baptiste), ancien caporal 
au régiment de Chartres. 

Fleury (Jacques-François), caporal au 
bataillon. 



1. • A déclaré depuis que ses alfaircs ne lui permettent plus de partir, et a 
retiré en conséquence sa soumission. » 

2. Les trois dernières inscriptions sont de l'écriture d'un employé de bureau de 
M, de Curny ; les précédentes sont de la main de Trévilliers. 

3. Itayé, sans indication de motii. 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



125 



Cugy (François-Olivier), fabricant de 
fouets et de cannes, citoyen actif. 

Foriat (Etienne), ex-hussard au régi- 
ment du Colonel-général. 

Bclot (Jacques-Germain), commission- 
naire. 

Eck (Jean-Ignace-Thadée), agent de 
change '. 

Lcpère (Jean -Jacques), chasseur au 
bataillon. 

Roinville (Fraaçois-Germain), citoyen 
actif. 

Morelle (Jean-Jacques-Saturnin), ci- 
toyen actif. 



Mitorpel 
actif. 



Louis - Georges ) , citoven 



Lolive (Victor), fds de citoyen actif. 
Lasagne (Louis), fils de citoyen actif. 
Saint- Avit-Lagarde (Charles-François), 
ancien militaire. 

Lardenois (Jean), chasseur au batail- 
lon. » 

Lafargue (Jean - Richard) , citoyen 
actif. 



Gillet (Jean-Philippe), bourrelier. 

Lavrillat (Jean-Marie-Joseph), citoyen 
actif. 

Rey, dit Reymont, citoyen actif. 
Gérault (Jean-Nicolas). 
Denise (François), citoyen actif. 
Barbier (Jean-François), 43 ans, an- 
cien militaire, écrivain. 

Bélier (Jean-Gérard), ancien militaire, 

ex-employé des fermes. 
Geoffroy (Eustache). 
Piron (Jean-Raptiste), prévôt d'armes. 

Devaux Jean-Louis], chasseur au ba- 
taillon. 

Nonfary (Joseph-Henri). 

Desprez (Pierre). 

Bruyant (Jean-Louis), volontaire au 
bataillon. 

Venard (Claude-Alexandre). 
Rarbedicnne (Jean-François). 
Martinet (Martin), marchand mercier. 
Gosse (Jean - Louis - Honoré - Cosme- 
Alexis), garçon limonadier. 



Inscriptions reçues au commissariat général 



Jamet (Charles), volontaire au batail- 
lon». 

Reglet (Jacques), grenadier au ba- 
taillon. 

Bertheville (Lucien). 



Cognard )Cliarles-François), volon- 
taire au bataillon. 

Bcrtliaut (Jean-Simon), volontaire au 
bataillon. 



Enregistrement des personnes qui contribuent en argent à la dé- 
pense des volontaires qui partent sur les frontières : 

27 juin, Rondonneau, volontaire au bataillon, s'est soumis de contribuer 
pour la somme de 300 livres payable en trois paiements 300 liv. 



i. « Pour l'Alsace, étant son pays natal, et sachant la langue. 
2. Enrôlement du 9 juillet. 



126 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 



3» BATAILLON. — LeS FiLLES SaINT-TiIOMAS. 



Coinmandant du bataillon : Parseval. 

Le registre, qui ne porte pas de date, est paraphé par Dacier, 
officier municipal. L'âge est plus élevé que dans les autres districts. 

Citoyens enrôlés et équipés au complet : 



Calmer (Louis-Ronjamin), négociant. 

Lo Reau (Emmanucl-Marie-Amédéc), 

, avocat. 

Elhis de La Flcurye (I^ouis-Sopliic). 

Piat-Dcmarnet (Gyr-Nicolas), ancien 
marchand de vins. 

Desbrosses (Claude-Michel), marchand 
de vins. 

Rougemont (Etienne), volontaire au 
bataillon. 

Filz (Jean-Philippe-François), profes- 
seur de mathématiques. 

Conradi (Jean-André) , chasseur au 
bataillon. 

Digeon (Alexandre-Elisabelli-Michel), 
sous-lieutenant de chasseurs'. 

De Razout (Louis-Nicolas), chasseur 
au bataillon *. 

Leduc (Louis;, volontaire au batail- 
lon. 

Preudliomme d'Omat, capitaine d'in- 
fanterie, chevalier de Saint-Louis. 

Heuftlet-Duhameau, architecte. 

•Ménard fXicolas-François), volontaire 
au bataillon. 

Prélat (Charles -Joseph], marchand 
tapissier. 



Richcbois (Jean-Christophe), archi- 
tecte. 

Cirardot (Jean-Raptiste), 42 ans, ca- 
poral au bataillon. 

Moynat d'Auxon (Jacques -Nicolas), 
46 ans, chevalier de Saint-Louis '. 

Rarizon (Jean), négociant. 

Rarizon (Antoine), bourgeois, ex- 
sous-lieutenant au bataillon des 
Capucins Saint-Louis. 

Castel (Jean-Jacques), 48 ans, cheva- 
lier de Saint-Louis, lieutenant de la 
2» compagnie du bataillon*. 

Espaulart (Antoine-Henry), principal 

clerc de notaire. 
Wolsey de lîeaubrun (Louis-Joseph), 

volontaire au bataillon. 
Béer (Léon), négociant. 

Lafayette (Jean-lîaptiste), niarcliand 

limonadier. 
Uouillon (Antoine-Nicolas), négociant. 
Chàtelard (Louis), clerc de notaire. 
Tautet (Louis -Bernard- Dominique), 

marchand limonadier. 
Houdart de Lamotte (Charles-Antoine), 

secrétaire commis de l'Assemblée 

nationale. 



1. Non parti dans les volontaires ; a ol)tcnu une sous-liciitenance dans les 
troupes de li;,'ne connnc citoyen aetif; devenu {,'énéral de division. 

2, Moynat fl'Auxon (Jacques-Nicolas), né à Auxon, en ni'l. Lieutenant dans 
les Milices de Semur, en \T,\\ ; exempt de la niaréehaiissée de l'Ile de France, 
en 1772 ; volontaire au bataillon des Filles Saint-Thomas, de la ^'arde nationale 
parisienne, en 178'J : capitaine au :i6« d'infanterie, le 1" janvier 1792; adjudant- 
ftèiii'ToX en 179.T : ffénéral de brigade en 1794. Sert sur le Hhin et est blessé au 
sièpc de Landan. Hetraité en 1800. Décédé à Dijon, le 2 janvier ISID. 

:i. Ces cin»! derniers enrôlements sont datés du 20 juin. 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



m: 



Chn'iion d'Halniont (Pierre-François), 
bourgeois, ex-grenadier aux gardes 
françaises. 

Bcllanger l'Mioliel-Jacques), volontaire 
au bataillon *. 

Retord (François), menuisier. 

Le Grand de Bouvilliers (René-Tho- 
mas), ancien officier au régiment 
de rile-de-France. 

De Fontaine -Martel (Louis-Charles), 
sous-lieutenant à la suite de Rer- 
chénv l'Iiussards). 



("lUillier (Jean-Joseph), ancien chas- 
seur au régiment de Flandre. 

Soubeyran d'Albian (Philippe-Louis), 
grenadier au bataillon. 

Soubeyran (Jean-Guillaume - Yriex) , 
grenadier au bataillon. 

Criard iLouis-Matiiieu , volontaire au 
bataillon*. 

Jouty (Isidore), surnuméraire dans les 
bureaux de la liste civile. 



Citoyens enrôlés et non équipés : 

Brinisholtz (Jacques-Nicolas, commis).» 

Létuvé (Nicolas), ex-maitrc d'armes au régiment de Bassigny. 

Arrêté à quarante-quatre ' le nombre de volontaires enregistrés, 
sans y connprendre les citoyens ne faisant point de service dans la 
garde nationale, mais qui se sont enrôlés pour aller aux frontières ; 
l'état en est ci-joint. 

Ce 2 juillet 1791. 

DuTAiLLis, aide-major. 

Inscrits au commissariat général : 

Fiory (César), volontaire au bataillon. 
Lefoing (Bonaventurc). 

Citoyens équipés et non enrôlés : 
Borelle (Pierre), domestique. 

Citoyens non enrôlés ni habillés : 



Wcrlerhoven (Christophe), tailleur de 

pierres. 
Roubers (Jean-Baptiste), perruquier. 
Dallemagne (François), traiteur. 
Aury (Jean-Baptiste), rôtisseur. 
Lalleinand (Frédéric), rôtisseur. 
Buisson (François), tailleur. 



Marais (Jean-Baptiste), domestique. 
Tassint (Charles). 
Avise (Pierre), domestique. 
Riciiard (Joseph), perruquier. 
Thurlin (François), fondeur, 
(iillet (Charles), perruquier. 
Gallois (Louis), perruquier. 



1. Rayé : « Retiré ». 

2. «Ne part pas.» Annotation mise chez M. de Ciirny. 

3. Y compris les quatre défrayants ci-après. 



128 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 



Dumay (Jean), domestique. 
Berthau (Jacques). 
Marseille (André), perruquier. 
Gentil (Corneille), perruquier. 
Heurct (François), domestique. 
Soret (Jean-Joseph), horloger. 



Desprez (Nicolas). 
Château (Jean-Jacques), cuisinier. 
Fleury (Guillaume), commis mar- 
chand. 
Mainfrait (Guillaume), rôtisseur. 
Brulard (Louis), musicien. 



Arrêté ladite feuille à trente-quatre '. 



(Sans signature). 



Citoyens non enrôlés ni habillés, admis par le bataillon pour 
compléter la compagnie à former : 



Broussard (Emmanucl-Julion), ancien 
maréchal des logis de cavalerie. 

David (Stanislas). 

Claris (Nicolas-Martin), bijoutier. 

Gérimont (Nicolas), serrurier. 

Lahaure (Jean), perruquier. 

Dubreuil (François), boulanger. 

Devauchan (Jean -Pierre), cuisinier, 
ancien militaire. 

Moreau (Jean-Joseph), bourgeois. 

Leroy (Denis-Romain), bourgeois. 

Baudoux (Pierre-Guillaume), cordon- 
nier. 



Romain -Dumoulin fJoscph-Mathias- 
César), instituteur. 

Destalles (Élie- François), lieutenant 
de canonniers gardes-côtes. 

Bidat (Charles;, dessinateur. 

Guillé (Marie), commis. 

Savary (Louis-Pierre -Brice), perru- 
quier. 

Huret (Charles-François). 

Blanchard [Pierre), coiffeur. 

Bughe (François), ferblantier. 

Bardey (Jean-Baptiste), ancien mili- 
taire. 

Gillet (Charles), perruquier. 



Citoyens qui ont fait leur soumission pour équiper et armer 
complètement des volontaires : 

Bérard, capitaine de la l""® compagnie, fait sa soumission pour habiller et 

armer un homme complètement. 
Ducloz du Fresnoy*, notaire, fait sa soumission pour habiller et armer un 

homme complètement. 
Morellet, volontaire de la 2" compagnie, fait sa soumission pour habiller cl 

armer un homme complètement. 
Pcchevi 'Antoine), sergent de la 2« compagnie, fait sa soumission pour lia- 

biller et armer un homme complètement. 



1. Il faut lire « vinf,'t-(piatrc » ; le numérola^'c saule en clfet de vingt-trois 
M.iinfrait.H Iroiitc-quatre, Brulard, sans qu'il y ait un blunc entre ces deux noms. 

2. Cliarles-Nicfiins, député suppléant du Tiers-État de Paris aux États géné- 
raux, membre «Ju Comité permanent des électeurs le 13 juillet 1789 ; membre de 
Ja société des Anus de la Constilution ; électeur de la section de la Bibliotliéfjuc 
en 1790 et 1791. (Ciiahavay, p. 9.) 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 

4" BATAILLON. — SaiNT-PqiLIPPE-DU-R0ULE. 

Le registre manque. 



5« bataillon. — Saint-Germain-l'Auxerrois. 
Le registre manque. 



6« bataillon. — Les Jacobins Saint-Honoré. 
Le registre manque. 



7« bataillon. — Saint-Honoré. 
Le registre manque. 



129 



8« bataillon. — Les Capucins Saint-Louis ou Guaussée d'Antin. 

Commandant du bataillon : N. ..* 

Registre n'indiquant ni date ni le nom de celui qui Ta paraphé, 
et ainsi intitulé : « Etat des noms, demeures et qualités des citoyens 
qui se sont présentés au 8® bataillon de la 6" division, pour la cons- 
cription volontaire ordonnée par la loi du io juin 1791. » Chaque page 
est partagée en deux colonnes : enrôlés et souscripteurs. 

Aoms des citoyens qui se soumettent à faire le service personnel, 
conformément à l'article 3 de l'arrêté du conseil général de la com- 
mune. 



Maurcl (Louis), chargé d'affaires. 

Lacommune (Antoine-François), pein- 
tre. 

Billing (Sigismond), commis de ban- 
que. 



Dclaunoy (Etienne- René), dessina- 
teur*. 

Casaque (Jean-Baptiste), compagnon 
menuisier ébéniste. 

Martin (Pierre), menuisier. 



1. Le nom du commandant ne figure pas sur le registre, et nous ne donnons 
pas le nom du chef inscrit aux Almanachs de 1790, ne pouvant vérifier s'il était 
alors en fonctions. 

2. « A déclaré depuis sa soumission ne pouvoir partir, ayant des affaires im- 
prévues d'abord ù ficir. • 

Tome L * 



130 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 



Robert (Pierre -Alexis), marchand 
papelier. 

Thuillier (Pierre-Antoine), élève d'ar- 
chitecture. 

Ozanne (Pierre), cuisinier. 

Pellerin (Nicolas-Joseph), ancien em- 
ployé dans les fermes du roi. 

Bénomont (Etienne-Nicolas), menui- 
sier*. 

Gouje (Louis-Nicolas), doreur sur 
métaux. 

Deloir (Pierre -François), cocher de 
maison. 

Desgranges (François), imprimeur. 

Devanne (Noël), serrurier en res- 
sorts. 

Pichol (Jean-Pierre), serrurier en bâti- 
ments. 

Renaud (Pierre), serrurier armurier. 

Schreder (Michel), menuisier. 

Fourehet (César), garçon chirurgien. 



Fougiève (François -Mathieu), mar- 
chand de soieries et draperies. 

Couhin (Jean-Baptiste), ancien em- 
ployé dans les fermes du roi. 

Dupuy (Jean-Mathieu), 44 ans, ancien 
capitaine d'infanterie. 

Pignatel (Benoit-Edme), volontaire de 
la marine. 

Tirpenne (Christophe -Joseph), em- 
ployé à la régie. 

Boucher (Jean -Pierre -Louis), capi- 
taine de la i"" compagnie *. 

Benoist (Jean-Pierre-René), pâtissier. 

Belleville (Pierre), perruquier. 

Berzet (Louis), marchand- fabricant 
de peignes. 

Dingrcmont (Etienne), marchand - 
fruitier. 

Jannin ( Jean-Louis), marchand pape- 
tier. 

Hubert, (Henry), bourgeois. 



Aoms des citoyens qui s^obligent de contribuer pour faire le service 
par représentation conforméînent à l'article 4 de l'arrêté du conseil 
général de la commune : 

28 juin. Schwartz (Jean -Bernard , s'oblige à payer la somme de 22 livres 

10 sols par mois. 
30 juin. Boucher (Jean-Pierrc-Louis), — — 4S livres par mois. 



1. K Était dévoué de cœur et de courage pour partir, mais, son épouse s'y oppo- 
sant, il ne peut la contrarier. » 

2. « Actuellement capitaine de la 2' compagnie du 8' bataillon de la G* division 
et électeur noiiuao dans ladite section, s'enrôle de cœur et d'afl'ection pour 
voler à la défense des frontières ; il s'habillera, sarnicra, marchera et fera le 
service à ses frais. Néanmoins, comme des atfaires indispensables et ses fonc- 
tions électorales l'obligeront d'être de temps en temps à Paris, il ne sera, à son 
grand regret, qu'auxiliaire de ses braves frères d'armes ; mais il promet d'hon- 
neur de tout quitter, de se rendre au camp et d'y rester toutes les fois qu'il y 
aurait un danger réel et de prendre ses mesures de manière à n'échapper à 
aucune bataille, 

« Il prie la municipalité d'accepter son enrôlement à ces conditions. 

« BOI'CIIEH. » 

Boucher, avocat, fut électeur de 1789, 1790, 1791 et 1792. 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



131 



9« BATAILLON. — LeS CaPUCL\S SaINT-HONORÉ. 

Commandant du bataillon : Trudalne. 

Le registre paraphé par Etienne Moullé, notable, fat ouvert le 
l"^' juillet J791, et le commandant y inscrivit lui-même soixante-trois 
volontaires. 

Noms des citoyens qui se dévouent personnellement à la défense des 
frontières. 



Maugée (Joseph), canonnicr au bîi- 

taillon. 
Bonard (Jean), grenadier. 
Mayer (Louis-Auguste), chasseur. 
Vaudorme (Pierre-Aubin), jardinier. 
Boucher (Nicolas), cordonnier. 
Canvin (Claude-Vincent), perruquier. 

Dufresnay ( Jean- Charles- Gabriel ), 
grenadier au bataillon. 

Drouïn (Etienne-Guillaume), 50 ans, 
inspecteur des travaux de secours. 

Liédet (François -Dominique), grena- 
dier. 
Fauchard (Éloi), volontaire. 

Renaud ( Pierre - Joseph - François - 
Xavier), grenadier. 

Prévost (Jean-François-Marie), grena- 
dier. 
Prunier (François), chasseur. 
Joseph (Jean-Claude), chasseur. 
Viardin (Nicolas), chasseur. 
Liédet (Pierre), chasseur. 
Cousin (Jean-Louis). 
Villemct (Claude). 
Cezare (Hugues), cardeur. 
Bertaux (Nicolas-Claude), grenadier. 
Beauvoir (Augustin-Jean), chasseur, 
Mathieu (Simon), chasseur. 
, Haussard (Pierre-Joseph). 
Jallot (André), chasseur. 



Déchénaux ( Alexandre - François ] , 
chasseur. 

Demaupertuis (Louis), 

Peny (Martin), ancien militaire. 

Bertaux (Jean-Baptiste). 

Halouse (Agnan). 

Blondin (Jean-Baptiste). 

Colin (Etienne). 

Leroux (Charles-Henri). 

Choron (Jean-Joseph). 

Arrigon (Jean-Charles). 

Lorieux (Pierre). 

Dumélien (Jean), volontaire au ba- 
taillon. 
Garnier (Léonard). 
Jallot (François-Antoine). 
Clément (Michel), 45 ans, 

GadilTer (Jean- Adrien), volontaire au 
bataillon. 

Beauretour (Jean -Baptiste), ancien 
militaire. 

Richard (Alphonse), volontaire au ba- 
taillon. 

Colin (Michel-Martin). 

Dubertret (Joseph-Nicolas), ancien 
militaire. 

Ross (Antoine), ancien garde suisse. 
Grenier (Pierro^Louis-Claude). 
Tatté (Étienne-Joseph). 
To vcz (Louis). 



132 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 



Dormoy (Pierre-Joseph). 

Toulin (Pierre). 

Belny (Jean). 

Mainfroy (Pierre). . 

Clérambault (Etienne),' tambour au 

bataillon. 
Couture (Charles). 
Rozeaux (Louis). 
Tantelier (Didier). 



Giroux (Jacques), 45 ans, ancien 
soldat au régiment de Diesbach. 

Ferry (Jean-Baptiste), volontaire au 

bataillon, 
(iabillcau (Charles). 
Chassât (Jean-Baptiste). 
Jullin (Louis). 
Ouyot (Jean-Maric-Claude) . 
Dcvitte (Jean), grenadier. 



Noms des citoyens qui s'engagent à défrayer ceux qui 'partiront 
pour les frontières : 

Charles-Louis Trudaine, commandant du bataillon, électeur de 1791, demeu- 
rant sous les colonnades de la j)lacc Louis XV, s'engage à défrayer six 
personnes pour la défense des frontières. 

Charles-Michel Trudaine, garde au bataillon, s'engage à défrayer quatre per- 
sonnes pour la défense des frontières. 

Marchand l'aîné, et son frère se soumettent à donner la somme de 80 livres, 
pour servir d'autant à l'équipement de ceux qui se destinent à passer aux 
frontières. 

Baignière, curé de Chaillot et officier municipal, se soumet à donner la somme 
de 60 livres. 



10* BATAILLON. — SaiNT-RoCU. 

Commandant du bataillon : Le Brun. 



Registre paraphé par J.-J. Hardy, officier municipal, ni daté, ni 
arrêté, ni signé. 

Noms, demeures et qualités de ceux qui se dévouent personnellement 
au service sur les frontières : 



Le Brun ((ieorges-Auguste-Philipj)c- 
Gardeur), 41 ans, ingénieur des 
ponts et chaussées et contrôleur 
des ))àtiments de M. d'Orléans, cx- 
capitainc- ingénieur des colonies, 
électeur de la section, comman- 
dant du bataillon de Sainl-Roch. 

Billccocq (Etienne), liourgeois, lieu- 
tenant des canonniers du bataillon. 



Laurent (Jean), garçon marchand de 
vins. 

Delaire (Auguste -François), volon- 
taire au bataillon. 

Debar (Louis-Joseph), bourgeois. 

Grcbcrt (Jacques-Louis), menuisier. 

Patriarche (Pierre-François), lapis- 
■ sier. 



LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



133 



Marguaritis (Jcan-Antoinc), poèlier. 
Delahayc (Marie-Michel), serrurier. 
Roussel (Jean -Charles), maître pein- 
tre. 

Savigny (Antoine-Joseph), commis, 

Lecoq (Jean-Raptiste), clerc de no- 
taire. 

Lecoq (Pierre), commis. 

Gay (Joseph), garçon culottier. 

Navarre (Aimé-Louis), garçon culot- 
tier. 

Duthé (Pierre-Joseph), garçon culot- 
tier. 

Durot (Jean-Raptiste), garçon culot- 
tier. 

Fauvel (Joseph-Antoine), commis de 
bâtiment. 

Renard (François-Nicolas), garçon li- 
monadier. 

Maréchal (Jean-Nicolas), garçon limo- 
nadier. 

GuioUet (Jacques-Marie), 16 ans, ser- 
rurier. 

Polard (François), garçon bourrelier. 
Delahaye (Adrien-Charles), serrurier. 
Vigor (Godefroy), marchand mercier. 
Taisson (Jean), ancien matelot. 
Badoucallo (François), canonnier au 
bataillon. 

Pestrc (Jean-Antoine), 16 ans. 

La Boulbènc (Jean-Baptiste), perru- 
quier. 

Hardy (Alexandre), garçon limona- 
dier. 

Ferouilliat (Guillaume), serrurier. 

Ponchet (Charles), ancien militaire. 

Maillart ( Charles - Louis- François ), 

commis au trésor royal. 
Fombelle (Etienne), commis mar- 

• chand. 

Fouet (Jacques-Éléonor), caporal de 
canonniers. 

Thomas (François), commis du secré- 
tariat de la section du Palais-roval. 



Fouet (Pierre), canonnier au bataillon* 
Jolizon (Pierre-Joseph), colporteur. 
L'Huillier (Jean-Pierre), apprenti ma- 
réchal. 

Teslin-Duval (Henri-Joseph-Baptiste), 
tapissier. 

Gorsas (Jcan-Baptiste-Nicolas-Vallée), 
libraire. 

Simon (Louis), 53 ans, ancien frui- 
tier. 
Marsilly (Pierre-Florent), teinturier, 
(ialimault (Nicolas), sans profession, 

Viam (Jean-Baptiste), compagnon vi- 
trier. 

Dcvaux ( Jacques - François - Joseph ) , 
commissionnaire, 

Adam (Martin), commissionnaire. 

Grimoin (Louis), commissionnaire. 

Guillarmet (Pierre -Marie), commis- 
sionnaire. 

Dubois (Pierre), élève en pharmacie. 

Vanroosmalen, dit La Rose, marchand 
de gauffres, sous-lieutenant au ba- 
taillon. 

Mauclerc (Jean-Baptiste), cuisinier. 
Reynaud (Sébastien), commis dans 
les fermes. 

Girault (François-Louis), commis mar- 
chand. 

Marais (Jean-Robert), bourgeois. 
Thiaucourt (Christophe), ancien cava- 
lier au régiment Royal-Cravattes. 
Renoist (Jean-François), colporteur. 

Filacier (Louis -Christophe), garçon 
tailleur. 

Noël (François-Marie), colporteur. 

Thimon (Laurent-François), marchand 
fripier. 

Ponce (Jean-Hipolithc), bijoutier. 

Dieu (Claude-Antoine), 51 ans, bour-î 

gcois. 
Ducastel .( Louis-François-AIexandrc), 

officier de bouche. 
Marchand (Joseph-Louis), bijoutier. 



134 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 179i 



Goujon (André), garçon verrier. 
Lallemand (François), garçon limo- 
nadier. 
Chognon (Claude), journalier, 
Blin (Pierre), bourrelier. 

Noyer (Laurent), entrepreneur de 

maçonnerie. 
Duchastel (Jean), charron. 
Baigneux (Benoist), menuisier, 
(ierin (Jean-Thomas), limonadier, 
BcaufiUon (Claude-Louis), colporteur. 

Labbé - Deslandes ( Gabriel - Justin ) , 
colporteur. 

Derouet (Jean-Louis-François), colpor- 
teur. 

Guérard (Alexandre), colporteur. 

Pallin (Denis-Laurent), bourgeois. 

Klocker (Jean-Martin), commis à la 

caisse de l'Extraordinaire. 

Pivet (Gilbert), garçon boulanger. 

Gothias (Fiacre), garçon boulanger, 

Boyer (Jean-François), bourgeois. 

Le Brun (Nicolas-Isidore), tapissier. 

Pinot (Denis), 45 ans, commis. 

Grillon (Pierre-Michel), culotlier, 

Bressel (Ignace), culotlier. 

Pâté (Louis), compagnon vitrier. 

Bataille (René), bourgeois. 

Levasseur (Jean), parfumeur. 

Blondet (Alexandre), commissionnaire. 

Montillot (Mathias), commissionnaire. 

Gauthier (Pierre-Antoine-Louis), trai- 
teur. 

Advinent ( Louis-Étienne ), Iburbis- 
seur. 

Guignon (Louis), fruitier. 
Samsun (Jacques), commissionnaire. 
Barlancourt (Vasl), facteur en li- 
brairie. 

l'iolle (Pierre-Pauli, tailleur, 
Delanouc (Charles-Louis), cuisinier. 
Marmiessc (Guillaume), vitrier. 



Bonhomme (Sébastien), perruquier. 

Muller ( Abraham - Vincent ) , perru- 
quier. 

Schenneibergue (Jean-Philippe), per- 
ruquier. 

Robert ( Antoine-Jean-Baptiste], bou- 
cher. 
Desbordes (Jacques), fumiste, 
Duporlal (François), limonadier. 
Drcvet (Mathieu), épicier. 
Blanc (Fleuri), garçon libraire. 
Stephani (Antoine-Nicolas-Françpis). 

Lemoine (Jean-Louis), garçon rôtis- 
seur. 

Delarue ( Jean - Etienne ) , apprenti 
charron. 

Remet (Jean-Denis), tailleur. 

Martin de Marivault (Jacques-Claude), 
bourgeois. 

Lafosse (Louis), horloger. 

Courtoise (Jean), commissionnaire. 

Guérin (Julien), commissionnaire. 

Martineau (Nicolas), commissionnaire. 

Haymez (Claude-Nicolas), menuisier. 

Mallet (Jean-François), limonadier. 

Guillot (Jean-Louis), maître tailleur. 

Carré (Jean-Georges), marchand de 
vins. 

Minot (Michel), domestique. 

Pelon (Jacques-Eugène), tabletier. 

Colct-Duclos (Louis-Philippe), pâtis- 
sier. 
Goujon (Jean-Michel), libraire. 

Cliquet (Jacques-François), brocan- 
teur. 

Desmoulins (Nicolas-Denis), coiffeur, 
Bonvalet (Jean-Claude), ébéniste. 
Dantonnet (Antoine-Marie), graveur. 
Gibcrt (François-Antoine), ébéniste, 
Sorot (Alexis), journalier.' 
Duchemin (Maurice), garçon épicier. 
Lavert (Alphonse), garçon épicier. 




LISTE DES PREMIERS VOLONTAIRES DE PARIS 



13& 



Pierron (Antoine), commissionnaire. 
Boffin (Claude), fabricant de bas, 
.Martin (Nicolas-Charles), perruquier. 

Haulard (Jean-Baptiste-Raphaël), chan- 
delier. 
Herto (.Michel), chandelier. 
Lombard (Jean-Baptiste), bourgeois. 
Brihaist (Jacques), marchand de vins. 
.Mirbeau (Joseph -Etienne), bourgeois. 
Kosler (André), musicien. 

Lafond (Jules-Michel), peintre en bâ- 
timents. 
Toussaint (Toussaint), cuisinier. 
Morizot (Jean-Claude), colporteur. 
Defige (Pierre-Antoine), colporteur. 
Lamontagne (Jean-Marie), teinturier. 

Lefèvrc (Jean-Baptiste-René), garçon 

limonadier. 
Perrotin (André), journalier. 
.Mathez (André), postillon. 
Pornot (Nicolas), perruquier. 
Roinville (André), commis marchand. 
Deberny (Jean-Valentin), limonadier. 

(brdier (Jean-Nicolas), clerc de pro- 
cureur. 

Deleuze (Jean-Baptiste-Pierre), com- 
mis marchand, 
Vargnier (Nicolas), commissionnaire. 

Seret (Pierre-Vincent), commis mar- 
chand. 

Mougeot(Jean), cuisinier. 

Simon (Jean-Henri), ci-devant graveur 
du roi, capitaine des chasseurs du 
bataillon. 

Raoux (Jean-Pierre), orfèvre -bijou- 
tier. 

Chabrollc, bourgeois de Paris. 

Lechopié (Adam-Augustin), horloger. 

Ouillard (Jean-Baptiste), commis mar- 
chand. 

Bailly ( Pierre - François - Dominique ), 
commis bonnetier. 



Arnaud (François), perruquier. 
Thorel (Pierre-Gabriel), rôtisseur. 
Chapotte, bijoutier. 
Pissot (Denis), 45 ans, commis. 
Guibcrt (Charles), bourgeois. 
Fairin (Claude), bourgeois. 
Le Roy (Louis), marchand. 

Chalons (Armand -Modeste -Philippe), 

ancien militaire. 
Morin (François), limonadier. 
Jelignie (Joseph), marchand. 

Ray ter (André), volontaire au ba- 
taillon. 

Lemaire, bottier. 

De Kenchen,ditd'Alincour (François)^ 
volontaire au bataillon. 

Bruchet (Barthélémy-Pascal), tailleur. 

Carré, commis. 

Pingnet, commis au comité Saint- 
Roch. 

Pillau, commis. 

Fcradit (François), fumiste. 

Paget (François-Joseph), ancien chi- 
rurgien-major du régiment de Na- 
varre, 

Prefontaine, ancien militaire. 

Nozeret, bourgeois. 

Gallien, bourgeois. 

Duplessis, chirurgien, 

Barte, perruquier, 

Thibault, commis marchand. 

Goubert (Pierre -Nicolas), chirurgien 

pour les cors des pieds, 
Berlin (Pierre), commis épicier, 
Darbois (Jean-(ieorges), cuisinier. 
Tierce (Louis), orfèvre, 

Benoist (Laurent -Théodore), parfu- 
meur, 

Lolivc (Jean), bijoutier. 

Colin (Pierre), commis au ministère 

de l'Intérieur. 
Dcscal (Joseph), commis. 



136: LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

Inscriptions portées au bureau du commissaire général : 

Desprcz (Alexandre), canonnier au bataillon de Henri IV, 
Collardet (Jean-Baptiste), ancien soldat au régiment du roi. 

Noms et demeures de ceux qui désirent prouver leur zèle par une 
offrande pécuniaire : 

^2 juillet. Geoffroy de Villemain, place Vendôme, 1, se soumet à payer 300 
livres à première réquisition pour la dépense des volontaires qui partent 
pour les frontières. 



III 



FORMATION DES TROIS PREMIERS BATAILLONS DE PARIS 

— ORGANISATION GÉNÉRALE DES BATAILLONS 

DE VOLONTAIRES 



On a dit* que la levée de 1791 se fît difficilement, et que Paris, qui 
devait fournir six bataillons, n'en donna effectivement que quatre. 

En 1791, Paris n'avait à former que trois bataillons; le 4^ de Paris, 
ou l»"" des Sections armées, est de la levée de septembre 1792. L'ar- 
deur aux enrôlements fut vive, puisque les registres conservés nous 
donnent les noms de 4,535 inscrits *, et il en manque quatorze, soit 

i. Camille Rousset, les Volontaires, p. 10. 

2. En voici le détail par bataillons. Les guillemets indiquent les registres man- 
quants. 

3» divis. 1" bataillon 134 
— 2« — 137 



l»» divis. le'bataillon 109 



3» 

4* 

6« 
1" 
8e 

9e 

10« 



73 

c:; 

70 
G8 
2oo 
42 
82 

764 



2» divis. 1»' bataillon 167 



2" 
3' 

4e 
0" 

6« 
7« 
8» 
9» 
10e 



— Ii9 



26 

100 

61 



483 



95 
'il'} 
66 
18 
317 
:iu 
86 
33 

1036 



4e divis. le' bataillon 191 



9« 
10» 



6* 

7' 

8« 

9» 

10' 



44 
27 

242 

19 
89 

80 
46 

688 



5e divis. 



1er bataillon 185 


2* — 


102 


3* — 


54 


4- _ 


8t 


'.')' — 


lOti 


6« — 


111 


7* — 


57 


8» — 


137 


9' — 


49 


10* — 


129 



1011 

6" divis. 1er bataillon 147 

— 2- — 56 

— 3* — 63 



6« 


— 


» 


7» 


— 


» 


8» 


— 


30 


9" 


— 


63 


10' 


— 


194 



553 



138 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

le quart. Ces inscrits sont de tout âge, de toutes professions ; beau- 
coup anciens militaires. Si quelques-uns, bien rares, retirent leur 
soumission, c'est que leurs affaires les empêchent de partir immédia- 
tement. En revanche, beaucoup d'ouvriers donnent congé à leurs 
patrons, au moment même où ils s'inscrivent. Un très petit nombre 
de jeunes gens est refusé, à défaut d'autorisation des parents de qui 
ils dépendent, étant mineurs. Mais on voit des pères signer au re- 
gistre avec leurs fils, qu'ils offrent à la patrie ; il en est même qui 
promettent de partir avec eux. Il y a des engagés mariés et pères 
de famille, qui abandonnent tout pour servir la Nation menacée. 

Il était nécessaire, pour être sûr de partir, d'être habillé ', équipé 
et armé. L'administration départementale n'avait pas de magasins 
militaires, ni de fonds pour procurer l'indispensable à chaque ci- 
toyen inscrit; c'est par souscriptions patriotiques d'individus ou de 
groupes que purent être habillés et équipés quelques indigents. Plus 
nombreux sont les citoyens qui, vivant du produit de leur travail, 
usent leurs minimes économies, vendent leurs misérables meubles, 
pour se mettre en état de partir. lien est qui, inquiets de ne pas 
remplir toutes les conditions de l'engagement volontaire, font des 
démarches, tant auprès des chefs de leur bataillon de garde nationale 
que du commissaire général de Gurny, et se munissent de recom- 
mandations -, comme si c'était une faveur que d'être admis au ser- 
vice de la patrie. 

L'arrêté du conseil général de la commune, du 24 juin, avait pres- 
crit la remise à la municipalité des registres d'inscriptions pour le 
vendredi suivant. Ce jour, l*' juillet, le corps municipal décidait que 
les commandants de bataillon feraient parvenir dans la journée du 
dimanche, au secrétariat de l'Hôtel de ville, le relevé du nombre 
des citoyens enrôlés ou défrayants '. 

1. « Chaque volontaire qui se fera enrôler aura, savoir : un sac garni de deux 
chemises, etc., et son armenient complet, savoir : fusil de munition, sabre et 
baudrier, baïonnette, giberne et banderole, et sera tenu de s'hal)iller à ses frais. » 
(Note en tête du registre du bataillon de Saint-Gervais.) 

2. D'après les lettres et certificats annexés aux registres d'inscriptions et les 
notes en marge de ces registres. 

« Le sieur NoCi, volontaire du bataillon do Nazareth, n'avait pu jusqu'à ce mo- 
ment se fournir d'un uniforme. L'envie de partir sur les frontières lui a fait faire 
un effort et il s'est donné un uniforme complet, sabre, giberne et sac garni. Il 
lui manque un fusil, et il est hors d'état de se le procurer. Je vous prie, mon- 
sieur, de vouloir bien avoir égard au patriotisme du sieur Noël et d'obtenir, s'il 
est possible, un fusil pour lui. » (Le commandant Coquelin à M. de Curny, 
13 juillet IVJlj. 

.'{. M. llomoïKT, Le l'ersonnel municipal de Paris pendant la Révolution, p. 195, 
a donné le texte de cette délibération. 



FORMATION DES TROIS PREMIERS BATAILLONS DE PARIS 139 

Quelques jours après, une revue des hommes admis, comme on Ta 
vu, parce qu'ils étaient habillés, armés et équipés, était passée *, et 
l'organisation des bataillons de Paris commençait. Cette organisation 
fut terminée le 21 juillet. 

Le l*"^ bataillon comprenait les volontaires des 4^ et 6« divisions de 
la garde nationale parisienne ; le 2*', ceux des 3« et 5" divisions ; le 3«, 
les inscrits des 1" et 2" divisions. 

Les hommes des districts suburbains furent répartis dans les trois 
bataillons. 

Faisons-le remarquer ici, une fois pour toutes, les numéros furent 
attribués aux bataillons par le sort ; si bien que ces numéros ne ré- 
pondent nullement à l'ordre de formation. 

Comme les dangers de la patrie devenaient de plus en plus pres- 
sants, fut décrétée le 3 juillet et promulguée le 9, une loi sur les 
moyens de compléter la défense des frontières : 

• Article Premier. — • Ceux des régiments de l'armée, y compris les sept 
régiments d'artillerie, qui n'ont pas encore reçu l'ordre de se porter au com- 
plet de 7;)0 hommes par bataillon, et de 170 hommes par escadron, recevront 
cet ordre, et l'exécuteront sans délai. 

Art, 2. — Le nombre des gardes nationales mises en activité par le décret 
du 2;j du mois dernier, sera porté à 18,000 hommes, dont 8,000 hommes sur la 
Somme, et 10,000 pour la défense des frontières des Ardennes, de la Meuse et 
de la Moselle. 

Art. 3. — 11 sera mis de jjIus en activité dans les départements du Rhin 
8,000 hommes de gardes nationales, qui seront fournis j)ar les départements 
du Doubs, du Jura, de la Haute-Saône, des Vosges, du Haut et du Bas-Rhin. 

Art. 4. — La quantité des gardes nationales <à fournir par chaque départe- 
ment en particulier, lui sera indiquée i)ar le ministre de la guerre, ainsi que 
le lieu où ils devront se ])Orler. 

Le 29, nouvelle loi relative à la défense des frontières ' : 

L'Assemblée Nationale, ouï le rapport des comités militaire et diplomatique, 
sur les moyens de pourvoir à la défense extérieure de l'État, décrète ce qui 
suit : 

1° 11 sera mis sur le champ en activité 97,000 hommes de gardes nationales, 
y compris les 26,000 qui, par le décret jjrécédent, ont été destinés à la défense 
des frontières du Nord. Ces gardes nationales seront soldées et organisées 
conformément aux précédents décrets, et seront distribuées ainsi qu'il suit : 



1. La date de cette revue est inconnue. On n'en trouve trace que dans un 
billet du chevalier de Waroquier, aide-major du bataillon de Saint-André-des-Arts, 
à M. de Curny, billet daté du 16 juillet : « En conséquence, je prie monsieur de 
Curny de le mettre au rang de ceux qui ont passé la revue l'autre jour. » 

2. Le décret de l'Assemblée Nationale est du 22. 



140 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 



loe Division. 

1" Il sera l'orme une réserve de lo,000 hommes placés sur Senlis, Compiè- 
gne, Soissons et lieux circonvoisins. Elle sera fournie par les départements ci- 
après dénommés ; savoir, 



Paris. 


L'Yonne. 


La Sarthe. 


La Côte-d"Or. 


Seine-et-Oise. 


Loiret. 


Loir-et-Cher. 


La Haute Marne. 


Seine-et-Marne. 


L'Eure-et-Loir. 


La Nièvre. 


L'Indre-et-Loire. 


L'Aube. 


L'Orne. 


Cher. 


L'Indre. 



4' Il sera nommé par l'Assemblée Nationale, des commissaires pris dans son 
sein, pour aller dans les départements qui leur seront désignés, surveiller et 
presser l'exécution tant du présent décret que de ceux qui ont été précédem- 
ment rendus pour le payement des contributions publiques, j)0ur la défense 
de l'État, pour le rétablissement de Tordre et de la discipline dans l'armée, et 
rendre compte sur tous ces objets à l'Assemblée Nationale. 

Il leur sera remis une instruction relative à ces objets. .. 

Ce chiffre de 97,000 hommes ne parut pas suffisant encore, et l'As- 
semblée Nationale décréta, le 17 août, qu'il serait porté à 101,000 et 
que le nombre des gardes nationaux destinés à la défense de la fron- 
tière de Bitche à Belfort serait élevé de 8,000 à 12,000 hommes '. 

Enfin parut, le 12 août, la loi organique relative à la formation 
des corps de gardes nationales destinés à la défense des frontières. 

Par son décret du 4 août, devenu loi du 12 par la sanction royale, 
l'Assemblée Nationale avait désiré prévenir les difficultés qui pour- 
raient naître de la différence existant entre le décret du 21 juin, 
uniquement applicable à la formation des bataillons de gardes natio- 
nales volontaires destinés à la défense des frontières, et le décret du 
28 juillet, concernant en général les gardes nationales qui demeuraient 
dans leurs départements respectifs, pour y être, au besoin, les soldats 
de la Constitution, les défenseurs de la liberté, de l'ordre et de la 
paix intérieure. L'Assemblée voulut aussi rapprocher davantage la 
formation des bataillons de gardes nationales volontaires de celle 
des troupes de ligne, afin de mieux établir l'unité de principe et 
d'action dans le service pour lequel ils allaient être réunis. Elle 
décréta ce qui suit : 

* Akticlk I'rkmikk'. — Les gardes nationales' (|Hi' se seront -présentées .volon^ 
laircment pour marcher à la défense des frontières, seront divisées ]rdr les 

i. Ce décret fut sanctionné le 28. 11 ne figure pns dans la (Collection du Louvre. 
Il se trouve seulement dans la Cullecllon générale des décrets rendus par l'As- 
semblée Salioiidle, publiée j>nr Baudouin. 



ORGANISATION GENERALE DES BATAILLONS Ut 

commissaires des départements, en corps de 368 hommes chacun, destinés à 
former un bataillon ; il sera formé dans chaque département autant de batail- 
lons qu'il sera possible d'y réunir de cor|>s de volontaires ayant cette force. 
Le comité militaire présentera les moyens d'employer les hommes d'excédent, 
dont le nombre ne s'élèverait pas à celui fixé pour un batailloUi 

Art. 2. — Les commissaires des départements commenceront par distribuer 
chaque corps de volontaires en huit compagnies de 71 hommes chacune. 

Art. 3. — Il sera ensuite extrait de chacune de ces compagnies, sur l'indi- 
cation de leurs camarades, huit hommes de la plus haute taille, pour en com- 
poser une compagnie do grenadiers, qui ne sera réunie qu'au moment où le 
bataillon sera reçu par le commissaire des guerres, pour entrer en activité. 

Art. 4. — Le bataillon sera comj)osé pour lors de neuf compagnies de 
63 hommes chacune, dont une de grenadiers, et huit de fusiliers. 

Art. 5. — Chaque comj)agnie, soit de grenadiers, soit de fusiliers, sera 
composée de trois officiers ; savoir, un capitaine, un lieutenant, un sous-lieu- 
tenant; de sept sous officiers; savoir, un sergent-major faisant les fonctions 
de fourrier, deux sergents, quatre caporaux ; enfin de cinquante-deux grena- 
diers ou fusiliers, et d'un tambour. 

Art. 6. — Le tambour-maitre, tiré du corps des volontaires, complétera 
le nombre de 568 hommes ; il fera partie de l'état-major, aura le rang et la 
solde de sergent, et commandera tous les tambours. 

Art. 7. — Chaque compagnie, soit de grenadiers, soit de fusiliers, sera 
subdivisée en deux pelotons ; chaque peloton sera formé de deux sections ; 
chaque section sera composée d'un caporal et de treize gardes. 

Art. 8. — Le lieutenant et un sergent seront spécialement chargés de la 
surveillance et du commandement du j)remier peloton ; le sous-lieutenant et 
un sergent seront spécialeuient chargés de la surveillance et du commande- 
ment du deuxième peloton, toujours sous les ordres du capitaine de la com- 
pagnie. 

Art. 9. — Le sergent-major aura le commandement sur les deux pelotons, 
pour tout ce qui a rapport à l'instruction, police, discipline et comptabilité 
de la compagnie. 

Art. 10. — L'état-major de chaque bataillon sera composé de deux lieu- 
tenants-colonels, d'un adjudant-niiijor ', d'un adjudant sous-officier, d'un quar- 
tier-maître, d'un tambour-maître et d'un armurier, en sorte que la force 
totale du bataillon sera de 574 hommes. 



1. Loi du 16 octobre 1791 : 

« L'Assemblée Nationale, en conséquence du décret rendu aujourd'hui (15 oc- 
tobre), qui déclare urgent de pourvoir à ce que les bataillons de gardes nationales 
destinés à marcher à la défense des frontières, ne soient pas plus longtemps 
privés des secours que doit leur assurer l'exécution du décret, qui porte qu'il y 
aura un chirurgien-major attaché à chacun de ces bataillons ; 

» Décrète que les directoires de départements nommeront un chirurgien-major 
à chacun des bataillons de gardes nationales, destinés ;i la défense des frontières 
qui n'en auraient pas encore, sans que les directoires soient astreints à prendre 
ces chirurgiens dans les hôpitaux militaires. » 



142 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS - 1791 

Art. 11. — Chaque bataillon aura son drapeau aux couleurs nationales, 
sur lequel sera inscrit le nom du département et le numéro du bataillon, 
supposé que le môme département en ait fourni plusieurs. Le drapeau sera 
porté par l'un des sergents-majors, nommé à cet ellet i)ar le premier lieu- 
tenant-colonel. 

Art. 12. — Dans le cas où le même département fournirait i)lusieurs ba- 
taillons, ils tireront au sort le rang qu'ils prendront entre eux ; le rang des 
départements restera déterminé par Tordre alphabétique de leurs noms. 

Art. 13. — Les gardes nationales volontaires étant distribuées dans les neuf 
compagnies qui doivent former le bataillon, chaque compagnie nommera ses 
officiers et sous-officiers par la voie du scrutin, à la majorité absolue des 
suffrages. 

Art. 14. — Il sera fait une élection séparée du capitaine, une du lieute- 
nant, une du sous-lieutenant et une du sergent-major; il n'en sera fait qu'une 
seule j)Our les deux sergents, et une seule pour les quatre caporaux. Si la 
majorité absolue n'est i)as formée après le second tour de scrutin dans 
chaque élection, le troisième scrutin ne pourra porter que sur ceux qui auront 
eu le plus de voix au précédent scrutin, en ])renant toujours deux concurrents 
pour chaque i)lace. 

Art. 15. — Les officiers et sous-officiers des compagnies ne pourront être 
choisis que parmi les sujets qui auront servi précédemment, soit dans la 
garde nationale, soit dans les troupes de la ligne. 

Art. 16. — Chaque bataillon nommera ses deux lieutenants-colonels et son 
quartier-maître par scrutin, à la majorité absolue des suffrages ; il sera fait 
une élection séparée de chacun de ces officiers, suivant les règles prescrites 
par l'art. 14. 

Art. 17. — Celui des deux lieutenants-colonels qui sera nommé le premier, 
aura le comnmndement en chef du bataillon ; l'un des deux lieutenants-colo- 
nels indifféremment devra être capitaine et avoir commandé en cette qualité 
une comj)agnie de troupes de ligne. 

Art. 18. — L'adjudant-major et l'adjudant sous-officier ne seront nonunés 
que lorsque le bataillon sera arrivé au lieu où doit commencer son service ; 
la nomination à ces deux places appartiendra à l'officier général aux ordres 
duquel le bataillon se trouvera pour lors. L'officier général ne pourra choisir 
pour adjudant-mîijor qu'un officier, i)Our adjudant qu'un sous-officier, l'un et 
l'autre actuellement en activité dans les troupes de ligne. L'adjudant-major 
aura le rang et la solde de capitaine ;. l'adjudant aura rang de premier sous- 
officicr, et une demi-solde de plus qu'un sergent. 

Art. 19. — Le quartier-maîtres aura le rang et la solde de lieutenant: l'ar- 
murier choisi par les officiers de Tétat-major aura le rang et la solde de 
caporal. 

Art. 20. — Les distinctions des grades dans les bataillons de gardes 
nationales volontaires, seront les mêmcj que celles reçues dans les troupes 
de ligne ; les mêmes règles seront observées par rapport au commandement, 
à l'ordre et à la distribution du service. 

Le ministre de la guerre n'avait pas attendu la sanction du 



CIRCULAIRE AUX DIRECTOIRES DES DÉPARTEMENTS 143 

dépret du 4 août. Dès le G il écrivait aux directoires des dépar- 
tements : 

Vous avez connaissance, Messieurs, du décret du ,22 juillet dernier, qui or- 
donne la levée de 97,000 gardes nationales volontaires ; je ne doute pas que 
vous n'ayez déjà pris les mesures pour en assurer la plus prompte expédition; 
et pour vous mettre à portée de l'accélérer, j'ai l'honneur de vous adresser, 
ci-joint, Messieurs, 

1" L'état général du nombre d'hommes à fournir par département. 

2" Le décret rendu le 4 de ce mois pour les gardes nationales destinées à 
marcher. 

3" Le tableau de formation et solde de chaque bataillon. 

4° Le règlement de service des gardes nationales avec l'état des effets dont 
chacun devra être pourvu. Je vous prie de concerter, avec l'officier général 
conmiandant les troupes de ligne dans votre département, le lieu et le jour 
auxquels les gardes nationales pourront être rassemblées pour se former en 
compagnies et bataillons, et nommer leurs officiers, conformément au décret 
du 4 de ce mois. 

Lorsque les bataillons seront organisés, vous voudrez bien en faire former 
des contrôles nominatifs par compagnie et par bataillon qui indiquent les 
noms, âge, taille, district, canton et lieu de naissance de chaque individu. 

Vous ferez vérifier ensuite par les officiers des compagnies, si chaque 
homme est pourvu des effets d'habillement, équipement et armement pres- 
crits par le règlement de service, et, dans le cas contraire, je vous prie d'y 
faire pourvoir sur le compte de chaque homme. 

Ces opérations terminées, vous voudrez bien faire prévenir l'officier général 
commandant les troupes de ligne du département, que les bataillons seront 
prêts à passer à ses ordres. Il se rendra sur le terrain avec le commissaire 
des guerres, auquel vous ferez remettre les contrôles de chaque compagnie : 
celui-ci en fera l'appel nominatif, et ne coniprendra, sur sa revue, que les 
hommes présents, pour les faire jiayer de leur solde, à compter du jour de 
rassemblement. 

Il sera fait ensuite une seconde vérification des effets d'habillement, d'é- 
quipement et armement de chaque homme ; toutes ces opérations seront 
insérées dans un procès-verbal qui devra être signé, tant j)ar vos commis- 
saires, pour leur décharge, que par l'officier général et le commissaire des 
guerres. 

Les gardes nationales passeront, de ce moment, aux ordres des officiers 
généraux commandant les troupes de ligne, et feront le môme service, con- 
formément au règlement ci-joint, dont il leur sera donné connaissance. 

Je n'ai pas besoin, Messieurs, de vous observer combien il est important 
pour la chose publique, que vous ne perdiez pas un moment à mettre ces 
dispositions à exécution. Je vous prie de m'informer exactement du succès 
de vos opérations, afin que je puisse indiquer à chaque bataillon le lieu oii il 
devra se rendre, dès que je serai instruit de sa formation. 

Le ministre de la guerre, 

De Portail. 



144 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

Le règlement provisoire pour le service des gardes nationales ci- 
après, que mentionne cette circulaire, était déjà prépcaré assurément, 
vu son étendue, et n'attendait que le décret pour être publié. Dans 
cette affaire, le roi, le corps législatif et le ministre marchaient en- 
semble dans un même but patriotique. 

Ahtigle Phesuer. — Lorsque les bataillons de gardes nationales seront 
organisés conformément au décret du 4 août 1791, les commissaires chargés 
de celte opération ])ar le directoire du département en vertu de l'article 4 du 
décret du 21 juin dernier, feront prévenir Tofficicr général commandant 
dans le département, que les gardes nationales sont prêtes à |)asscr à ses 
ordres. 

Celui-ci se rendra sur le terrain, accomjjagné du commissaire des guerres, 
auquel les commissaires du département remettront les contrôles nominatifs 
de chaque bataillon. 

Art. 2. — Le commissaire des guerres en fera, en leur présence, une revue 
par appel nominatif sur le contrôle. Il constatera le nombre d'hommes effec- 
tifs dont chaque compagnie sera composée, ainsi que la situation de l'arme- 
ment et de réquii)cmcnt de chaque homme : cette revue, qui sera signée, tant 
de rofficier général, que des commissaires du département et du commissaire 
des guerres, servira à constater le jour à compter duquel la solde devra être 
payée au bataillon. Il en sera remis une expédition aux commissaires du 
•léparlcmcnt pour la décharge des fonctions qu'ils avaient à remplir, une au 
ministre de la guerre, une au colonel du bataillon et un extrait au trésorier. 

Anr. 3. — Avant cette revue, les bans prescrits par les articles 30 et 
31 du titre III de la loi du 10 juillet 1791 seront publiés aux gardes natio- 
nîiles, et, avant de fermer les bans, le commissaire des guerres leur fera lire 
dans la même forme, le règlement de police, discipline et administration qui 
les concerne. 

Art. 4. — La revue faite, l'officier général remettra au commandant du 
bataillon une feuille de route pour se rendre au lieu fixé j)ar le ministre de 
ta guerre. 

L'étape sera fournie aux bataillons de gardes-nationales comme à l'infan- 
leric, et la retenue en sera faite à chaque homme, à raison de six sous par 
ration. 

Il sera fourni quatre voilures au compte de l'Etat par bataillon, pour le 
transport de ses bagages. 

Le logement leur sera fourni, en route, chez l'habitant, à raison d'un lit 
par liomme, autant qu'il sera possible; ils auront place au feu et à la 
diandeile. 

Police et Discipline. 

Art. '.'}. — La division des compagnies, en sections et pelotons, servira de 
base à la discipline, militaire de chaque compagnie : en sorte que le caporal 
soit responsable de sa section envers le sergent du peloton dont elle fait 
|>arlic, le sergent envers le lieutenant ou sous-lieutenant qui y esl attaché, et 
ainsi de suite en remontant aux grades supérieurs. 



RÈGLEMENT DU S AOUT 1791 145 

Art. 6. — Les gardes nationales, dès le niomcnl de leur réunion, seront 
tenus de porter exactement Tunifonnc qui leur est affecté, sans pouvoir y 
apporter aucun changement. 

Art. 7. — Les gardes nationales vivront entre eux par ordinaire, et chaque 
ordinaire sera formé des gardes de la même section. 

Art. 8. — Les gardes nationales seront tenus, soit qu'ils soient casernes ou 
non, de se retirer à l'heure fixée, par les officiers généraux ou commandants 
dans les places pour les troupes de ligne, ou par le commandant du bataillon 
lorsqu'il n'y aura pas de troupes de ligne. 

Art. 9. — Les gardes nationales ne pourront s'absenter sans permission et 
sans une cartouche de congé, signée du capitaine, visée par le commandant 
du bataillon, contrôlée par le commissaire des guerres et approuvée par l'offi- 
cier général. 

Art. 10. — A mesure des places vacantes dans les compagnies le capi- 
taine en rendra compte au commandant du bataillon, celui-ci à l'officier 
général, et ce dernier au directoire, du département qui aura fourni le 
bataillon, afin qu'il soit pourvu le jdus promptement possible à leur rempla- 
cement. 

Art. 11. — Les gardes nationales, tant qu'elles seront assemblées, seront 
tenues, d'ailleurs, de se conformer aux règlements de police et de discipline 
actuellement en vigueur i)our les troupes de ligne. 

Administration. 

Art. 12. — Chaque capitaine sera chargé du détail de sa compagnie, en. 
recevra la solde tous les cinq jours sur une feuille de prêt, signée de lui, et 
en fera faire sur-le-champ la distribution en sa présence par le sergent-major. 
Il tiendra à cet effet un registre, journal, où ses recettes et ses dépenses seront 
exactement transcrites dans le plus grand détail, pour y avoir recours au 
besoin. 

Quant aux hommes sur lesquels il sera dans le cas d'opérer des retenues, 
soit pour avances, soit pour étapes ou feuilles d'hôpital, il tiendra, sur des 
feuilles séparées, un compte ouvert pour chacun desdits hommes, qu'il aura 
soin de leur faire arrêter tous les mois. 

Les officiers supérieurs se feront représenter tous les mois les registres des 
capitaines. 

Art. 13. — Le quarticr-maître-trésorier sera chargé de la comptabilité du 
bataillon, ainsi que des distributions, sous l'inspection des officiers supérieurs. 

11 tiendra à cet effet un registre journal de recettes et dépenses où il trans- 
crira, jour par jour, les sommes qu'il aura reçues sur les récéjjissés ou quit- 
tances visées des officiers supérieurs et celles qu'il aura payées. 

Il tiendra, en outre, un livre, en forme de compte ouvert vis à vis chaque 
capitaine, où il transcrira également les sommes qu'il aura reçues pour chacun, 
et celles qu'il leur aura remises ; tous les mois ce registre sera arrêté par le 
capitaine et le trésorier pour leur décharge respective. 

Art. 14. — Les revues des bataillons se feront tous les trois mois par les 
commissaires des guerres, chargés de leur police, auxquels il sera remis, tous 
les dimanches un état par compagnie, certifié du capitaine, qui donnera le 
Tome I 10 



!46 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

détail des mutations arrivées pendant la semaine précédente ; le commis- 
saire des guerres transcrira exactement ces mutations sur les contrôles de 
manière à pouvoir connaître en tout temps la situation des compagnies ])ar le 
relevé des contrôles. 

Art. 15. — Les hommes absents ne seront portés sur les revues que pour 
le temps de leur présence au corps et ne pourront prétendre aucun décompte 
pour le temps de leur absence. 

Ceux aux hôpitaux y seront compris comme présents, et le bataillon sera 
tenu d'acquitter les feuilles de retenue à raison de six sous par jour : le sur- 
])lus de la dépense de la journée devant être acquitté j)ar l'administration 
générale, au moyen de la masse qui lui sera faite à cet effet. 

Quant aux hommes qui auront marché par étapes, le rappel de leur solde 
ne sera fait, pour les jours de route, qu'à la déduction de six sous par 
ration d'étape. 

Art. 16. — Ces revues seront faites, d'ailleurs, dans la même forme que 
celles des troupes de ligne ; elles serviront à constater les sommes dues à 
chaque balaillon pour les trois mois révolus ; le décompte en sera fait au 
quartier-mai Ire-trésorier du bataillon par le trésorier dos troupes et payé sur 
la quittance du quartier-maître visée par les officiers supérieurs. 

Art. 17, — Les décomptes terminés avec le trésorier des troupes, il sera 
tenu un conseil d'administration composé des officiers supérieurs, du premier 
capitaine du bataillon ou du commissaire des guerres pour la vérification de- 
la comptabilité, pendant les trois mois révolus, tant du quartier-maître que 
des capitaines ; tous les registres y seront vérifiés et arrêtés, et il sera fait 
droit aux réclamations que pourraient avoir à faire les gardes nationales. Ces 
dispositions seront exactement suivies de manière à arrêter définitivement, 
tous les trois mois, la comptabilité de chaque bataillon. 

Art. 18. — Les commissaires des guerres adresseront au ministre une expé- 
dition des contrôles nominatifs des bataillons et, tous les trois mois, l'état des 
mutations sunenues dans chaque bataillon, dans l'intervalle d'une revue à 
l'autre ; ils joindront ces états à l'appui de leurs revues. 

Art. 19. — Les officiers généraux inspecteront souvent les bataillons de- 
gardes nationales et rendront com{>te au ministre de la guerre du résultat de- 
jcur inspection. 

Distribution. 

Ain. 20. — Les gardes nationales seront chargées, en tout temps, de pour- 
voir à leur habillement, équipement, linge et chaussures ; elles n'auront 
aucun droit à des fournitures de ce genre. 

Art. 21. — Dans les garnisons, quartiers et cantonnements elles pour- 
voieront elles-mêmes à leur nourriture au moyen de leur solde. 

Dans les routes qu'elles auront à faire, elles recevront l'étape, ainsi (fu'il a 
été dit ci-dessus. 

Art. 22. — Dans les camps, elles auront droit à la fourniture du pain de 
niunition, de la viande, paille de couchage, bois et lumière et effets de cam- 
pement, sur le pied qui sera réglé pour les troupes de ligne, La retenue que 
les gardes nationales devront éprouver sur leur solde pour raison desdites 
lournitures, sera fixée alors. 



HABILLEMENT, EQUIPEMENT ET ARMEMENT 



147 



Art. 23. — Les casernes devant être réservées pour les troupes de ligne, 
les gardes nationales seront logées de préférence chez les habitants, à raison 
d'un lit par homme. Les officiers seront logés comme ceux des troupes de 
ligne. 

Art. 24. — Les gardes nationales seront reçues dans les hôpitaux militaires 
comme les troupes de ligne, moyennant une retenue sur leur solde de six sous 
par jour. 

Licenciement. 

Art. 2a. — Lorsque la défense de l'Etat n'exigera plus de rassemblement 
de gardes nationales, il leur sera expédié des routes i)our se rendre dans 
leurs départements respectifs, et là, il en sera fait, par le commissaire des 
guerres, en présence des commissaires nommés par le département, une 
revue de licenciement pour semr au payement de leur solde jusqu'audit jour 
inclus. 

Les gardes nationales se sépareront ensuite pour retourner chacun à son 
domicile. 

A Paris, le 5 août 1791. 

Le Ministre de la Guei^re, 
; Du Portail. 

Etat des Effets d'Habillement, Équipement et Armement 
dont les gardes nationales devront être pourvus. 



Habillement. 

! Conformément aux 
modèles décrétés par 
l'Assemblée Nationa- 
le, les 23 juillet et 
21 sept. 1790. 
Chapeau. 

Équipement . 

Trois chemises. 

Deux cols de bazin blanc et un noir. 

Deux paires de souliers. 

Une paire de guêtres de toile blanche. 

Une idem de toile grise. 

Une idem cstamette noire 

doublée en toile sur les côtés. 
Deux mouchoirs. 
Deux paires de bas. 
Une boucle de col. 
L'nc paire de boucles de souliers. 

A Paris, le S août 1791. 



Deux paires de boucles de jarretières. 

Un bonnet de nuit. 

Deux cocardes. 

Un tire-bouton. 

Une aie ne. 

Un tire-bourre. 

Un épingletle. 

Un tourne-vis. 

Havrcsac de peau de veau. 

Sac de toile pour les distributions. 

Alitement. 

Fusil garni de sa bayonnette. 

Sabre pour les sous-officiers. 

Epée pour les officiers. 

Giberne pour les sous-officiers et sol- 
dats. 

Ceinturon pour les officiers et sous- 
officiers. 

Colliers de tambours. 

Le Ministre de la Guerre, 
Du Portail. 



148 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

Les premiers bataillons organisés comme ceux de Paris n'avaient 
pu l'être qu'au moyen de volontaires non seulement se dévouant de 
leur personne, mais encore se défrayant d'armes d'équipement et 
d'uniforme. 

Cette situation frappa l'Assemblée constituante. Un grand nombre 
de ces volontaires n'avaient pu fournir à la dépense de leur équipe- 
ment. La marche sur les armées des bataillons organisés s'en trouvait 
retardée. L'Assemblée, par décret du 4 septembre, sanctionné le 7, 
décida donc : « Les directoires de département pourvoieront sans 
délai à l'équipement de ceux des gardes nationales volontaires enrôlés 
qui n'ont pas eu les moyens d"y fournir, lesquels souffriront respecti- 
vement et successivement la retenue de la dépense relative sur la 
solde qui leur a été attribuée ; en conséquence, les ministres sont au- 
torisés à faire aux départements, sur leurs demandes, les avances 
nécessaires. » 

En conséquence de ce décret, fut expédiée, le 13 septembre, aux 
directoires des départements, la circulaire suivante : 

Copie de la circulaire de M. Du Portail, minisire de la guérite, aux di- 
rectoires de département, sur l'habillement des gardes nationales. 

Paris, le 13 septembre 1~91. 

L'Assemblée Nationale a décrék', messieurs, le 4 de ce mois, que les direc- 
toires de d('})artement pourvoieraient, sans délai, à riiabillement de ceux des 
gardes nationales volontaires destinés à marcher sur les frontières, qui n'au- 
raient pas les moyens de s'en procurer, et que les ministres seraient autorisés 
à leur faire faire les avances nécessaires, dont la retenue serait faite sur la 
solde des volontaires; je vais, en conséquence, vous tracer la marche que vous 
aurez à suivre pour remplir ces dispositions. 

Vous voudrez bien, au reçu de la présente, donner ordre aux commandants 
de chcique bataillon de faire constater par l(>s capitaines la situation des effets 
d'habillements, linge et chaussure, dont chaque garde national est pourvu : à 
cet effet, les capitaines feront assembler leur compagnie, et formeront un état 
nominatif qui constatera ce que chaque homme doit avoir d'après le règlement 
du .■» août, ce qu'il a, et ce qui lui man(|ue : ils remettront cet état signé d'eux 
au commandant de bataillon; celui-ci en formera un seul état sommaire par 
bataillon, lequel présentera en. bloc la quantité d'habits, vestes et autres effets 
à fournir au bataillon : cet état signé du commandant, sera remis aux com- 
missaires que vous aurez chargés de cette opération. 

Les commissaires réuniront les étals des différents bataillons en un seul, et 
vous préscmteront le résultat des fournitures à faire en draps, toiles, etc. 

Vous procéderez |)ar les moyens les plus écohondques à la livraison de ces 
fournitures; je vous observerai seulement qu'il j)Ourrait être dangereux de 
mcllre celle des draps en adjudication publique : comme leur qualité ne se 



CIRCULAIRE RELATIVE A L'HABILLEMENT 149 

connaît point à l'œil d'une manière certaine, des adjudicataires de mauvaise 
loi pourraient vous fournir des marchandises dont la défectuosité ne s'aperce- 
vrait qu'à l'usée, et par conséquent trop tard pour y remédier; je pense donc 
que ce genre de fournitures, surtout, doit être de préférence livré à des agents 
de confiance au fait de la fabrication des draps, et de la probité desquels vous 
soyez assurés. 

Vous aurez ensuite des marchés à passer pour la confection de chaque na- 
ture d'eiïets : j'ai pensé que pour vous guider dans cette opération il était à 
propos de vous faire connaître la règle établie dans les troupes de ligne, tant 
pour les quantités qui doivent entrer dans la confection de chaque effet, que 
pour le prix des façons; c'est l'objet de l'état ci-joint : je sens bien que les 
façons que vous aurez à payer seront plus chères; mais au moins cet état ser- 
vira-t-il à vous diriger dans les prix que vous pourrez accorder ; je vous 
observe encore, que ne pouvant prendre la mesure exacte pour chaque volon- 
taire, vos habits devront être faits sur trois tailles dilTérentes, 

Dès que vous aurez passé vos marchés, je vous prie de m'en adresser sans 
retard l'état détaillé, de manière à me présenter les prix de chaque objet, la 
totalité de la dépense, et les époques auxquelles vous aurez besoin de fonds ; 
je prendrai les mesures nécessaires pour vous les faire passer sur-le-champ ; 
je vous observe au surplus, que pour ne pas perdre un temps précieux, vous 
devez aller en avant sur ces fournitures, sans attendre de nouveaux ordres de 
ma part. 

A mesure que les fournitures seront confectionnées, vos commissaires les 
feront examiner, et ensuite délivrer aux bataillons, en commençant par le 
premier jusqu'à co qu'il soit totalement habillé, ensuite au second, puis au 
troisième, etc. 

Les commandants de bataillon les feront délivrer dans le même ordre aux 
capitaines, de manière que la première compagnie soit totalement habillée et 
équii)ée avant de passer à la deuxième, ainsi de suite : les capitaines les dis- 
tribueront aux volontaires, en les prévenant que la retenue leur en sera faite à 
raison de trois sous par solde et par jour ; ainsi celui qui jouit de deux soldes 
éprouvera une double retenue, etc. 

Il sera remis par les commissaires à chaque commandant de bataillon, 
par le commandant de bataillon à chaque capitaine, et par le capitaine à 
chaque volontaire, un état, par duplicata, des effets remis et de leur valeur. 
Cet état sera signé tant par celui qui remettra que par celui qui recevra, pour 
leur décharge respective, de manière que la réunion des reconnaissances 
fournies par les volontaires de la même compagnie, présente le total de celle 
fournie par le cajjitaine au commandant, celle des capitaines le total des recon- 
naissances fournies par le commandant, et celle enfin des commandants le total 
des fournitures faites par département, et de la dépense qu'elles ont occa- 
sionnée. 

Ce dernier état certifié par les commissaires, ainsi que les états particuliers 
signés par les commandants de bataillons, devront m'ètre adressés par vous 
sans retard, le premier, pour constater le total de la dépense faite, les seconds, 
pour fixer les sommes dont chaque bataillon devra supporter la retenue. 

Je vous observe que l'état général devra présenter, en déduction de la dé- 
pense, le montant des sommes que le directoire pourrait avoir reçues par les 
souscriptions patriotiques qui ont eu lieu dans quelques départements, de ma- 



i50 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

nière que le résultat présente le net de la somme à faire passer dans chaque 
département pour solde de tout compte. 

Quant aux retenues à exercer sur la solde des bataillons, elles commence- 
ront à s'opérer du jour de la revue de formation, quand même les elîets ne 
devraient être livrés qu'à une époque postérieure, et, au moment de la remise 
de riiabillement, il sera fourni au quartier-maître-trésorier de chaque bataillon 
un double des états nominatifs par compagnie, et ce quartier-maîlrc sera res- 
ponsable vis-à-vis du trésorier de la guerre des retenues qu'il aurait négligé 
d'exercer. 

Il sera remis de même au commissaire des guerres chargé de la police du 
bataillon, un relevé nominatif par compagnie, certifié par les commissaires du 
département et le commandant de bataillon, des retenues à exercer sur chaque 
homme; le commissaire des guerres constatera le montant des retenues faites 
et de celles restantes à faire jusqu'à parfaite liquidation. Il m'en adressera un 
double, certifié par le conseil d'administration, à Tappui de sa revue. 

Pour accélérer les remboursements, les hommes (jui entreront aux hôpitaux 
ne recevront point de décompte à leur sortie, et le montant de leur solde pen- 
dant le temps qu'ils y auront été, sera appliqué on totalité au payement des 
effets qu'ils auront reçus, déduction faite cependant de la retenue qu'ils doi- , 
vent éprouver pour payement de leurs journées d'hôjjitaux. 

Les capitaines, les commandants de bataillon, ainsi (jue les commissaires 
des guerres, veilleront à ce que les retenues soient opérées exactement, et ils 
seront personnellement responsables de celles qu'ils auraient négligé de 
faire faire. 

Je n'ai pas besoin, messieurs, de vous représenter qu'une dépense aussi con- 
sidérable exige de votre part toute l'économie possible et la surveillance la 
plus assidue; c'est à votre patriotisme et à votre zèle que l'exécution en 
est confiée, et je ne puis que vous engager à apporter dans cette opération l'at- 
tention et les soins qui pourront se concilier avec l'activité qu'elle exige. 

11 me reste, messieurs, à vous entretenir de l'équipement et de l'armement 
des volontaires. On est occupé dans ce moment de la confection des effets 
d'équipement, c'est-à-dire des sabres, gibernes, tambours et colliers de 
tambours. Je les ferai passer, à mesure qu'ils seront finis, dans les points fixés 
pour les rassemblements généraux. 

Quant à l'armement, je dois insister pour qu'il soit pris, autant qu'il sera 
possible, sur les fusils qui vous ont été délivrés; je vous observerai à cet égard 
que ces armes n'appartiennent ni aux individus ni aux municipalités, mais 
bien à l'Etat qui les réclame aujourd'hui jjour les volontaires destinés à mar- 
cher à sa défense. 

Ifm'a été demandé par plusieurs départements d'être admis à fournir un 
plus grand nombre de volontaires qu'il ne leur en avait été fixé. Je les y ai au- 
torisés, mais pourvu cependant qu'ils ne fournissent que des bataillons com- 
plets et organisés conformément au décret du 4 août dernier. Ces excédents, 
fournis par (piehiues départcnicnls, compenseront le déficit de ceux (jui ne 
pourraient ])as comj)léler leur contingent. Je vous prie, au surplus, de m'infor- 
mer exactement de la suite des opérations relatives à leur formation. 

Le Ministre de la guerre, 
Du Portail. 



FORMATION DES BATAILLONS 



151 



Voilà les volontaires levés, formés, constitués, et en partie déjà 
dans les garnisons des frontières. Pour leur permettre de rendre les 
services que l'on attend d'eux, l'Assemblée législative régla, par son 
décret du 28 décembre 1791, tous les détails relatifs à la formation, à 
l'organisation, à la solde, aux récompenses, au remplacement des 
officiers et sous-officiers des bataillons. 

Ce décret organique, bien que rendu d'urgence, fut sanctionné seu- 
lement le 3 février 1792 : 

LOI CONCERNANT LA FORMATION, l'ohGANISATIOX ET LA SOLDE DES BATAILLONS 
DES GARDES NATIONALES VOLONTAIRES. 



Section Première. 

De la formation des bataillons. 

Article Premier. — Les bataillons de gardes nationales volontaires seront 
l)ayés de leur solde, depuis et compris le jour fixé pour leur rassemblement, 
jusqucs et compris le jour de leur licenciement. 

Il sera accordé de plus, à chaque garde volontaire national, trois sous par 
lieue, pour se rendre de son domicile à l'endroit du rassemblement, et de 
l'endroit du licenciement à son domicile. 

Art. 2. — A mesure que les gardes nationales volontaires arriveront dans 
le lieu désigné pour le rassemblement de leur bataillon, elles se présenteront 
au commissaire du directoire du département chargé du soin de ce rassem- 
blement ; celui-ci inscrira sur un registre à ce destiné le nom de chaque 
volontaire national, le jour de son arrivée et le nombre de lieues pour 
lesquelles il devra être payé. Ce registre servira provisoirement de livret de 
revue. 

Art. 3. — Les bataillons déjà sur pied recevront, i)ar forme d'indemnité, la 
solde et le dédommagement auquel ils auraient eu droit de prétendre, en 
vertu de Tarticle premier du présent décret : ils en seront payés sur des états 
fournis et certifiés par les directoires de leurs départements respectifs. 

Art. 4. — La somme qui, en vertu de l'article i)récédent, reviendra à 
chacun des gardes volontaires nationaux, ne sera remise à leur libre dispo- 
sition que dans le cas où ils auront remboursé les avances que les directoires 
auront pu leur faire, tant pour leur subsistance avant qu'ils passassent à la 
charge du département de la guerre, que pour leur habillement et leur équi- 
pement. 

Art. 5. — Le ministre de la guerre est chargé de faire payer, sans délai, 
les indemnités accordées par l'article 3, et d'opérer les retenues ]»rescrites 
par l'article 4. 

Art. 6. — Les commissaires chargés par les directoires de département 
du rassemblement des bataillons de gardes nationales volontaires, remettront 
aux commissaires des guerres, lors de la première revue ([u'ils en passeront, 
le contrôle qu'ils en auront fait, en vertu de l'article 2 du présent décret. 



152 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

Art. 7. — Immédiatement après la première revue, chaque garde volon- 
taire national prêtera le serment militaire prescrit par le décret du 17 sep- 
tembre 1791, et dont la formule suit : 

Serment des officiers et sous-officiers. 

« Je jure d'être fidèle à la Nation, à la Loi et au Roi, de maintenir de tout 
» mon pouvoir la Constitution, d'exécuter et de faire exécuter les règlements 
i> militaires. » 

Serment des volontaires gardes nationales. 

« Je jure d'être fidèle à la Nation, à la Loi et au Roi, de défendre la Consti- 
» tulion, et de ne jamais abandonner mes drapeaux, et de me conformer en 
» tout aux règles de la discipline militaire. ;» 

Section Deuxième. 

Des congés, du remplacement des officiers, sous-officiers et volontaires. 

Article Premier. — Tous les citoyens admis dans les bataillons de gardes 
nationales volontaires seront libres de se retirer après la fin de chaque cam- 
pagne, en prévenant deux mois d'avance le capitaine de leur compagnie, afin 
qu'il soit pourvu à leur remplacement, ainsi qu'il sera dit article 8. 

La campagne sera censée terminée le premier de décembre de chaque 
année. 

Art. 2. — Les gardes volontaires nationaux, que des affaires instantes ou 
majeures obligeront à suspendre momentanément leur service, pourront, 
dans tous les temps, d'après des certificats de leurs municipalités, visés par 
les directoires de districts, obtenir la permission de s'absenter pour un temps 
déterminé. 

Art. 3. — Il sera remis à chaque garde volontaire national, au moment oii 
il quittera le service, un certificat qui attestera le temps pendant lequel il 
aura servi : ce certificat sera signé par le capitaine, visé par le commandant 
de bataillon, contrôlé par le commissaire des guerres, et ajiprouvé par 
rofficier général sous les ordres duquel le bataillon servira. 

Art. 4. — Il sera remis de même à chaque garde volontaire national qui 
sera forcé de suspendre momentanément son service, un certificat qui indi- 
quera l'époque de son départ et celle où il devra rejoindre son bataillon. 

Art, 5. — Tout garde volontaire national sera tenu, au moment où il ren- 
trera dans son domicile, de faire inscrire au greffe de sa municipalité le cer- 
tificat de service qu'il aura obtenu, ou la permission de s'absenter qui lui aura 
été accordée, afin de n'être point confondu avec ceux qui auront aliandonné, 
sans une autorisation légale, les drapeaux de la patrie. 

Art. 6. — Tout garde national volontaire qui quittera le service avant le 
licenciement de son bataillon, sera tenu de rembourser ce qu'il redevra des 
avances que la Nation lui aura faites pour son habillement et son équipement. 

Art. 7. — Dès le jour où un garde volontaire national aura remis à son 
capi^iinc sa déclaration jmur quitter le senice, celui-ci la transmettra au 



CONGES ET REMPLACEMENT 153 

commandant du bataillon, et ce dernier en donnera incessamment avis. à 
rofficier général de la division militaire et au procurcur-général-syndic du 
département dans lequel le garde volontaire national se sera fait inscrire. 

Art. 8. — Dès le moment où le procureur-général-syndic aura reçu l'avis 
prescrit par l'article précédent, il en donnera connaissance au procureur- 
syndic du district dans lequel le remplacement devra s'effectuer ; celui-ci 
pourvoira de suite à ce remplacement, par les moyens prescrits par le présent 
décret. 

Art. 0. — Il sera ouvert dans chaque municipalité un registre dans lequel 
on inscrira les citoyens qui se dévoueront à la défense de la patrie et de la 
liberté. On fera mention, sur ce registre, de la date de l'inscription de chaque 
citoyen. 

Art. 10. — Vn extrait de ce registre sera adressé, chaque mois, par le 
procureur de la commune au directoire du district, et celui-ci fera de suite 
parvenir un relevé de ces extraits au directoire du département. 

Art. 11. — Du moment où le directoire du district aura été averti par celui 
du département, qu'il y a une ou plusieurs places vacantes dans l'une des 
compagnies ou dans l'un des bataillons formés par le district, il donnera avis 
de ces vacances aux citoyens inscrits, toujours en suivant l'ordre de leur 
inscription ; il leur indiquera en môme temps le lieu où ils doivent se rendre, 
la route qu'ils doivent suivre, et le jour où ils doivent avoir rejoint leurs 
drapeaux. 

Dans le cas où les citoyens, les premiers inscrits, ne pourront se livrera 
leur zèle pour la patrie, ils seront remplacés par ceux qui suivront immédia- 
tement dans Tordre du tableau. 

Art. 12. — L'étape et le logement seront fournis, au garde volontaire 
national de remplacement qui ira joindre son bataillon, sur une route qui lui 
sera délivrée par le directoire de son département ; il jouira, de plus, de sa 
solde, sauf la retenue fixée (article 6 de la section cinquième du présent 
décret), pour le prix de la ration de vivres qu'il recevra. 

Art. 13. — Les remplacements des officiers et des sous-officiers se feront 
dans les bataillons de gardes nationales volontaires, suivant les formes qui 
ont été prescrites par les articles 13, 14, 15 et 16 du décret du 4 août. 

Art. 14. — Les deux lieutenants-colonels de chaque bataillon de gardes 
nationales volontaires pourront, à l'avenir, être choisis, soit parmi les gardes 
nationales volontaires, soit parmi les citoyens qui, ayant servi dans les troupes 
de ligne, réuniront les qualités requises par le décret du 29 novembre ; 
dérogeant, quant à ces nominations, à l'article 10 du décret du 4 août, et 
confirmant, en tant que de besoin, toutes celles de lieutenants-colonels déjà 
faites *. 



1. Loi relative au commandement en chef des bataillons de gardes volontaires 
nationaux, donnée à Paris, le 6 avril 1792 (décret du 4) : 

L'Assemblée Nationale instruite qu'il s'est élevé des difficultés relativement 
au commandement en chef des bataillons de gardes volontaires nationaux, et 
reconnaissant qu'il importe au bien du service miUtaire de les lever sans délai, 
décrète quil y a urgence ; 



154 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

Art. IS. — L'adjudant-major et l'adjudant sous-ol'ficicr seront remplacés, 
ainsi qu'il est dit, du quartier-maître, article 16 du décret du 4 août dernier. 

Art. 16. — Lorsque les bataillons et les compaj,mics de gardes nationales 
volontaires s'assembleront pour élire leurs officiers ou sous-officiers, ils seront 
soumis aux règles prescrites par les articles 1 et 2 de la section 4 du titre .'{ 
de la Constitution française, pour la tenue des assemblées électorales. 

Art. 17. — Les procès-verbaux d'élection des officiers et sous-officiers des 
bataillons de gardes volontaires nationaux leur tiendront lieu de brevet. 

Les procès-verbaux faits lors de la première élection seront déposés et 
enregistrés dans les directoires de départements respectifs ; il en sera expédié 
à chaque officier et sous-officier une copie signée par les membres du direc- 
toire. 

Les procès-verbaux des élections pour les remplacements seront déposés 
et enregistrés au conseil d'administration des bataillons ; il en sera expédié k 
chaque officier ou sous-officier une copie signée ])ar les membres dudit 
conseil. 

Art. 18. — Lorsque tous les départements auront fourni des bataillons, et 
que les circonstances exigeront de mettre sur pied un nombre i)lus considé- 
rable de gardes volontaires nationaux, les augmentations seront faites en 
ajoutant un nombre égal de volontaires à chacune des escouades déjà exis- 
tantes, mais ces augmentations ne pourront avoir lieu que d'après un décret 
du corps législatif. 

Art. 19. — La revue extraordinaire ordonnée pour les lroui)es de ligne, 
par l'article 13 du décret du 29 novembre 1791, aura lieu pour les bataillons 
des gardes nationales volontaires, dans le courant du moins de janvier i)ro- 
chain. 

Art. 20. — Les officiers en activité dans les troupes de ligne, qui sont 
maintenant emj)loyés dans les bataillons des gardes nationales volontaires, 
rentreront dans leurs cor|)s respectifs, au plus tard le premier avril i)rocl)ain. 

Seront exceptés de la présente disposition ceux des officiers de ligne qui 
ont été élus lieutenants-colonels desdits bataillons des gardes nationales 
volontaires. 

Art. 21. — Avant le départ desdits officiers, les bataillons des gardes 
nationales volontaires procéderont à leur remj)lacement, suivant les formes 
établies par le présent décret. 

Art. 22. — Au moment où les officiers des troupes de ligne actuellement 
employés dans les bataillons des gardes nationales volontaires, rejoindront 
leurs corps respectifs, ils toucheront, à titre d'indemnité et sur un relief qui 

L'Assemblée Nationale, après avoir entendu le rapport du comité militaire, et 
rendu le décret d'urgence, décrète ce qui suit : 

Lorsque le lieutenant-colonel d'un bataillon de gardes volontaires nationaux, 
le premier nommé, et qui, en cette qualité, a le connnandement en chef dudit 
bataillon, laissera par mort, démission ou autrement, sou emploi vacant, le 
lieutenant-colonel second nommé, le remplacera dans le conimandcmeut en 
chef du bataillon, et il sera procédé de suite au remplacement dudit lieutenant- 
colonel le second nommé, en se conformant aux dispositions du décret du 
4 août 1791. » 



ADMINISTRATION 15S 

leur sera accordé, les appointements attribués à leur grade, et ce, depuis 
l'époque de leur élection jusqu'à celle de leur rentrée dans leurs corps. 

Section Troisième. 
De V administration des bataillons. 

Article Premier. — II sera formé dans chaque bataillon de gardes volontaires 
nationaux, un conseil d'administration. 

Ce conseil sera [composé des deux lieutenants-colonels, d'un officier et 
d'un sous-officier de chaque grade, de l'adjudant-major et de quatre vo- 
lontaires. 

Art. 2. — Les officiers, sous-officiers et volontaires membres du conseil, 
seront choisis par le bataillon entier, au scrutin individuel et à la pluralité 
relative des suffrages : ils seront nommés pour un an ; ils pourront être con- 
tinués par de nouvelles élections. 

Il sera nommé de la môme manière un officier, un sous-officier de chaque 
grade et quatre volontaires destinés à suppléer les membres du conseil qui 
seront absents ou malades. 

Art. 3. — Le quartier-maitre-trésorier assistera au conseil, mais sans voix 
délibérative ; il y fera les fonctions de secrétaire. 

Art. 4. — Le conseil d'administration ordonnera de tout ce qui est relatif à 
l'habillement, à l'armement et équipement. Il veillera à ce que toutes les 
dépenses soient faites avec économie, toutes les retenues avec exactitude, 
tous les paiements et remboursements avec ordre ; il est, en un mot, spéciale- 
ment chargé de diriger tout ce qui concerne les finances et la comptabilité 
générale et particulière. 

Art. 5. — Il sera, sous la surveillance du conseil d'administration, ouvert 
par le sergent-major de chaque compagnie, un compte pour chaque garde 
volontaire national, dans lequel ce sous-officier inscrira le jjroduit de toutes 
les retenues que les sous-officiers et volontaires auront supportées, et la 
quotité de tous les paiements qu'on leur aura faits. Ce compte sera arrêté 
tous les trois mois, visé par le capitaine et signé par le garde volontaire 
national. 

Section Quatrième. 

De l'armement, Vhahillement, l'équipement et logement des bataillons. 

Article Premier. — Les bataillons de gardes volontaires nationaux recevront, 
au moment de leur formation, ou, au plus tard, au moment de leur arrivée 
dans leurs garnisons ou quartiers, un armement complet. Il sera joint à 
chaque fusil un tire-bourre et un tourne-vis. 

Art. 2. — Lorsque les circonstances obligeront d'armer les gardes nationales 
volontaires avec des fusils ou des sabres qui auront déjà servi, les armes qu'on 
leur distribuera seront réparées à neuf. 

Art. 3. — Les gardes nationales volontaires entretiendront à leurs frais les 
armes qu'elles auront reçues : à cet effet, il sera arrêté par le conseil d'admi- 



156 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

nislration un tarif que l'armurier du bataillon sera tenu de suivre pour le 
paiement de chaque i)ièce à remplacer ou à réparer. 

Art. 4. — Lors du licenciement des bataillons, les gardes volontaires natio- 
naux seront tenus de rendre en bon état les armes qu'ils auront reçues, ou de 
pîiyer, conformément au même tarif, les réparations qu'elles exigeraient. 

Art. b. — Il sera- fait sur chaque solde attribuée aux sous-officiers et 
volontaires nationaux, une retenue de trois sous par jour, dont il leur sera fait 
décompte tous les trois mois. 

Le produit de cette retenue ne sera mis à la libre disposition que de ceux 
qui auront acquitté les avances qu'on leur aura faites pour leur habillement, 
petit équipement, et dont rhabillenient entier sera en bon état. 

Art. 6. — Il sera fait sur chaque solde attribuée aux sous-officiers et 
volontaires nationaux, une retenue de deux sous par jour, dont il leur sera fait 
décompte tous les trois mois. 

Le i)roduit de cette retenue ne sera mis à la libre disposition que de ceux 
qui auront acquitté les avances qu'on leur aura faites pour leur équipement, 
et dont les armes, le linge et chaussure seront en bon état. 

Art. 7. — Il sera fourni aux gardes volontaires nationaux, lorsqu'ils seront 
en faction, des guérites et des capotes, ainsi qu'aux soldats des troupes 
de ligne. 

Art. 8. — Une moitié de la solde ' des gardes volontaires nationaux qui 
auront obtenu la permission de s'absenter ])endant un temps déterminé, appar- 
tiendra au bataillon entier, et l'autre au garde volontaire national qui se sera 
absenté. 



1. Loi relative à la solde des gens de guerre, donnée à Paris, le 29 avril 1792, 
l'an 4' de la Liberté : 

Article Premier. — La trésorerie nationale fera payer aux sous-officiers et 
soldats des troupes de ligue, gardes nationales et compagnies d'invalides déta- 
chées, en numéraire cinq sous dix deniers par jour et par homme ell'ectif sous 
le drapeau, sans distinction d'arme ni de grade ; le restant de la somme et la 
totalité des appointements des oiTiciers de tous grades continueront d'être 
payés en assignats. 

Lorsque la fourniture de la viande décrétée le 21 février dernier aura heu, la 
somme décrétée ci-dessus sera réduite à celle de quatre sous sept deniers, à 
cause de la retenue de quinze deniers, fixée par le même décret. 

Art. 2. — Dans les places et quartiers dont l'état est annexé au présent décret, 
le restant de la solde et la totalité des appointements des oITiciers de tous grades 
qui, conformément ù l'article premier du présent décret, devront être payés en 
assignats, seront augmentés jusqu'au premier juillet dans les proportions sui- 
vantes; savoir, d'un quart pour les sous-otficiers et soldats de toute arme, ainsi 
que pour les lieutenants, et d'un sixième pour les capitaines. 

Art. 3. — La somme destinée au jjaycment des masses d'habillement et de re- 
crutement sera augmentée d'un di.xièrae, jusqu'à la môme époque et dans les 
mômes lieux. 

Art. 4. — Les sous-officiers et soldats faisant partie des trois grandes armées 
seront payés de la totalité de leur solde en argent, à la réserve pour les volon- 
taires nationaux, des retenues ordonnées pour leur habillement, linge et 
chaussure 



SOLDE ET LOGEMENT 157 

La partie de la solde attribuée au bataillon sera répartie par égale portion 
entre tous les membres qui le composent. 

La i)artie attribuée au volontaire qui se sera légalement absenté ne sera 
mise à sa libre disposition que dans le cas où il aura remboursé la totalité des 
avances qui lui auront été faites, et où son habillement et son équipement se- 
ront complets et en bon état. 

Les conseils d'administration seront i)articulièrement responsables de l'exé- 
cution du présent article. 

Art. 9. — Lorsque les gardes nationales et troupes de ligne se trouveront 
ensemble dans un même lieu, et ne j)Ourront être logées dans des casernes, les 
gardes nationales seront logées chez les habitants, à raison d'un lit pour deux 
hommes. 

AuT. 10. — Lorsque les gardes volontaires nationaux seront logés dans des 
casernes, ils recevront le bois et les autres fournitures des casernes sur le 
même pied que les troupes de ligne. 

Lorsque, voyageant dans l'intérieur du royaume, ils seront logés chez les 
habitants, ils auront, comme les troupes de ligne, place au feu et à la lumière. 

Lorsque, devant tenir garnison dans une ville, bourg ou village, ils seront 
logés chez les habitants, ils seront tenus de se procurer sur leur solde le bois 
et la lumière dont ils auront besoin. 

Art. 11. — On ne fera préparer qu'en vertu d'un décret du Corps législatif. 

Art. r3. — Toutes dépenses du département de la guerre, autres que celles dé- 
taillées ci-dessus, seront payées en assignats... 

Etat des villes et places où les troupes qui y sont en garnison ou en quartier, 
ainsi que les détachements qui en dépendent, seront payés, conformément aux 
dispositions du décret du 15 mars. (On ne donne ici que les places que pou- 
vaient occuper les trois bataillons de Paris.) 

DIVISIONS . NOMBRE DE BATAIM.O.V'S 

DÉPARTEMENTS. EMPLACEMENTS . 

M I L I T A I H E s. DE GARDES NATIONALES, 

Gravelines 2 

La Bassée 1 

UUe 1 

Bouchain 2 

1" . . . Nord '\ Marchiennes 1 

Cateau-Cambrésis i 

Landrecy 2 

Ma'ubeuge 1 



11 

Bapauine 1 

Saint-Pol et Frevent.. .. 1 

Hesdin 1 

16« . . . Pas-de-Calais . l Montreuil 1 

Calais 1 

Ardres 1 

Saint-Omer 1 



158 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

10 logement des gardes nationales volontaires dans des édifices nationaux, et 
on n'obligera jamais, pour ce même objet, les citoyens à donner des four- 
nitures. 

Art. 12. — Le logement des officiers des gardes nationales volontaires 
leur sera fourni sur le même pied et de la même manière qu'aux officiers des 
troupes de ligne. 

Il sera, en conséquence, mis pour cet objet une somme de 80,000 liv. à la 
disposition du ministre de la guerre, sous sa res})onsabilité. 

Art, 13. — Les directoires de département adresseront, quinze jours après 
la réception du présent décret, au ministère de la guerre, un état détaillé et 
certifié par eux de toutes les dépenses qu'ils auront faites pour l'habille- 
ment et l'équipement des gardes nationales volontaires. Le ministre mettra le 
résultat de ces comptes sous les yeux du corps législatif. 

Art. 14. — Tous les bataillons qui ont dû être levés en vertu des décrets 
de l'Assemblée Nationale seront, par les soins des directoires de département, 
rassemblés, habillés, équipés, sous le plus court délai. 

L'Assemblée Nationale charge le pouvoir exécutif de faire usage de l'autorité 
que la loi lui confie, afin que cette organisation n'éprouve désormais aucun 
retard. 

Art. i"). — L'Assemblée nationale charge de même le pouvoir exécutif de 
donner tous les ordres nécessaires, afin que les bataillons de gardes natio- 
nales volontaires soient, au premier février, portés dans tous les lieux où ils 
peuvent être utiles à la sûreté et à la défense de l'Etat; le charge encore de 
pourvoir, sans délai, à leur armement et à leur équipement; le charge, enfin, 
de prendre les moyens les plus prompts et les })lus sûrs afin que les gardes 
nationales volontaires reçoivent, en arrivant dans leurs quartiers, toutes les 
instructions militaires propres à seconder leur courage. 

Section Cinquième. 

Des récompenses, des peines, de la solde et du traitement des bataillons. 

Article Premier. — Les gardes volontaires nationaux obtiendront les récom- 
penses militaires accordées à ceux qui ont servi l'Etat dans la guerre ou la 
marine, conformément aux règles prescrites par le décret du 3 août 1790, sur 
les i)ensions, gratifications et autres récompenses militaires'. 

Les interruptions de service ne nuiront point aux droits des gardes volon- 
taires nationaux aux récompenses militaires. 

1. Loi relative aux officiers de gardes nationaux volontaires, donnée à Paris, le 

11 mai 1792, l'an 4» de la Liberté (décret du 8) : 

L'Assemblée Nationale ne voulant laisser aucun doute sur l'article 1<"' de la 
cinquième section du décret du 21 décembre 1791, relatif aux récompenses mili- 
taires dues aux gardes nationales, décrète qu'il y a urgence. 

L'Assemblée Nationale, après avoir entendu le rapport de son comité mili- 
taire et décrété l'urgence, décrète définitivement que les otliciers des bataillons 
de gardes nationales volontaires obtiendront, comme les olliciera des troupes de 
ligne, la décoration militaire, d'après les règles fixées par le décret du Jl" jan- 
vier 1791. 



RECOMPENSES ET PEINES 159 

Celui qui aura servi sans intorruplion depuis l'époque du rassemblemen.t de 
son hataillon, jusqu'au moment de son licenciement, jouira des droits d(^ 
citoyen actif, dès qu'il aura l'Age de vingt-cinq ans. 

Art. 2. — Tout garde volontaire national qui abandonnera son bataillon sans 
avoir obtenu une autorisation légale, sera, par le l'ait seul, privé pendant dix 
ans du droit de citoyen actif et de l'honneur de servir dans la garde natio- 
nale et les troupes de ligne pendant le même nombre d'années ; en consé- 
quence, son nom sera rayé de la liste prescrite par la section IV du chapitre 
])remier de la Constitulion française; il sera, de j)lus, à la diligence du pro- 
cureur de la commune, condamné, par toutes voies de droit, à rembourser à 
la Nation les avances qu'elle lui aura faites pour son habillement et son 
équipement. 

Les ])rocureurs des communes seront chargés de veiller à l'exécution du 
j)résent iirticle. 

Art. .3. — Dès le huilième jour de l'absence non autorisée d'un garde vo- 
lontaire national, le commandant de son lialaillon en préviendra le procureur- 
général-syndic du département, et lui enverra l'état de ce que le volontaire 
redevait à la Nation pour les habits ou autres ellets qu'il avait reçus. Le pro- 
cureur-général-syndic donnera de suite des ordres afin que les articles 2 
de la présente section, et 8 de la seconde section du présent décret, soient 
exécutés sans délai. 

Art. 4. — Tout garde volontaire national qui, en «abandonnant ses drapeaiix, 
sans avoir obtenu une permission légale, emportera ses armes ou quelques 
parties de son équipement militaire, ou des effets appartenant à ses cama- 
rades, sera réputé coupable du crime de vol, et, comme tel, livré aux tribu- 
naux criminels. 

Art. '■). — Lorsque les gardes nationales volontaires seront campés, elles 
recevront les mêmes fournitures que les troupes de ligne; elles éprouveront 
|)Our raisons desdites fournitures, la retenue (|ui sera alors fixée pour les 
troupes de ligne. 

Art. 6, — L'étape sera fournie aux gardes nationales volontaires de la 
même manière et sur le même pied qu'aux troupes de ligne, à la charge d'une 
retenue de six sous par place de vivres. 

Art. 7. — 11 sera fourni en route à chaque officier des gardes nationales 
volontaires qui en demandera, un cheval de selle, qui sera payé par lui, avant 
le départ, à raison de vingt-cinq sous par jour. Cette fourniture sera faite sui- 
vant le mode prescrit pour les troupes de ligne. 

Art. 8. — Les lieutenants-colonels des bataillons de gardes nationales vo- 
lontaires jouiront du même nombre de places de fourrages que les lieutenants- 
colonels d'infanterie; elles leur seront payées sur le même i)ied et de la 
même manière. 

Art. 9. — Les gardes nationales volontaires seront reçues dans tous les 
hôpitaux de l'empire, moyennant une retenue de six sous par jour. 

Art. 10. — Les gardes nationales volontaires qui entreront dans les hôpi- 
taux, ne recevront de décompte, à leur sortie, que dans le cas où elles auront 
remboursé les avances qui leur auront été faites par la Nation pour leur 
habillement et leur petit équipement. 



160 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

Art. 11. — Du moment où les bataillons de gardes nationales volontaires 
seront campés, il sera attache un aumônier à leur choix ; cet ecclésiastique 
sera salarié, ainsi que ceux des troupes de ligne. 

Art. 12. — Il sera constamment attaché un chirurgien-major à chaque ba- 
taillon de gardes nationales volontaires le choix en sera fait, la première 
fois, ])ar le directoire du département, et ensuite par les bataillons eux- 
mêmes, dans la forme prescrite pour l'élection du quartier-maiire. 

Art. 13. — Il sera alloué à chaque bataillon une somme de 120 livres, une 
fois payée, pour l'achat d'une caisse militaire et des registres nécessaires à la 
comptabilité. 

Ladite caisse et les registres seront, lors du licenciement du bataillon, remis, 
ainsi que les drapeaux, au directoire du département; le quartier-maître-tré- 
sorier sera comptable de ces différents objets. 

Art. 14. — Il sera payé, par mois, à chaque bataillon une somme de '50 livres 
pour être employée à la solde de tous les frais de bureau, cette somme sera 
à la disposition du conseil. 

Art. 13. — Lorsque la cherté des denrées ou des circonstances particulières 
obligeront à accorder momentanément une augmentation de solde aux troupes 
de ligne, les gardes nationales volontaires qui se trouveront dans la même 
garnison, ou dans les mêmes circonstances, obtiendront la même augmenta- 
tion, ou auront part aux mêmes distributions. 

Art. 10. — Dans aucun cas on n'admettra à l'avenir à la solde, dans les ba- 
taillons ou compagnies de gardes nationales volontaires, un plus grand nombre 
d'officiers, sous-officiers ou volontaires, que celui qui est porté par le décret 
du 4 août; pourront néanmoins les conseils d'administration admettre deux 
surnuméraires par compagnie, auxquels le logement sera fourni. 

Art. 17. — Les départements ne pourront à l'avenir lever un plus grand 
nombre de bataillons que celui qui leur sera prescrit par les décrets du corps 
législatif. Le ministre de la guerre fera connaître, dans le compte qu'il rendra 
le l.'i janvier, de tout ce qui concerne les gardes nationales volontaires, le 
nombre de bataillons qui ont excédé celui qui est fixé j)ar h décret du 21 juin 
dernier. 

Section Sixième. 

Du commandement. 

Article Premier. — Toutes les fois que des gardes nationales volontaires se 
trouveront réunies à des troupes de ligne, le commandement général restera 
déféré aux officiers et sous-officiers des troujjcs de ligne, mais il appar- 
tiendra aux officiers et sous-officiers des gardes nalionaU^s volontaires , lors- 
qu'ils occuperont un grade plus élevé que les officiers ou les sous-officiers de 
troupes de Jigne. 

Art. 2, — Lorsque des gardes nationales volontaires de différents bataillons 
seront réunis, le commandement général sera déféré à l'officier du grade le 
plus élevé ; à grade égal, il appartiendra à celui qui aura servi dans les troupes 
de ligne ; si nul n'a servi dans les troupes de ligne, au plus ancien de service, 



COMPTES RENDUS PAR LE MINISTRE 161 

et, en cas d'égalité, au plus ancien d'âge. S'ils ont servi dans les troupes de 
ligne, il sera déféré à celui qui aura servi dans le grade le plus élevé, et à 
égalité de grade, à celui qui aura servi le plus longtemps. 

Section Septième. 
De l'exécution du présent décret. 

Article Premiek. — Le ministre de la guerre sera tenu de rendre, le Ib jan- 
vier, un compte détaillé de tout ce qui concerne les gardes nationales volon- 
taires ; en conséquence, il fera connaître au Corps législatif : 

i" Le nombre de bataillons que chaque département aura fournis ; 

2" Le nombre d'hommes dont chaque bataillon sera formé ; 

3° L'état de son habillement et de son équipement ; 

4° L'état de son équipement militaire ; 

5° L'état de son armement, en distinguant les modèles; 

6° Les progrès qu'il aura faits dans l'instruction et la discipline militaires ; 

7° L'emplacement des bataillons formés, la destination de ceux qui ne le 
seront pas encore ; 

8° Le nombre dos bataillons ou des compagnies que chaque département 
pourrait encore fournir ; 

9° Les bataillons qu'il serait nécessaire de lever ; 

10» Enfin, tous les détails qui pourront mettre le corps législatif à portée de 
juger, avec connaissance de cause, tout ce qui concerne les gardes nationales 
volontaires. 

Art. 2. — Le roi sera prié de faire, sans délai, toutes les proclamations 
nécessaires à l'exécution du [)résent décret. 

Art. 3. — Dans tous les cas qui n'ont pas été prévus par le présent décret 
et par la loi du 4 août 1791, les ordonnances et les règlements rendus pour les 
troupes de ligne seront provisoirement exécutés et suivis par les gardes natio- 
nales volontaires. 

Une circulaire du ministre de la guerre, Louis de Narbonne, en 
date du 15 février 1792, aux administrateurs des départements, an- 
nonça le prochain envoi de la loi du 3 février. Elle résumait, pour 
qu'on s'en occupât de suite, les opérations qui incombaient aux 
départements et appelait l'attention des administrateurs sur l'exé- 
cution ponctuelle des nouvelles dispositions légales, de façon « à 
seconder efficacement le courage que les Volontaires témoignaient 
pour la défense de l'État et pour le maintien de la Liberté ». 



Tome I. H 



162 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 



Nous venons de donner, dans ce chapitre préliminaire, tout ce qui 
concerne l'organisation, la constitution et l'administration des ba- 
taillons de la première levée, bataillons de gardes nationales volon- 
taires. 

Un travail semblable sera fourni pour les bataillons de volontaires 
de la deuxième levée, celle de 1792. Bien que les bataillons de cette 
levée prirent la suite des numéros de 1791, le mode d'appel différa ; 
celui-ci ne fut pas opéré, comme l'année précédente, exclusivement 
parmi les gardes nationaux, mais parmi tous les citoyens en état de 
porter les armes pour la défense de la Patrie. 

En outre, la levée de 1792 fut régie par une législation nouvelle, 
qui subsista jusqu'à l'embrigadement général de toutes les troupes 
d'origines diverses, pour former, sous un régime uniforme, les qua- 
torze armées de la République française. 



LES TROIS PREMIERS BATAILLONS DE PARIS 



COMMANDEMENT GENERAL. 

Les trois bataillons de gardes nationales volontaires levés, suivant 
la loi du 15 juin 1791, pour servir aux frontières, devaient primiti- 
vement être réunis sous un commandant en chef. Sur la présentation 
de La Fayette, le conseil général du département de Paris appela, 
le 25 juillet, à cette fonction, le lieutenant -colonel de Château- 
Thierry, dont la nomination fut confirmée par le roi, le 4 août, et 
qui fut reçu en cette qualité à la tête des trois bataillons, par le ma- 
réchal de camp Gouvion, inspecteur de la 17« division miUtaire. 

Château-Thierry (Claude-Antoine Cappon de), fils d'un avocat au 
Parlement, était âgé de soixante-neuf ans. Natif de Paris, il était entré 
aux mousquetaires en 1741, et était passé capitaine au régiment d'in- 
fanterie de Rohan-Rochefort en 1746. Décoré de Saint-Louis, pour 
action d'éclat à Mahon en 1756, il avait fait campagne en Allemagne, 
à la tête d'un corps de volontaires de l'armée de Contades, et avait 
reçu deux coups de feu à raffaire de Furstenberg, en 1759. Com- 
mandant en second des volontaires de l'armée de Soubise en 1761, 
il avait été réformé à la suite du régiment de Poitou, en 1764, Au 
mois de juillet 1789, le district des Saints-Pères le choisit comme 
président de son comité militaire et commandant de son bataillon 
de garde nationale. Son nom se trouve sur la liste des électeurs du 
département de Paris en 1791, le second des quatorze de la section 
de la place de Louis XIV ' . 

1. Chabavay, Assemblée électorale de Pa7'is de 17 91 -17 9'^, p. 17. 



164 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

11 fut rappelé au service dans l'armée, comme lieutenant-colonel 
du 40e régiment d'infanterie, le 25 juillet 1791 et fut désigné pour 
le 102« régiment d'infanterie, le jour même où il était chargé du 
commandement en chef des trois bataillons de Paris. Pour recevoir 
et préparer ceux-ci, il créa le camp de Yerberie. Au mois de sep- 
tembre, il reçut la mission de conduire le 1" et le 2* bataillons à 
l'armée du Nord. Le 3® le rejoignit un peu plus tard à Bapaume. 

Son commandement général cessa le 25 décembre 1791, et il alla 
remplir ses fonctions de lieutenant-colonel du 102^, dont il devint le 
colonel le 26 octobre 1792. Il fit campagne à l'armée de la Moselle et 
fut promu maréchal du camp le 8 mars 1793. N'ayant pas été com- 
pris, en raison de son grand âge, dans la réorganisation de l'état- 
major général du 15 mai de cette année, il cessa de servir le l®' juin '. 

Le 23 novembre, il comparaissait devant le tribunal révolutionnaire 
de Paris, comme prévenu d'avoir voulu conduire son régiment contre 
le peuple, dans la journée du 20 juin 1792, et fait scier un arbre de la 
liberté. Il était condamné à mort et exécuté '. 

Le commandant général avait un adjudant pour l'aider dans les 
détails ; cet adjudant fut le futur Directeur Moulin. 

Moulin (Jean-Prançois-Auguste), né à Caen, en 1752, avait servi 
sept mois au régiment de Bretagne en 1768-1769. Entré dans les 
ponts et chaussées comme géographe, il fut employé sur les Côtes 
de Saint-Malo à Calais, de 1770 à 1788. Volontaire dans la garde 
nationale parisienne (bataillon de Sainte-Opportune), le 13 juillet 1789, 
il devint sergent-major et lieutenant. 

Nommé adjudant à l'état- major des trois bataillons de Paris, 
en juillet 1791, Moulin revint à Paris à la fin de la même année, 
lors de la séparation des bataillons et de la suppression du comman- 
dement général. Il rentra comme adjudant-major au bataillon de 
Sainte-Opportune et devint adjudant-général de la garde nationale 
parisienne le 10 août 1792. 

Adjudant-général chef de bataillon surnuméraire à l'armée des 
Côtes le 8 mars 1793; général de brigade le 11 septembre 1793, 
employé à l'armée des Côtes de Brest ; général de division, le 28 no- 
vembre 1793, il fut nommé général en chef en remplacement de 
Rossignol le 27 avril 1794, puis fut appelé, le 8 octobre, au com- 

1. D'après son dossier des Archives (idininislrd/ives de la f/tierre, Généraux de 
brigade, n» 49. 

2. Archives nationales, W. 297, dossier 266. 



LE COMMANDANT GÉNÉRAL ET SON ADJUDANT 165 

mandement de l'armée des Alpes, dont il prit possession le !«• dé- 
cembre et qu'il exercera jusqu'au 7 octobre 1795; il servit, à partir de 
cette date, comme général de division à la même armée. Sa santé 
ébranlée par le climat du Midi, fit solliciter au général Moulin un 
commandement territorial dans le Nord. Il obtint la 5« division 
militaire (Strasbourg), en 1796 ; passa au commandement des troupes 
françaises dans la République batave, en 1797, puis à celui de la 
17« division militaire (Paris), en 1798. Enfin, il fut chargé de rem- 
placer Kilmaine, malade, et exerça le commandement en chef pro- 
visoire de l'armée d'Angleterre à partir du 2 janvier 1799 '. 

Il était à Paris pour fournir de vive voix au gouvernement des ren- 
seignements complets sur la chouannerie renaissante, quand se pro- 
duisit la crise du 30 prairial an Vil. Il fut élu par les Conseils l'un 
des membres du Directoire exécutif renouvelé, le 2 messidor (20 juin 
1799). Après le coup d'État des 18 et 19 brumaire an VIII, qui dé- 
truisit le Directoire, il fut mis en non activité comme général de 
division, puis admis au traitement de réforme en mai 1801. 

Rétabli dans le cadre d'activité dès le mois d'octobre 1801 ; com- 
mandant d'armes à Anvers, en 1804; employé à la Grande Armée, 
en 1807 ; il reçut le commandement d'Elbing ; devint inspecteur d'in- 
fanterie, en 1808, et fut appelé en janvier 1809 à commander la 
2e division militaire à Mézières. Mandé à l'armée d'Allemagne par 
l'Empereur lui-même, au mois de mars suivant, il fut gouverneur 
d'Augsbourg et rentra en France le 5 mars 1810. 11 mourut à Pierre- 
fitte, le 12 du même mois, des suites des fatigues qu'il avait éprou- 
vées au cours de la campagne précédente. 

Le général Moulin était officier de la Légion d'honneur, comman- 
deur de l'ordre militaire de Maximilien-Joseph de Bavière et baron 
de l'empire-. 



Nous croyons devoir faire connaître que, pour ne pas surcharger nos 
notes de renvoi, nous n'indiquerons de sources que pour les pièces 
ou renseignements puisés dans d'autres dépôts que les Archives admi- 
nistratives de la guerre. 

Ce sont, en effet, celles-ci qui nous ont fourni le plus grand nombre 
des documents mis en œuvre. Nous avons consulté la série G, Histoire 

1. Voir sur le rôle important joué par Moulin dans les guerres civiles de 
rOuest, Cn.-L. Chassin, La Vendée patriote, t. IV, p. 289-290 ; Les Pacifications de 
l'Ouest, t. III, chap. xni, xliii et xliv. 

2. Archives administratives de la f/uerre, Généraux de division, n° 150. 



166 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS - 1791 

des Inslilulions militaires, section p, volontaires nationaux; la série 
D, Histoire des Corps de troupe, sections k, I et u, infanterie de 
ligne, infanterie légère, volontaires nationaux, et dans ces sections 
les dossiers particuliers à chaque corps, et particulièrement ceux inti- 
tulés « Correspondance du. . . bataillon de Paris », ainsi que les états 
de mutations et de mouvements ; la série F, Biographie, sections a, 
b, c et e, contrôles d'officiers, registres matricules de la troupe, clas- 
sements divers de dossiers personnels. 

L'inventaire des Archives administratives de la guerre est, du 
""este, en cours de réfection sur de nouvelles bases. Il ne serait donc 
pas possible de donner maintenant des cotes plus détaillées, qui se- 
raient exactes aujourd'hui , mais ne pourraient plus l'être en fin 
d'inventaire. Les lettres de série et de section, définitivement arrê- 
tées pour servir de base au travail à opérer, peuvent être indiquées 
seules ; les numéros des subdivisions et des dossiers ne seront attri- 
bués qu'ultérieurement. 

Il va de soi que, pour les quelques documents puisés dans d'autres 
séries que celles mentionnées ci-dessus, la source sera indiquée ; il 
en sera de même pour les pièces importantes, quelles que soient 
leurs séries de classement. Les présentes observations visent, en 
efifet, les documents qui ont servi à établir les emplacements, les 
marches, les pertes, les états de services et notes biographiques. 



PREMIER BATAILLON 



(21 JUILLET 1791 — 29 JUIN 179b 



HISTORIQUE DU CORPS. 

Le l""" bataillon fut formé au camp de Grenelle, du 21 juillet au 
3 août 1791. 

Il comprenait les volontaires des ¥ et 6" divisions : 

4e division : bataillons de Saint-Jacques-l'Hôpital, Bonne-Nouvelle, 
Saint- Leu, Saint-Lazare, Sainte -Opportune, Saint- Jacques-la-Bou- 
cherie, Petits-Pères, Saint-Eustache, Saint-Magloire, Saint-Joseph. 

6e division : bataillons de l'Oratoire, les Feuillants, les Filles-Saint- 
Thomas, Saint-Philippe-du-RoLile, Saint-Germain-l'Auxerrois, les 
Jacobins-Saint-Honoré, Saint-Honoré, Capucins-Saint-Louis, Capucins- 
Saint-Honoré, Saint-Roch. 

Le 3 août, il fut mis en marche, dans la direction de l'armée du 
Nord. Il occupa Gonesse, puis Verberie, et le 27 septembre, fut mené 
à Bapaume, où le 25 novembre, il était passé en revue par le maré- 
chal de camp de Caulaincourt. 

Voici quelle était sa composition d'après le livret de cette revue * : 

État-major. 

MM. De Château-Thierry , lieutenant-colonel du 102e régiment d'infanterie, 
commandant en chef ; 
Maubanl, l*"" lieutenant-colonel ; 



1. Archives administratives de la guerre, Volontaires nationaux, 1" bataillon 
de Paris. 

Le livret de la première revue, celle de la formation, manque. Les procès- 
verbaux de la constitution primitive des bataillons étaient tous conservés aux 
archives de IHôtel de ville, ils ont été détruits dans l'incendie de mai 1871. 

Les districts et sections de la ville possédaient les registres d'enrôlements, 
ainsi que les états de mutations, principalement pour les tués et les blessés, que 
les chefs de bataillon envoyaient aux commandants de leurs sections respec- 
tives. Ils ont été aussi détruits. 



168 I.ES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

MM. Giraudet, adjudant-major ; 

Mass(^, quarlier-maîtrc trésorier ; 

Bertholet, chirurgien-major ; 

Mernau-Dufrenoy, ingénieur ; 

Duhroca, aumônier ; 

Perrin, adjudant sous-officier ; 

Gerbe dit Marche à terre, tambour-maître. 

Compagnie des canonniers-instructeurs. 

Genton, lieutenant (absent). 

Sergent-major 1 

Caporaux 2 

Canonnicrs 4 



Total 7 présents. 

A l'époque de la dernière revue, du 26 septembre 1791, la com- 
pagnie comprenait dix-huit hommes ; onze ont passé aux 2« et 3° ba- 
taillons. 

Des deux caporaux, il y en a un d'ouvriers et un de canonniers ; 
parmi les quatre canonniers, il y a deux ouvriers. 

Dans le nombre d'hommes dont cette compagnie est composée, il y 
en a six qui ont servi dans différents régiments, dont trois ont fait la 
guerre. 

Taille : un de 6 pieds 2 lignes ; deux de 5 pieds 6 pouces ; un de o pieds 
5 pouces ; un de 5 pieds 4 pouces 7 lignes ; un de 5 pieds 3 pouces 6 lignes ; 
un de 5 pieds 2 pouces. 

Habillement : habits 7, vestes 7, culottes 7, chapeaux 7, chemises 21, guê- 
tres 7. 

Équipement : ceinturons 7. 

Armement : pistolets 7, sabres 7. 

Compagnie de canonniers volontaires. 

Biliecoq, cajjilaine ; 
Desprez, lieutenant ; 
Maufroy, sous-lieutenant (absent). 

Sergent-major I 

Sergents - | [ présents sous les armes. . 44 

Caporaux 4 f \ à l'hôpital du lieu 10 

Canonniers 51 [ ''ont \ ,,jj congé ou permission. 



Tambour 1 

Total Hn 



("' 



Total pareil 59 



lo-- BATAILLON - REVUE DU 23 NOVEMBRE 1791 169 

Cette compagnie était à l'époque de la dernière revue, le 26 sep- 
tembre, de cinquante-six hommes ; depuis, elle en a reçu cinq ; total 
soixante-un. Deux se sont retirés depuis. Restent cinquante-neuf. 

Dans le nombre d'hommes dont cette compagnie est composée, il y 
en a trois qui ont servi dans différents régiments. 

Taille : six de 5 pieds 4 à 8 pouces ; vingt-huit de 5 pieds 2 à 4 pouces ; 
dix-huit de 5 pieds 2 pouces ; sept de 5 pieds. 

Habillement : habits 39, vestes 59, culottes 37 (deux manquent au completj; 
chapeaux 39, chemises 177, guêtres 37 (deux manquent). 

Équipement : ceinturons 58 (un manque), collier de tambour 1, caisse 1. 
Armement : pistolets 36, sabres 39. 

Corps de musiqub*. 

Sergent-major 1 

Sergents » i f présents sous les armes. . 12 

Caporaux 1 f \ aux hôpitaux externes. ... 1 

Musiciens 16 / ^^O"' ) en congé ou permission. . 5 



Tambours 

Total li 



Total pareil 18 



Neuf ont servi dans différents régiments; un a fait la guerre. 

T'aille : un de 3 pieds 7 pouces ; deux de 3 pieds 4 pouces ; cinq de 3 pieds 
3 pouces ; deux de 3 pieds 2 pouces ; un de 3 pieds 1 pouce ; sept de 4 pieds 
5 à 10 pouces. 

Habillement : habits 18, vestes 18, culottes 18, chapeaux 18, chemises 54, 
guêtres 36. 

Équipement : ceinturons 18. 

Armement: sabres 18. 

1. Ce corps de musique, organisé dés l'origine du bataillon, fut réorganisé, le 
16 janvier 1792, par le sergent Joseph Rausch, âgé de cinquante ans; encore, le 
5 mars 1793 et, enfin, le 6 octobre suivant, par Nicolas Carbon, de Langres, âgé 
de vingt-neuf ans, au service dans l'infanterie depuis 1782. II amena avec lui 
trois hommes du 36° d'infanterie (ci-devant Anjou), autorisés à passer au 1" ba- 
taillon de Paris. 

Le corps de musique comprenait : Le Sache (Noël-Louis), entré le i*' mars 1793; 
Bonenfant (Pierre), quarante-huit ans. Damoiseau (Bernard), père, Damoiseau 
(Jean-Baptiste), fils, dix ans, 5 mars 1793; Carpentier (Edouard), 8 septembre 1793; 
Bourgeois (Hippolyte), Golombel (Jean -Philippe), Brahain (Martin- Aimable), 6 oc- 
tobre 1793. 



170 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 



Compagnie de (.■.ren.'Ojiers. 

Ai^niet, capitaine (absent) ; 
Lehert, lieutenant ; 
Lebeau, sous-lieutenant. 

Sergent-major 1 \ 

e , ail présents sous les armes 

Sergents 2 / 1 ;,„.•,, ,• 

r, r I \ H 1 hôpital du heu 

Caporaux 4 f i '^. 

Grenadiers r,7 > dont ) aux hôpitaux externes . 

Tambours 1 l j ^"^ ««'^^^'^ ^" permission 

Total ~^) ' Total pareil 



bl 

7 
i 
6 



65 



Cette compagnie, qui était réduite à cinquante-neuf hommes, en a 
reçu, depuis le 26 septembre, sept; total soixante-six. 

Elle a perdu depuis, retiré, un. Restent soixante-cinq. 

Il y en a treize qui ont servi dans différents régiments, dont quatre 
ont fait la guerre : 

Taille : cinq de 6 pieds et au-dessous ; quatorze de o pieds 9 pouces et au- 
dessous; vingt-cinq de 5 pieds 7 pouces et au-dessous; vingt et un de 5 pieds 
5 pouces et au-dessous. 

Habillemenl : habits 65, vestes 65, culottes 130, chapeaux 65, chemises 195, 
guêtres 195, bonnets de poils 65. 

Équipement : banderoUes 63, gibernes 63, ceinturons 64 (manque 1 au com- 
plet de chaque), collier de tambour 1, caisse 1, bretelles de fusils 56 (man- 
quent 8 au complet). 

Armement : fusils 56 (manquent au complet 8), sabres 65, baïonnettes 56 
(manquent au complet 8). 



COMP.VCNIK DE VlKNOT. 

Viénot, capitaine ; 
Potier, lieutenant ; 
Martin, sous-lieutcnant. 

Sergent-major 1 1 > . , v, 

r. . I présents sous les armes. . 54 

l''^''''' ; !, l'hôpital du lieu 2 

Caporaux 4 f ] , . -, . • 

-, , . , \ ,innt J aux hôpitaux externes .. . 1 

Volontaires 57 ? ""'"' \ , . . ^ 

^ . l en congé ou permission . . 8 

Tambour 1 \ 1 " 

„ , ; — ( Total pareil 65 

Total 65 ; ' 

Cette compagnie était, le 26 septembre, de soixante hommes. Elle 
en a reçu depuis huit. Total soixante-huit. 
Trois ont déserté Restent soixante-cinq. 



1" BATAILLON — REVUE DU 25 NOVEMBRE 1791 171 

Dans le nombre d'hommes dont cette compagnie est composée, il 
y en a quatorze qui ont servi dans différents régiments, dont douze 
ont fait la guerre. 

Taille : cinq de 5 pieds 5 à 6 pouces; dix de 5 pieds 3 à 4 pouces ; six de 
5 pieds 2 pouces 1/2; dix-sept de 5 pieds 2 pouces; dix-neuf de a pieds 
1 pouce; huit de 3 pieds et au-dessous. 

Habillement : habits 46 (manquent au complet 19), vestes 43 (manquent au 
complet 22) ; culottes 44 (manquent au complet 21) ; chapeaux 38 (manquent 
au complet 17); chemises 178 (manquent au complet 17) ; guêtres 105 (man- 
quent au complet 25). 

Equipement : banderolles 55 (manquent au complet 10) ; gibernes 57 (man- 
quent au complet 8); ceinturons 65; collier de tambour 1; caisse 1. 

Armement : fusils 50 (manquent au complet 15) ; sabres 65; baïonnettes 50 
(manquent au complet 15). 

Compagnie de Leval. 

Levai, capitaine ; 

Thierry, lieutenant (absent); 

Baud, sous-lieutenant. 

Sergent-major 1 \ 

Sergents 2 / / présents sous les armes. , 53 

Caporaux 4 f \ à rhôpilal du lieu 13 

Volontaires 59 } •'O'^t \ en congé ou permission . . 1 

Tambour 1 V / m . -i n-, 

\ [ Total pareil.... 67 

Total 67 1 

Celte compagnie était de soixante-dix hommes; elle en a reçu 
depuis un ; quatre se sont retirés. Restent soixante-sept. 

Il y en a quatre qui ont servi dans différents régiments, dont deux 
ont fait la guerre. 

Taille : treize de 5 pieds 5 à 7 pouces ; quinze de 5 pieds 4 pouces ; treize de 
5 pieds 2 à 3 pouces ; dix de 5 pieds 2 pouces; dix de 5 pieds 1 pouce ; six de 
5 pieds et au-dessous. 

Habillement : habits 48 (manquent au complet 19); vestes 43 (manquent 
au complet 24); culottes 42 (manquent au complet 25); chapeaux 60 (man- 
quent au complet 7); chemises 194 (manquent au complet 7); guêtres 122 
(manquent au complet 12). 

Equipement : banderolles 57 (manquent au complet 10); gibernes 63 
(manquent au complet 4) ; ceinturons 63 (manquent au complet 4); collier de 
tambour 1 ; caisse 1. 

Armement : fusils 65 (manquent au complet 2); sabres 63 (manquent au 
complet 4); baïonnettes 59 (manquent au complet 8). 



172 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 



Compagnie de Debeine. 

Debeine, capitaine (absent); 
Delaislre, lieutenant ; 
Blerzy, sous-licutenant. 

Sergent-major 1 » 

Sergents 2 y r présents sous les armes. . 35 

Caporaux 4 f l à l'hôpital du lieu 4 

Volontaires o2 ) dont / en congé ou permission.. i 

Tambour Il / ^ , -, ~77 

I ( Total pareil.... 60 

Total 60 / 

Cette compagnie était de soixante hommes ; elle en a reçu depuis 
quatre. 
Elle a perdu depuis, par désertion, quatre. Elle reste à soixante. 
II y en a huit qui ont servi dans différents régiments. 

Taille : dix-sept de S pieds 4 à 6 pouces; quatre de 5 pieds 3 pouces 1/2; 
deux de 5 pieds 2 pouces 1/2; sept de y pieds 2 pouces 1/4; trente de 
5 pieds 1 pouce et au-dessous. 

Habillement : habits 60, vestes 60, culottes 120, chapeaux 60, chemises 179 
(manque au complet 1), guêtres 117 (manquent au complet 13). 

Equipement : banderoUes 56, (manquent au complet 4); gibernes 58 (man- 
quent au complet 2); ceinturons 57 (manquent au complet 3); collier de tam- 
bour 1, caisse 1, bretelles de fusils, 47 (manquent au complet 13). 

Armement : fusils 57 (manquent au complet 3)'; sabres 53 (manquent au 
complet 7); baïonnettes 53 (manquent au complet 7). 

Compagnie de Ralland. 

Balland, capitaine; 
Raoux, lieutenant; 
jEritm,'sous-Iieu tenant. 

Sergent-major 1 1 

^«'•■gcnts 2 / / présents sous les armes. . 52 

Caporaux 4 ( \ à rhojjilal du lieu 2 

Volontaires 54 / dont < (>„ ^ongé ou permission . . 8 

Tambour 1 \ 1 

\ \ Total pareil 62 

Total 62 ! 

Cette compagnie était de soixante-cinq hommes ; elle en a reçu de- 
puis sept. Total soixante-douze. 

Elle en a perdu depuis : par mort un, par désertés cinq, par 
retirés quatre ; en tout dix. 



iw BATAILLON — REVUE DU 25 NOVEMBRE 1791 



173 



Cette compagnie reste de soixante-deux. 

Il y en a huit qui ont servi dans différents régiments, dont un a fait 
la guerre. 

Taille : deux de 5 pieds 5 pouces ; douze de 5 pieds 4 pouces; dix-huit de 
5 pieds 3 pouces ; treize de 5 pieds 2 pouces ; dix-sept de 5 pieds 1 pouce et 
au-dessous. 

Habillement : habits 49 (manquent au complet 13); vestes 47 (manquent 
au complet 13); culottes 48 (manquent au complet 14); chapeaux 62, che- 
mises 186; guêtres 124. 

Equipement : banderolles 59 (manquent au complet 3) ; gibernes .59 (man- 
quent au complet 3); baudriers 59 (manquent au complet 3); collier de tam- 
bour 1, caisse 1. 

Armement : fusils 42 (manquent au complet 20); sabres 55 (manquent au 
complet 7) ; baïonnettes 39 (manquent au complet 23). 



Compagnie de Guérin. 

Guérin, capitaine (absent); 
Hache, lieutenant. 
Gatine, sous-lieutenant. 

Sergent-major i \ ■ . , mo 

c . -, i , présents sous les armes. . 53 

Sergents 2 1 i î ,„ . , . ,. 

,. , / l à riiôpital du heu 2 

Caporaux 4 f \ , ' . 

,r , . . ►...s (lonl J aux hôi)itaux externes.. . . 1 

Volontaires 55 / '^^""'' < ', 

q, . Jt [ J en congé ou permission. . 7 

Total "ëT 1 ' Total pareil.... 63 



Cette compagnie était de soixante-deux hommes; elle en a reçu 
depuis un. 
Il y en a sept qui ont servi dans différents régiments. 

Taille : dix-huit de 5 pieds 4 à 6 pouces ; neuf de 5 pieds 3 pouces 1/2; 
onze de 5 pieds 2 pouces ; sept de 5 pieds 1 pouce ; onze de 5 pieds ; sept de 
4 pieds 11 pouces 1/2. 

Habillement : habits 28 (manquent au complet 35) ; vestes 28 (manquent 
au complet 35) ; culottes 28 (manquent au complet 35) ; chapeaux 61 (manquent 
au complet 2); chemises 188 (manque au complet 1); guêtres 126. 

Equipement : banderolles 54 (manquent au complet 8] ; gibernes 59 (man- 
quent au complet 3) ; baudriers 52 (manquent au complet 11); collier de tam- 
bour 1, caisse 1. 

Armement : fusils 41 (manquent au complet 21) ; sabres 52 (manquent au 
complet 10) ; baïonnettes 40 (manquent au complet 22). 



174 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 



Compagnie de Pulleu. 

Pulleu, capitaine; 

Carrière, lieutenant; 

La Boche, sous-licutenant (absent). 

Sergent-major 1 \ 

Sergents 2 I r présents sous les armes. . 56 

Caporaux 4 f V à l'hôpital du lieu 1 

Volontaires r»i f dont < en congé ou permission. . 2 

Tambour i { I rp , , -, ..„ 

\ \ Total pareil ... y9 

Total :\9 1 

Cette compagnie était de soixante-deux hommes ; elle en a reçu 
depuis un ; quatre ont déserté ; restent cinquante-neuf. 

Il y en a onze qui ont servi dans différents régiments, dont quatre 
ont fait la guerre. 

Taille : six de 5 i)ieds 4 à 6 pouces; six de 5 pieds 3 pouces; treize de 
5 pieds 2 pouces 1/2; douze de 5 pieds 2 pouces; quatorze de 5 pieds i pouce; 
huit de 5 pieds et au-dessous. 

Habillement : habits 59, vestes 59, culottes 59, chapeaux 59, chemises 177, 
guêtres Hl (manquent au complet 7). 

Equipement : banderolles 57 (manquent au complet 2); gibernes 58 (man- 
que au complet 1) ; baudriers 58 (manque au complet 1) ; collier de tambour 1, 
caisse 1. 

Armement : fusils 39 (manquent au complet 20) ; sabres 55 (manquent au 
complet 4); baïonnettes 33 (manquent au complet 26). 

Compagnie de Fiory. 



Fiory, capitaine ; 
Caslel, lieutenant; 
Dubois, sous-lieutenant. 



Sergent-major i 

Sergents 2 

Caporaux 4 

Volontaires 55 

Tambour 1 



Total. 



63 



dont 



présents sous les armes. 

à l'hôpital du lieu 

aux hôpitaux externes.. . 
en congé ou permission. 

Total pareil . . 



54 
2 
1 

G 



63 



Celte compagnie était de soixante-trois liommcs ; elle en a reçu un ; 
il s'en est retiré un ; restent soixante-trois. 

Il y en a six qui ont servi dans différents régiments, dont un a fait 
la guerre. 



!«"• BATAILLON — HE VUE DU 25 NOVEMBRE 1791 



17:; 



Taille : trois de ;j pieds 5 à 7 pouces , cinq de 5 pieds 4 pouces ; douze de 
5 pieds 3 pouces; douze de 5 pieds 2 pouces; treize de 5 pieds 1 pouce; 
dix-huit de o pieds et au-dessous. 

Habillement : habits 63, vestes 63, culottes 63, chapeaux 63, chemises 189, 
guêtres 126. 

Equipement : banderolles 62, gibernes 62, baudriers 63, collier de tam- 
bour 1, caisse 1. 
Armement : fusils 62, sabres 63, baïonnettes 62. 

Compagnie de Michelin. 

Michelin, capitaine. 
Déclais, lieutenant. 
Bansard, sous- lieutenant. 

Sergent-major 1 \ 

r, . ^ J / présents sous les armes. . 51 

Sergent 2 i l . ,„ • , j ,• 

r, , I l il 1 hôpital du lieu 6 

Caporaux 4 f ] ' . 

,r , , . .... \ (iont / aux hôpitaux externes. .. . 1 

Volontaires U.) f ""'"' \ '. 

rp , Alt tîn congé ou permission, . 5 

Total "ëT"! ' Total pareil.... 63 

Cette compagnie était de soixante-trois hommes ; elle en a reçu 
depuis cinq ; total soixante-huit. 
Cinq se sont retirés ; restent soixante-trois. 

Taille : sept de 5 pieds l'y pouces; huit de 5 pieds 4 pouces; quinze 
de 5 pieds 3 pouces ; onze de 5 pieds "2 pouces ; douze de 5 pieds 1 pouce ; 
dix de 5 pieds et au-dessous. 

Habillement : habits 48 (manquent au complet 15); vestes 47 (manquent 
au complet 16); culottes 96 (manquent au complet 30); chapeaux 55 (man- 
quent au complet 8); chemises 179 (manquent au complet 10); guêtres 108 
(manquent au complet 18). 

Equipement : banderolles 60 (manquent au complet 3) ; gibernes 60 (man- 
quent au complet 3); baudriers 59 (manquent au complet 4); collier de tam- 
bour 1 ; caisse 4. 

Armement : fusils 57 (manquent au complet 6) ; sabres 59 (manquent au 
complet 4) ; baïonnettes 57 (manquent au complet 6). 

RÉCAPITULATION. 



Élal-major. 

Officiers 7 

Petit état-major 3 

Compagnies. 

Capitaines 10 

Lieutenants M 

Sous-lieutenants 10 



Sergents-majors 12 

Sergents 20 

Caporaux 43 

Grenadiers, canonniers et 

fusiliers 366 

Tambours 10 



Total du complet... . 651 



EFFECTIF. 


AU COMPLET, 


550 


101 


541 


110 


7d2 


127 


617 


34 


65 


)) 


1917 


35 


1234 


67 


523 


41 


539 


25 


623 


28 


10 


))• 


10 


)) 


378 


186 


469 


95 


63 


3 


614 


36 


450 


115 



176 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PAHIS — 1791 

MANQUENT 



habits 

vestes 

culottes 

Habillement ^ chapeaux 

bonnets à poils 

chemises 

guêtres 

banderolles 

gibernes 

. baudriers 

Équipement <; ^^^jj^^^ ^^ tambours. . . . 

caisses 

bretelles de fusils 

fusils 

, pistolets 

Armement < , 

sabres 

baïonnettes 

Observations. — Il y a de plus 1 conducteur en chef, 4 charretiers et 
16 chevaux pour l'artillerie et les équipages. 

Certifié par nous, membres du conseil d'administration, le présent état 
de situation du /«' bataillon des gardes nationales du département de 
Paris, sincère et véritable, 

Bapaume, ce 23 novembre 1791, 

Signé : Massé, quartier-maître trésorier; Gatine, sous-lieutenant, 
membre du Conseil ; Castel, lieutenant, membre du Conseil ; 
FiORY, capitaine; Balland, faisant fonctions d'adjudant-major; 
ViENOT, capitaine, commandant en l'absence du lieutenant-colonel ; 
DE Château-Thierry, commandant en chef les gardes nationales 
du département de Paris. 

Observations c.énérales. 

État major. 

M. de Château-Thierry, lieutenant-colonel du 102^ régiment d'infanterie, 
commandant en chef des trois bataillons, est un très ancien officier, intelligent, 
et dont la présence est infiniment nécessaire au maintien do la discipline. 

M. Mauban, i^' lieutenant-colonel, sort des gardes françaises et connaît 
son métier, mais il est faible. 

Le second n'est point nommé, il faut un capitaine sortant des troupes de 
ligne et il ne s'en trouve pas dans ce bataillon ni dans les deux autres. 

M. Giraudet, adjudant-major, est un élève de l'école militaire, parfait sous 
tous les rapports. 

M. Masses quartier-maître, connaît bien sa partie. 

Le sieur Perrin, adjudant sous-officier, est actif et bon instructeur. 



i" HATAIIJ.ON — HEVl E DV 25 NOVEMRUE 1701 177 

Officiers. 

MM. les officiers en général sont d'un patriotisme à l'épreuve ; mais une 
grande partie sont plus disposés à commander qu'à obéir aux ordres supé- 
rieurs. 

Espèce d'hommes. 

La compagnie de grenadiers est très élevée. Le premier rang de celles des 
fusiliers est passable, le reste est petit ou faible. 

HabiUement. 

Une grande partie est en mauvais état et mal fait ; il m'a été certifié qu'on 
attendait des remplacements de tout genre. 

Équipement. 
En assez bon état. 

Armement. 

Bon et bien soigné. 

Logement. 
Les casernes viennent d'être réparées et sont bien. 

Discipline. 

Peu, pour ne pas dire point; j'ai donné des ordres les plus stricts à ce 
effet. 

Instruction. 

Est suivie ; ce bataillon manœuvre passablement bien. 

Hôpital. 



Parfaitement tenu. 



En bon état. 



Saine. 



Prisons. 



Salle de discipline. 



Observation particulière. 



Je n'ai pu arrêter que provisoirement la finance de ce bataillon, attendu 
que la retenue de la solde des hommes absents n'a pas été faite exactement ; 
j'ai ordonné qu'elle ait lieu dorénavant sans aucune restriction. 

Certifié véritable par ywus, maréchal de camp, inspecteur du /«■■ 6a- 
taillon de gardes nationales du département de Paris. 

A Bapaume, le 25 novembre 1791. 

Caulaincourt. 
Tome l. j2 



« 



178 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

En mars 1792, le bataillon tenait encore garnison à Bapaume. 
Il quitte la ville le 12 de ce mois pour rejoindre l'armée et combat 
le 30 avril à Quievrain, 

Le 1®' mai, il occupe un poste détaché à Saint -Amand. On le 
trouve, au mois d'août, campé à Maulde. Dans la nuit du 3 au 
4 août, une sortie du camp fut exécutée sur territoire ennemi près 
Bleharies ; l'action fut très vive, et le lieutenant-colonel en chef Mau- 
bant commandait lui-même le détachement qui y prit part. A la levée 
du camp de Maulde, le 3 septembre, le bataillon fait partie de la 
1" colonne commandée par Beurnonville, qui se réunit, le 10, à 
Avesnes, avec la 2» (Dampierre) pour marcher sur Grandpré. Pendant 
la marche, une section de la compagnie Viénot, sous les ordres du 
sous-lieutenant Marlin, forma la garde des équipages. 

Une vivandière et cinq blanchisseuses suivaient le bataillon ; la 
vivandière était la citoyenne Sontot ; blanchisseuses : veuve Huet, 
veuve Pertuit , citoyenne Blanchet, citoyenne LemaUre^ citoyenne 
Perrequin. 

Le 20 septembre, le l*»" bataillon de Paris, fort de six cents liommes, 
toujours sous les ordres de Beurnonville, compte à la réserve de 
l'armée du Nord (lieutenant-général La Noue). 

L'armée de la Belgique est constituée le 11 octobre ; le 6 novembre 
elle combat à Jemmapes avec Dampierre. 

RELATION DE LA CONDUITE DES TROUPES 

COMPOSANT l'avant-garde DE l'aRMÉE DE LA BELGIQUE LES 4, 5 ET 6 NOVEMBUE, 
l'an 1°"' DE LA RÉrUBLIyUE '. 

« Les trois premiers bataillons de Paris étaient à la gauclie du régi- 
ment de Flandre ; ces trois bataillons se sont conduits avec la plus grande 
distinction. Le l»' bataillon do Paris, commandé par le brave Balland, a 
repoussé un escadron de Cobourg, flanqué par des hussards, et s'est fait un 
rempart honorable d'hommes et de chevaux. Le 2» et le 3^ ont tiré sur les 
grenadiers hongrois ; ils sont commandés par deux chefs distingués par la 
valeur, les citoyens Malbrancq et Laval. . . 

Le bataillon de Saint-Denis a fléchi pendant quelques instants, mais bientôt 
les deux chefs l'ont ramené sur le champ de bataille où il s'est bien conduit à 
la fin de l'action. . . 

Mais ce que je dis de lui (l'aide de camp Yaiiol), ne dois-je pas le dire do 
tous les volontaires? Des soldats de Paris et des autres villes do la République, 
ces jeunes gens, dej)uis plus de deux mois, souflVant des fatigues incroyables, 
passant la nuit au bivouac, gelés de froid et pénétrés par la pluio. Mères ré- 
publicaines, élevez vos filles pour ces braves guerriers ; à leur retour courez 

1. Archives historiques de la guerre, armée du Nord. 



l" BATAILLON — MAHCHES KT OPÉRATIONS DE GUERRE 179 

au devant d'eux le myrthe à la main. Que la joie du triomphe les console des 
fatigues de la guerre et que la plus belle soit destinée au plus brave ! 

Je ne finirai point sans rappeler le trait du vétéran nommé /o^t6o/i', mon an- 
cien camarade : il apprend, quelques jours avant la bataille de Jemmapes, que 
son fils est déserté du bataillon de Paris. Il vient le matin de la bataille, il prend 
la place de son fils, et à chaque coup de fusil qu'il tirait aux esclaves des 
despotes, une larme s'échappait de ses yeux. Il s'écriait : « G mon fils, est-il 
possible qu'un si beau jour soit souillé par le souvenir de ta lâcheté !» A la 
fin de la bataille, l'intrépide Balland et mes braves camarades de Paris me 
l'amenèrent. Je le reconnais pour avoir eu l'honneur de servir avec lui ; je me 
précipitai dans ses bras en versant des larmes d'admiration. J'ai écrit au brave 
des braves, au général Dumouriez, pour qu'il demande un brevet d'officier 
pour ce vétéran *.. . 

Je te remercie. Dieu plébéien, de m'avoir accordé ces trois jours pour aider 
mes braves camarades à humilier les despotes et les grands de la terre. Je le 
salue, ô patrie triomphante, l'objet de mes plus chères affections! Je te salue, 
Belgique, terre que nous venons de rendre à la liberté ! Je te salue, armée 
victorieuse ! Ressouviens-toi sans cesse de Jemmapes où lu fis rougir la terre 
du sang des esclaves des tyrans, et que nos épées soient toujours consacrées à 
faire respecter les lois de la sainte humanité ! 

Nota. — Deux des braves volontaires du bataillon de Paris, Conseil et 
Cardinal, ayant pris un sabre et des pistolets sur le champ de bataille à un 
officier de hussards autrichiens, m'ofl'rirent ces armes. Je les acceptai des 
mains de la valeur. . . 

Le l^' bataillon de Paris a pris une pièce de 13... 

Le maréchal de camp, 
Dampierre. 

Le !«' bataillon suit les opérations de la conquête de la Belgique et 
prend part à la campagne d'hiver : pendant le mois de février 1793, 
comptant cinq cents hommes à l'elFectif, il tint garnison à Malines, 
qu'il quitta le 4 mars 1793 pour Liège. 

Le désastre de Maëstricht le fait rentrer en campagne. Il suit 
l'armée dans sa retraite. Il combat à Neerwinden, le 18 mars 1793, 
occupe Le Quesnoy à la date du 8 avril ; puis, campé à Anzin, il prend 
part aux combats des 1»', 8 et 23 mai sous Valenciennes ; il est pres- 
que continuellement employé à l'avant-garde. A l'affaire du 8 mai, 
avec six camarades, le tambour Tay^apon, attaque un groupe de huit 
à dix Autrichiens qui emmenaient deux Français, délivre ceux-ci et 
fait prisonnière leur escorte. 

1. Voir ci-après l'extrait du Précis historique des corps entrés dans la compo- 
sition de la 106" demi-brigade. 



180 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

Lettre du sergent-major Hauchard au volontaire Ragt *. 

A l'avant-garde d'Anzin, le 9 mai 1793, 
l'an II de la République française. 
Camarade, 

J'ai reçu toutes vos lettres. Si je n'y ai pas répondu plus tôt et si depuis 
mon départ de Paris, vous n'avez pas reçu le certilical que vous demandez, 
c'est que d'abord depuis notre retraite de la Rclgiquc jus(iu'au 18 avril que 
nous sommes venus ici occuper les avant-postes, nous avons toujours été en 
marche et que depuis cette époque j'ai été retenu à l'hôpital i)Our une lluxion 
de poitrine. J'ai rejoint le bataillon le 3, et le conseil d'administration n'a pu 
être assemblé qu'hier, parce que nous sommes tous les jours au feu. Hier, 
enfin, pendant le conseil les boulets tombaient sur la maison. 

Depuis le !"■■ du mois, voilà trois alTaircs que nous avons. Le l"', le feu a 
commencé à 4 heures du matin et n'a fini qu'à 9 heures du soir ; hier ce fut 
la même chose. Dans ces deux affaires nous avons eu beaucoup de blessés ; 
dans celle du I*"", nous avons eu à peu près 200 tués et 601 blessés. 

Hier, je ne sais pas le nombre des tués, mais celui des blessés est moins 
considérable qu'au 1'''. Notre perte serait bien moins considérable sans celle 
que nous avons faite du général Dampierre, qui a eu la cuisse emportée par 
un boulet. En ce moment on le dit mort. 

L'ennemi est dans Raismes et très fortement retranché. Il sera difficile de le 
débusquer do là. Le pays est couvert de bois qui sont pleins de redoutes. 
Hier nous nous sommes emparés j)ar trois fois de leurs premières redoutes, et 
chaque fois on fut obligé de les abandonner parce que, celle-là prise, il se 
retire dans d'autres qui battent et écrasent les premières. 

La perte qu'a faite notre bataillon dans ces deux affaires n'est pas considé- 
rable. Le !<"■ mai, nous avons eu 3 hommes tués et 10 blessés. 

Hier nous n'avons eu que 6 hommes blessés et 1 de tué, mais il faut re- 
garder les blessés comme des hommes perdus pour la République, presque 
tous ont les jambes et bras emportés. 

Je suis pour la vie votre camarade, 

Hauchard, sergenl-major. 

Faisant partie de la 2« brigade d'avant-garde, 4« division de Tar- 
mée du Nord, le bataillon était campé à Aubancheul le 7 juillet, 
sous Railleul, le 28 août et à Montauban le 31 août 1793, avec son 
dépôt à Bapaume depuis le 16 mai ; à l'efTectif de six cent trente- 
cinq hommes *. 

A la fin de septembre, il occupe à nouveau sous les mui's de Bail- 
leul ^ le camp Sainl-.\ntoine. 

1. Archives administratives de la (juerre, dossier Ract, pensions 1801-1817, 
n» 1809. 

i. D'après les empiucenients, Archives historiques de la yuerre. 

3. D'après le rapport du quartier-maître du i«' bataillon de Paris à l'adjoint du 
ministre de la guerre pour la ">' division, 25 septembre 1793 [Arch. adm. de la 
guerre, Vol. Nat., !"• bataillon de Paris). 



1" BATAILLON - MARCHES ET OPÉRATIONS DE GUERRE 181 

(( Un ordre inattendu, dit le conseil d'administration', nous en fit partir le 
4 octobre (v. st.) et depuis cette époque, nous courons de l'Ouest à l'Est, sans 
avoir un moment de repos, nous trouvant à toutes les affaires qui ont eu lieu 
relativement aux déblocus de Maubeuge et de Landau, etc. Pour comble de 
disgrâce, n"ayant point do dépôt, nous avions chargé un cai)oral-fourrier de 
notre bataillon, qui joint b(>aucoup d'intelligence à une assez jolie écriture, 
de la transcription des contrôles ; mais ce jeune homme a préféré combattre 
que d'écrire, il est resté à sa compagnie, et les contrôles en blanc [sont] aux 
équipages. >> 

A Wattignies, le bataillon donna fortement, et principalement au 
village de Quiévelon, le 16 octobre. Il venait d'être mis en désordre 
par la cavalerie ennemie ; Tarapon, tambour, parvint à rallier un 
peloton de vingt à trente hommes, arrêta ainsi le succès des Autri- 
chiens et permit au bataillon de se rallier. 

Après cette affaire, le bataillon fut envoyé à l'armée de la Moselle. 
On le trouve à Wissembourg le 6 décembre 1793, à Bitche le 24 ; il 
combat à Lembach le 26. Dans une des affaires qui amenèrent la 
reprise des lignes de Wissembourg, l'atmosphère était obscurcie par 
un épais brouillard. Un bataillon français, trompé, tirait sur le 1"' ba- 
taillon de Paris. Tarapon^ alors tambour-major, fut envoyé pour 
amener la cessation du feu en faisant battre des marches françaises ; 
mais la fusillade était si vive que les tambours refusèrent de mar- 
cher. Tarapon alors s'empare d'une caisse, remplit sa mission, et le 
bataillon, trompé parle brouillard, changea la direction de son feu. 

Ensuite le l*' bataillon de Paris se rendit à Saint- Wendel, dans l'élec- 
torat de Trêves, où on le trouve le 4 janvier 1794. 11 prend quelques 
jours de repos, va à Phalsbourg, où il est en mars, et est ramené à 
Metz en avril où se reconstitue le dépôt'que Ton établit à Lessy. 

Dans cette ville, le l^'juin 1794,1e bataillon, faisant alors partie 
de la division Huet, est porté au complet par l'incorporation de réqui- 
sitionnaires des districts de Joinville (Haute-Marne), de Vezelise, 
de Dieuze et de Sarreguemines. 

Il avait précédemment reçu quelques réquisitionnaires des districts 
de Chàteauneuf (Eure-et-Loir) et de Rozoy-en-Brie en janvier et 
février 1794, et cinq cent trente-sept hommes, du 16 au 18 mai, 
des bataillons de Bains, Troyes, Falaise, Limoges, Clamecy, Metz 
et Fougères. 

En la compagnie de canonniers, le 23 novembre 1793, avaient été 
incorporés douze hommes du bataillon de la Butte-des-Moulins. 

1. Le conseil d'administration du 1" bataillon de Paris, au citoyen Sijas, adjoint 
au ministre de lagucrre, 15 nivôse an II (i janvier n!)4\ [Arch. adm. de la guerre.) 



182 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

Le procès-verbal de la mise au complet le 13 prairial an II (1" juin 
1794) a été conservé * : 

DE .?m1L. infanterie française. 

Revue du 13 prai- . „ . ^ V 

rial l'an II' de *" BATAILLON DE PARIS. 1 

la République. — 

Extrait de la revue faile à Metz le treize prairial Van deux de la 
République une et in divisible, par nous, a(f eut secondaire nommé 
par le général en chef de l'armée de la Moselle, an /"• bataillon 
de Paris, pour servir à constater l'effectif dudit bataillon confor- Û 
mém,ent à l'instruction du conseil exécutif du 9 frimaire. 

HUSSON. 

Etat-ma.ior. 

Les citoyens : Jean-Baptiste Perrin, chef de bataillon ; 

Sigismond Billing, quarlier-maitre trésorier ; 
Louis Chatelard, adjudant-major ; 

Louis - Pascal Parot , chirurgien -major, absent on congé de 
santé. 

Un adjudant sous-officier. 

Un tambour-major. 

Un caporal tambour. 

Un maître tailleur. 

Un maître armurier. 

Un maître cordonnier, à Thôpital. 

Total de l'effectif : 10. 

COMI'ACME DE GRENADIERS. 

Denise Addenel, capitaine ; 
Jean-Baptiste Reymond, lieutenant ; 
Ferdinand Hillebrand, sous-lieulenanl ; 

\ sergent-major, absent par congé. 
4 sergents, dont 1 en détachement. 

1 caporal-fourrier. 
8 caporaux. 

64 grenadiers, dont à l'hôpital 3; détachés 2. 

2 tambours. 

Total de l'eflFectif : 83, y compris les officiers. 
\. Archive» administrativex de la guerre, Vol. Nat,, 1" bataillon de Paris. 



!«'• BATAILLON — REVUE DU !<"• JULN 1794 183 

1™ GOMPAC.NIE DE FUSILIERS. 

Henri Viénot, capitaine; 

Jean-Baptiste Martin, lieutenant, absent en convalescence ; 

Joseph Cuuilliers, sous-lieutenant. 

1 sergent-major. 
4 sergents. 

1 caporal-fourrier. 

8 caporaux, dont 1 à l'hôpitaL 
104 fusiliers, dont 9 à l'hôpital, 8 détachés. 

2 tambours. 

Total de reffeclif : 123. 

2« COMPAGNIE DE FUSILIERS. 

Luuis Gatine, capitaine ; 
Pierre-Antoine Thuillier, lieutenant ; 
Marie-Martin Moreau, sous-lieutenant. 

1 sergent-major. 

4 sergents, dont 1 détaché et 1 à l'hôpital. 

1 caporal-fourrier, 
8 caporaux. 

104 fusiliers, dont 4 détachés et 1 1 à l'hôpital. 

2 tambours. 

Total d(> l'eirectif : 123. 

3« COMPAGNIE DE FUSILIERS. 

Jean-Baptisle Huin, capitaine, absent par congé de santé ; 
Pierre Menil, lieutenant; 
Maximilien-François Bailleul, sous-lieutcnant. 

1 sergent-major. 

4 sergents, dont un |)risonnier de guerre. 

1 caporal-fourrier. 
8 caporaux. 

104 fusiliers, dont "J à l'hôpital et 9 détachés. 

2 tambours. 

Total de l'effeclif : 123. 

4* COMPAGNIE DE FUSILIERS. 

Alexis-François Pulleu, capitaine ; 
Pierre - François Sontot, lieutenant; 
Pierre-Jean Molliens, sous-lieutenant. 

1 sergent-major. 

4 sergents. 

1 caporal-fourrier. 

8 caporaux. 



18i LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PAHIS - 1791 

104 fusiliers, dont 2 prisonniers de guerre, 6 à Ihôpilal et 
7 détachés. 
2 tambours. 

Total de rcIVoctif : 123. 

'.')° COMPAGNIE DE FUSILIERS. 

César Fiory, capitaine; 
Élienne Rougemonl, lieutenant ; 
Christophe Bichehois, sous-lieutenanl. 

\ sergent-major. 
4 sergents. 

1 caj)oral-fourrier. 

8 caporaux, dont 1 détache à rarméo do la Vendée. 
104 fusiliers, dont ."i détachés cl 6 à rhôpilal. 

2 tambours. 

Total de l'efTectif : 123. 

6" COMPAGNIE DE FUSILIERS. 

François- Alexis Delaistre, capitaine ; 
Lucien Blerzy, lieutenant ; 
Pierre Chéron, sous-licutenant. 

i sergent-major. 
4 sergents. 

1 caporal-fourrier. 
8 caporaux. 

104 fusiliers, dont 9 à l'hôpital et 6 détachés. 

2 tambours. 

Total de l'effectif : 123. 

7« COMPAGNIE DE FUSILIERS. 

Jean-Baptiste Michelin, capitaine, détache à l'étal-major de l'ar- 
mée de la Moselle. 
Jean-Marin Bansard, lieutenant ; 
Nicolas Thoosse, sous-lieutenant. 

1 sergent-major, 
4 sergents. 

1 caporal-fourrier. 
8 caporaux. 

104 fusiliers, dont 3 aux hô[)ilaux cl 5 détachés. 

2 tambours. 

Total de l'elfectif : 123. 

8* COMPAGNIE DE FUSILIERS. 

Pierre Déclais, capitaine ; 
Humhlol, lieutenant, en j)rison ; 



l^-- BATAILLON — HEVl E DU T^ JUIN ITOi 185 

Bouaventiire Founner, sous-lieutenant. 

1 sergent-major. 
4 sergents. 

1 caporal-fourrier. 
8 ca|)oraux. 

104 fusiliers, dont détachés, 1 prisonnier de guerre et 8 aux 
hô])itaux. 

2 tambours. 

Total de l'eiïectif : 12.3. 

COMI'AC.ME DE OA.NO.N.MERS. 

Mniifvoy, capitaine ; 
Roussel, lieutenant ; 
Thomas, sous-lieutenant, détaché au !*■■ bataillon de la Montagne. 

1 sergent-major. 

2 sergents, dont un détaché au 1"='' bataillon de la Montagne. 

1 caporal-fourri(»r. 

4 caporaux, dont 2 détachés au l""" bataillon de la Montagne. 
62 canonniers, dont Kidétaciiésau fr bataillon de la Montagne, 
1 en réquisition à Phalsbourg. 

2 tambours. 

Total de l'effectif : T.'i. 

RÉCAPITULATION DE LA REVUE. 



Chef de bataillon 

Quartier-maître-trésorier 
Adjudant-major 

Chirurgien-major 

Capitaines 

Lieutenants 

Sous-Ueutenants 

Totaux 

Total nr complet. . . . 



ifi 35 



29 



34 



M 5 



OBSERVATIONS. 



Par congé de santé. 



i 1 capitaine ài'état-ma- 
» \ jor de l'armée, 1 par 

\ congé de santé. 
» Par congé de santé. 

( Au i" bataillon de 



34 



la Montagne. 



186 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS - 1791 



Officiers des compagnies 27 

Présents sous les armes. . 898 

Détachés 74 

De service « 

. (du lieu. , ) 

Aux hôpitaux < . > 62 
' ( externes. ) 

En réquisition 1 

A la salle de discipline.. . » 

Par congé 1 

Prisonniers de guerre. ... 4 

Total de TelTectif 1067 

^ I Manque au complet. ... » 

Total du complet 1067 



Non compris : 

1 adjudant sous-officier, 
1 tambour-maître, 
1 caporal-tambour, 
3 maîtres-ouvriers, 

6 

Et la compagnie de canonniers 
composée de : 

1 capitaine, 1 caporal-fourrier, 

1 lieutenant, 4 caporaux, 

1 sous-lieutenant, 62 canonniers, 

1 sergent-major, 2 tambours. 

2 sergents, 



Fait et arrêté par nous, agent secondaire susdit, la présente revue 
servant à constater l'effectif dudit bataillon en officiers , sous- 
officiers et fusiliers. 

A Metz les jour, mois et an que d'autre part, 

HUSSON. 

Le bataillon ainsi complété, après s'être reposé, est dirigé sur 
l'armée chargée sous les ordres de Kléber, de faire le siège de 
Mayence. Il est placé à la division du général Renaud, attaque de 
gauche. Il occupe le camp baraqué devant la place du mois de jan- 
vier à mars 1795. 

C'est alors que le conseil d'administration peut s'occuper, enfin, de 
la confection du registre de contrôle ', dont le double est adressé 
au ministre le 21 février *. Malheureusement, le primata s'est perdu 
dans la retraite en 1796, et les originaux des procès verbaux d'élec- 
tions ont été enlevés par l'ennemi à Stuttgard ». 

Le dépôt est transféré de Lessy près Metz à Phalsbourg en mars 
1795 ; il rentre à Metz en juin. 

Durant ces trois années de campagne, le 1" bataillon de Paris eut 
diverses afTaires avec l'ennemi, dont le Précis Iiistorique de la 106* 



1. Le conseil d'administration à la Commission de l'organisation et du mou- 
vement des armées de terre, 11 pluviôse an 111 (30 janvier iW,\). {Archives adin.de 
la guerre. Vol. nat., 1"^ bataillon de Paris.) 

2. Accusé de réception du '1\ ventôse an III (11 mars 179;]). {Archives adm. de 
la guerre, \o\. nat., !•' bataillon de Paris.) 

Le registre comprenait 1453 inscriptions. 

3. Certificat du conseil d'administration de la 106» demi-brigade, 6 ventôse 
an VI (24 février 1798). (Archives adm. de la guerre, on t^te du contrôle du 1" ba- 
taillon de Paris.) 



179; 



1^' BATAILLON - PRÉCIS HISTORIQUE 187 

dem'i-brigade, rédigé en Tan IX, d'après les ordres du Premier con- 
sul, donne le détail. 

PRÉCIS HISTORIQUE 

DES CORPS ENTRKS DANS LA COMPOSITION DE LA 106* DEMI-BRIGADE 
FORMKE LE fl MESSIDOR AN III '. 

1" bataillon de Paris, formé en juillet 1791. 

Dates, lieux et nature des affaires : 

En mai AITaires d'avant-posles à Maulde. 

Id Expédition d'Ypres, Mcnin et Courtrai. 

fd Surprise et capture d'un poste autrichien en avant 

du camp de Maulde. 

20 septembre. Bataille de Sainte-Menehould, 
6 novembre. . Bataille de Jemmapes. 

16 et 17 mars. Combats près Tirlemont. 

18 mars Bataille de Ncerwinden. 

En avril • Escarmouches près Bavay. 

l'"' et 8 mai. . . Combats d'Anzin. 

' . 'I Manœuvres et escarmouches sur la ligne d'Armen- 

( tières, Bailleul et environs, 
et septembre.) 

1") et 16 octobre Débloquement de Maubeuge. 

6 brumaire Fausse marche sur Charleroi. 

8 et 9 frimaire. Combat de Kaiserslautern. 

En nivôse Affaires qui ont précédé le déblocus de Landau. 

En messidor... Expédition du côté de Saint-Imbert et Lautrech. 

21 thermidor . . Bataille de Pcllingcn. 
Fructidor Escarmouches à Cheiff. 

Blocus de Mayence. 

A (Taire de la jjosition dite le Plateau. 



1793. 



An H. 



An III. 



Année 1792. 

A fait ses premières armes à Maulde, oiî il a été envoyé au commencement 
de mai, et où deux de ses détachements ont été en prise à deux fois diffé- 
rentes avec des partis autrichiens, qui tentèrent vainement de faire des incur- 
sions sur ce point. 

A été ensuite à l'expédition du général Luckner, sur Yprcs, Menin et Cour- 
tray, d'où il est revenu bientôt après à Maulde, avec trois autres bataillons, 
y jeter les fondements de ce fameux camp, qui est devenu si important par la 
suite; il y eut quelques petites affaires d'avanl-postes, dans l'une desquelles, 

1. Archives admmistrntives de la guerre, infanterie : 106' demi-brigade, 2« for- 
mation, an IX. 



188 I.ES VOLUMAIIIES NATIONAUX DE PARIS - 1791 

cntr'autrcs, il surprit de nuit, à la ferme de Montbray, un jjoste de trente Au- 
trichiens qu'il emmena prisonniers. 

Il partit de là lo 6 septembre sous les ordres du général Beurnonville, 
pour venir à l'armée de Dumouriez en Champagne et se trouva, le 20 dudit 
mois, à la bataille qui se livra contre les Prussiens au camp de la Lune et 
au gain de laquelle il contribua par sa présence et les manœuvres qu'il fit; 
poursuivit ensuite l'ennemi à sa retraite e4, lui prit à Varennes, par le moyen 
de ses détachements, une partie de ses équipages avec quelques hommes 
d'escorte. 

Cette expédition de la Champagne heureusement terminée, il repassa au 
Nord et fut, le 6 novembre, à celle de Jcmmapes, où, placé à l'avant-garde, il 
s'avança, un des premiers, aux retranchements ennemis, malgré une grêle de 
boulets et de mitraille que les Autrichiens firent pleuvoir sur lui et qui lui 
enleva une partie de ses baïonnettes, y pénétra et y prit une pièce de canon 
que ceux-ci n'avaient pu emmener; ensuite tomba sur la ligne de cavalerie et 
d'infanterie qui voulait encore lui disputer le terrain, la culbuta et favorisa 
ainsi le succès de cette brillante journée qui, d'ailleurs, ne lui coûta que 
trois blessés. 

Le nommé Jolibois, caporal invalide, dont le fils avait été au corps et avait 
déserté ', était venu pour le remplacer et s'est mis dans les rangs, comme 
l'affaire commençait; il montra tant d'ardeur et de bravoure que, sur le rap- 
port qui en fut fait par le commandant du corps, le général Dumouriez le 
nomma officier sur le champ de bataille *. 

Après cette action mémorable, le bataillon ne fit plus que suivre l'armée 
triomphante jusqu'à Malines où il prit ses quartiers d'hiver. 

1. Jolibois fils rentra au corps. 

2. Mémoire nu général Dumouriez : 

« Le nommé Jolibois, vétéran de l'armée française, ayant appris que son fils 
était déserté du 1"" bataillon de Paris, est arrivé le matin de la bataille de Jem- 
mapes, a pris la place de son fds et s'écriait à chaque coup de fusil qu'il tirait 
sur l'ennemi : « mon fils, faut-il que le souvenir douloureux de ta faute empoi- 
«< sonne des moments aussi prlorieux ! » 

» Les braves volontaires du bataillon de Paris, Balland et moi nous prions le 
général Dumouriez de vouloir bien faire avoir un brevet d'officier à ce brave 
vétéran. 

» Le maréchal de camp, Dampierhe. » 

Le brevet fut accordé le 3 décembre 1792 par le Conseil exécutif provisoire. 

Thlillieh, dit Jolibois (Jean-Henry), né à Lunéville, le 24 novembre 1735. Enrôlé 
au régiment de Chartres, le 2o novembre 17.'J7 ; breveté vétéran, le 2o décembre 
1782; admis aux Invalides, le 6 novembre 1788. Volontaire au bataillon de Saint- 
PhiHppe-du Roule, de la garde nationale parisienne, le 14 Juillet 1789; a rejoint le 
1*' bataillon de Paris, compagnie Fiory, le 6 novembre 1792 ; sous-lieutenant au 
98» régiment d'infanterie, le 3 décembre 1792 ; Heutenant, le 1" juillet 1793 ; passé 
à la 176» demi-brigade. Devenu presque aveugle par suite de cataracte, il fut 
réadmis aux InvaUdcs comme Heutenant, le S septembre 1796 et y obtint le 
grade de capitaine, le 31 mai 1804. 

' Archives administratives de la guerre, classement général, 1791-1848.) 



!«■ lUTAILI.ON - FHÉCIS HISTOHIUl K 189 

Année 1793. 

Sorti de cette place, le 4 mars suivant, pour rejoindre l'armée qui battait 
en retraite, se réunit à elle au-dessus de Tirlemont et se trouva aux combats 
qui se livrèrent en avant de cette ville les 16 et 17 de ce mois; le 18, chargé 
de soutenir le i)ont d'Ismaël, il le garda jusqu'à la nuit, malgré les plus 
grands efforts des Autrichiens pour l'enlever, et perdit une trentaine 
d'hommes dans ces trois journées; après quoi l'armée ayant encore été forcée 
à la retraite, il fit la sienne i)aisiblement jusque sous les murs de Valen- 
ciennes, d'où, après quelques jours de repos, il Tut envoyé au Quesnoy. 

Il était dans cette ville, lorsque la trahison de Dumouriez éclata; cette cir- 
constance critique ayant jeté l'alarme dans les esprits, le bataillon se montra 
ferme dans son opinion et son attachement à la bonne cause, ce qui lui 
mérita l'estinic du général Dampierrc qui prit alors le commandement de 
l'armée et l'envoya incontinent du côté de Bavay où il se battit plusieurs fois 
par détachements; puis le rappela au faubourg de Valenciennes, où il occupa 
le poste d'Anzin et fournit, dans le bois de Raismes, des détachements qui se 
battirent tous les jours. 

Le l" mai, il fut en entier \)0\iv attaquer l'ennemi dans ses retranchements, 
le repoussa d'abord jusque sous ses batteries; mais bientôt il en fut chassé 
lui-même avec perte de quelques hommes. 

Le 8, il voulut encore renouveler cette tentative, mais il n'y réussit pas 
mieux; cette dernière fois môme, il fut si chaudement repoussé par l'ennemi, 
qu'il fut forcé de se retirer derrière ses propres ouvrages. 

Les quitta le 23 pendant la nuit, défila entre deux colonnes ennemies, et 
s'éloigna de Valenciennes qui demeura bloqué dès ce moment. 

De là, le bataillon fut campé à Edme-l'Anglais sous le général Custine, puis 
à Aubenchcul, qu'il quitta aussi bientôt après pour aller garder la ligne d'Ar- 
nientières et Bailleul, où il eut de fréquentes escarmouches avec l'ennemi, 
dans lesquelles il perdit (juclques hommes. 

Le bataillon connaît aussi Messine', pour avoir eu une affaire assez sérieuse 
dans ses environs, mais le débloquemcnt de Dunkerque ayant eu lieu vers ce 
temps, il partit de cette contrée pour marcher sur Maubeuge qui était aussi 
bloqué. 

Arrivé à la hauteur de Solre-lo-Chàteau, il prit part à ratta((ue qui se fit sur 
ce point le 13 octobre, et où, après avoir repoussé les tirailleurs qu'il avait en 
tête, chargé à son tour par un régiment de cavalerie, qui avait déjà enfoncé 
l'aile droite de la division à qui il avait pris deux pièces de canon, l'attendit 
de pied ferme, lui tira son feu à bout portant et lui culbuta hommes et 
chevaux ; le pou qui en échappa se sauva, poursuivi par la cavalerie française 
et laissa en son pouvoir les deux pièces d'artillerie précitées, le front du ba- 
taillon couvert de ses morts et blessés, et parmi ces derniers le neveu du 
prince de Cobourg, 

Le lendemain, le combat recommença, mais le bataillon ne fut pas aussi 
heureux. Assailli par différents corps de cavalerie, au moment où il faisait un 
mouvement pour se mettre à l'abri d'une forte artillerie qui le foudroyait, 

1. Bataille du 13 septembre 1793, plus connue sous les noms de Wervicq ou de 
Menin, où le bataillon servit en tirailleurs. 



lyo LES VOLONTAIRES NAÏIONAIX DK PAUIS — 1791 

bouleversé d'un autre côté par un cori)s d'iniantcric française qui vint se 
jeter sur lui en désordre et l'entraîna dans sa fuite, il fut se rallier dans un 
petit bois qui se trouvait près de là; mais bientôt cerné dans ce bosquet, il 
envoya sur ses bords des tirailleurs qui, faisant feu de toutes parts, éloi- 
gnèrent l'ennemi et facilitèrent ainsi le retour du bataillon à l'armée, qu'il 
rejoignit avec une perte de trente-six hommes et une pièce de canon. 

An IL 

Le 6 brumaire (27 octobre 1793), il fut faire une fausse marche sur Char- 
leroi où il eut quelques tiraillements avec l'ennemi , et rétrograda dans la 
nuit, l'attaque n'étant pas feinte; se porte au camp de Barbançon, et de là au 
secours de Landau bloqué depuis trois mois. 

Se trouva, le 8 frimaire (28 novembre), à la bataille de Kaisorslautern où 
l'armée française échoua à l'attaque des retranchements ennemis, le bataillon 
y perdit huit à dix hommes et soutint, le lendemain, la retraite sans éprou- 
ver le moindre accident. 

Cette affaire manquée, il se porta à la Verrerie de Malensthal, devant le 
camp retranché des Autrichiens et des Prussiens à Lembach, s'y battit journel- 
lement, sans cependant perdre beaucoup de monde. 

De là, se rendant avec cinq à six bataillons à l'attaque des lignes de Wis- 
sembourg, il trouva un poste considérable d'Autrichiens retranchés à la 
position dite du Pigeonnier qui l'arrêta tout court ; on fut pour l'en dé- 
busquer mais il fut impossible de l'approcher à cause de l'artillerie formi- 
dable qui le gardait et massacrait tout ce qui se présentait; aussi, après cet 
essai infructueux, l'on se contenta de l'observer pour le tenir lui-même en 
échec, ce qui dura trois jours, les 4, b et 6 nivôse (24, 25 et 26 décembre), 
pendant lesquels on se canonna fortement de part et d'autre : le bataillon 
perdit à cette affaire une trentaine d'hommes, et, Landau débloqué sur 
ces entrefaites, l'ennemi se retira, et le bataillon le poursuivit jusque sur son 
territoire. 

Le bataillon, alors épuisé de tant de fatigues et de pertes, fut envoyé 
successivement à Phalsbourg et à Metz pour s'y refaire des unes et des 
autres, et après les avoir réparées, il rentra en campagne le 20 messidor 
(8juilleH794). 

11 vint d'abord occuper le poste de protection de la route do Bliescastcl, puis 
fut du côté de Saint-Imbert où il eut quelques escarmouches avec l'ennemi, 
marcha de là à une expédition sur Lautrec, en chassa quelques postes de 
cavalerie et revint ensuite à sa position de Saint-Imbert d'où il partit encore, 
quelque temps après, pour aller à la conquête du j)ays de Trêves, sous l'ancien 
général en chef Moreau', et assista, le 21 tiierinidor (8 août), à la bataille de 
Pellingen qui en décida et au succès de laquelle il participa en tournant 
l'ennemi par ses derrières, en forçant à la retraite par ce coup hardi, en 
le poursuivant ensuite, enfin en s'emparant le jour môme du poste important 
de Consarbruck. 

Ces deux positions enlevées, le bataillon revint passer quelque temps à la 

1. Le général Uené Moreaux, nimt en 17!).'», général en chef de l'armée de la 
Moselle. 



!«■ BATAILLON — EMBRIGADEMENT l'JI 

première, puis se porta sur les hauteurs de Cerf où.rcnnenii ayant surpris un 
jour un escadron de cavalerie qui était cantonné dans le village, la compa- 
gnie de grenadiers seule y descendit promptement et en rechassa l'ennemi, à 
qui elle tua deux hommes et en prit trois avec leurs chevaux; après quoi le 
bataillon fut au blocus de Mayencc où il resta tout le temps qu'il dura. 

Art //.. 

Le 11 tloréal (30 avril 1795), il fit partie de la colonne qui fut, l'après-midi, 
attaquer la position du Plateau, près cette ville; ses grenadiers, détachés et 
réunis à un bataillon d'autres, parvinrent bien à s'en emparer, mais y furent cri- 
blés et y laissèrent une quinzaine d'hommes de la compagnie, Le bataillon, qui 
voulut aussi essayer d'y monter de son côté, échoua également dans son entre- 
prise, au moyen d'un fou terrible de batteries nouvelles que l'ennemi venait 
d'établir, et se retira après avoir sacrifié inutilement à cette affaire une qua- 
rantaine d'hommes, dont sept, par exemple, furent renversés par un des 
caissons où un obus autrichien avait mis le feu. 



Embrigadement du bataillon. 

Enfin, à l'armée de Rhin et Moselle, au bivouac devant Mayence 
le 29 juin 1795 (11 Messidor an III), le général Schauenbourg formait 
la 201= demi-brigade, en amalgamant le 1" bataillon de Paris, le 
1<" des Ardennes et le 3® de la Drôme. 

Perrhi, commandant du l^"" bataillon de Paris, le plus ancien en 
grade, devenait chef de la demi-brigade qui conservait pour adjudant- 
major celui du 1" bataillon de Paris, Chatelard. 



Les compagnies 






devenaient : 


Grenadiers 


Grc 

ire 


■nad 
cou 


iers du \°' bataillon. 


Fusiliers de Viénot. . . 


il)agnie du 1er liataillon 


— Blerzy... 


2e 




— — — 


— Pulleu. . 


ire 




2" 


— Gâtine... 


rie 




— — — 


— Huin.... 


7« 




— — — 


— Fiorv 


ire 




— 3e — 



— Déclais. . 6= — — — 

— Delaître.. 1° — — — 

Tués, blessés et prisonniers. 

Le bataillon, dans les diverses affaires auxquelles il prit part, subit 
des pertes assez sensibles. Nous eussions voulu les relever exacte- 
ment. Nous en avons été empêchés par les lacunes dans les registres 
de contrôle. Nous n'avons pu dégager des notes officielles diverses 
que cette liste très incomplète. 



192 LES VOI.ONTAIHES NATlONAllX DE IWHIS — 1701 

50 avril 1792. 

Maurel, adjudant, blessé. 

Glvot (Pierre-Etienne-Dominique), volontaire, blessé à la jambe gauche. 

4 juillet 1792. 

Arbitre (Nicolas), volontaire, coup de feu à la jambe droite. 

Xuil du 3 au i août 1792. — Camp de Maulde. 

Tricard (Jean-Baptiste), volontaire, blessé. 

6' novembre 1792. — Jemmapes. 

Casïel, sous-lieutenant, coup de feu à la jambe droite. 

My (J.-B.), caporal, coup de feu au cou. 

Ract (Joseph), volontaire, coup de biscaïen au genou droit, 

MoREL (Pierre-Charles), grenadier, coup de feu à la cuisse gauche. 

RorvER (François), caporal, blessé à la tête. 

i8 mars 1793. — Neerwinden. 

Raoux, lieutenant, plusieurs coups de sabre. 
Castel, sous-lieutenant, coup de lance dans la bouche. 
Brion (Louis), volontaire, coup de lance au thinc gauclie, 
RoBBE (Jean-François), volontaire, plusieurs blessures. 

8 mai 1793. — Buis d'Anzin. 
Michelin, capitaine, coup de feu à la jambe gauche. 

// mai 1793. — Raismes. 
Barbet (Guillaume), volontaire, tué étant en tirailleurs. 

Septembre 1793. — Déblocus de Bunkcrque. 

UssE (Guillaume), volontaire, coup de feu à la cuisse gauche, le 8. 
DiLioN (Barthélémy), décédé le iii, des suites d'une blessure reçue l'avant- 
veille à Messine, près Warneton. 
Marchet (Jean-Marie-Antoine), volontaire, coup de baïonnette au bas ventre. 

1o et 16 octobre 1793. — Wattignies. 

PicHARD (François-Marie), volontaire, coup de biscaïen à la main droite. 
Julienne, lieutenant, coup de feu à la main gauche et autres blessures à la 

tête et au dos. 
Renaud (Pierre-Xavier), sergent, tué. 
Capitan (François-Xaxicr), caporal de grenadiers, tué. 
Andrieux (André), caporal, tué. 
Jeannon (Jean-Baptiste), canonnier, tué. 
Malafosse (Pierre), canonnier, tué. 
Albolt (Michel), tambour de grenadiers, tué. 



à 



1er lUTAILLOiN — PERTES m 

Prudhomme, volontaire, tué. 

Desanges (Pierre), volontaire, tué. 

DucHK (Antoine), volontaire, disparu après avoir été blessé. 

Brion (L.), sergent, coup de feu à la jambe gauche. 

HuTPiN (Sulpice), volontaire, coup de sabre. 

29 novembre 1793. — Kaisers lautern. 

GouDOUx (Pierre-Guillaume), caporal, tué. 

12 décembre 1793. 
Lebeai; (Nicolas), caporal, blessé, 

19 décembre h793. — Lembach. 

Marchet (J.-M.-A.), volontaire, coup de feu à la main gauche. 
Fleury (Jacques-François), sergent, fait prisonnier. 

24 décembre 1793. — Wissembourtj. 
Gallie.n (François), caporal, tué à l'attaque de la montagne du Pigeonnier. 

26 décembre 1793. — Déblocus de Landau. 
MoREAU, sous-lieutenant, coup de feu à la cuisse gauche. 

27 décembre 1793. — Lembach. 
Bertaid (Jean-Baptiste), volontaire ; coup de feu à la cuisse gauche ; amputé. 

16 mai 1794. 

Paulin (Joachini-Charles), volontaire, coup de feu à la cuisse gauche et coup 
de sabre au cou. 

/<"■ octobre 17 9i. 
Geoffrois (Eustache), caporal, coup de feu à la hanche gauche. 

Octobre 1794. — Pays de Trêves. 

Garnier (Thomas), caporal-fourrier, décédé le 16 des suites de plusieurs 
blessures reçues à l'ennemi. 

Siège de Mayence. 

Clause (François), volontaire, tué le 24 décembre 1794, 
Le Fort (Pierre), sergent, décédé le 30 avril 1793, des suites d'une bles- 
sure reçue le même jour. 

Sont, en outre, signalés sur les contrôles comme morts aux hôpi- 
taux, de maladie sans doute et non par suite de blessures, vingt-neuf 
sous-officiers, caporaux et volontaires. 

Tome I. 13 



194 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

ÉTATS DE SERVICES 

D'OFFICIERS, SOUS-OFFICIERS ET SOLDATS'. 



ETAT-MAJOR. 
Lieutenants-colonels. 

Maubant (Pierre-Jean-Jacques), de Caen, 37 ans. 

Soldat aux gardes françaises en 1773 ; sergent en 1782, il avait été con- 
gédié en 1788. 

Lieutenant-colonel en chef du l»' bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; colonel 
aide de camp de Dumouriez, 29 août 1792, il était à Valmy, à Jemmapes et à 
la prise de firuxelles. Maubant, se trouvant à Paris le 27 février 1793, se fit 
donner par Reurnonville, le ministre de la guerre, un certificat dont sont 
extraits ces renseignements. Son sort ultérieur est inconnu. 

Balland (Antoine), de Pont de Beauvoisin (Isère), 41 ans. 

Soldat au régiment de Beauvaisis en 1769, sergent en 1773, sergent-major 
en 1781, adjudant en 1784 ; congédié en 1790, il servit ensuite dans la garde 
nationale parisienne. 

Capitaine au l*''" bataillon de Paris, 21 juillet 1791; lieutenant-colonel en 
second, 16 janvier 1792 ; lieutenant-colonel en chef, 20 août 1792; colonel du 
83" régiment d'infanterie, 8 mars. 1793; général de brigade, 27 août 1793; 
général de division, 13 septembre 1793; il fut employé aux armées du Nord, 
des Côtes de l'Océan, de Sambre-et-Meuse et d'Italie. Réformé, 1798 ; retraité, 
1810 ; »ftt, * ; il fut créé chevalier par lettres patentes de 1818, étant alors 
maire de Guise (Aisne), où il mourut. 

1. Les états de services sont extraits des divers contrôles déposés aux Archives 
administratives de la guerre. 

Les dates complètes ont été mentionnées pour la partie des services effectués 
dans les bataillons de Paris ; dans la suite, le millésime seul a été indiqué, afin 
de ne pas surcharger cette partie du travail. 

L'âge porté est celui du volontaire lors de son entrée dans les bataillons de 
Paris. 

Le» décorations sont indiquées par les signes suivants : 

Léoion d'Honmel'h : 



(G. C. îlfc), Grand'Croix. 
(G. >|fc), Grand-Officier. 
(C. >^)y Commandeur. 
(0. îjfc), Officier. 
»jjf, Chevalier. 



Saint-Louis 

(G. Hh), Grand'Croix. 
(C. Hi«). Commandeur. 
•i», Chevalier. 



l" BATAILLON — ETATS DE SERVICES 195 

Perrin (Jean-Baptiste), de Gerbécourt (Meurthe), 37 ans. 

Il avait été soldat au régiment de Navarre en 1773 ; sergent en 1786. 

Adjudant au l""" bataillon de Paris, l*"" août 1791, adjudant-major, 5 itiars 
1792 ; lieutenant-colonel en second, 20 août 1792; chef du bataillon, 30 rtiars 
1793. Chef de brigade commandant la 201» demi-brigade, 179lî, puis la 106», 
il fut assassiné par les insurgés royalistes à Vauréas (Vaucluse), le 24 février 
1800. 



Adjudanta-majors. 

GiRAUDET (Jean-Baptiste-Claude-Joseph), de Moulins, 24 ans. 

Dragon au régiment du Mestre de camp général en 1787; congédié en 
1790, comme étudiant à l'Université de Paris. 

Adjudant-major au 1*' bataillon de Paris, 1791 ; sous-lieutenant au 88» d'in- 
fanterie, 7 décembre 1791 ; passé aux colonies. 

D'Halmont (François-Gabriel-Chrétien), de Saint-Martin d'Abbat 

(Loiret), 28 ans. 

Grenadier aux gardes françaises de 1781 à 1785; grenadier dans la garde 
nationale parisienne (bataillon des Filles-Saint-Thomas), en 1790. 

Grenadier au l*"" bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; adjudant-major, 4 no- 
vembre 1791 ; sous-lieutenant au 103® régiment d'infanterie, 22 janvier 1792; 
lieutenant de grenadiers 1794; passé à la 181e demi-brigade, 1795; major 
d'un bataillon de grenadiers de la division Championnet à l'armée de Sainbre- 
et-Meuse, il passa le Rhin à Dusseldorff à sa tête, le 6 septembre 1795, et reçut 
un coup de baïonnette dans la cuisse. Adjoint à l'adjudant général Balmont ; 
démissionnaire pour raisons de santé, 1796. Volontaire à l'armée d'Orient, 
1798. Adjoint à l'état-major général, 1799, blessé de deux coups de lance 
dans le désert en 1800; capitaine dans la gendarmerie d'élite, 1801 ; chef 
d'escadron à la 15* légion, 1805 ; colonel de la 2" légion de gendarmerie 
d'Espagne, 1812, et de la 22* légion de l'intérieur, 1814; retraité en 1816. 
Décédé à Paris le 10 mars 1817. 

DÉCLAis (Pierre), de Dieppe, 40 ans. 

Soldat aux gardes françaises, de 1768 h 1789. Volontaire dans la garde 
nationale soldée de Paris, en septembre 1789. 

Lieutenant au 1" bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; adjudant-major, 4 août 
1792; capitaine, 18 août 1793 ; disparaît lors de l'embrigadement, 1795. 

Chatelard (Barthélemy-Louis), de Paris, 20 ans. 

Sergent, 21 juillet 1791; adjudant, 4 août 1792; adjudant- major, 26 août 
1793; passé en cette qualité à la 201» demi-brigade, 1795; puis à la 106« ; 
blessé à la Montagne-Noire, 1796; ^, 1803 ; chef de bataillon au 9' de ligne, 
1808; major au 92«, 1811 ; blessé à Krasnoë en 1812; colonel du 39* de ligne, 
1814; 0^ et *, 1814; retraité, 1821 ; décédé, 22 novembre 1843. 



196 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS - 1791 

Quartiers-maîtres trésoriers. 

Massé. 

Nommé quartier-maître trésorier à la formation du bataillon. Il n'a pu être 
trouvé aucun renseignement sur lui. 

BiLLiNG (Sigismond), de Golmar, 18 ans. 

Commis de banque ; grenadier dans la garde nationale parisienne (6^ divi- 
sion, 8« bataillon) en 1789. 

Grenadier au l^"^ bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; sergent-major de gre- 
nadiers, 4 novembre 1792; quartier-maître-trésorier, H janvier 1793. Nommé 
commissaire des guerres à l'armée de la Moselle par le représentant Bour- 
botte, 4 octobre 1794; a cessé ses fonctions par suite de réorganisation en 
août 1795. 

Bataille (^René), de Paris, 20 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791 ; caporal-fourrier, 4 avril 1793; sergent-major, 
19 avril 1794; quartier-maître, 10 novembre 1794; démissionnaire de la 
106" demi-brigade, 1797. 

Chirurgien-major. 

Bkrtholet (Jean-Bapliste-Claude), 31 ans. 

Membre du Collège et Académie de Chirurgie de Paris. 

Chirurgien-major, 23 juillet 1791 ; employé aux hôpitaux de l'armée du 
Nord, 11 janvier 1793; membre de la commission de santé, 1794; officier de 
santé de la gendarmerie de Paris, 1795, puis de la légion de police ; chirur- 
gien des prisons militaires de Paris, 1796 ; réformé par suppression d'em- 
ploi, 1807. S'est fait remarquer par ses talents et ses facultés chirurgicales 
aux camps de Menin et de Maulde, à Valmy et principalement à Jemmapes. 

(Parût Pierre-Pascal), de Génis (Dordogne), 21 ans. 

Sous-aide aux hôpitaux de l'année de la Belgique, 1792; chirurgien-major 
du i" bataillon de Paris, d""" février 1793. Passé aux hôpitaux de l'armée de la 
Moselle, 7 novembre 1794. Successivement employé aux armées de Rhin et 
Moselle, du Danube et du Rhin. Chirurgien-major du 85' d'infanterie, 1804 ; 
*fit, 1807; du 23* chasseurs, 1811. Licencié, 1815. 

Petit état-major. 

Lapierre (Jean-Baptisle). 

Adjudant; mort à Bapaume, 27 octobre 1791. 

Maurel (Louis), de Gastelnaudary. 

Sergent de grenadiers, 21 juillet 1791 ; adjudant, 5 mars 1792; blessé le 
30 avril 1792 et parti en congé absolu. 



1er BATAILLON — ÉTATS DE SERVICES 197 

Thibault (Jean-François), de Paris, 23 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791 ; caporal, 24 mars 1792 ; sergent, 4 novembre 
1793; adjudant, 26 août 1793; rang de sous-Iicutenant, 28 novembre 1793; 
lieutenant à la 201<» demi-brigade, 1796; blessé à Kehl en 1797 et à Cassano 
en 1799 et fait prisonnier. Capitaine au 106", 1806. Mort de blessures, 
6 juillet 1809. 

Tarapon (François-Christophe), de Gourbevoie, 15 ans. 

Knfant de troupe aux gardes suisses de 1782 à 1789 ; tambour dans la garde 
nationale parisienne, 1789. 

Tambour au l*»" bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; tambour-major, 1" no- 
vembre 1793. Passé aux grenadiers de la Représentation nationale ; sous-lieu- 
tenant au ^" bataillon auxiliaire du Loiret, 1799; lieutenant au lo* léger, 
180."); capitaine adjudant major, 1809; >Rf 1812. Retraité, 1814. 

CiEKBE (Jacques-Philippe), dit Marche à Terre. 
Tambour-maître, 21 juillet 1791; a quitté en septembre 1793. 

TiiuiLLiER (Jean-Baptiste), dit Jolibois^de Béthune, 27 ans. 

Enfant de troupe et soldat au régiment de Chartres jusqu'en 1791. 
Volontaire au l»"" bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; tambour-maître, 
octobre 1793. 

Rk.nault (Jean-Guillaume-Renault Lajaunis, dit), de Cadillac (Dor- 
dugne), 52 ans. 

Entré à l'état-major du l" bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; armurier chef 
en 1792. 

Salabelle (Jean-Louis), 30 ans. 

Volontaire à l'état-major du bataillon, 21 juillet 1791 ; maître-tailleur, 
21 juillet 1793. Décédé, 3 juin 1801. 

Calmin (Louis-Joseph), de Lille, 44 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791. Chef cordonnier. Congédié avec per^sion pour 
infirmités produites par les événements de guerre, 1799. 



OFFICIERS DES COMPAGNIES. 
Capitaines. 

Addenet (François Denise, dit), de Maurupt-le-Montois (Marne), 
25 ans. 
Grenadier, 21 juillet 1791 ; sergent, 10 janvier 1792; sous-lieutenant, 19 fé- 



198 LES VOLOiNTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

vrier 1792; capitaine de grenadiers, 9 septembre 1792. Décédé, 24 décembre 
1796, par suite de blessures. 

Akmet (Jean-Nicolas), 24 ans. 

Lieutenant de grenadiers au bataillon de Bonnc-Nouvcllc. 

Capitaine de grenadiers au l**" bataillon de Paris, 23 juillet 1791 ; capitaine 
de la 4" compagnie franche de l'armée du Nord, 6 septembre 1792; passé 
avec sa compagnie au ii" bataillon d'infanterie légère; tué à l'ennemi, 
14 mai 1793. 

BiLLEcoQ (Piorre-Jacques-David-Élienne), de Paris, 22 ans. 

Volontaire, puis lieutenant de canonniers au bataillon de Saint-Roch. 

Capitaine de canonniers au l^r bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; sous- 
lieutenant au 55« régiment d'infanterie, 7 décembre 1791 ; lieutenant; prison- 
nier de guerre, 1793; rentré en 1795 ; retiré pour infirmités contractées en 
captivité, mars 1796. 

Blerzy (Élienne-Lucien), de Paris, 20 ans 

Sous-lieutenant, 21 juillet 1791 ; lieutenant, 16 mars 1792 ; capitaine, l^"" mai 
1793; passé à la 201° demi-brigade, retiré en 1795. 

Debeine (Louis-Hypolite), de Brie-Comte-Robert, 33 ans. 

Dragon au régiment d'Angoulême, 1778-1786; volontaire dans la garde na- 
tionale parisienne, 1789. 

Capitaine au l'='" bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; passé au 18^ régiment 
d'infanterie, 1^' mars 1792; aide-de-camp du général Chapuis-Tourville, 1794; 
adjoint à l'état-major du général Hoche, 1796 ; chef d'escadron au 7" dragons, 
1797 ; a re:çu trois blessures en 1793, et deux en 1794 ; s'est distingué en di- 
verses circonstances ; •ifti ; retraité, 1811 ; décédé, 1815. 

Delaistre (François-Alexandre), de Paris, 37 ans. 

Lieutenant, 21 juillet 1791 ; capitaine, 16 mars 1792; passé à la 201" demi- 
brigade, 1795. Retiré dans ses foyers l'année suivante. 

Desprez (Alexandre), de Paris, 21 ans. 

Lieutenant, 21 juillet 1791; capitaine, 1*' octobre 1792; adjoint aux adju- 
dants généraux, 1«' juillet 1793; employé aux armées des Côtes de Brest et 
d'Italie; blessé à Arcole; aide-de-cainp du général en chef Moreau, 1799; chef 
de bataillon sur le champ de bataille de Biberach, 1800 ; major du 111*, 1803 ; 
*Rt 1804; colonel et Off, 1809; a eu la jambe droite brisée d'un coup de 
boulet à Wagram ; baron de l'Empire ; retraité, 1811. 

FiORT (César), de Monaco, 29 ans. 

Soldat aux gardes françaises en 1785 ; caporal en 1786; congédié en 1789 ; 
caporal dans la garde nationale parisienne soldée en 1789. 



1" BATAILLON — ÉTATS DE SERVICES 199 

Capitaine au !•' bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; passé aux 201« et 106» 
demi-brigades; blessé à Vérone en 1799; >fit, 1803; adjudant de place succes- 
sivement à Saint-Tropez, à l'île du Levanj^ et à Genève, où il est décédé, 19 dé' 
cembrc 1813. 

Gatine (Nicolas-Louis), de Versailles, 32 ans. 

Soldat au régiment d'infanterie de Chartres en 1777; caporal, en 1782; 
congédié en 178;i. 

Sous-lieutenant au 1" bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; capitaine, 10 dé- 
cembre 1791 ; passé aux 201« et 106" demi-brigades ; blessé à Kchl en 1797 et 
à Voltri en 1800 ; ^, 180.") ; chef de bataillon au 5e régiment d'infanterie, 
1808. Retraité, 1810. 

GUÉRIN. 

Capitaine, 21 juillet 1791. Sans renseignements postérieurs à la revue du 
2o novembre 1791. 

HuiN (Jean-Baptiste), de Chalaines (Meuse), 26 ans. 

Soldat au régiment de Chartres (infanterie) en 1782 ; caporal en 1784 ; con- 
gédié en 1790. 

Sergent au l" bataillon de Paris, 21 juillet 1791, sous-lieulenant, 2 août 
1791 ; lieutenant, 4 janvier 1792; capitaine, 10 janvier 1792. Blessé d'un coup 
de feu au travers du corps à Montcfacio, près Gènes, avril 1800; rentré dans 
ses foyers, 23 octobre 1800. 

Leval (Jean-François), de Paris, 29 ans. 

Soldat au régiment de Poitou, 1779-1783. 

Capitaine au l®"" bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; il commanda au camp 
de Maulde un parti avec lequel il enleva l'état-major général du camp de 
Tournay ; il prit dans cette expédition deux officiers supérieurs, une compa- 
gnie de grenadiers, la caisse du corps d'armée ennemi et quarante chevaux. 
11 fut chargé par le général Beurnonville de prévenir secrètement Dumouriez, 
dont les communications avec le premier étaient interceptées par les Prus- 
siens entre Rhetel et Grandpré, du renfort qu'il venait de recevoir. Levai dut 
traverser l'armée ennemie et passer l'Aisne à la nage, déguisé en paysan. 
Cette action lui valut d'être nommé par Dumouriez lieutenant-colonel du 
lor bataillon de grenadiers do Paris, le 26 septembre 1792. A la bataille de 
Jemmapes, il enleva une redoute défendue par six bouches à feu et eut son 
cheval tué sous lui; il reçut un éclat d'obus à la jambe droite au siège de 
Maëstricht et décida le succès de l'alTaire de Tirlemont, jusqu'à ce moment 
incertaine, en enlevant avec son bataillon deux canons et un obusier. Enfin, 
à Neerwinden, il défit, sous les yeux du général Valence, le régiment de cui- 
rassiers de l'empereur, prit trois pièces de 13 et un obusier ; dans cette affaire 
il eut deux chevaux tués et reçut un coup de feu au pied gauche. Il alla 
ensuite prendre le commandement du 99» régiment d'infanterie, dont il avait 
été nommé colonel, le 12 mars 1793 ; il se distingua encore lors de la défec- 
tion de Dumouriez, en prenant sur lui de faire rétrograder sur Valenciennes 



300 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

le parc d'artillerie qui allait passer à l'ennemi. Général de brigade à l'armée 
des Ardennes, 20 octobre 1793; employé ensuite successivement aux armées 
de Sambre et Meuse, d'Allemagne, de Mayence et du Rhin, il s'y fit particu- 
lièrement remarquer en diverses circonstances. Général de division, 8 août 
1799; >ftf, 1803; C»^, 1804; gouverneur de Thorn, 1806; commandant la divi- 
sion allemande à l'armée d'Espagne, se distingue à sa tète et reçoit du grand- 
duc de Bade la grand'croix de l'ordre de Charles-Frédéric; GO*ft et baron 
de l'Empire, 1808; commandant le 4« corps de l'armée d'Espagne en 1811 
et 1812. Commandant la 7^ division d'infanterie à la Grande Armée, 1813 ; 
se fait brillamment remarquer pondant la campagne de France et est créé 
comte par Napoléon, le 5 avril 1814. *, même année; gouverneur de Dun- 
kcrque pendant les Cent-Jours ; retraité en 1819; il mourut à Paris le 7 août 
1834. — Son nom est inscrit au côté Nord de l'Arc de Triomphe de 
l'Étoile. 

Maufroy (Guillaume), de Troyes, 46 ans. 

Soldat au régiment de (iuyenne de 1760 à 1765, et dans Béarn de 1768 
à 1776. 

Sergent-major de canonniers, au 1" bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; sous- 
lieutenant, 26 juillet 1791 ; lieutenant, 6 février 1792 ; capitaine, 10 sep- 
tembre 1793 ; passé à la 201" demi-brigade, 1795; pensionné de la 106«, 19 fé- 
vrier 1798. 

Michelin (Jean-Baptiste-Alexandre), de Paris, 36 ans. 

Sous-licutenanl de chasseurs dans la garde nationale parisienne en 1789. 

Capitaine au l*"" bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; adjoint à l'état-major 
général de l'armée de la Moselle, 6 décembre 1793 ; aide de camp du général 
Grigny en 1795 et du général Gratien en 1801. Tué à Lerma (Vieille Castille), 
28 février 1810. 

PuLLEU (Alexis-François), de Paris, 27 ans. 

Capitaine, 21 juillet 1791 ; passé à la 201« demi-brigade d'infanterie ; retiré 
en 1795. 

ViÉNOT (Henri), de Lanthenans (Doubs), 47 ans. 

Soldat, sergent et sergent-major au régiment de Touraine, 1760-1790; entré 
ensuite comme instructeur dans la garde nationale parisienne. 

Capitaine au 1" bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; passé successivement 
aux 201« et lOe" demi-brigades ; retraité, 1801. 

Lieutenants. 

Bansard (Jean-Charles-Marin), d'Alençon, 23 ans. 

Soldat dans Angoulème, 1786-1790. 

Sous-lieutenant au 1" bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; lieutenant, 23 août 
1792 ; passé aux grenadiers de la Convention, .28 avril 1795 ; capitaine dans 



1er BATAILLON — ETATS DE SERVICES 201 

la légion do police, môme année, puis dans les 41* cl 90« demi-brigades, 
et au 93-' régiment de ligne ; !ftf, 1809 ; chef de bataillon, 1811 ; >ft;, 1812 ; 
a sauvé le drapeau du 93* à Krasnoë et à Leipzig; blessé à La Moskowa, à 
Leipzig (3 blessures) et sous Besançon (1814) ; décédé à Phalsbourg, 7 jan- 
vier 181 n. 

Carrière (Louis-Antoine), dit Sninl-Germain, de Saint-Germain-en- 
Laye, 50 ans. 

Soldat et sergent au régiment d'infanterie du Dauphin, 1771-1789. 

Lieutenant au 1"" bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; capitaine au l^*" ba- 
taillon d(; la formation d'Orléans, 17 mai 1793 ; passé aux 196= et 6e demi- 
brigades ; retraité, 1806. 

Gastel (Jean-Jacques), de Paris, 50 ans. 

Mousquetaire, 1765-1775; sous-lieutenant au régiment provincial de Paris, 
1782 ; lieutenant au bataillon des Filles-Saint-Thomas, 1791. 

Lieutenant au !•'■' bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; capitaine au 13= ba- 
taillon d'infanterie légère, 12 janvier 1792 ; adjoint aux adjudants-généraux, 
1794 ; blessé grièvement près de Fribourg-en-Brisgau ; réformé de la 50» 
demi-brigade, 1799; retraité, 1800. 

Gastel (Loiiis-François-Alexandre), de Courlenay (Loiret), 26 ans. 

(irenadier, 21 juillet 1791 ; caporal, 24 septembre 1791 ; sergent, 30 dé- 
cembre 1791 ; sous-lieutenant, 25 mai 1792 ; blessé à Jemmapes et à Neer- 
winden ; lieutenant, 6 juillet 1793; chef du bataillon de réquisition de Ba- 
paume, 18 août 1793 ; capitaine adjudant de place, 1795 ; employé à Lille, 
Maubeuge, Calais, Ypres et Arras ; retraité, 1820. Décédé le H avril 1826. 

CuviLLiERs (Joseph), de Paris, 29 ans. 

Soldat au régiment d'infanterie de Neustrie, 1777-1785. 
Sergent-major au 1" bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; sous-lieulenanl, 26 
avril 1792; lieutenant, 29 avril 1795; tué, 2 octobre 1796. 

Dubois (Louis). 

Sous-lieutenant, 21 juillet 1791 ; lieutenant, 21 mars 1792. Décédé en 1794. 

Eber (Jean-Baptiste Leber, dit), de Paris, 45 ans. 

Soldat au régiment de Chartres, 1768 ; employé au dépôt de recrues de l'île 
de Ré, 1777-1786 ; l'un des vainqueurs de la Bastille. 

Sergent de grenadiers au 1" bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; lieutenant 
de grenadiers, 24 avril 1792; passé en Vendée ; commandant provisoire du 
lie bataillon de Seine-et-Oise, 1793; capitaine aide de camp a Saint-Domingue, 
1795; passé à la 106« demi-brigade à sa rentrée en France, 1797 ; réformé, 
1798. Remis en activité à la 82" demi-brigade, 1799 ; passé aux vétérans, 
1803 ; retraité en 1807. Blessé à l'armée du Nord et en Vendée. 



202 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

FouRNiER (Nicolas-Eustache-Bonaventure), de Paris, 20 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791 ; sergent, 22 septembre 1792; sous-lieutenant, 23 
septembre 1792; lieutenant, 4 juin 1796; capitaine au 106* de ligne, 1803; 
^, 1804; blessé à Raab et à Wagram en 1809 ; fait i)risonnier à la bataille de 
La Moskowa, 7 septembre 1812. 

Genton (Pierre'), de Saint- Vallier (Drôme), 37 ans. 

Canonnier au régiment de Toul, 1771-1779 ; sergent-major dans les canon- 
niers de la garde nationale parisienne soldée, 1789. 

Lieutenant des canonniers instructeurs au i^'' bataillon de Paris, 21 juillet 
1791 ; passé au 103« régiment d'infanterie, 6 janvier 1792 ; blessé près d'Ha- 
guenau,1793 ; capitaine et détaché à l'école de Mars, 1794 ; adjoint aux adju- 
dants généraux, 179S ; blessé en Nord-Hollande, 1799; retraité, 1801. Décédé, 
28 octobre 1831. 

Hacue (François-Jean-Baptiste), de Paris, 24 ans. 

Soldat aux pionniers en 1782 ; sergent des chasseurs de Paris, 1789. 

Lieutenant au l^'" bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; sous-lieutenant au 77*' 
d'infanterie, mars 1792 ; lieutenant, j)uis capitaine adjudant-major, même 
année ; chef du bataillon de réquisition de Brest, 1793 ; adjoint aux adjudants 
généraux, 1795; aide de camp, 1796; chef de bataillon à la 86« demi-brigade, 
1799. Décédé commandant de place à Vintimille, 23 janvier 1800. 

HuMBLOT (Dominique-François), de Rouen, 42 ans. 

Soldat au régiment de Normandie, de 1767 à 1775 ; volontaire dans la garde 
nationale parisienne, en 1789. 

Volontaire au l" bataillon de Paris, 25 mars 1793; caporal, 20 novembre 
1793; sergent-major, 15 décembre 1793; sous-lieutenant, 22 mai 1794; lieu- 
tenant. 

JuLLiENNE (Jacques-Jean-Baptiste), de Paris, 21 ans. 

Sergent-major, 21 juillet 1791 ; lieutenant, 23 septembre 1792 ; blessé à 
Wattignies et resté sur le chanij) de bataille, atteint de huit coups de sabre. 
Il reçut ces blessures en ramenant un poste qui gardait un chemin couvert; 
les hommes de ce poste eussent tous été tués ou faits prisonniers, si, malgré 
la charge de deux régiments de cavalerie, le lieutenant Julienne n'eût été le 
relever; dans sa retraite, il perdit son sergent et cinq volontaires; le reste 
put rejoindre le bataillon. Démissionnaire, 5 mars 1794; pensionné, 179;). 
Remis en activité comme officier jjayeur de la 660 cohorte des gardes natio- 
nales du i»"" ban, 1812; lieutenant, puis capitaine au 139« de ligne, 1813. Les 
renseignements postérieurs font défaut. 

Lebert. 

Lieutenant de grenadiers ; figure en cette qualité à la revue du 25 novembre 
1791. Son sori ultérieur est inconnu. 



lof BATAILLON — ETATS DE SERVICES 203 

Marlin (Jean-Baptiste), de Joux (Doubs), 26 ans. 

Avait servi au régiment de Bresse, dans les gardes françaises et dans la 
garde nationale parisienne, de 1780 à 1791. 

Sous-lieutenant au 1"'' bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; lieutenant, 26 avril 
1792; passé à la 201<: demi-brigade; remplacé par ordre du Comité de Salut 
public, 21 août 1795 ; destitué, l»' mai 1796. 

Menil (Pierre), dit Deslauriers, de Paris, 43 ans. 

Soldat au régiment d'infanterie d'Aunis, de 1765 à 1791. 

Caporal au 1*"" bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; sergent, 4 août 1792 ; 
sous-lieutenant, 2 avril 1794 ; lieutenant, 16 avril 1794 ; retiré de la 106" demi- 
brigade en 1797. 

MoREAU (Marie-Martin), de Paris, 22 ans. 

Sergent, 21 juillet 1791 ; sergent-major, 20 avril 1792; sous-lieutenant, 26 
avril 1792 ; blessé au déblocus de Landau ; lieutenant, 29 avril 1795 ; capitaine 
à la 201« demi-brigade, 1795; passé à la 106*, 1797; blessé à Vérone en 
1799 ;*, 1805 ; chef de bataillon au 116«, 1808; dotation annuelle de 
1,000 francs pour la distinction de ses services au siège de Tortose, 1811 ; 
lieutenant-colonel du 2" de ligne et »fif, 1813; en demi-solde, 1814; re- 
traité, 1822. 

Potier (Jean-Marie-Arnould), 23 ans. 

Dragon au régiment de Bourbon, de 1782 à 1785 ; puis volontaire dans la 
garde nationale parisienne. 

Lieutenant au 1*"" bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; passé au 11* bataillon 
d'infanterie légère, 12 janvier 1792 ; lieutenant 15 juin suivant. Les rensei- 
gnements postérieurs manquent. 

Raoux (Jean-Pierre), de Montpellier, 34 ans. 

Lieutenant, 21 juillet 1791 ; blessé à la retraite de Belgique ; destitué, 
17 mars 1794. Fit partie du 2* bataillon des Patriotes de 1789 à Paris au 13 ven- 
démiaire ; adjudant dans les équipages militaires à Vaugirard, 1796 ; surveil- 
lant au dépôt de remontes de Versailles, 1797 ; licencié par mesure générale, 
1798. 

Reymond (Jean-Baptiste Rey, dit), de Montrevel (Ain), 42 ans. 

Soldat au régiment d'Aquitaine, de 1758 à 1767. 

Caporal de grenadiers au !•' bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; sergent, 28 
avril 1792 ; lieutenant, 26 janvier 1793 ; retraité de la 106= demi-brigade 
en 1797. 

RouGEMONT (Etienne), de Besançon, 33 ans. 

Caporal, 21 juillet 1791 ; sergent, 28 juillet 1791 ; sous-lieutenant, 21 mars 
1793; lieutenant, 20 mai 1794. Démissionnaire de la 106« en 1797. 



204 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

Roussel (Jean-Charles), de Paris, 20 ans. 

Caporal de canonniers, 21 juillet 1791 ; sergent, 28 juillet 1791 ; sous-lieute- 
nant, H mars 1793; lieutenant, 10 septembre 1793; adjoint aux adjudants 
généraux, de 1793 à 1799. Chef de bataillon à la 106* demi-brigade, mai 1799; 
chef de brigade du corps, 16 décembre 1800; blessé à St-Julien en 1799 et 
à Vasto en 1800. Général de brigade, 10 mars 1809; campagnes d'Allemagne 
et de Russie ; tué devant Ostrowno, 26 juillet 1812, à 10 heures du soir, alors 
qu'il visitait les avant-postes. Commandeur de la Légion d'honneur et baron 
de l'Empire. — Son nom est inscrit au côté Est de l'Arc-de-Triomphe de 
l'Étoile. 

SoNTOT (Pierre-François), 32 ans. 

Soldat au régiment de Normandie, de 1775 à 1782. 

Sergent au !•'" bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; sous-lieutenant, lo mars 
1793; lieutenant, 20 mai 1794; passé à la légion de police, 1795; réformé, 
1797. 

Thierry (Gaspard), de Paris, 25 ans. 

Soldat au régiment de Provence en 1783 et dragon au régiment Royal 
en 1789 ; cavalier dans la cavalerie nationale parisienne. 

Lieutenant au l*' bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; adjoint aux adjudants 
généraux de l'armée du Nord, 4 août 1792 ; chef d'escadron au 9* hussards, 
mars 1793; colonel, novembre 1793; colonel de gendarmerie, 1800; colonel 
d'état-major, 1810 ; *, 1814; *, 1819 ; retraité, 1822, Commandant le Palais- 
Royal, 29 juillet-12 août 1830; décédé à l'Hôtel des Invalides, 29 février 
1848. 

Thuillier (Pierre-Antoine), de Paris, 28 ans. 

Sergent-major, 21 juillet 1791 ; sous-lieutenant, 10 décembre 1791 ; lieute- 
nant, 26 avril 1792; capitaine à la 201« demi-brigade, 1795 ; rentré dans ses 
foyers, 1796. 

Sous-lieutenants. 

AucHARD (Pierre-Louis), de Gorbeil (Seine-et-Oise), 33 ans. 

Soldat au régiment Royal-Marine, 1774-1778. 

Caporal au 1" bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; sergent-major, 10 jan- 
vier 1792; sous- lieutenant, 23 juin 1793; décédé à Phalsbourg, 23. mars 
1794. 

Bailleul (Martin-François, dit Maximilien), d'Abbeville, 27 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791 ; sergent 26 janvier 1792; sergent-major, l*"" oc- 
tobre 1792; sous-lieutenant, 8 avril 1794 ; lieutenant <à la 106* demi-brigade, 
1799; blessé à (Jénes, 1800; capitaine, 1806; ift*, 1809; tué à Raab, 14 juin 
1809. 



ior BATAILLON — ÉTATS DE SERVICES 20S 

Baud. 

Sous-lieutenant, 21 juillet 1791. Aucun autre renseignement n'a pu être re- 
cueilli. 

BiCHEBOis (Jean-Christophe), de Paris, 22 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791 ; caporal, 8 février 1792; sergent-major, 8 jan- 
vier 1793 ; sous-lieutenant, 20 mai 1794 ; lieutenant à la 106« demi-brigade, 
1800; capitaine, 1808; ifii, 1812; blessé à Sacile, à La Moskowa et à Kras- 
noë ; enlevé par les Cosaques à Gumbinen, 25 décembre 1812; rentré en 
France, 1814. 

CuERON (Alexandre), de Fismes (Marne), 21 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791 ; caporal, 11 mars 1793; sergent, 6 juin 1793; 
sous-lieutenant, 20 avril 1794 ; congédié de la 2010 demi-brigade, 1796. 

HiLLEBRAND (Ferdinand), de Westphalie, 27 ans. 

Grenadier, 21 juillet 1791 ; caporal, 20 septembre 1792; sergent, 1" février 
1793 ; sous-lieutenant, 28 septembre 1797 ; lieutenant à la 106* demi-bri- 
gade, 1796; lieutenant de grenadiers, 1799. Disparaît cette même année. 

HoLBECQ (Auguste-Joseph), de Lille, 22 ans. 

Caporal, 21 juillet 1791 ; sergent, 26 avril 1792 ; sergent-major, le' avril 1793 ; 
sous-lieutenant, 29 avril 179b ; lieutenant à la 201" demi-brigade, 1795. 

La Rocue. 

Sous-lieutenant, 21 juillet 1791. Sans renseignements depuis la revue du 
25 novembre 1791. 

Le Beau (Emmanuel-Marie-Amédée). 

Sergent de grenadiers, 21 juillet 1791 ; sous-lieutenant, 7 octobre 1791 ; 
sous-lieutenant au 6® régiment d'infanterie, 12 janvier 1792; aide de camp 
du général do Choiseul-Praslin, mars 1792 ; disponible par suite du départ 
de son général, en août 1792 et demeuré sans emploi. Président du conseil 
général de la Seine, conseil municipal de Paris, a fait voter l'adresse du 
l""" avril 1814, déclarant refus d'obéissance, dans l'avenir, à l'empereur Na- 
poléon. 

MoLLiENS (Pierre-Jean), de Paris, 21 ans. 

Caporal, 21 juillet 1791 ; sergent, 9 novembre 1792 ; sergent-major, 4 avril 
1793; sous-lieutenant, 20 mai 1794; lieutenant de grenadiers à la 106' de- 
mi-brigade, 1799; blessé à Monte-Coronate, près Gènes, en 1800; capitaine, 
1806 ; tué à Raab, 14 juin 1809. 

My (Jean-Baptiste), de la Meuse, 27 ans. 
Soldat au régiment d'Auvergne, de 1782 à 1790. 



206 LES VOLONTAIRES NATIONÂIX DE PARIS — 1791 

Volontaire au i"' bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; caporal, 15 août 1791 ; 
blessé à Jemmapes ; sergent, 1" avril 1793; sous-lieutenant, 3 juin 1795; 
prend une pièce de canon et un caisson attelé de ses chevaux à la Montagne 
Noire, près Krisberg, 1796 ; blessé à Kehl en 1797 ; lieutenant à la 106* demi- 
brigade, 1799; >J^, 1804; capitaine, 1808; décédé à Udine, par suite de ma- 
ladie, 16 décembre 1812. 

Renaud (Jean-Pierre), de Paris. 

Sergent, 21 juillet 1791 ; sous-lieutenant, 29 avril 1795 ; décédé, 22 novem- 
bre 1796. 

Thomas (François), dit La Liberté, de Paris, 20 ans. 

Caporal de canonniers, 21 juillet 1791 ; .sergent, janvier 1792 ; sergent-major, 
juillet 1792; sous-lieutcnant, 10 septembre 1793 ; Détaché au l^r bataillon de 
La Montagne. 

Thoosse (Nicolas-Gabriel), de Versailles, 32 ans. 

Soldat au régiment d'infanterie de'Diesbach, en 1776 ; caporal et congédié 
en 1782. 

Caporal au l*"" bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; sergent, 18 mai 1792; 
sous-lieutenant, 23 août 1792; lieutenant à la 201* demi-brigade, 1795 ; capi- 
taine à la 106*, 1800; »ft*, 1805; décédé à Léobcn, par suite de blessure, 
13 juin 1809. 

Vallée. 

Sous-lieutenant de grenadiers, en remplacement de Le Beau, janvier 1792. 
Signe un certificat en cette qualité le 25 mai suivant. Les renseignements ulté- 
rieurs font défaut. 

Walther (Charles-Hubert), de Paris. 

Sergent-major, 21 juillet 1791; sous-lieutenant, 11 mars 1792; passé au 
l»"" bataillon de la formation d'Orléans, mai 1793; tué à Saint-Fulgent, 22 sep- 
tembre 1793. 



SOUS-OFFICIERS. 
Sergents-majors, sergents et fourriers. 

Amagat (Jacques), de Versailles, 24 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791; grenadier, 17 avril 1792; caporal, 1" février 
1793 ; caporal-fourrier, 4 avril 1793 ; sergent-major, 17 septembre 1793 \ 

1. La 201* demi-brigade n'a pas laissé de contrôles de troupe; le sort d'un 
certain nombre de sous-ofliciers est par suite inconnu, car il n'u été possible de 
suivre que ceux qui se sont trouvés compris dans la constitution de la lOG" demi- 
brigade (2« formation). 



!•"• BATAILLON — ÉTATS DE SERVICES 207 

Anthoine (Toussaint-Nicolas), de Verdun. 

Soldat au régiment de Picardie, de 1757 à 1768. 

Caporal de grenadiers au I" bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; sergent, 
21 septembre 1792; passé à la 106* demi-brigade; assassiné à Vauréas par 
les insurgés royalistes, 24 février 1800. 

Aubin (Joseph Antoine), de Paris, 18 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791 ; caporal, 4 novembre 1792; caporal-fourrier, 
4 avril 1793; sergent, 20 octobre 1793; sergent-major, 20 mai 1794; quartier- 
maître à la 201« demi-brigade, 1795 ; réformé de la 106« à la réorganisation 
de 1800. 

Barth (Jacques-Antoine), de Paris, 19 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791 ; caporal, 6 avril 1793; sergent, 10 juin 1794; 
sergent-major à la 106« dcmi-brigado, 1800 ; blessé à Kcbl, au siège de Gènes 
et au passage du Mincio ; retraité, 1802 ; admis aux Invalides, 1833. Décédé, 
18 avril 1839. 

Baurain (Louis), de La Neuville-au-Bois (Somme), 35 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791 ; grenadier, 28 septembre 1791 ; caporal, 4 avril 
1793 ; sergent, 26 avril 1794. 

Bazire (Pierre), de Vélye (Marne). 
Canonnier, 21 juillet 1791 ; sergent 11 mars 1793. 

Blanchet (Nicolas), de Paris, 39 ans. 

Caporal, 21 juillet 1791 ; sergent, 12 juillet 1792 ; sergent-major à la 
201« demi-brigade, 1795; blessé à Kehl ; congédié de la 106», 1797; pen- 
sionné, 1800. 

BoYELDiEU (Jean-Pierre), de Paris, 18 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791 ; caporal, 26 septembre 1791 ; sergent, 24 sep- 
tembre 1792. 

Bréant (Gliarles), de Bréval (Seine-et-Oise), 23 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791; caporal, 19 décembre 1792; sergent, 14 mars 1793. 

Brion (Louis), de Paris, 35 ans. 

Grenadier, 21 juillet 1791 ; caporal, 1='' février 1793 ; sergent, 21 mai 1794; 
blessé à Neerwinden et au déblocus do Maubeuge, où se trouvant à la tête 
d'une patrouille de huit grenadiers, il fut chargé par un piquet de cavalerie 
hongroise et, après un combat très opiniâtre, fit prisonnier le marquis de Cré- 
qui, qui commandait le piquet. Sergent-major au 100", 1807; sous-lieutenant, 
1810; lieutenant, 1813; retraité, 1814. 



208 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PAHfS — 1791 

BuGHE (François), de Crémeaux (Loire), 33 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791 ; caporal, 14 avril 1793; sergent, 26 mars 1794; 
décédé à Lyon, 1798. 

Champetier (Jean-Daniel), de Nîmes, 19 ans. 
Volontaire, 8 janvier 1792; fourrier, 20 octobre 1793. 

CoMBERT (François-Nicolas), de Paris, 20 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791; caporal, H juillet 1792; sergent-major, 
16 août 1792. 

CoRPECHOT (François), de Paris, 37 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791 ; sergent-major, 23 septembre 1792; retraité, 1803. 

Delaquis (François-Joseph), de Sailanches (Haute-Savoie), 20 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791; caporal, 28 février 1792; sergent, 7 sej)- 
tembre 1793. 

DÉMAZEAU (Pierre-Vincent), dit Sans Chagrin, de Paris, 29 ans. 

Soldat au régiment d'Austrasie, 1787 à 1790. 

Canonnier au l*"" bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; caporal, U janvier 1792; 
caporal-fourrier, 4 avril 1793 ; sergent-major, 10 septembre 1793. 

Denichot (Bonaventure), de Noyers, 24 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791; caporal, 18 février 1793; caporal-fourrier, 
16 novembre 1793 ; sergent, 21 mai 1794. 

DESNOYERs[(Nicolas-François), de Paris, 44 ans. 

Volontaire, 4 août 1792; caporal, 4 avril 1793; sergent, 21 avril 1794; a 
a pris avec quatre de ses camarades (dont Michonet et Paulin, du l»"" bataillon 
de Paris), à l'aflaire de la Montagne Noire, le 11 juillet 1796, une pièce de 
canon attelée. Retraité, 1813. 

DiNGREMONT (Etienne), de Paris, 21 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791 ; grenadier, 26 juillet 1791 ; caporal, 3 septembre 
1793 ; sergent, mai 1794. 

Dupuis (Philippe-Joseph), de Péronne, 23 ans. 
Volontaire, 21 juillet 1791 ; sergent, 14 février 1793. 

Favrelle (Jean-Lebon). 

Caporal, 21 juillet 1791 ; sergent, 23 août 1792. 



1^' HATAII.LON — ETATS DE SERVICES 209 

Garnier (Thomas), de Livron, 24 ans. 

Volontaire, 9 novembre 1792; fourrier, 3 avril 1793; décédé, 16 octobre 
1794, de blessures reçues près de Trêves. 

Grimon (Germain), de Versailles, 21 ans. 
Volontaire, 26 mars 1793 ; fourrier, 20 mai 1794. 

Jannin (Jean), de Ghâlons, 23 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791 ; sergent-major; parti, 5 décembre 1793. 

Jean (Pierre), de Paris, 46 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791 ; sergent; passé au !•" bataillon do la formation 
d'Orléans, 12 mai 1793. 

J^AUAURE (Jean-Baptiste), de Saintes, 28 ans 

Volontaire, 21 juillet 1791 ; caporal, 8 février 1793 ; sergent, 8 mai 1793 ; 
sous-lieutenant à la 106" demi-brigade, 1800; lieutenant, 1805 ; capitaine, 1809. 
Tué àRaab, 14 juin 1809. 

La Haye (Charles), dit Beauséjour, de Paris. 

Canonnier, 21 juillet 1791 ; caporal, 11 mars 1793; fourrier, 10 septembre 
1793 ; défalqué de la 106« demi-brigade pour absence, 1797. 

Larousse (Pierre), d'Orléans, 19 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791 ; caporal, 13 avril 1793; sergent, 20 mai 1794; 
adjudant à la 106« demi-brigade, 1799. Tué à Gènes, 2 mai 1800. 

Le Brun (Nicolas-Isi flore). 

Volontaire d'honneur dans la marine, de 1779 à 1784. 
Caporal de canonniers au l'^'' bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; sergent, en 
août 1792. 

Lefèvre (Jacques), de Paris, 20 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791 ; caporal, !«■■ septembre 1791 ; sergent, 11 juil- 
let 1792 ; adjudant à la 201» demi-brigade, 1796; sous-lieutenant à la 106* 
demi-brigade, 1798; blessé à Biberach et à Kehl; lieutenant, 1800; adjudant- 
major, 1808. Tué à Wagram, 6 juillet 1809. 

Lefort (Pierre), de Senlis, 31 ans. 

Milicien de 1779 à 1786 ; pompier de 1786 à 1790. 

Caporal au 1" bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; sergent, 5 avril 1793. Dé- 
cédé, 30 avril 1795, à l'ambulance sous Mayence des suites d'une blessure 
reçue le même jour (la cuisse emportée par un boulet). 

Tome 1. 14 



210 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS - 1791 

Lenoble (Nicolas), dit La Montagne, de Versailles, 30 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791 ; sergent ; passé au l""" bataillon de la formation 
d'Orléans, 12 mai 1793 ; sous-lieutenant à la 196' demi-brigade, 1793; surnu- 
méraire à la 6", 1796. 

LÉPiNE (Charles), de Paris, 20 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791; sergent, 27 août 1793; passé à la légion de 
police. 

Lesterlin (François-Martin), de Paris, 22 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791 ; caporal, 4 avril 1793 ; sergent, 20 mai 1794. Tué 
à la bataille de Novi, 15 août 1799. 

Lesueur (Jean-François), de Paris, 29 ans. 

Soldat au régiment de Béarn, de 1767 à 1776. 

Grenadier au l»"" bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; caporal, 6 décembre 
1792; sergent, 29 septembre 1793; congédié de la 106« demi-brigade, 1800. 

Levasseur (Jean), de Pantin, 

Volontaire, 21 juillet 1791 ; sergent, 25 juin 1793 ; sergent-major à la 201° 
demi-brigade, 1795. Tué en avant de Gênes à l'alTaire du 15 décembre 1799. 

Loyseau (Louis-Gharles-Auguste), de Paris, 18 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791 ; caporal-fourrier, 4 avril 1793; sergent, 21 mai 
1794; démissionnaire de la 106* demi-brigade, 1797. 

Magnier (Jean-Baptiste), d'CEuilly (iVlarne), 24 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791 ; caporal, 14 mars 1793 ; sergent, 5 avril 1793. 

Marenne (Pierre-Fortuné), de Versailles. 

Caporal, 21 juillet 1791 ; sergent, 6 avril 1793. Décédé à l'hôpital de Stras- 
bourg, 26 novembre 1796. 

MÉDARD (Louis), de Choisy-au-Bac (Oise), 20 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791 ; caporal, 1" avril 1793 ; caporal-fourrier, 22 mai 
1794. 

Moheau (Jean-François), dit Monte au Ciel, de Paris, 20 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791 ; caporal, 10 décembre 1791 ; sergent, 6 avril 
1793 ; sorgcnt-niajor, 9 mai 1793 ; sous-licutcnanl à la 201« d(Mni-brigado, 1796 ; 
lieul«'nanl à la 106*, 1800 ; capitaine, -1808 ; *, 1809 ; blessé à Wagram et à 
La Moskowa. Décédé à Wilna, 10 décembre 1812, des suites des mauvais trai- 
tements subis des Cosaques qui l'avaient fait prisonnier. 



1er BATAILLON — ETATS DE SERVICES Mi 

NoNFARY (Joseph), de Paris. 

Volontaire, 21 juillet 1791 ; caporal, 4 avril 1793 ; sergent-major, 21 no- 
vembre 1794 ; à l'hôpital le l*"" février 1795 ; sans nouvelles depuis. 

Pelloux (Joseph), ditZa Terreur^ de Genève, 24 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791 ; caporal, 29 septembre 1792; sergent, 18 avril 
1794. 

Petel (François-Crescent), de Charly (Aine), 22 ans. 

Volontaire dans la garde nationale parisienne, 1789. 

Caporal au l""" bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; sergent-major, l'"' lévrier 
1793; adjudant-major au l" bataillon de réquisition de Château-Thierry, 8 sep- 
tembre 1793; rentré sergent-major au 1er bataillon de Paris, 13 février 1794; 
congédié, 24 mars 1794, ayant été nommé, le 21, capitaine au 1"' bataillon 
de tirailleurs; cai)itaine de la 19» demi-brigade légère, 1799; *R;, 1804; chef 
de bataillon au 22e léger, 1807; major du lie léger, 1812 ; blessé à Amstotten 
et à Leipzig ; colonel du 7îje de ligne, 1814. Décide le succès à Saint-Dizicr, le 
27 janvier 1814, en s'emparant du pont et en s'y maintenant de façon à faci- 
liter le passage de l'armée, iietraité, 1821. Employé à l'état-major de la îi" lé- 
gion de la garde nationale de Paris, le 30 juillet 1830, par le gouvernement 
provisoire ; commandant de place à Givet, 1830; retraité de nouveau, 1833 ; 
décédé, 26 mars 1848. 

PicuoT (Nicolas), de Paris, 18 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791 ; fourrier, 4 avril 1793 ; passé au 18* régiment 
d'infanterie. 

Rautrnstrauch (Frédéric), de Strasbourg, 45 ans. 

Grenadier, 21 juillet 1791 ; appointé, IS mars 1793 ; sergent-major, 24 avril 
1794; passé à la gendarmerie du Piémont, 1802. 

RÉGNIER (Edme), de His (Haute-Garonne), 41 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791; sergent, 20 avril 1794; décédé à l'hôpital de 
Strasbourg, 17 mai 1797. 

Renaud (Pierre-Xavier), de Paris, 22 ans. 

Caporal, 21 juillet 1791 ; sergent, 4 avril 1793. Tué à Wattignies, 16 oc- 
tobre 1793. 

Renoult (Antoine-Alexis), d'Athis (Seine-et-Oise). 
Volontaire, 21 juillet 1791 ; sergent, 21 mai 1794. 

RosTAiNG (Etienne), de Romans, 20 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791 ; caporal, 6 décembre 1791 ; sergent, 14 février 
1793; sergent-major à la 201e demi-brigade, 1795; rayé de la 106^ pour ab- 
sence, 1801. 



242 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS - 1791 

Rouleau (Pierre), 51 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791 ; sergent, 5 avril 1793 ; réformé pour infirmités, 
18 juin 1798. 

Saint-Prix (Jean-Marie), de Lyon. 

Volontaire, 21 juillet 1791; caporal -fourrier, 5 avril 1793; sergent, 9 dé- 
cembre 1793 ; réformé, 1802. 

Sardaillon (Pierre-Henri), de Paris, 21 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791 ; fourrier de grenadiers, 17 septembre 1793.. 

SOYER (François), de Moutiers-Saint-Jean, 49 ans. 

Canonnier de la marine, de 1770 à 1786. 

Canonnier au 1«" bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; caporal, 12 janvier 1792; 
sergent, mars 1793; passé au 1®"" bataillon de la formation d'Orléans, 12 mai 
1793. 

Thibeault (Jacques ou Charles), de Paris, 17 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791 ; caporal-fourrier, 4 avril 1793 ; sergent, 20 avril 
1794; sergent-major à la 201« demi-brigade, 1795; rayé pour absence, 1797. 

Thimon (Laurent-François), de Paris, 22 ans. 

Sergent, 22 juillet 1791; passé au l^' bataillon de la formation d'Orléans, 
12 mai 1793; sous-lieutenant à la 196« demi-brigade, 1794 ; lieutenant à la 
6« demi-brigade, 1802 ; capitaine, 1808; retraité, 1813. 

TiiOREL (Pierre -Gabriel), de Paris, 28 ans. 
Caporal, 21 juillet 1791 ; sergent, 2 avril 1793. 

Traverse (Martial-François), de Pantin, 27 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791; caporal-fourrier, 4 avril 1793; sergent-major, 
20 mai 1794; décédé à l'hôpital de Salins-Libre (Mcurthe), 24 octobre 1794. 

Thucuelut (Etienne), de Paris, 17 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791; caporal, 5 avril 1793; sergent, 20 mai 1794; 
congédié de la 106« demi-brigade, 1802. 

Verlu (Louis-François), de Paris, 22 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791 ; caporal, 4 avril 1793; sergent, 24 mai 1794; 
mort de blessures, étant prisonnier de guerre, 17 juin 1800. 



1 



10^ BATAILLON - ÉTATS DE SERVICES 213 

VOLONTAIRES PASSÉS DANS D'AUTRES CORPS. 

l" BATAILLON DE LA FORMATION d'ORLÉANS. 

Comme tous les bataillons de l'armée du Nord, le i" bataillon de 
Paris dut fournir une compagnie pour les bataillons dits de la for- 
mation d'Orléans, connus aussi sous le nom de bataillons d'élite et 
destinés à combattre l'insurrection vendéenne. 

Ceux des volontaires parisiens, qui s'offrirent, quittèrent le Nord 
sous les ordres du capitaine Desprez et constituèrent, le 12 mai 1793, 
la 3" compagnie du i" bataillon de la formation d'Orléans. 

Capitaine : Carrière (L.-A.)'. 

Sous- lieutenant : Wallhcr (C,-H.). 

Sergent-major : Thimon (L.-F.). 

Sergents : Lenoble (N.); Jean (P.); Soyer (F.). 

Fourrier: Blanchairc Pierre-Blanc). 

Caporaux : Chap?,a.l (Picrre-Antoinei, de Paris ; Gaubert (Julien-Charles); 
Paiircr, de Paris ; Huret (Charlesj ; Quesval (François), de Paris; Delormel 
Louis), de Paris. 

Volontaires : Montaron (François), de Paris; Dusancy (Marie-Martin, dit 
Régulus) ; Chemin (Louis-Rose), de Paris; Robin (Charles); Gauchard (Louis- 
Picrrc) ; Trouillon (Augustin); Morin (Jean-Pierre), de Paris ; Laureau (Fran- 
çois), de liouiainville ; Murget (Martin); Dumas Jean-Antoine); Fontolive 
(Pierre); Brocq (Jean-Baptistej ; Hinard (Alexandre,, de Paris; Dumay (Jean); 
Marlicre (Joseph), de Valencicnncs ; Honoré (Charles), de Paris ; Dujardin 
l'Jean-Marc), de Paris; Malby (Nicolas), de Paris; Barbedicnne (Jean-François- 
Louis); Aubert (Jean-l>ouis), de Paris; Thomas (André), de Paris; Guingamp 
(Etienne) ; Artus (Etienne-Thomas) ; Andrieux (Jean) ; Gougeon (André) ; Peslre 
(Jean-Antoine), de Paris [enrôlé à 14 ans] ; Aury (Jean-Baptiste) ; Drouet 
(Antoine), de Paris; Duchatel (Jean-Marie), de Paris; Ferrand (Pierre)*; 
Bcrdy (André); Fournier (Denis-Germain), de Paris; Gagnard (Julien) ; Bridan 
(Henry-Benjamin) ; Doubraire (François-Etienne), de Paris; Hudel (François); 
Adam (François) ; Gougeon (Philippe) ; Lefèvre (Louis), de Paris ; Petit (Fran- 
çois) ; Massonncau (André). 



201* DEMI-BRIGADE d'iNFANTERIE. 

(1" formation). 
Les registres matricules de cette demi-brigade, qui a été composée 

1. Le capitaine Desprez étant passé aux états-majors, le lieutenant Carrière, 
qui était parti Ueutenant, fut élu capitaine le 17 mai 1793. Le nouveau lieutenant, 
Joseph Leclerc, ne sortait pas du 1" bataillon de Paris. 

2. Tué à Saint-Fulnrent, le 22 septembre 179.3. 



214 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

du !«•• bataillon des Ardennes, du !«' de Paris et du 5® de la Drôme, 
n'ont pas été établis. 



106e DEMI-BHIGADK d'iNKANTERIE DE LIGNE. 

(2*^ forma lion). 

A la formation, le 11 février 1796, il restait du 1" bataillon de 
Paris soixante volontaires du 21 juillet 1791 ; à la réorganisation 
de 1803, il n'en existe plus que quatre, mais seize autres volontaires 
de difïerentes dates subsistent encore. 

Il y a lieu de citer : 

Alexandre (Jean-Louis), de Paris. 

Fourrier, blessé à Montefacio, en 1800; réformé, 1808. 

Battu (Guillaume-Benjamin), de Rouen. 
Canonnier, blessé à Kehl, 1797 ; Pensionné, 1801. 

BoREL (Pierre), de Remilly (Manche). 
Sergent, décédé en Italie, 27 mars 1799. 

Brisebarre (Louis), de Dijon. 

Sergent-major, rayé comme ancien prisonnier de guerre, 23 septembre 1801. 

Collet (Nicolas), de Ghâlons, 24 ans. 

Volontaire, 5 juin 1792; caporal, 2.3 mars 1794; fourrier? la 201« demi- 
brigade, 1795; scrgcnl-inajor à la 106*, 1803; sous-lieutenant, 3 avril 1807 ; 
lieutenant au 122% l"'' juin 1807; capitaine au S8% 1809; blessé à Monte- 
facio ; retraité en 1811. 

Dannin (René), de La Neuville-d'Haumont (Oise), 18 ans. 

Volontaire, 6 juin 1792; caporal à la 201= demi-brigade, 179a; adjudant au 
106c, 1809; blessé à La Monlagno Noire en 1796 et à Vérone en 1799 ; sous- 
lieutenant, 1812; blessé à La Moskowa; lieutenant au 151c, 1813; retraité, 1815. 

Deciienaux (Alexandre), de Paris- 
Sergent, passé aux vétérans, l^' juillet 1814. 

Deloire (Pierre-François), de Nesle (Somme). 

Caporal de grenadiers, décédé à l'hApital de Rerne par suite de blessyre, 
28 septembre 1798. 



l«r BATAILLON — ÉTATS DE SERVICES 21b 

Deplant (Charles), de Paris. 

Sergent, décédé par suite de blessures, 10 mai 1800. 

Fortin (Louis-Julien), de Paris. 

Sergent, tué à La Moskowa, 7 septembre 1812. 

FouRNiER (Jacques-Charles), de Paris. 

Volontaire, blessé en Italie; retraité, 1801. Mort aux Invalides, 24 juillet 
1849.* 

Geiiier (Pierre), de Paris. 

Caporal, mort en Italie, 27 avril 1799. 

Geoffrois (Eustache), de Paris. 

Sergent, blessé sur le Rhin en 1794 et à Novi en 1799 ; rayé des contrôles, 
1" septembre 1810, 

Cjiot (Alexandre), de Paris, 17 ans. 

Volontaire, 23 mars 1793; sergent au 106^, 1807 ; sous-lieutenant, 16 mars 
1812 ; blessé à La Moskowa; égaré dans la retraite de Russie. 

(jmanget (Michel), de Paris. 

Volontaire, tué à l'affaire du 6 avril 1800 en Liguric. 

GuENET (Georges), de Paris. 

Caporal, mort de blessures, 17 décembre 1799. 

GuiGNOT (Louis), de Paris, 

Sergent, décédé à Voltri par suite de blessures, 7 janvier 1800. 

HoMOLLE (Christopiie-Jean), de Paris. 
Fourrier, blessé à Biberach ; pensionné, 1801. 

HusQUiN (Michel-Martial), de Paris. 

Blessé à Kehl en 1796; sergent; égaré pendant la retraite de Russie. 

Jamet (Charles- Joseph), de Paris. 
Caporal, mort à Udine, 18 août 1808. 

Jamy (Charles -Philippe), de Paris. 
Sergent, tué en duel, 1er septembre 1798. 



2i6 LES VOLONTAIIŒS NATIONAUX DE PARIS — 1791 

JoLiTON (Joseph), dit La Galle, de Versailles. 

Sergent de grenadiers, lue en avant de Gênes, 15 décembre 1799. 

Labadit (Pierre), de Paris. 
Volontaire, tué, 19 juin 1799, en Italie. 

Lebkun (François), de Paris. 

Caporal, tué en Ligurie à l'affaire du 6 avril 1800. 

Lebrun (François), de Lunéville, 21 ans. 

Tambour, 4 septembre 1792; adjudant au 106«, 1808 ; sous-lieutenant, puis 
lieutenant, 1809; blessé à Inzersdorff; retraité, 1811. 

LÉPINE (Jean-Baptiste), de Vémars (Seine-et-Oise), 18 ans. 

Volontaire, 3 septembre 1792; caporal, 14 novembre 1793; fourrier à la 
201» demi-brigade ; adjudant au 106°, 1808; sous-lieutenant, 1809; blessé à 
Léoben, 25 mai 1809 ; lieutenant, 9 juin 1809; capitaine au 2° régiment de la 
Méditerranée, 20 mars 1811. 

Marcoet (Jean Marie Antoine), de Paris, 18 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791 ; caporal, 21 mai 1794; fourrier à la 201° demi- 
brigade, 1795 ; adjudant à la 106=, 1800 ; sous-liculenant, 1805 ; lieutenant, *ftf , 
cl capitaim>, 1809 ; blessé au déblocus de Dunkerque et à Lembach en 1793, 
à Montefacio en 1800; décédé à Venise, 18 août 1812. 

MiCHONET (Antoine), de Courlenay (Loiret). 

Caporal, blessé à Kehl, en 1796 ; à l'aide de quatre de ses camarades, a 
pris, à l'affaire de La Montagne Noire, une pièce de canon attelée de trois che- 
vaux ; employé au recrutement en 1807. 

Morand (Jean-André), de Paris. 

Sergent, congédié pour blessures, 21 juillet 1797; pensionné, 1800. 

Mulot (Joseph), de Paris, 18 ans. 

Volontaire, 15 décembre 1792; blessé à (ièncs en 1800; sergent au lOB", 
1809 ; sous-li(nilenant, 1812 ; lieutenant, 1813 ; capitaine cl blessé sur le Taro, 
1814; passé au 87e; retraité, 1815. 

Paulin (Joachim-Charles), de Versailles. 

Blessé en 1794; a coopéré avec Michonet et Desnoyers à la prise d'un canon, 
H juillet 1796; sergent-major; décédé à Bassano, 6 mai 1809, de blessures 
reçues la veille au passage de la l'iavc. 



l»'- BATAILLON — ÉTATS DE SERVICES 217 

Poulain (Jean-Baptiste), de Paris. 

Caporal, blessé au bras gauche, 24 octobre 1799; réformé, 1801. 

RoBBE (Jean-François), rie Paris, 16 ans, 

Volonlaire, 20 novembre 1792 ; sergenl-major au lOC», 1809 ; adjudant, 
1811 ; sous-lieutenant, 1812; blessé à Neerwindcn en 1793, et cà La Moskowa 
en 1812; perdu pendant la retraite de Russie. 

RocuETTE (Grégoire), de Menlières (Canlal). 
Volontaire, blessé à Kehl et à Montefiicio ; retraité, 1801. 

Seneschal (Jacques), de Joué-du-Plain (Orne). 
Caporal-tambour, tué à Montefacio, H mai 1800. 

SoLAVAiN (Silvain), de Paris. 

Caporal, congédié pour blessures, 22 mars 1801, 

Thouard (Raymond), de Paris. 
Volontaire, tué à Raab, 14 juin 1809. 

Vaillant (Jacques), de Paris. 

Volontaire, congédié pour blessures, 20 décembre 1797. 

Vaillant (Louis), de Paris, 19 ans. 

Volontaire, blessé à Cassano ; retraité, 1801. 

Vaillant (Pierre), de Paris. 
Sergent, congédié, 7 octobre 1802. 



Divers. 



Badouaille (François), de Sainl-Sulpice-le-Dunois (Creuse), 23 ans. 

Canonnier, 21 juillet 1791 ; passé au 9® hussards, l" janvier 1793 ; maréchal 
des-logis ; commissaire du dépôt général de cavalerie de Besançon, 1794. 
A pris deux pièces de canon et un obusier, et tué quatre canonniers qui 
mettaient le feu à cette dernière pièce, à l'affaire de Linselles, 18 août 1793; 
blessé à Menin, 22 octobre 1793 de plusieurs coups de sabre en combattant 
contre des chcvau- légers de Kalkreuth, dont il fit quatre prisonniers; admis 
lieutenant aux Invalides, 1796. 

Bardou (Pierre-ËIie), de Paris, 15 ans. 

Enrôlé, 12 août 1791 ; tambour; passé au 6<: bataillon do la Côte-d'Or, 



218 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

24 octobre 1792; blessé au Mans et au passage du Mincio; retiré de la 13^ 
demi-brigade légère, 1802; mort aux Invalides, 6 novembre 1832. 

Bertuolet (Louis), de Paris, 28 ans, frère du chirurgien. 

Volontaire dans la garde nationale parisienne, 14 juillet 1789, et au 1*'' ba- 
taillon de Paris, 23 juillet 1791. Sous-lieutenant au 75e régiment d'infanterie, 
20 février 1793, étant alors député par son bataillon pour discuter ses inté- 
rêts auprès de la Convention; lieutenant à la 139° demi-brigade; blessé et 
prisonnier au passage du Necker; décédé à Heidelberg, 8 novembre 1795. 

Beulin (Claude-Pierre-Christophe), de Paris, 21 ans. 

Volontaire, 26 mai 1794; employé à l'état-major de l'armée de la Moselle, 
8 juin 1794. 

BocQUET (Louis-Joseph-Henri), de Noyon, 23 ans. 

Soldat dans Royal-Comtois, ])uis au régiment du Cap français, 1782-1789; 
entré dans la garde nationale parisienne soldée, 1790. 

Volontaire au l'"'' bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; sergent-major au 6" ba- 
taillon de la Somme, 15 septembre 1792; sous-lieutenant, 13 octobre 1792; 
réformé de la 68^ demi-brigade pour perte de l'œil, 1798 ; retraité, 1801 ; 
admis aux Invalides, 1838 ; rentré dans ses foyers, 1845. 

Brancas (Antoine-Constant), de Paris, 27 ans, fils du futur duc de 
Lauraguais et de Sophie Arnould. 

Grenadier, caporal et sergent au bataillon des Jacobins-Saint-Honoré, de la 
garde nationale parisienne. 

Volontaire au l^"" bataillon de Paris; sous-lieutenant au 104» d'infanterie, 
22 janvier 1792; adjudant-général à l'armée du Nord, 1793; blessé à Neer- 
winden ; capitaine au 5» hussards, 1795 ; chef d'escadron au 9® hussards, 1797; 
major du 7" hussards, 1803; *, 1804; colonel du 11« cuirassiers, 1806; 
0. ^, 1807 ; tué à Essling, 1809. 

Delauaye (Thomas-René), de Paris, 24 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791; successivement caporal et sergent-major; em- 
ployé auprès du commissaire ordonnateur Marchant, 15 mars 1793 ; secrétaire 
des Rei)résentants du Peuple à l'année du Nord, de mai 1793 à sa nomination 
au grade de commissaire des guerres, 24 septeinbn' suivanl. par Henlabole el 
Levasseur (de la Sarthe); réformé en 1795. 

Devincé (Noël-Séraphin), de Paris, 19 ans. 

A servi dans la garde nationale parisienne, 1789-1791. 

Volontaire au l""" bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; chasseur dans la com- 
pagnie franche du Midi, 8 décembre 1792; sous-lieutenant et lieutenant, 
1793 ; successivement aux 29e et 7e demi-brigades légères, 74e ot 26e do ligne ; 
trois blessures à Fossano, 1799; capitaine, 1804; passé aux vétérans, 1813; 
retraité, 1816. 



!«'• BATAILLON — ÉTATS DE SERVICES 219 

DoRviLLE (Alexis-Joseph), de Paris, 17 ans. 

Volontaire, 25 juillet 1791 : passé aux canonniers de la Halle aux Blés, 
10 mars 1793 ; caporal ; sous-lieutenant aux chasseurs Bataves, 20 août 1793 ; 
lieutenant ; tué à Rousselaer, 10 juin 1794. 

DoRViLLE (Louis-Alexis), rie Paris, 26 ans. 

Fusilier dans la garde parisienne soldée, 1789 ; 

Volontaire au l""" bataillon de Paris, 12 septembre 1791 ; sous-lieutenant 
au 35^ d'infanterie, 28 février 1793; lieutenant à la 1 lO^ demi-brigade, 1798; 
capitaine à la l'« légion de réserve, 1807 ; décédé en Espagne, 1808. 

Filleul (Armand-Charles), de Passy, 20 ans. 

Grenadier, 21 juillet 1791 ; sous-lieutenant au 50e régiment d'infanterie, 13 
mars 1793 ; adjoint aux états-majors, 1795 ; capitaine au 19" chasseurs à cheval, 
1800 ; aide de camp du général Ferrand, à Saint-Domingue, de 1802 à 1809 ; 
chef d'escadron au i° chasseurs, 1811 ; prisonnier de guerre à La Bérézina, 
1812; lieutenant-colonel, 1830; aide major de la place de Paris, de 1815 à 
1832; retraité, en 1834; chevalier de Saint-Louis et do la Légion d'honneur. 

GuYOT (Pierre-Étienne-Dominique), de Paris, 29 ans. 

Volontaire au l^r bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; blessé à Mons; sergent 
dans les chasseurs à pied de Chamboranl, 27 novembre 1792; lieutenant aux 
canonniers de la nouvelle France, de Paris, 21 iivril 1793 ; réformé 1801 ; 
lieutenant à la 49e demi-brigade, 1803; retraité, 1807; capitaine au 67^ de 
ligne, 1808; passé an 135^, 1812 ; employé au recrutement de la Seine, 1813; 
rétabli dans sa position de retraite, 1815. 

Larue (Louis-Alexandre), de Viry-Châtillon (Seine-et-Oise), 17 ans. 

A servi dans la garde nationale parisienne, 1789-1791. 

Volontaire au !«'' bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; passé dans le 32' régi- 
ment d'infanterie, 22 septembre 1792 ; sous-lieutenani, 22 janvier, et lieutenant 
30 mai 1793; capitaine aux chasseurs francs de Mayence, 22 juillet 1793; 
blessé, 4 mars 1794, en Vendée et estropié; retiré, 1796; pensionné, 1799. Ca- 
j)itaine aux Cipahis, 1802; prisonnier de guerre des Anglais, 1804; rentré et 
placé au 12e léger, 1809; quatre blessures à Prerero, en Portugal, 1810; 
chef de bataillon au 15e de ligne, 1812; major lieutenant-colonel) et prison- 
nier de guerre, 1813; en demi-solde, 1814; *fti ; commandant une légion des 
gardes nationales actives de la Marne pendant les Cent-Jours ; mort à Paris, 
novembre 1823. 

Leroy (Denis-Romain), de Paris, 22 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791 ; caporal au 2e bataillon de chasseurs francs du 
Nord, ier mai 1793; sous-lieutenant, 1795; lieutenant à la lie légère, 1800; 
blessé à Nuremberg; retraité, 1803. Inspecteur du jardin du Palais du Tri- 
bunat, 1806. 



220 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

LouvET (Jean-Bapliste), de Paris, 16 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791 ; fourrier; retiré de la 106e demi-brigade, 1796; 
sergent au 2« bataillon auxiliaire de la Seine, 1799 ; sous-lieutenant au 2" régi- 
ment de hussards à pied, 1800. 

Maubant (Jean-Dominique), de Caen, 21 ans. 

Grenadier, i*»" septembre 1791 ; sous-lieutenant au 43" régiment d'infanterie, 
4 octobre 1792 ; remplacé en 1794. 

Maucune (Antoine-Louis Popon de), né à Brive, en 1772. 

Sous-lieutenant au corps dos Pionniers, !•'' février 1786 ; lieutenant, en 
mai 1787 ; grenadier dans la garde nationale parisienne, en 1789. 

Grenadier au 1«"" bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; lieutenant au 28^ ré- 
giment d'infanterie, 10 juin 1792 ; capitaine, 1794 ; nommé chef de bataillon 
par Bonaparte pour la distinction de ses services à Arcole, 1796; chef de la 
39" demi-brigade nommé, sur le champ de bataille de Tauffern (Grisons), par 
le général en chef de l'armée d'Italie, 1799; général de brigade, 10 mars 
1807, et de division, 26 mai 1811 ; sert à la Grande Armée, en Espagne, 
en Portugal et en Italie; retraité, 1818; décédé à Paris, 18 février 1824. 
Commandeur de la Légion d'honneur, chevalier de Saint-Louis et de la Cou- 
ronne de fer, et baron de l'Empire. Il a reçu un coup de feu à la cuisse gauche 
à la prise de Menin, 19 juin 1792; un coup de baïonnette au bras droit à Bar- 
donèche, en août 1793 ; deux coups de feu à la cuisse droite et à l'épaule 
gauche, à Tauffern, 25 mars 1799; un coup de feu au pied droit à Novi, 15 août 
1799 ; un coup de feu qui lui fracassa le fémur gauche, en Galicie, 23 mai 
1809 ; un coup de feu à la cuisse droite, à Busaco, 27 septembre 1810; deux 
coups de feu à l'aine droite et au talon droit, à Fuentès de Onoro, 5 mai 
1811. Le général Maucune, que Napoléon notait comme << étant très brave », 
s'est distingué i)arliculièrement à Arcole, Novi, Guttstadt, Alba de Termes, 
Fuentès de Onoro, Burgos, etc. — Son nom est inscrit au côté Ouest de l'Arc 
de Triomphe de l'Étoile. 

Potin (Charles), d'Auxerre. 

Soldat au régiment provincial de Paris, puis dans la garde parisienne 
soldée, 1785-1791. 

Volontaire au l®"" bataillon de Paris, 21 juillet 1791 ; retiré, 14 janvier 1792 ; 
sergent-major au 4<: bataillon des réserves, 21 décembre 1792 ; sous-lieute- 
nant, 1793; lieutenant, 1795; retraite du lie de ligne, 1811 ; était garde- 
pêche à Pont-de-Larches en 1813. 

Renard (François-Nicolas), de Paris, 19 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791 ; sous-lieutenant au 83e régiment d'infanterie, 
4 avril 1793; lieutenant, 1796; passé dans la garde des Consuls, 1801; *, 
1804 ; chef de bataillon au 43*, 1806; chevalier de la Couronne de fer, 1807 ; 
major du 37", 1813; commandant militaire à Charenton, 1814; *, 1814 ; 0*, 
1815 ; blessé à Marengo, Eylau et sous Paris, 30 mars 1814 ; retraité, 1815. 



} 



1er BATAILLON - ÉTATS DE SERVICES 221 

Saint (Claude-François), de Besançon, 15 ans. 

Enrôlé, 24 mars 1793; chasseur à cheval au 10e régiment, 1799; maréchal 
des logis chef aux chasseurs de la garde impériale, 180S ; lieutenant en 
second, 1807; *fif ; retraité pour infirmités, 1808. 

UssE (Guillaume), de Paris, 15 ans. 

Volontaire, 10 avril 1792 ; caporal, 2 octobre 1793 ; blessé à Hondschoote ; 
pensionné, 1800; admis aux Invalides, 1832; mort, 12 février 1857. 

Warocqué (Jean-Piorent-Victor), 18 ans. 

Volontaire, 21 juillet 1791 ; fourrier au 4e bataillon des Résenes, 27 février 
1793; sergent-major à la 60e demi-brigade, 1797; retraité pour blessures, 
1807 ; a servi comme cajjoral au 2e tirailleurs do la garde imjtériale pendant la 
campagne de 1814. 



2^ BATAILLON 

20 JUILLET 1791 — 21 MARS 179b 



HISTORIQUE DU CORPS. 

Le 2e bataillon de Paris fut formé, le 20 juillet 1791, au camp de 
Grenelle, avec les volontaires de quelques communes suburbaines et 
ceux des bataillons des 3^ et S'* divisions de la garde nationale pari- 
sienne : 

3" Division : RécoIIels, Saint-Nicolas-des-Champs, la Trinité, Saiul- 
Merry, les Carmélites, les Filles-Dieu, Saint-Marlin-des-Cliamps, les 
Enfants-Rouges, Saint-Laurent, les Pères-Nazareth; 

5" Division : Sainte-Marguerite, les Minimes, Petit-Saint-Antoine, 
Saint-Gervais, Saint-Jean-en-Grève, Saint-Louis-la-Cultiire, les 
niancs-Manteaux, Popincourt, les Capucins-du-Marais, les Enfants- 
Trouvés. 

Bien que constitué avant le l""", ce bataillon reçut le n° 2 par suite 
du tirage au sort, auquel on procéda pour le numérotage. 

Le 3 août, son lieutenant-colonel le mit en route pour Gonesse, 
l'accompagna au camp de Verberie, puis à Bapaume, et enfin à 
l'armée du Nord. 

Le 2« bataillon de Paris était à la première affaire de Quiévrain, le 
29 avril 1792, Il reçut la garde du village après son enlèvement sur 
l'ennemi. Dans la désastreuse retraite du lendemain, occasionnée par 
la cavalerie, il se fit remarquer et acquit une réputation de solidité, 
qui ne le quitta plus, « Je ne connais point de bataillon de grena- 
diers plus brave, plus ferme, plus soumis aux ordres qu'on lui donne 
que le 2« du département de Paris », disait le général Biron dans 
son rapport ' . 

A cette affaire, le bataillon resta seul sur le champ de bataille*. 

1. Rapport de Biron, Valenciennes, 2 mai 1792, Tau IV de la liberté (Archives 
historiques de la guerre, Armée du Nord), 

2. Arch. udtninislrulives de lu f/uerre, Dossier Gratien, généraux de division, 
n» 5i)l, 



2e BATAILLON — AFFAIRE DE MO.XS 223 

Par suite de la déroute, « le camp avait été pillé par les uhlans, les 
effets de campement perdus, ainsi que les équipages* ». 

Le commandant du bataillon, Malbrancq, rendit compte de la 
situation au maire de Paris, et demanda des secours : 

Valenciennes, le 7 mai 1792, 
l'an IV» de la Liberté *. 
Monsieur, 

J'ai reçu la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire le 29 avril der- 
nier, par laquelle vous me marquez que la municipalité de Paris ne négligera 
rien pour jtrocurer, au batailloti que j'ai l'honneur de commander, ce dont il 
aura besoin pour se mettre en état de défense contre les ennemis de la Cons- 
titution et de la Liberté. A cette époque, Monsieur, les besoins du bataillon, 
quoique pressents, ne l'étaient pas encore autant qu'ils le sont aujourd'hui : il 
lui manque huit cents chemises, huit cents paires de souliers et cinq cents 
paires de guêtres noires. Ce délabrement est la suite d'une journée dont je 
vais avoir l'honneur de vous entretenir. 

Le bataillon, dans la retraite de l'armée, a constamment l'ait l'arrière-garde 
et c'est son artillerie qui a retenu l'ennemi ; mais les volontaires accablés de 
fatigue et de soif se sont vus obligés, pour servir plus fructueusement la chose 
publique, de jeter leurs havre-sacs et n'ont conservé que leurs armes, de ma- 
nière que le bataillon est resté avec ce qu'il avait sur le corps ; les équipages 
des officiers, ainsi que la caisse du bataillon, ont été pillés à l'abbaye Saint- 
fluislain où le bataillon a lutté toute la nuit contre les uhlans. 

Si quelque chose peut consoler le bataillon et faire oublier ces différentes 
pertes et les fatigues de cette malheureuse journée, c'est la justice que lui 
rendent tous ceux qui ont été à même de remarquer sa confiance en ses chefs 
et le l)on ordre de sa marche et sa fermeté dans l'attaque ; la lettre dont j'ai 
l'honneur de vous envoyer copie est une i)reuve de la gloire qu'il s'est 
acquise. 

J'oubliais de vous dire, Monsietu-, que dans ce désordre difficile à peindre, 
le bataillon, quoique barrasse de fatigue et de besoin, n'a pu voir sans peine 
qu'on eût abandonné sur la route une ])ièce de huit, et j)0ur rendre ce canon 
à la patrie dont les intérêts lui sont chers, il a ranimé ses forces et a traîné à 
bricole cette pièce jusqu'à Valenciennes. Le général instruit de cette action a 
promis qu'elle resterait au bataillon, et c'est une offrande que dans des temps 
plus tranquilles il se propose de faire à la capitale. 

Je ne suis entré dans tous ces détails. Monsieur, que parce que j'ai pensé 
qu'il était de mon devoir de vous rendre compte de la moindre de nos 
actions. 

Je ne terminerai pas cette lettre sans vous prier de joindre vos instances au 

1. Rapport de Biron, loc. cit. 

A la séance de rAssemblée législative du 20 août 1792, fut présentée une péti- 
tion d^^llaude Moxnot, vivandier à la suite du bataillon, « par laquelle il exposait 
que tous ses elîets avaient été pris par les ennemis ». La pétition, renvoyée au 
(loniité des secours, dit le procès-verbal, a été recherchée aux Archives natio- 
nales et na pu être retrouvée. 

2. Archives nationales, C 148, n° 241. 



224 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

conseil d'administration du bataillon pour accélérer l'envoi des habits et des 
effets cy-dessus. Cette fourniture lui est d'autant plus nécessaire que, sans elle, 
il lui sera impossible de continuer la campagne. Vous êtes son père, Mon- 
sieur, et il attend de votre tendresse que vous vous intéressiez de manière à 
ce qu'il soit réquipé le plus promptement possible. 

Je suis, etc. Malbrancu, 

Lieutenant-colonel comtnandant le 2* bataillon des gardes 
nationales volontaires de Paris. 

Copie de cette lettre fut transmise, le 16 mai, par Petion au 
ministre de la guerre, Servan : 

Je m'empresse. Monsieur, de vous faire passer copie de la lettre de 
M. Malbrancq, commandant le 2* bataillon des gardes nationales volontaires 
du département de Paris. Il est très instant de venir au secours des braves 
citoyens qui ont si courageusement défendu leur patrie. Il est honorable pour 
le trésor public de réparer les pertes qu'ils ont faites. Je conjure votre pa- 
triotisme de prendre cet objet en prompte considération. La municipalité 
vient de leur donner un témoignage de sa reconnaissance, mais il est très 
insuffisant. 

Le Maire de Paris, 
Petion. 

Le ministre de la guerre se hâta de satisfaire au désir du maire de 
Paris ; le 18 mai, il saisissait l'Assemblée législative de la question, 
demandant une subvention : 

Monsieur le Président, 

J'ai l'honneur de vous adresser une lettre que M. le maire de Paris m'a 
écrite le 16 mai ; j'y joins une copie de la lettre' écrite par M. d'Hérouville, 
adjoint aux adjudants généraux de l'armée du Nord, à M. Malbrancq, lieute- 
nant-colonel commandant le 2" bataillon des gardes nationales du départe- 
ment de Paris, et une copie de la lettre de M. Malbrancq à M. Petion. 

L'Assemblée nationale, Monsieur le Président, verra que le 2* bataillon 
de Paris a perdu dans la journée de Mons une grande partie de son équipe- 
ment, et qu'il lui manque dans ce moment huit cents chemises, huit cents 
paires de souliers et cinq cents paires de guêtres noires. La conduite pleine 
d'énergie que ce bataillon a tenue dans cette journée malheureuse, conduite 
qui lui a mérité les ai)])laudissements de l'Assemblée nationale, l'estime de la 
nation et de l'armée, inspireront sans doute au Corps législatif le désir de 
procurer à ce bataillon tous les objets qui lui sont nécessaires pour faire la 
campagne; mais, comme il est imjjossible que le trésor public pourvoie autre- 
ment que par forme d'avance aux pertes de cette nature, je vous prie_, Mon- 
sieur le Président, d'engager l'Assemblée nationale à autoriser le Pouvoir exé- 
cutif à faire à ce bataillon les avances qui lui sont nécessaires et qui pourront 

1. C'est celle dont Malhninci| p.irle <lans sa lettre à Petimi: voir ci-après. 



2« BATAILLON — AFFAIRE DE MONS 22S 

s'élever de 12 à 15,000 francs, et que le bataillon rétablira dans le trésor 
public par une retenue extraordinaire à la fin de la campagne. 

Je suis avec respect, Monsieur le Président, votre très humble et très obéis- 
sant serviteur. 

Servan. 

L'Assemblée nationale législative satisfit au désir qui lui était 
exprimé ; le lendemain, 19 mai, elle rendit en faveur des volontaires 
parisiens, très éprouvés, le décret suivant, qui fut sanctionné le 
23 mai : 

Considérant qu'il est instant de procurer au second bataillon de la garde 
nationale du département de Paris, les moyens de réparer les pertes qu'il a 
éprouvées en combattant glorieusement à la journée de Mons. 

Le Pouvoir exécutif est autorisé à faire remettre, à titre d'avance, au second 
bataillon des gardes nationales volontaires de Paris, une somme de 15,000 
livres, à la charge de faire rétablir cette somme dans le trésor public, au 
moyen d'une retenue extraordinaire qui sera faite audit bataillon à la fin de 
la campagne. 

Le bataillon était rentré dans un cantonnement à Marchiennes le 
1"' mai; il fut appelé de suite à Valenciennes par ordre du maréchal 
de Rochambeau * : 

Valenciennes, 2 mai 1792. 

J'ai l'honneur, Monsieur, de vous adresser ci-joint l'ordre de M. le maréchal 
de Rochambeau, et vous prie de vouloir bien m'en accuser réception. Il a saisi 
avec plaisir l'occasion de rapi)rocher de lui un bataillon qui jouit d'une aussi 
bonne réputation de conduite et de bravoure. 

L'adjoint aux adjudants généraux de l'armée du Nord, 

Hkrouville. 

Envoyé peu après à Landrecies, puis campé à Famars, le bataillon 
prit part, le 16 juin, à la tentative de Liickner sur Menin, combattit le 
28, lors de la retraite de Courtrai, et vint enfin occuper le camp de 
Maulde, formant brigade avec le l®"" bataillon de la Seine-Inférieure 
et le 1" du 45e régiment d'infanterie (ex-La Couronne). 

Durant son séjour au camp de Maulde, « le 2« bataillon de gardes 
nationaux de Paris s'est privé, pendant deux jours, de paie pour 
l'offrir aux veuves et orphelins de leurs frères, immolés dans la 
journée du 10 août », dit le maire de Paris, venant déposer, au nom 
du bataillon, sur le bureau de l'Assemblée nationale, « la somme de 
1,984 livres en argent ». L'Assemblée, en sa séance du 29 août *, dé- 

1. Archives nationales, C 148, n» 241. 

2. Procès-verbal imprimé, t. XIV, p. 31. . 

Tome I 15 



226 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PAIÎIS — 1791 

créta la mention honorable et l'envoi de l'extrait de son procès-verbal 
au 2« bataillon de Paris. 

Le bataillon concourait, les 15 et 30 août, à repousser les attaques 
de Beaulieu sur le camp, qu'il quitta pour se diriger, avec le corps 
du général Beurnonville, sur Grandpré. Il se trouva à la bataille 
de Valmy, le 20 septembre, et resta, après, au camp de Sainte- 
Menehould. 

A la formation de l'armée de la Belgique, il fut placé à la seconde 
colonne (Miranda), et, le 6 novembre, il combattait à Jemmapes à 
l'avant-garde de l'aile droite, et s'y fit remarquer*. Il suivit les opéra- 
tions en Belgique. Il occupa, au mois de janvier, la citadelle de Liège 
et se trouva à la fin de février 1793, fort de 465 hommes, à Heer, 
Reml et Vletighem ; il prit part au siège de Maëstricht et défendit, 
le 1*" mars, la redoute de Goslar à TafTaire d'Aldenhoven. Le siège 
de Maëstricht fut levé le 4 mars, et dans la retraite qui suivit Taffaire 
de Visé, près Liège, le bataillon fut bloqué jusqu'au 14 mars. Ce jour, 
à Saint-Tron, les troupes républicaines forcèrent l'enneuii à livrer pas- 
sage à la division qu'il tenait enfermée. Le 2« bataillon de Paris com- 
battit encore aux sanglantes affaires des 16, 18, 19, 20 et 22 mars, 
qui décidèrent l'évacuation de la Belgique. Toujours aux avant- 
postes, son pénible service lui causa des pertes très sensibles -. 

Lors de la trahison de Dumouriez, le commandant Gralien, «par 
une conduite adroite et républicaine », retira le bataillon du camp 
de Maulde ; il le conduisit à travers les bois jusqu'à Hecq-au-Pont. 
Là, il fit assembler les officiers et soldats ; il leur déclara ce dont il 
s'agissait, et le lendemain, à la pointe du jour, il fît battre la marche 
anglaise, signe de ralliement du bataillon, et se dirigea avec lui sur 
Douai, où il arriva le même jour ^. 

Ramené sous Valenciennes, le bataillon prit part aux divers com- 
bats qui marquèrent la période du 24 avril au 23 mai et se terminè- 
rent par le blocus des places du Nord qu'enveloppaient les Autri- 
chiens. Rentré bientôt en campagne, il se trouva à l'alTaire de l'ab- 
baye d'Anchin,près Douai, le 21 juin ; mais l'armée du Nord, épuisée 
par ses échecs, demeura sur la défensive. 

Houchard, nommé général en chef, eut mission de débloquer les 
places du Nord; les hostilités reprirent. Le bataillon se trouva alors 
sous les ordres du général Béru. 

i. Voir le rapport de Dampierre au !•' bataillon, ci-dessus p. 178. 

2. Lettre du Conseil d'administration du bataillon à la Gouunission de l'organi- 
sation et du mouvement des armées de terre (Arch. adm.de la (juerre, Vol. nat.) 

3. Archives administratives de la (juerre, dossier Graticn. 



2« BATAILLON — HONCQ ET MENIN 527 

Il conribaltit à Linselles le 18 août : 

Lorsque l'armée entière fut reiioussée du village, firatien rallia le demi- 
bataillon qu'il commandait, fit battre la oliarge et reprit, malgré les boulets et 
les balles, les redoutes en avant de Linselles, et entra presque à la moitié du 
village, d'où le bataillon aurait chassé les Anglais s'il eût été secouru, puisqu'il 
fit le feu contre les ennemis depuis 3 heures et qu'il ne cessa qu'à la nuit, 
heure à laquelle il fit une retraite tranquille n'ayant reçu aucun secours'. 

Cette conduite du 2" bataillon de Paris eut pour résultat, d'après 
une note des états de services du général Gratien, « d'empêcher 
l'armée anglo-hollandaise de poursuivre les corps français, en sou- 
tenant seul la charge et la tenant en échec jusqu'à la nuit ». 

Nouvelle affaire le 27 août, dite de Roncq, à laquelle le bataillon 
prit une part sérieuse que les rapports ofïiciels ne relatent malheu- 
reusement pas ; affaire sanglante, dans laquelle le 2^ bataillon de 
Paris subit des pertes cruelles. Ainsi, un détachement de canonniers, 
sous les ordres du lieutenant de Chavannes, composé de 13 hommes, 
en eut 9 tués ou blessés. Le bataillon avait concouru, sous les ordres 
du général Dupont, à l'attaque de Tourcoing, qui était la plus diniciie 
et qui fut des trois (Roncq, Tourcoing et Lannoy), la seule couronnée 
de succès. Il ne prit pas part aux journées d'Hondschoote, mais le 
13 septembre, à Menin, il méritait d'être cité dans les rap()orts. Le 
capitaine Lecrosnier^ comme le plus ancien capitaine, commandait 
le bataillon qui enleva les redoutes en avant de la ville. Les 1,500 
hollandais qui les défendaient, se rendirent, et l'on s'empara, en 
outre, de canons, qui furent menés le même jour à Lille. En cette 
affaire, le bataillon perdit 150 hommes '. 

UN DES REPRÉSENTANTS A L'ARMÉE DU NORD 
AU COMITÉ DE SALUT PUBLIC K 

A Menin, le 13 septembre 4793, 
l'an 11° de la République. 
Citoyens mes collègues. 

Le citoyen Bouchard a donné l'ordre pour que Menin fût attaqué le 13. 

1. Certificat des officiers, sous-officiers et soldats du 2° bataillon de Paris, dé- 
livré au général Gratien et daté de Wattignies, 18 octobre 1703 f/lrc/j. adm. de la 
guerre, dossier Gratien). 

Il existe aux Archives historiques de la guerre quatre rapports sur cette affaire 
de Linselles : trois datés du 19 août : Jourdan au général en chef, Béru au mi- 
nistre, le représentant Levasseur à la Convention ; un du 21 août, émanant de 
Bentabole ; mais ces rapports ne mentionnent pas la part prise au combat par 
les divers bataillons, 

2. Certificat à Gratien, du 18 octobre 1793, cité. 

3. Archives historiques de la guerre, Armées du \ord et des Ardennes. En 



228 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

L'armée de la République a pris Menin le 13. Rien ne peut résister à la valeur 
de nos troupes : c'est un torrent qui entraîne tout ce qui s'oppose à son 
passage. 

Wervicq a fait une grande résistance. Le camp sous Menin y avait fait filer 
des troupes. Ce poste enlevé, comme à l'ordinaire, au pas de charge et au cri 
de Vive la République, les troupes qui défendaient Menin, étourdies du coup 
que nous venions de porter à Wervicq, n'ont pu tenir, attaquées par la division 
que commandent les braves Béru, Macdonald et Dupont. Nous avons pris qua- 
rante pièces de canon et beaucoup d'effets de campement. Ces nouvelles se- 
ront bien agréables à la Bépublique ; je suis désolé de diminuer le plaisir 
qu'éprouve la Convention en lui apprenant que mon collègue [Châles] qui 
marchait à la tête de la colonne commandée par le général Dumesnil, a été 
blessé grièvement à la jambe par un éclat d'obus. J'étais à la tête de la co- 
lonne commandée par le brave général de Hédouville, j'ai été plus heureux. 

Le 2^ bataillon de Paris a fait des prodiges de valeur et le 4^ des 
Bataves ... 

Salut et fraternité. 

Levasseur. 

LE GÉNÉRAL BÉRU AU CITOYEN MINISTRE DE LA GUERRE ». 

Au quartier général de Menin, le 13 septembre, 
l'an II" de la République. 

Je vous rends compte, citoyen ministre, qu'ayant eu ordre du général en 
chef d'attaquer Menin pendant que le général de Hédouville attaquerait Wer- 
wicq, j'ai marché le 12 avec un cori)s de 10 à 11,000 hommes. Je me suis 
emparé de Roncq le môme jour, j'ai porté un corps de troupes sur Tourcoing 
pour appuyer ma droite contre les renforts que le camp de Citoing pourrait 
envoyer à Menin. Le général Macdonald s'est établi sur les hauteurs de 
Werwicq avec une brigade. Dans cette position où les troupes ont bivouaqué, 
j'ai attendu que le général de Hédouville fût arrivé à la même hauteur par la 
gauche de la Lys pour agir de concert. Son attaque sur Werwicq a commencé 
à sept heures du matin; mes batteries contre les retranchements d'Halluin ont 
joué bientôt après. Outre les troupes de Tourcoing qui devaient se porter sur 
Mouscron et la brigade du général Macdonald qui devait marcher par Bour- 
becke, j'avais à ma gauche et à ma droite deux colonnes dont l'objet était de 
déborder le village d'Halluin et d'occuper le passage par où l'ennemi aurait 
pu percer mon ordre de bataille. 

Les premières approches m'ont coûté environ deux heures de temps. Le feu 
du canon a été très vif départ et d'autre; l'ennemi avait l'avantage d'être 
couvert par des retranchements considérables et solides, disposés sur un 
terrain avantageux. La gauche ayant plié un instant, elle a été reformée et 
conduite à la charge sur les retranchements qu'elle a forcés. Toutes les 

original. Cette lettre est analysée seulement dans Aulard, Recueil des Actes du 
Comité de salut public, avec la Correspondance officielle des Représentants en 
mission, t. VI, p. 4C6. 

1. Archives historiques de la guerre, Armées du Nord et des Ardennes. Original 
non signé. 



2" BATAIF.LON — WATTIGNIES 229 

troupes se sont mises en mouvement au pas de charge dans le même temps; 
l'ennemi a disparu de ses redoutes, s'est précipité dans Menin et s'est enfui 
sur Bruges et Courtrai. Sa déroute a été telle qu'il a abandonné une quaran- 
taine de pièces de canon de tout calibre et des effets de tous genres en pro- 
portion; ce sont les premiers aperçus. Etant faible en troupes à cheval, je n'ai 
pu continuer la poursuite assez rapidement; avec quelques escadrons de plus, 
j'aurais pris la moitié de l'armée hollandaise. 

Le général de Hédouville est arrivé deux heures après à Menin avec ses 
troupes qui ont pris Werwicq. Un bataillon de grenadiers qui venait de Bour- 
becke se réfugier à Menin, a été fait en entier prisonnier sur les glacis de la 
place. Je compte avoir fait de 1,000 à 1,200 prisonniers de guerre, dont un 
général et plusieurs officiers supérieurs. Notre perte est de 3 à 400 hommes, 
tant tués que blessés, à l'affaire de Menin; celle des ennemis est beaucoup plus 
considérable. 

Je dois des éloges à la bravoure des troupes ; le 2^ bataillon de Paris y 
a surtout fait merveille 

J'attends de nouveaux ordres du général en chef. 

Le général de brigade. 

Les Archives historiques de la guerre possèdent également l'origi- 
nal de la lettre du général Béru au président de la Convention, de 
Menin, 13 septembre 1793, insérée au Moniteur (procès-verbal de la 
séance du 15), et dans laquelle le général déclare : « Le 2* bataillon 
de Paris, qui a souffert le plus, a mérité aussi les plus grands 
éloges. » 

Le bataillon faisait alors partie d'une 15® demi-brigade, dont la 
composition est inconnue. C'était une de ces demi -brigades formées 
par la réunion pure et simple de trois bataillons, selon les disposi- 
tions du décret du 21 février 1793. Elles n'eurent qu'une courte 
durée, sans laisser de traces effectives, l'amalgame ayant dû être 
opéré, au lieu d'un simple embrigadement (décret du 19 nivôse 
an II — 8 janvier 1794). 

Aux journées de Wattignies, le 2« bataillon de Paris faisait partie 
de la division Duquesnoy, brigade Gratien. Le 16 au matin, l'ennemi 
attaqua par la gauche avec des pièces du calibre de 17 et plus 
fort; il n'existait, pour répondre, que des pièces de 8, dont les 
chevaux furent tués et dont l'ennemi fît sauter les caissons. « Les 
boulets abattirent plusieurs hommes du bataillon. Le citoyen Talbot 
fut emporté, lui troisième, par un boulet. Il était impossible que le 
bataillon pût résister à l'ennemi, puisqu'il le battait avec des forces 
infiniment supérieures*. » C'est alors que Gratien le fit reculer de 
trois quarts de lieue, ce qui amena la suspension du général, par 

1. Certificat du 2» bataillon de Paris à Gratien, cité. 



230 LES VOLONTAIRES NATIONÂIX DE PAllIS - 1791 

Carnol, sur le champ de bataille et son remplacement par le général 
de brigade provisoire Thomas Sorlus. 

Après la victoire de Wattignies,le bataillon suivit la marche de l'ar- 
mée : on le trouve campé à Tirimont, terre d'empire, au 3 novembre 
1793; il y est encore le 18, 11 revint à Arras, où il est le 3 décembre. 
Peu après, il fut envoyé avec d'autres corps de l'armée du Nord, for- 
mant une division de 10,000 hommes, commandée par le général 
Duquesnoy, renforcer l'armée de POuesl, contre la grande insurrec- 
tion vendéenne. 

Le bataillon arriva à Vernon le 10 décembre, à Evreux, le 13, et 
rejoignit l'armée de l'Ouest. 

Voici, d'après le Tableau de tous les corps et bataillons qui ont 
formé la 58® demi-brigade de ligne, le 28 septembre 1796 ', les prin- 
cipales affaires auxquelles le 2° bataillon de Paris prit part. 

PRÉCIS HISTORIQUE 

DES CORPS ENTRÉS DANS LA COMPOSITION DE LA 67« DEMI-BRIGADE 
FORMÉE LE 1" GERMLNAL AN HI (21 MARS 1795). 

2« bataillon de Paris, formé le 20 juillet 1791. 

Dates, lieux et nature des affaires : 

28 avril Première affaire de Mens. 

16 juin Affaire de Menin. 

1792 { 20 septembre.... Bataille du camp de la Lune. 
8 octobre («ic) .. Bataille de Jemmapcs. 

30 novembre .... Bataille sous Liège. 

18 février Siège de Maëstricht. 

16 mars Bataille de Nerwinde. 

18, 19,20,21 et 22. Retraite de Nerwinde. 

1"^, 8, 9 mai Bataille du bois de Vicogne. 

1793 ( 27 juin Bataille de Roncq. 

23 juillet Bataille de Linselles. 

13 septembre. . . . Prise de Menin. 

H octobre Affaire du moulin de Wcrvicq. 

16 et 17 Bataille de Wattignics. 

1794 i 21 janvier Affaire du Pont-James, dans la Vendée. 

Le 2« bataillon de Paris ne prit pas seulement part au combat 
contre Charette, au Pont-James*, mais aussi à celui de La Châtai- 
gneraie contre Stofïlet, le 12 juillet 1794*. Il faisait partie de la 

i. Archives administratives de la guerre, Infanterie, 58» demi-brigade, an IX. 

2. Nom révolutionnaire de Saint-Colombin (Loire-Inférieure). 

3. D'après le rapport du général Bonnairc au général en chef Vimeux, du 
12 juillet 1794, aux Arch. hist. de la guerre, Armée de TOuest; cité par Savarv, 



2» BATAII-LON — VENDÉE 231 

brigade laissée à l'armée de l'Ouest, avec le général Bonnaire, tandis 
que le reste de la division Duquesnoy passait à l'armée des Côtes de 
Brest pour servir dans l'expédition contre les îles anglaises de la 
Manche, dont le projet fut abandonné. 

Sitôt après l'affaire de La Chateigneraie, le bataillon fut envoyé 
reprendre son rang à l'armée des Côtes de Brest et revint occuper 
Belle-Isle, où on le trouvait au mois de mai. Il est à Belle-lsle dès le 
30 juillet et séjourna successivement au Palais, à Sauzon et au camp 
de Locmaria. Les vides furent comblés le 6 août 1794 par deux cent 
quatre-vingt-seize jeunes gens de la première réquisition du district 
de Montfort-l'Amaury. 

Il occupa Belle-Isle jusque dans les premiers jours de février 1795. 
Bamené sur le continent, à Vannes, il fut employé à la poursuite de 
Chouans du Morbihan '. 

Le 21 mars 1795, il fut amalgamé avec le 1" bataillpn du 34* régi- 
ment d'infanterie (ci-devant Angouléme) et le H* de la Manche, pour 
former la 67» demi-brigade. 

Tués, blessés, disparus et prisonniers. 

Quoique les registres matricules du bataillon aient disparu trois 
fois, que les capitaines et les sergents-majors, qui avaient pu et pou- 
vaient encore les reconstituer, aient été tués, il a été par les soins du 
commandant et de quatre officiers appartenant au corps depuis l'o- 
rigine, établi un contrôle de signalement *, d'après lequel le relevé 
des pertes considérables éprouvées jusqu'au mois de novembre 1794 
a pu être dressé en grande partie. Quelques noms de prisonniers de 
guerre ont été, en outre, relevés sur des situations mensuelles qui 
subsistent. 

p. 24 du t. IV des Guerres de Vendée et des Chouans, et Ch.-L. Chassin, p. 530 
du t. IV de La Vendée patriote. 

« Le succès de l'airaire, dit le général Bonnaire, est dû aux commandants des 
bataillons du Bec d'Ambés et 2^ de Paris, qui, à l'aide du 3' de chasseurs à che- 
val et d'une partie de la gendarmerie, ont chargé impétueusement l'ennemi. Le 
camp s'est trouvé enveloppé par quatre mille hommes. Cent républicains ont été 
tués ou blessés. » 

1. D'après une lettre du quartier-maître du bataillon à la Commission de l'or- 
ganisation et du mouvement des armées de terre, 19 février 1195 (Arch. adm. 
de la guerre, Vol. Nat., 2* bataillon de Paris). 

2. Daprès la lettre du chef du 2» bataillon de Paris au chef de la 6* subdivision 
de la 2» division, 16 frimaire an III (6 décembre 1794) ; (Arch. adm. de la guerre, 
Vol. Nat.). 



232 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

30 avril 1792. — Saint-Guislain, près Mons. 

Beausec (Charles), volontaire, tué. 

PoTHiER (Jean-Louis), volontaire, prisonnier. 

2,8 juin 1192. — Retraite de Courtrai. 
Lecbosnier, capitaine, coup de feu à la jambe gauche. 

20 septembre 1792. — Valmy. 
DoNAT (Jean-Baptiste), blessé ; congédié le 20 avril 1793. 

6 novembre 1892. — Jemmapes. 

Tués. 

CouRCELLE (Alexandre), caporal. 
CoTEL (Pierre-Vincent), volontaire. 
Le BÈGUE (François), volontaire. 
BiNET, volontaire. 
Cousin (Guillaume), volontaire. 

Blessés. 

DuRiEux (NicoIas-Jean), caporal; mort à Valenciennes le l^"" décembre. 

Baud, jeune, canonnier, mort. 

RoLAiN (Sébastien), volontaire; congédié. 

Saussay (Pierre), volontaire ; congédié. 

Maiher (Pierre-Guillaume), volontaire, coup de biscaïen à la jambe droite ; mort 

peu de jours après. 
Bierry, volontaire; congédié. 
Daussy, volontaire, coup de feu au bras gauche. 
Juette (Nicolas-François), volontaire, coup de feu à la jambe gauche. 
Angot (Pierre), volontaire, coup de feu au bras droit. 

15 mars 1793. — Retraite de Belgique. 
Nicolle (Nicolas), volontaire, blessé; décédé à Valenciennes le 20. 

18 mars 1793. — Neerwinden. 
Samaran, lieutenant, blessé. 

20 mars 1793. — Retraite de Belgique. 

Petit (Jean), volontaire, disparu. 

Tourment (Louis-Joseph), volontaire, blessé et fait prisonnier. 
Bardin (Jean-Baptiste), grenadier, fait prisonnier le 21 mars 1793, s'est évadé 
et a rejoint le bataillon le 31 janvier 1795. 

/•■■ mai 1793. — Avant-postes d'Hasnon. 

CoMMEDON, volontaire, tué. 

Jamme (François-André), volontaire, tué. 

Bressan (Henry), grenadier, blessé; décédé le 2, à Douai. 



2« BATAILLON — PERTES 233 

Henry (Antoine-Martin), volontaire, blessé; congédié, 
Aluisset (Nicolas), volontaire, blessé; décédé. 
CharboniNEau (François), grenadier, blessé ; sans nouvelles depuis. 
FoLLiOT, grenadier, blessé ; décédé. 

8 mai 1793. — Hasnon, près Saint-Amand. 

Lecomte (Pierre), caporal, tué. 

Philippe, quartier-maître, coup de feu au bras droit. 

RoBBE (Claude-Pierre), caporal, coup de boulet qui lui emporta la jambe. 

12 mai 1793. — Avant-postes de DouaL 

L'Hermitte (Georges), volontaire, tué en découverte. 
Leroi (Jacques), volontaire, blessé ; décédé en juillet. 

18 août 1793. — Linselles. 

Prince (Antoine-François), caporal, tué. 

Noisière (Bertrand), canonnier, blessé ; décédé le 19 septembre. 

Berly (Charles-Augustin), grenadier, coup de feu à l'épaule gauche ; admis 

aux Invalides. 
Feron, blessé mortellement. 
Delor (J.), sergent-major de canonniers, disparu. 
Gaudest, capitaine de canonniers, quatre coups de baïonnette et un coup de 

feu; fait prisonnier. 
Marcognié (François), caporal de canonniers, prisonnier. 

27 août 1793. — Roncq. 
Tués. 

Fourreau (Pierre- Antoine), grenadier. 

Julien (Jean-Julien), grenadier. 

Dévely (Pierre-Louis-Antoine), volontaire. 

Blessés. 

VoNscHRiLTz (J.), scrgcut, coup de biscaïen au bras droit. 

Lebègue (François), grenadier; sans nouvelles depuis. 

Boisjean (Etienne-Jean), volontaire. 

Fontaine (Louis), volontaire. 

RiMBAULT (Jean-Pierre), volontaire, blessé à la main droite et au crâne. 

AuDiNOT, volontaire. 

Laine (Pierre), volontaire. 

Petitrieux (Michel), volontaire. 

Perrot (Antoine-Claude), volontaire ; décédé à Lille. 

RoussELET (Jean-Baptiste), volontaire, coup de feu au genou droit. 

Prisonniers. 

Masson (Joseph), grenadier; disparu. 

Rocher (René), volontaire; rentré le 28 mars 1795. 

GiROULT (Louis), volontaire ; rontré le 28 mars 1795. 



234 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

13 septembre 1793. — Menin. 

Tués. 

Cauvin, capitaine. 

Leclerc, lieutenant. 

Rabourdin (J.-C), sergent de grenadiers. 

Prunier (L.), sergent. 

MiOT (Louis-Joseph), caporal. 

RoMANET (Jean-Louis), grenadier. 

Creux (Jean-Louis), volontaire. 

Rrunoï (Jean-Claude), volontaire. 

Ledru (Ciiarles), volontaire. 

BiNET (Jean-Joseph), volontaire. 

Massé (Augustin), volontaire. 

Pellerin (Nicolas-Etienne), volontaire. 

Blessés. 

Lalande, capitaine ; mort le 15. 

Lecrosnier, capitaine, coup de biscaïen. 

LoLiKE, capitaine, contusion au bras droit. 

MoussiER (L.-M.), sergent, coup de feu à la cuisse gauche. 

PouGET (Yves), caporal; décédé des suites peu de temps après à Lille. 

Bertholet (Louis); caporal, décédé des suites peu de temps après à Lille. 

Laine (Amand), grenadier; décédé le 4 octobre à l'hôpital de Péronne. 

Caux (Charles), grenadier, coup de biscaïen au pied droit. 

HiLLAiR (François), volontaire; congédié en octobre 1794. 

DuFOUR (Xavier), volontaire, décédé le 8 octobre. 

BoNNOT (Laurent), volontaire ; décédé des suites peu de temps après à Lille. 

Grevin (Jacques), volontaire, coup de feu à la main droite ; admis aux Inva- 
lides. 

Poisson (Jean-Pierre-Anselme), volontaire, coup de biscaïen en travers du 
corps. 

BouGARAU (Jean), volontaire ; décédé. 

DuBREuiL, volontaire ; mort à Senlis. 

Laperelle (Henri-François), volontaire. 

Delaître (Louis-Denis), volontaire ; sans nouvelles depuis. 

Césard (Léonard), volontaire ; décédé à Lille. 

Strasforest (Sylvestre), volontaire ; sans nouvelles depuis. 

DuGOUR (Jean), volontaire; congédié. 

DuFOUR (Aimable), volontaire; congédié. 

Louvier (Nicolas-Jérôme), volontaire; décédé à Lille. 

Briodin (Nicolas), volontaire; décédé. 

Girard (Jean), volontaire; congédié. 

Pelletier (François), volontaire; décédé le 26. 

Roger, volontaire; sans nouvelles depuis. 

Baligny (Louis-Nicolas) ; volontaire, décédé. 

GuÉRiN (Charles), volontaire; décédé. 

DoLNET, volontaire; décédé. 

(ioujEON, volontaire; décédé à Lille. 



2* BATAILLON — PERTES 235 

Lebailly, volontaire; décédé. 

Legris (Guillaume), volontaire; décédé. 

Grel (Etienne), volontaire; sans nouvelles depuis. 

Remée (Martin), volontaire; décédé à Lille. 

MoN.MER (Jean-Paul), volontaire; décédé. 

Lâchasse, volontaire; sans nouvelles depuis. 

Ferron, volontaire; mort h Lille. 

Termsien (Baptiste), volontaire; mort le 7 octobre à Lille. 

DoucET (Jean-François), volontaire; décédé. 

PoiRET (Jean-François), volontaire; couj) de feu au bras droit. 

Baron, tambour, coup de l'eu à la jambe droite. 

Sageret (Etienne), tambour, coup de biscaïon. 

Masson (Jean-Baptiste), volontaire, coup de feu au pied droit. 

Août 1793. 

Tonneau (Nicolas), volontaire, tue en découverte aux avant-postes de Lille. 
Laurent (Louis-Léonard), volontaire, blessé mortellement. 

26 septembre 1793. 
ViÉE (Jean-Antoine), volontaire, blessé en découverte ; décédé à Lille. 

16 octobre 1793. — Wattignies. 

Tués. 
Talbot (H.), sergent-major. 
Godechèvre (V.-P.), sergent. 
Bataille (Charles), volontaire. 
Letaneau (Ambroise), volontaire. 

Blessés. 
Ghapsal (Pierre), caporal, blessé au visage. 
Charles (René), caporal. 

Cailhot (Jean-Baptiste), volontaire; mort aux Invalides. 
Pui'ÉRAT (Joseph), volontaire ; admis aux Invalides. 
Jacquot (Jean-Baptiste), volontaire; décédé à Saint-Quentin. 
Leval (Louis), volontaire; admis aux Invalides. 
Gauvin, volontaire ; décédé. 
Vigier, volontaire ; congédié. 

Rapilly (Louis-François), volontaire, coup de baïonnette au bras droit; 
congédié. 

Janvier 1794. — Vendée. . 
ScHMiTT (Jean), volontaire, perdu sur la ligne des tirailleurs. 

22 janvier I79i. — Vendée. 
Blozier (Alexis), volontaire, égaré en tirailleur. 

26 janvier 4794. — Vendée. 
Rouiller, volontaire, égaré en lirailleurs. 



236 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS - 1791 

10 février 41 9i. — Pont-James. 

JoussERAND (P.), Sergent, tué. 

Marniot (François), volontaire, tué. 

Bretmosser (Jacques), volontaire, tué. 

Frenelle (Joseph), volontaire, tué. 

CouRSONNOis (Jean-François), volontaire, perdu en tirailleur. 

Calandos (Guillaume), volontaire, perdu en tirailleur. 

CoLLOT (François), volontaire, perdu en tirailleur. 

Amoche, capitaine de grenadiers, coup de feu à l'avant-bras gauche. 

21 février 1794. — Cholet. 

Meunier (Pierre), caporal, tué. 
Dieu (Jean-Baptiste), volontaire, tué. 
AuBRY (Antoine), volontaire, tué. 

24 février 1794. — Vendée. 
Pascal (Marin), volontaire, perdu en tirailleur. 

8 mars 1793. — Bignan, près Locminé. 

Le Chaptois, lieutenant, tué. 
Lambert (Jean-François), caporal, tué. 
Cousin (Jean-Charles), volontaire, tué. 
Delombre (Antoine), volontaire, tué. 

En outre : 

LÉpiNE (Claude), volontaire, tué par les Chouans en rejoignant le corps, en 
novembre 1794. 

Laine (René), etMAiLiioT (Gilbert), volontaires, réformés le 6 octobre 1794 pour 
blessures reçues à l'ennemi. 

Grossin (Jean-Baptiste), volontaire, tué par les Chouans sur la route de Pon- 
tivy à Locminé, le 30 mai 1795. 

Masson (Jean-Baptiste), volontaire, congédié pour blessures le 28 octobre 1795. 

Colard (Philippe), sergent, congédié pour blessure de guerre le 1" jan- 
vier 1793. 

Grandjean, volontaire, noyé par accident, à Mortagne (Nord), le 9 juillet 1792. 
Brunot (Pierre), canonnier, tué à la manœuvre du canon, en avril 1793. 
Lasausse (Laurent), volontaire, pris par les Chouans, près Locminé, le 9 mai 
1795, et fusillé par eux, 

Omont, volontaire, blessé à Thuin-sur-Sambre, le 3 novembre 1793, par sa 

giberne qui a été brûlée ; sans nouvelles depuis. 
Daubonne (Victor), sergent, tué par accident par des bourgeois à Rethel, le 

16 septembre 1792. 

BuLON (Louis-François), mort de blessures reçues à Hennebont, le 12 juin 1795. 
Boisseau (Louis), volontaire, mort de blessures à l'hôpital de Vannes, le 
24 août 1795. 



2« BATAILLON — ÉTATS DE SERVICES 237 

ÉTATS DE SERVICE 

D'OFFICIERS, SOUS-OFFICIERS ET SOLDATS. 



ÉTAT-MAJOR. 

Lieutenants-colonels. 

Voici le certificat de la nomination du premier commandant du 
2« bataillon de Paris ; une pièce semblable était remise à tous les 
officiers. 

2- BATAILLON DÉPARTEMENT DE PARIS 

VOLONTAIRES DE LA GARDE NATIONALE 
Deslinés à la défense des frontières. 

Nous Administrateurs du Département, nommés par le Directoire, en 
exécution de la Loi du 21 juin 1791, Commissaires pour la formation des 
Bataillons de la Garde Nationale destinés à la défense des Frontières, attes- 
tons que M. Honoré-Alexandre Hacquin a été nommé au scrutin, suivant les 
formes prescrites, lieutenant-colonel du premier (sic) Bataillon des Volontaires 
de la Garde Nationale du Département de Paris. 

Fait au Département, le 26 septembre 1791. 

Les Commissaires du Département, 

Lefèvre-Dormesson ; Treil-Pardailhan. 

Hacquin (Honoré- Alexandre) , de Juilly (Seine-et-Marne), né 
en 1742. 

Gendarme de la Reine en i7S9 et 1760; attaché à la Maison du roi en 1771 ; 
secrétaire général du Conseil, garde des archives de l'École militaire en t780; 
capitaine au 9^ bataillon, 5" division, de la garde nationale de Paris en 1789; 
électeur et membre du conseil général, de la commune de Paris en 1790 ; 
commandant de son bataillon en février 1791. 

Lieutenant-colonel en chef du 2« bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; chef du 
14« bataillon d'infanterie légère, 1^'' janvier 1792 ; était à Jemmapes, à la prise 
de Bruxelles, à Tirlemont, etc. ; nommé adjudant-général chef de brigade par 
le général Dampierre le 14 avril 1793, il fut employé comme chef d'état-major 
des trois divisions, réunies sous Maubeuge, qui se joignirent aux armées des 



238 LKS VOLONTAIRES NATIONÂl'X DE l»AIUS — 17<)i 

Ardennes et de la Moselle, sous Charleroi, pour former l'armée de Sambrc et 
Meuse; général de brigade nommé parles représentants Gaston et Laurent, le 
15 juillet 1794, il fut major général de tranchée aux sièges de Quesnoy, de Va- 
lenciennes, et de Condé. A la tête d'une division, il força le passage de l'Aywaille 
et de la Roer, enleva plusieurs drapeaux, étendards et pièces de canon et fit 
600 à 700 prisonniers. En récompense, il fut nommé général de division le 
28 décembre 1794. Il servit alors successivement aux armées des Pyrénées- 
Orientales, d'Italie, de Mayence, jusqu'en 1800 ; membre du conseil général 
de Versailles et président du conseil du 3^ arrondissement de Seine-et-Oise, 
1800; député au Corps législatif, 1810; retraité, 1811 ; le général Haquin est 
décédé à Paris, le 20 janvier 1821. 

Malbrancq (Philippe-Joseph), de Choques (Pas-de-Calais), 41 ans. 

Soldat au régiment de Berry en 1768 ; sergent en 1776; congédié en 1777 ; 
soldat aux gardes françaises en 1780; congédié en 1786, il était entré dans la 
prévôté de l'Hôtel. 

Sous-lieutenant de grenadiers au 2® bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; capi- 
taine de grenadiers, 8 novembre 1791 ; lieutenant-colonel en chef, 7 jan- 
vier 1792; blessé en Vendée. Général de brigade, 2 mars 1794, il fut employé 
à l'armée du Nord; non compris dans l'organisation de 179a, il cessa ses ser- 
vices, mais fut rappelé en 1796 et envoyé à l'armée des Côtes de l'Océan. Ré- 
formé à nouveau, 1797, le général se retira dans le Nord, devint commandant 
de la l""" cohorte de la 12« légion de la garde nationale de ce département, 
prit part, en 1809, à la tète de la 2« légion bis du Nord, à la défense de Wal- 
cheren et de Cadzand, et fut retraité en 1810. II est décédé à Lille, le 
27 juin 1823. 

Le général Malbrancq est l'auteur de quelques pièces de théâtre : La Sur- 
prise des Chouans dans la nuit du 19 au 20 floréal, deux actes, en vers, 
imprimerie de l'armée, 1796; La Surprise des hommes égarés, fait histo- 
rique, quatre actes, en vers, 1797 ; La liepentance inutile du prévaricateur 
ou la Retraite préméditée de l'an /«' de la République française, cinq actes, 
en vers, 1800; Le Vrai patriote, trois actes, en vers, 1800. (D'après Gukrard, 
France littéraire, t. V, p. 459-460.) 

■ Observations^ du citoyen Malbrancq, chef du 2" bataillon de Paris. 

J'ai instruit moi seul mon bataillon. 

J'ai fait faire une retraite glorieuse au bataillon à la première affaire de 
Mons. Ce jour-là, j'ai ramené une pièce de 8, abandonnée avec les tambours 
depuis Quiévrain jusqu'à Valenciennes. 

J'ai commandé mon bataillon à l'affaire du 20, à Sainte-Menehould. 

J'ai commandé seul mon bataillon à l'affaire de Jemmapes ; idem à l'affaire 
de Liège. 

1. Ces observations ont été présentées pour Malbrancq lors de la promotion de 
Gratien, chef en 2», au prade de général de brigade ; Malbrancq croyait que son 
subordonné avait été nounné à sa place, avec son titre de commandant du 
2« bataillon de Paris, et à son détriment. C'était bien Gratien que l'on voulait 
nommer, et la nomination fut maintenue ; mais on décida d'élever en grade 
Malbrancq, lorsque les circonstances le permettraient. 



2« BATAILLON — ETATS DE SERVICES 239 

J'ai commandé six bataillons an siège de Maestricht; à la' levée du siège, 
j'ai sauvé plusieurs pièces de siège, bombes et boulets. 

Par des ordres retardés, j'ai fait faire une contre -marche aux six batail- 
lons, afin de n'être pas coupé par l'ennemi, pour me rendre sur les hauteurs de 
Visé. Dans cette malheureuse retraite, j'ai commandé mon bataillon jjour nous 
débloquer entre Liège et Saint-Tron. 

J'ai commandé mon bataillon dans l'intrépide affaire de Tirlemont. 

Etant en France , je me suis rendu un des premiers avec mon bataillon 
sous les drapeaux de la Républiciue, lors de la trahison de Dumouriez. 

J'ai commandé mon bataillon dans plusieurs attaques réelles et simulées à 
Millonfosse, sous Saint-Amand. J'ai commandé seul en qualité de commandant 
temporaire à Marchicnnes, Saint-Amand et Lalaing, avant-postes de Douai. 

J'ai commandé seul mon bataillon dans la petite affaire à l'abbaye d'An- 
chin, oîi j'ai fait prisonniers un major et huit prussiens, tué ou blessé plusieurs 
autres. 

J'ai commandé trois bataillons à la vigoureuse affaire de Linselles et à une 
petite affaire à Roubaix. J'ai commandé l'avant-poste de Rlaton et plusieurs 
fois repoussé l'ennemi. 

Je viens de commander mon bataillon <à la dernière affaire de Menin, où 
j'ai malheureusement perdu deux cents républicains pour favoriser la prise de 
quantité de pièces de canon. 

MALBRANcy, chef du 2® bataillon de Paris. » 

Je certifie que le citoyen Malbrancq. chef du 2" bataillon de Paris, est un 
des meilleurs tacticiens de l'armée du Nord, et que le bataillon qu'il com- 
mande est du nombre de ceux qui sont les modèles de l'armée, tant pour le 
maniement des armes que pour les grandes manœuvres, et qu'il s'est toujours 
distingué en combattant pour l'intérêt de la Patrie. 

Au camp de la Madclaine, le 17 septembre 1793, l'an H** de la République 
Française, une et indivisible. 

Rkhu'. 

Gratien (Pierre-Guillaume), de Paris, 27 ans. 

Dragon au régiment Dauphin en 1787 ; lieutenant de grenadiers au batail- 
lon des Enfants-Rouges, de la garde nationale parisienne en 1789, et capitaine 
en 1790. 

Capitaine au 2'' bataillon de Paris, 26 septembre 1791 ; lieutenant-colonel 
en second, 8 janvier 1792. Il résista énergiquement avec son bataillon à Quié- 
vrain, 30 avril 1792 ; il reprit à l'affaire de Linselles, le 16 août 1793, les 
redoutes en avant du village, dont il chassa les Anglais, et fut nommé pour ce 
fait général de brigade, 3 septembre 1793. Sus])eudu, au moment d'une fausse 
manœuvre, sur le champ de bataille de ^Vattignies, par Carnot, qui prit le 
commandement de sa colonne, Gratien fut traduit devant le tribunal révolu- 
tionnaire du Pas-de-Calais et acquitté. Employé aux armées des Côtes de 
Cherbourg, de Rrest, puis de l'Océan, en 1795-1797, il fit partie de l'expé- 
dition d'Irlande et suivit Hoche à l'année de Sambre-et-Meuse. Après avoir 

1. Archives admiyiistralives de la guerre, dossier Malbrancq géuéraux de bri- 
gade, n» 447. 



240 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

servi successivement aux armées d'Allemagne, d'Angleterre et de Batavie, 
et encore de l'Ouest en 1800 et 18G1, Gratien passa au service de Hollande 
en 1806, et y deviat lieutenant-général. Rentré au service de France en 1809, 
et employé en Espagne, il s'y distingua dans plusieurs occasions; fut appelé 
à la Grande Armée en 1812, blessé à LaMoskowa et nommé général de divi- 
sion, 23 septembre 1812. Attaché à l'armée d'Italie en 1813, il combattit avec 
vigueur à Willach, à Bassano, à Caldiéro, au Mincio, à Parme, fut blessé le 
16 octobre 1813 et mourut à Plaisance, le 24 avril 1814, à la suite d'une 
courte maladie. 

Le général Gratien était baron de l'Empire, commandant de la Légion 
d'honneur et de l'ordre de la Réunion, et grand'croix du Danebrog. — Son 
nom est inscrit au côté Nord de l'Arc de Triomphe de l'Etoile. 

Deschamps (François-Benjamin), de Paris, 38 ans. 

Soldat aux régiments d'infanterie de Normandie et de Neustrie, de 1770 
à 1778 ; commandant en second les citoyens du district de Saint-Nicolas-des- 
Ghamps durant la période insurrectionnelle de juillet 1789; il passa sous-lieu- 
tenant dans la garde nationale; capitaine de chasseurs en 1790. 

Capitaine au 2° bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; chef du bataillon, 
2 mars 1794. Il fut admis aux Invalides, 23 octobre 179S, et y mourut des 
suites des fatigues de la guerre. 

Adjudants-majors. 

MoNTSERRAZ (Pierre), né à Albertville (Savoie), 33 ans. 

Capitaine de grenadiers au bataillon des Carmélites. 

Lieutenant au 2^ bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; capitaine, 8 août 1791 ; 
adjudant-major, 14 août 1791 ; lieutenant au 12« bataillon de chasseurs, 9 juillet 
1792 ; chef de bataillon, 1794; chef de la 29" demi-brigade de ligne, 1800; 
■^, 1803 ; 0, •^, 1804 ; colonel des grenadiers à pied de la garde royale napo- 
litaine, 1806 ; général de brigade, 1807; retraité du service de Naples comme 
lieutenant général, 1811 ; rentré au service de France comme colonel, 1818 ; 
décédé à Meudon, 1820. 

Crétaine (Louis-Marie), de Bergheim (Hesse), 30 ans. 

Enfant du corps au régiment de dragons de Lorraine ; enrôlé au régiment 
d'Anjou en 1778 ; congédié en 1790. 

Sergent au 2» bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; adjudant, 9 octobre 1791 ; 
adjudant-major, 26 juillet 1792 ; passé à la 58* demi-brigade, 1797 ; retiré 
pour infirmités, 1800. 

Quartier-maître trésorier. 

PniLiPPE (Henry), de Paris, 33 ans. 

Soldat au régiment de Monsieur, de 1777 à 1782. 

Sergent-major au 2" bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; quartier-maître, 



2° BATA1LI>0N — ÉTATS DE SEUVICES 2.41 

9 octobre 1791; blessé à Hasuoii, capitaine à la 07" demi -brigade, 1795; 
adjudant de place à Rennes, 1800; passé au 122", 1807; blessé et prisonnier 
à Baylen, 1808 ; rendu, mars 1813; blessé et prisonnier à Leipzig ; rentré en 
1814; retraité, 1816; décédé, !«"• novembre 1823. 

Chirurgien-major. 

Dauby (Jean-Marc), de Saint-Girons, 53 ans. 

Docteur en médecine de la faculté de Montpellier, membre de l'Académie 
des sciences de Toulouse. Aide-major aux dragons de Noailles en 1778 ; cbi- 
rurgien-major de la garde nationale parisienne soldée, en 1789, et des trois 
bataillons de la formation de 1791. 

Attaché au 2° bataillon, 20 juillet 1791 ; passé à la 67° demi-brigade, 1795 ; 
retraité de la 58«, 1801. 

Aumônier. 

Broutin (Pierre-Lambert), de Gouves (Pas-de-Calais), 24 ans. 

Aumônier, 23 avril 1792. A quitté le bataillon à la fin de 1793, lors de la sup- 
pression de l'exercice extérieur des cultes. 



PETIT ÉTAT-MAJOR. 

HuGUET (Balthazar). 

Sergent, 20 juillet 1791 ; sergent-major, 25 janvier 1792; adjudant, 27 juil- 
let 1792 ; passé dans les charrois, 5 janvier 1793. 

Absille (Bernard-Jacob), de Paris, 29 ans. 

Soldat au régiment de Soissonnais, de 1780 à 1789 ; ca|)oral dans la garde 
nationale parisienne. 

Caporal au 2« bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; sergent, 25 juin 1792 ; 
adjudant, G janvier 1793 ; rang de sous-lieutenant, 28 septembre 1793; lieute- 
nant, 6 avril 1794; passé à la 58« demi-brigade; mort de blessures reçues sur 
le Desaix au combat naval du 6 juillet 1801 dans la baie d'Algésiras. 

Gambard (Jacques), d'Aix-la-Chapelle, 29 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791 ; caporal, 10 janvier 1792 ; sergent, 10 avril 1792 ; 
adjudant, 6 avril 1794; rang de sous-lieulenant, 7 avril 1794; passé à la 67® 
demi-brigade, 1795; non compris dans la formation de la 58». 

Veron (Dominique). 

Sergent au régiment suisse de Chàteauvieux.' 

Instructeur au 2° bataillon de Paris, 26 mai 1793 ; démissionnaire, 11 sep- 
tembre t794. 

Tome I 16 



242 LES VOLO.NTAIHES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

Barnou (Louis-Henry), de Paris, 24 ans. 

Soldat au rôgimont do Ponthiôvro, 178:5 ; passé dans la garde nationale 
parisienne soldée, 1789. 

Volontaire au 2» bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; tambour-major, 12 août 
1791 ; sous-lieutenant, 22 décembre 179a ; passé dans la 58« demi-brigade, 
1797 ; décédé à Saint-Denis (Seine), 22 mars 1803. 

Bouvier (Toussaint), de Givet, 54 ans. 

Soldat au régiment d'Orléans, 17SS ; dans la garde do Paris, 1780 ; volon- 
taire dans la garde nationale parisienne, 1789. 

Tambour au 2" bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; tambour-maître, i^' avril 
1793; sergent, 6 avril 1794; parti, 179G. 

Manceaux (François-Gérard), de Paris, 56 ans. 

Ancien soldat au régiment d'Aquitaine (Infanterie), 

Grenadier au 2» bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; maître armurier, 16 août 

1791 ; sergent, 25 septembre 1792 ; sous-lieutenant, 22 novembre 1792 ; lieu- 
tenant, 11 décembre 1792; passé à la 67* demi-brigade, 1795; non compris 
dans la formation de la 58°, 1797. 

Garnier (François), de Mirebeau (Vienne), 28 ans. 
Canonnier, 6 avril 1792 ; chef armurier, 14 octobre 1794. 

Olier (Claude), de Lyon, 49 ans. 

Maître tailleur, 8 janvier 1793; congédié, 1796. 

Tournois (Christophe), de Thicourt (Moselle), 30 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791 ; caporal, 10 octobre 1792 ; sergent, 20 décembre 

1792 ; chef cordonnier, 14 octobre 1794 ; congédié, 1801, 



OFFICIERS DES COMPAGNIES. 

Capitaines, 

Amocue (Louis), de Paris, 24 ans. 

Dragon au régiment d'Orléans, de 1785 à 1788 ; capitaine dans la garde 
nationale parisienne, en 1789, • 

Sergent de grenadiers au 2« bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; sous-lieule- 
nanl, 8 novembre 1791 ; lieutenant, 8 janvier 1792; cai»itainc de grenadiers, 
11 décembre 1792; blessé au Pont-James ; passé à la 58<: demi-])rigade ; blessé 
et j)risonnier à Trafalgar ; commandant la 2« compagnie de pionniers blancs, 
1806 ; réformé, 1807. 

Arouard (Louis-Henry), de Paris, 50 ans. 

Milicien, 1766 ; soldai au régiment d'Artois, de 1768 à 1776. 



I 



2e BATAILLON — ÉTATS DE SERVICES 243 

Capitaine au 2» bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; capitaine à la G6« com- 
pagnie de vétérans, 1796; réformé, 1800; retraité, 1811; admis aux Inva- 
lides, 1815. 

BUDLOT. 

Capitaine de canonniers, 20 juillet 1791 ; émigré, 13 décembre 1791. 

Cattinet (Pierre), de Paris, 49 ans. 

Milicien au bataillon de Lille en 1764 ; incorporé dans le régiment do La 
Marine; congédié en 1770 ; entré aux gardes françaises en 1772; caporal en 
1779 ; congédié en 1788. 

Lieutenant, 20 juillet 1791; capitaine, 28 janvier 1792; ])assé au 12« ba- 
taillon (le la formation d'Orléans, mai 1793, et nommé commandant en second 
du bataillon ; tué au combat de Châlillon, le 11 octobre 1793. 

Sa femme, né(! Catherine Plouin, l'avait suivi à l'armée, luibillée en 
homme et montant un cheval qui lui appartenait '. 

Gauvin (Jean-Joseph), de Paris, 23 ans. 

Lieutenant, 20 juillet 179! ; capitaine, 10 janvier 1792 ; tué à Menin, 13 sep- 
tembre 1793. 

CnAVANNES DE La GiRAUDiÈRE (Glaudc-Âlexis de), (le Lyon, 23 ans. 

Employé dans l'Administration des colonies à la .Martinique; destitué par 
Béhague; passé en France et arrivé à Paris, 10 juillet 1791. 

Canonnier au 2^ bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; caporal, 13 août 1791 ; 
sergent-major, 7 janvier 1792; 2^ lieutenant, 18 mars 1793; \" lieutenant, 
12 mai 1793; capitaine en second, 13 août 1793 ; |)assé au |)arc d'artillerie de 
l'armée du Nord, 13 mars 1794 et détaché à la 43" demi-brigade; capitaine 
commandant d'une compagnie de canonniers volontaires destinée à passer aux 
colonies, 1795; commandant l'artillerie de l'île de Cadzand, 1796, puis à 
Flessingue, 1798 ; congédié, 1799, ayant été nommé commissaire du Direc- 
toire exécutif près l'administration du canton d'Isindick ; procureur impérial 
à Leyde ; chevalier de l'ordre de la Réunion pour avoir sauvé Leyde de la 
dévastation et du pillage, 1813 ; chef de cohorte de la garde nationale de Fles- 
singue, 1814 ; procureur du roi à Coulommicrs, 1813. Retraité comnie juge de 
paix à Saint-Gcrmain-en-Laye, 1832. 

GnoLE. 

Capitaine, 20 juillet 1791 ; démissionnaire par suite d'infirmités, 8 août 1791. 

Glouet. 

Capitaine de grenadiers, 20 juillet 1791 ; démissionnaire, 7 novembre 1791, 
pour reprendre ses fonctions de directeur des poudres et salpêtres à l'arsenal 
de Paris. 

1. Certificat, pour servir de passeport, du conseil d'administration du 12' ba- 
taillon d'Orléans, camp sous Bressuire, le lu octobre 1793. 



244 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS -^ 1791 

Desnoyez (Gilles), de Paris, 25 ans. 

Soldat au régiment de Vivarais, de 1781 à 1789 ; volontaire dans la garde 
nationale de Paris. 

Lieutenant au 2« bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ;• capitaine, 14 septembre 
4793; chef de bataillon aux chasseurs à pied de la garde impériale, 1804; 
*; retraité, 1809. 

DuvAL (Charles-Nicolas), de Paris, 30 ans. 

Soldat au régiment colonial de l'île de France, de 1779 à 1785 ; au régiment 
de l'île Bourbon, de 178b à 1788 ; lieutenant dans la garde nationale de Paris, 
en 1790, 

Sous-lieutenant au 2" bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; lieutenant, 9 mai 
1793 ; capitaine, 2 mars 1794; passé à la G7* demi-brigade. Les renseigne- 
ments ultérieurs font défaut. 

FiLLio (Jean-Baptiste), de Paris. 

Capitaine, 20 juillet 1791 ; passé comme lieutenant au 14^ bataillon d'infan- 
terie légère, 28 janvier 1792; démissionnaire, 12 novembre 1792. 

Gaudest (Martin-François), de Paris, 28 ans. 

Caporal dans rartilleric volontaire parisienne. 

Sergent-major de canonniers au 2® bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; capi- 
taine, 18 décembre 1791 ; capitaine commandant, 13 août 1793; prisonnier de 
guerre à Linselles, 18 août 1793; rentré, 1795; admis aux Invalides, 1796; 
capitaine de canonniers vétérans, 1800; »{*> 1820; retraité et chef de bataillon 
honoraire d'artillerie, 1828. 

HuGUET (Richard- Vincent), de Paris, 36 ans. 

Sous-lieutenant dans la garde nationale parisienne. 

Sous-lieutenant au 2» bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; lieutenant, 8 août 
1791 ; capitaine, 15 août 1791 ; successivement, aux 67» et 58* demi-brigades ; 
employé à la Guadeloupe, 1798 ; chef de bataillon provisoire, 1799; rentré en 
France et placé capitaine au 66*, 1805; chef de bataillon au l^'' léger, 1806; 
blessé à Strongoli et devant Presbourg; iftî, 1809; retraité, 1811. Commandant 
la compagnie de réserve du Trasimène, 1812-1814. 

Lacroix. 

Capitaine, 20 juillet 1791 ; démissionnaire, 25 janvier 1792. 

Lagier (Claude-Joseph), de Miéry (Jura), 30 ans. 

Soldat dans les grenadiers royaux, puis dans Navarre, 1780-1788 ; canonnier 
dans la compagnie de la Bastille, 1789. 

Caporal de canonniers au 2» bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; sergent, 
12 décembre 1791 ; sergent-major, 12 mai 1793; sons-Iieutenanl, 13 août 
1793 ; capitaine commandant, 4 avril 1794 ; lieutenant au 3* bataillon de 



2e BATAILI.ON — ÉTATS DE SERVICES 245 

chasseurs Francs, 1797 ; capitaine, 1800 ; reformé de la 13" demi-brigade de 
ligne, 1802. 

Lalande (James), de Paris, 24 ans. 

Sous-lieutenant, 20 juillet 1791 ; capitaine, 2S janvier 1792; décédé, 15 sep- 
tembre 1793, de blessures reçues, le 13, à l'affaire de Menin. 

Lecrosnier (Louis-Claude), né à Paris, 21 ans. 

Capitaine aide-major dans la garde nationale parisienne soldée. 

Capitaine au 2« bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; adjoint aux adjudants 
généraux, 22 décembre 1793 ; aide-de-camp des généraux Jacob, Malbrancq 
et Clarke; capitaine de gendarmerie, 1801 ; ifit ; chef d'escadron, 1808; co- 
lonel, 1813 ; ijU ; retraité, 1832. 

LoLiÉE (Barthélemy-Henry), de Paris, 31 ans. 

Procureur à la Chambre des Comptes de Paris ; capitaine provisoire au ba- 
taillon de Saint-Martin-des-Champs, garde nationale parisienne, 13 juillet 1789 ; 
lieutenant, août 1789 ; capitaine de chasseurs, 8 janvier 1790. 

Capitaine au 2* bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; aide-de-camp du général 
Gratien, 3 octobrc-15 novembre 1793 ; chef de bataillon à la 67= demi-brigade, 
1795 ; surnuméraire à la 58*, 1796 ; chef de brigade de la 110« demi-brigade, 
1798 ; retraité pour surdité, 1802. 

Perin (Joseph-Nicolas), de Paris, 23 ans. 

Volontaire à la légion du Châtelet en 1789, 

Lieutenant de canonniers au 2* bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; capitaine 
commandant, 13 août 1793 ; passé au parc d'artillerie de l'armée du Nord, 
13 mars 1794 ; passé la légion de police, 4 octobre 1795 ; démissionnaire, 
ler mai 1796. 

PÉTEiL (Arthur-Charles-Marie), né à Paris, 21 ans. 

Lieutenant, 20 juillet 1791 ; capitaine, 16 septembre 1793 ; passé à la 58« 
demi-brigade, 1797 ; 'ff, 1804 ; chef de bataillon au 55" de ligne, 1808 ; blessé 
à Waron en 1799, et à Campillos en 1812 ; lieutenant-colonel du 29« léger, 
1813; commandant d'armes, 1814; ♦, 1820; retraité, 1821. 

PoTEL (Pierre), de Paris, 2o ans. 

Lieutenant, 20 juillet 1791 ; capitaine, 8 janvier 1792 ; passé au 7* hussards, 
H décembre 1792, Les renseignements ultérieurs font défaut. 

Roger (Louis-François), de Saint-Gobain, 35 ans. 

Volontaire dans la garde nationale parisienne en 1789, 

Volontaire au 2e bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; caporal, 6 août 1791 ; 
sergent, 14 août 1791 ; sergent-major, 15 octobre 1791 ; lieutenant, 28 janvier 
1792; capitaine, 12 octoÎTo 1793; réfornK' avec traitement. 



246 LES VOLONTAIRES NATIONAUX UE PARIS — 1791 

Lieutenants. 

Bethmont (Jean-Pierre), de Paris, 26 ans. 

Volontaire dans la garde nationale de Paris en 1789. 

Volontaire au 2« bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; caporaf, 14 août 1791 ; 
sergent, 15 octobre 1791 ; sous-lieutenant, l"' février 1792 ; lieutenant, 13 sep- 
tembre 1793 ; ])assé à la 67« demi-brigade, 179;j ; sans autres renseignements. 

BoGNiOL (François-Pierre), de Paris, 35 ans. 

Volontaire au bataillon de Montreuil, 10 octobre 1789. 

Canonnier au 2« bataillon de Paris, 19 février 1792; fourrier, 10 août 1792 
sergent, 13 août 1792 ; sergent-major, 13 mars 1794 ; lieutenant, 4 avril 1794 
passé à la 11" compagnie de canonniers de la 13» division militaire, 1801 
réformé, 1808. 

BoYER (Gabriel-Etienne), de Paris, 34 ans. 

Vainqueur de la Bastille; capitaine dans la garde nationale parisienne, 
13 novembre 1789. 

Lieutenant au 2» bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; lieutenant-colonel des 
hussards défenseurs de la Liberté et de l'Égalité, 2 septembre 1792; colonel du 
7e hussards (devenu 6") 23 novembre 1792 ; a quitté ce commandement d'après 
un arrêté des Représentants du peuple du 31 décembre 1794; réintégré 
chef de brigade, 5 juillet 1796 ; démissionnaire, 12 octobre 1796. Nommé 
commandant supérieur d'une des lunettes de la tête de Flandres à l'armée 
d'Anvers en 1809 ; retraité en 1811. Commandant d'armes de la barrière 
Saint-Denis en 1814 et 1815. Décédé, 9 décembre 1833. 

Cornet (Marin-Benjamin), de Nemours, 27 ans. 

Soldat au régiment d'infanterie de Conti, de 1784 à 1787. 

Volontaire au 2« bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; caporal, 20 septembre 
1791; sergent-major, 22 janvier 1792; sous-lieutenant, 15 septembre 1793; 
lieutenant, 12 octobre 1793, passé à la G7« demi-brigade, 1795, congédié, 1796. 
Sous-lieutenant dans les volontaires de la réserve, ])uis lieutenant, 1800; 
congédié avec traitement de réforme, 1801. 

Daigremont (Guillaume-François), de Paris, 21 ans. 

Dragon au régiment d'Angoulcme, de 1788 à 1790. 

Sous-lieutenant au 2» bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; lieutenant, 10 jan- 
vier 1792; sous-lieutenant au 20» cavalerie, 25 janvier 1792; lieutenant, 1793; 
capitaine, 1794; aide-dc-camp du général (ilobert, 1800; chef d'escadrons 
au 20» cavalerie, 1801; major du l®"" cuirassiers, 1807; colonel du 13» cui- 
rassiers, et ijfc, 1809; a fait campagne aux armées du Nord, de Sambre- 
ct-Meuse, d'Italie, à la Grande Armée, en Espagne ; se distingua à Maria- 
Belchite, à l'expédition du Mont Tremendad, au siège de Lérida; général de 
brigade, 10 avril 1813, Retraité en 1824; décédé à Paris, 7 janvier 1827. Baron 
de l'Empire et chevalier de Saint-Louis. 



2" BATAILLON — ETATS DE SERVICES 247 

DoNON (Louis), de Paris, 22 ans. 

Volontaire dans la garde nationale parisienne en 1789. 

Sergent-major au 2^ bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; sous-lieutenant, 
23 janvier 1792; lieutenant, 6 avril 1794. Démissionnaire de la 67" demi-bri- 
gade, 1797. 

DuROUTELLE (Jean Gilles, dit), de Paris, 24 ans. 

A servi au régiment de Soissonnais, de 1787 à 1791. 

Sous-lieutenant, 20 juillet 1791 ; passé au 12® bataillon de la formation d'Or- 
léans, 12 mai 1793; lieutenant au 2e bataillon de Paris, 28 septembre 179.3'. 
Blessé à Fougères, 1794. Est lieutenant à la 80*' demi-brigade en 1800. Les 
renseignements ultérieurs font défaut. 

Le Chaptois (Pierre), de Paris, 48 ans. 

Soldat au régiment d'Aquitaine, de 1767 à 1769. 

Lieutenant au 2" bataillon de Paris, 20 juillet 1791. Tué par les chouans, à 
Bignan, 7 mars 1795. 

Leclerc. 

Sergent, 20 juillet 1791; sergent-major, 8 août 1791 ; sous-lieutenant, 
15 août 1791 ; lieutenant, 20 décembre 1792; tué àMenin, 13 septembre 1793. 

Lksueur (Guillaume-Joseph), 35 ans. 

Sous-lieutenant, 20 juillet 1791; lieutenant, 6 septembre 1792; passé au 
7e (devenu 6<=) hussards, 18 décembre 1792 ; capitaine, 1793; réformé, 1803. 

LucuY (Prançois-Nicolas-Prosper), de Paris, 27 ans. 

Sergent dans la garde nationale parisienne. 

Lieutenant au 2*= bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; démissionnaire, 10 jan- 
vier 1792. 

Mallard (Marie-Louis), de Paris, 27 ans. 

Sergent-major, 20 juillet 1791 ; sous-lieutenant, 8 août 1791; lieutenant, 
15 août 1791 ; retiré, i"^ décembre 1792. Hussard au 9" régiment, 1798; rayé 
des contrôles, 1799. 

Mathé (Pierre-Claude), de Paris, 28 ans. 

Soldat au régiment de Béarn en 1785 et 1786 ; volontaire dans la garde na- 
tionale parisienne, 1789. 

Sergent au 2" bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; sergent-major, 27 avril 
1792; sous-lieutenant, 15 mars 1793 ; lieutenant, 15 septembre 1793; a quitté 
le service, 11 mai 1797. 

1. N'a été rayé des contrôles du 2' bataillon de Paris et remplacé que le 
6 avril 1794, ce qui explique sa nomination, alors qu'il n'appartenait plus au 
bataillon. Il était, depuis \r 17 Juin, lieutenant an M' bataillon d'Orlénns. 



24H IJ'S VOi-ONTAlHES NÂÏIONAIX DE l'AUlS — 1791 

PoixMULLE (François-Louis), de Paris, 24 ans. 

Soldat au rcgimcnt de Conti (Infanterie), 1787-1788; volontaire au bataillon 
de la Trinité en 1789. 

Sergent au 2« bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; sous-lieutenant, 12 janvier 
1792; lieutenant, 2 mars 1794; passé à la légion de police, 179."i; démission- 
naire, 1796. Sergent-major dans la garde nationale en 1809 ; adjudant-major 
du 1" bataillon de la Se légion do Paris en 1813; adjudant de la société colo- 
niale en 1817. 

Salomon (Nathan), de Ralenbauer (Franconie), 46 ans. 

Caporal de grenadiers dans la garde nationale parisienne en 1789. 

Sergent-major au 2e bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; sous-lieutenant, 
6 septembre 1792; lieutenant, 18 décembre 1792; adjudant de place à Wis- 
sembourg, 24 mai 1793 ; lieutenant à la b8e demi-brigade en Italie, 1797 ; sans 
autres renseignements. 

Samaran (Dominique), de Saint-Sever, 28 ans. 

Volontaire dans la garde nationale parisienne, 16 juillet 1789. 
Sergent-major au 2» bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; sous-licutcnant, 

10 novembre 1791 ; lieutenant, 15 décembre 1791 ; sous-licutcnant au 6" hus- 
sards, 20 avril 1793; lieutenant, puis capitaine, 1794; blessé à Neerwinden et 
à Neubourg. Retraité, 1807. 

Thiboust (Victor), de Meaux, 23 ans. 

Soldat au régiment de Navarre, 1782-1786. 

Sergent au 2* bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; sergent-major, 10 janvier 
1792; lieutenant, 10 avril 1792; lieutenant de grenadiers au 12» bataillon de la 
formation d'Orléans, 25 mai 1793; adjudant-major, 20 juin 1793; capitaine, 

11 octobre 1793. Mort de blessures reçues à l'affaire de Romagné près Fou- 
gères, 20 juillet 1794. 

Sous-lieutenants . 

Baudry (Antoine-Denis), de Paris, 22 ans. 

Caporal de grenadiers, 20 juillet 1791; sergent, 19 septembre 1792; sous- 
lieutenant, 11 décembre 1792; lieutenant à la 67" demi-brigade, 1795; démis- 
sionnaire de la 58* demi-brigade, 1797. Lieutenant au 136" régiment d'infan- 
terie, 1812; retiré, 1813. 

Bauve (Dominique -Victoire), de Villiers-le-Mahieu (Seine-el-Oise), 
24 ans. 

A servi dans les volontaires de la Basoche à Paris, du 13 juillet 1789 au 
13 juin 1790. 
Volontaire au 2" bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; caporal, 6 décembre 



2e BATAI [J.ON — ÉTATS DE SERVICES 249 

1791 ; sergent, 20 juillet 1792; sous-lieutenant, 6 avril 1794; démissionnaire 
de la 1)8" demi-brigade, 1797. 

Bethmont (Michel-François), de Paris, 18 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791 ; caporal, 28 septembre 1792 ; fourrier, 15 mars 
1793 ; sergent, 15 septembre 1793 ; sous-lieutenant, 12 octobre 1793 ; lieute- 
nant à la ;J8e demi-brigade, 1801 ; capitaine, 1806 ; blessé à Friedland ; pri- 
sonnier de guerre à Badajoz, 1812 ; rentré, 1814; retraité, 1816. 

BoNNEAU (Louis), de Paris. 

Sous-lieutenant, 20 juillet 1791; passé au 14^ bataillon d'infanterie légère, 
28 janvier 1792; lieutenant, avril 1793; démissionnaire, juin 1793. 

Delaune (Denis), de Paris, 40 ans. 

Sergent-major, 20 juillet 1791; sous-lieutenant, 8 janvier 1792; démission- 
naire, 22 novembre 1792. 

DoLLÉ (Étienne-Firmin), de Ghuignes (Somme), 31 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791 ; caporal, 15 novembre 1791 ; sergent, 4 no- 
venil)re 1792; sous-lieutenant, 28 septembre 1793; lieutenant à la 58« demi- 
brigade, 1801 ; tué à l'affaire de Guntersdorff", 16 novembre 1803. 

Lambert (Bertrand), de Paris, 26 ans. 
Sous-lieutenant, 1791; démissionnaire, 3 novembre 1791. 

Lefèvre (Crépin), d'Écuvilly (Oise), 25 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791 ; canonnicr, 26 janvier 1792 ; caporal, 26 jan- 
vier 1793 ; sergent, 13 août 1793; sous-lieutenant, 4 avril 1794; démissionnaire 
de la 588 demi-brigade, 1799. 

Lepère, de Paris, 32 ans. 

Sous-lieutenant, 20 juillet 1791. En congé du 16 février 1793; sans nou- 
velles depuis. 

L'Heureux (Antoine), de Paris, 20 ans. 

Sergent, 20 juillet 1791; sous-lieutenant, 21 septembre 1793; capitaine au 
58« régiment d'infanterie, 1808; retraité, 1813. 

MoNTiGNY (Jacques-Philippe), de Paris, 25 ans. 

Soldat au régiment d'Aunis, de 1783 à 1786 ; volontaire dans la garde na- 
tionale parisienne en 1789. 

Volontaire au 2<» bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; caporal, 5 septembre 
1791; sergent, 5 décembre 1791 ; sergent-major, 16 avril 1793; sous-lieute- 



250 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

nant, 8 mai 1793. Décédé, 5 juillet 1800, étant lieutenant à la 468 demi-bri- 
gade, par suite de blessures rerues à la prise du château de Harbourg. 

Pasquier (François), de Villefranche, 24 ans. 

Volontaire dans la garde nationale parisienne en 1789. 

Volontaire au 2'' bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; caporal, 23 septembre 
1791 ; sergent-major, 6 se])tembre 1792; sous-lieutenant, 18 décembre 1792; 
démissionnaire étant lieutenant au lOG^ d'infanterie, 1804. 

Saisy (Dominique Desaisy, dit), de Paris, 40 ans. 

Soldat au régiment de Hainaut, de 1771 à 1777; volontaire dans la garde 
nationale parisienne en 1789. 

Volontaire au 2« bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; caporal, septembre 
1791 ; sergent, 27 janvier 1792 ; sous-lieutenant, 2 mars 1794 ; lieutenant à 
Ia67« demi-brigade; décédé, 29 août 1796. 

TuERET (Jean-Denis), né à Paris, 35 ans. 

Sergent-major, 20 juillet 1791; sous-lieutenant, 10 janvier 1792; parti, 
10 mars 1793. 

Thoussaint (Charles), de Paris, 21 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791 ; fourrier, 12 août 1792; sergent-major, 16 sep- 
tembre 1792; sou«-lieutenant, 20 décembre 1792; passé à la 67e demi-brigade, 
1795 ; non compris dans la formation de la 58", 1797. 



SOUS-OFFICIERS. 
Sergents-majors, sergents et fourriers. 

Andrevout (André-Marie), de Paris, 49 ans. 

Caporal, 20 juillet 1791 ; sergent-major, 3 novembre 1791 ; démissionnaire, 
27 octobre 1792. 

Bauthier (Jean-Baptiste), de Vaux (Seine-et-Oise), 23 ans. 

Volontaire, 11 avril 1793; canonnier, l""" avril 1793; caporal et sergent, 
4 avril 1794. 

Beauvais (André), de Paris, 20 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791 ; caporal, 20 novembre 1792; sergent, 29 mars 
1793; rayé des contrôles de la 67" demi-brigade, 1796. 

Bernier f^Anloine-Claiide), de Paris. 
Sergent, 20 juillet 1791 ; parti, !«' novembre 1792. 



2« BATAILLON — ETATS DE SERVICES 251 

Bertrand (Pierre), de Paris, 20 ans. 

Canonnier, 20 juillet 1791 ; caporal, 16 novembre 1792; sergent, 13 août 
1793 ; passé à la compagnie Pcrin, au parc d'artillerie de rarmée du Nord, 
13 mars 1794; devenu capitaine de la 116« compagnie de canonniers gardes-, 
côtes. 

BiNET (Louis-Nicolas), de Paris, 26 ans. 

Caporal, 20 juillet 1791 ; sergent, 28 septembre 1792 ; à l'hôpital du II sep- 
tembre 1793 ; sans nouvelles depuis. 

Blerzy (Auguste), de Paris, 21 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791 ; caporal, 28 août 1791 ; sergent, 20 février 1792; 
passé au 6« hussards, 1793; réformé 1800; enrôlé au 4» de ligne, 1810; sous- 
lieutenant, 1813; grièvement blessé à La Rothière et fait prisonnier àBrienne; 
sans nouvelles depuis. 

Blondelle (François-Charles), de Paris, 21 ans. 
Sergent, 20 juillet 1791 ; démissionnaire, 20 septembre 1792, 

BOITET. 

Sergent, 20 juillet 1791 ; démissionnaire, 25 janvier 1792. 

Boursey (Etienne), de Beaune (Côte-d'Or), 33 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791 ; caporal, 27 janvier 1792; sergent, 15 mars 1793; 
démissionnaire de la &V demi-brigade, 1796. 

Bouvier (Toussaint), de Paris, 54 ans. 

Soldat dans Orléans, 1755-1770; au service d'Espagne, 1771-1778; dans la 
garde de Paris, 1780-1789 ; dans la garde soldée, 1789-1791. 

Volontaire au 2" bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; sergent, 22 mars 1794 ; 
retiré de la 67« demi-brigade, 1796; sous-lieutenant au l'"' bataillon auxiliaire 
desArdennes, 1799; réformé, 1800; retraité, 1811; décédé, 2 mars 1812, 

Breton (Pierre), de Paris, 26 ans. 

Sergent-major, 20 juillet 1791 ; parti en congé, 20 mars 1792; non rentré, 

Brossard (Pierre), de La Châtre, 21 ans. 

Caporal, 20 juillet 1791 ; sergent, 25 janvier 1792 ; sergent-major, 27 juil- 
let 1792 ; libéré, 1796. 

Bureau (Marie-Étienne), de Paris, 20 ans. 

Volontaire dans la garde nationale parisienne, 1790. 

Volontaire, au 2<= bataillon d > Paris, 20 juillet 1791 ; caporal, 15 mars 1793 ; 



252 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

fourrier, 2 mars 1794 ; rayé de la 58® demi-brigade, le 13 juin 1798, étant à 
l'hôpital du 13 septembre 1797. 

Cabot (Jacques-François), de Paris, 21 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791; caporal, 12 janvier 1792; sergent-major, 
14 mars 1793; adjudant à la S8"» demi-brigade, 1800; sous-lieutenant, puis 
lieutenant, 1801; adjudant-major, 1803; décédé, 29 juillet 1809, des suites 
de blessures reçues la veille à la bataille de Talaveyra. 

Caquet (François-Nicolas), de Chartres, 23 ans. 

Caporal, 20 juillet 1791 ; sergent-major, 18 décembre 1792 ; réformé de la 
67® demi-brigade pour infirmités, 1796. 

Carré (Nicolas), de Paris, 22 ans. 

Volontaire dans la garde nationale parisienne, 10 janvier 1790. 
Volontaire au 2*^ bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; caporal, 3 janvier 1794; 
fourrier, l'"' décembre 1794. 

Charles (Pierre-Charles), de Paris, 24 ans. 

Volontaire dans la garde nationale parisienne, 14 juillet 1789. 
Volontaire au 2« bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; caporal, 18 septembre 
1792; sergent, 14 septembre 1793 ; mort à Grenoble, 6 septembre 1797. 

Clément (François), de Bar-sur-Aube, 18 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791 ; caporal, 28 octobre 1792; sergent, 15 avril 1793 ; 
passé au 12" bataillon de la formation d'Orléans, 12 mai 1793. 

CoLARD (Philippe), de Bruxelles, 31 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791 ; caporal, 6 aoiit 1791 ; sergent, 1«"" février 1792; 
congédié pour blessures, !«' janvier 1793. 

COULON. 

Sergent, 20 juillet 1791 ; démissionnaire, 14 août 1791. 

Cuendet (Henry), de Sainte-Croix (Suisse), 30 ans. 

Grenadier, 20 juillet 1791; caporal, 13 septembre 1792; sergent-major, 
19 septembre 1792 ; sous-lieutenant à la 82"= demi-brigade, 1800 ; passé à la 
lO» demi-brigade, 1803; retraité, 1805. 

CuÉNiN (Aimé-Joseph), de Paris, 30 ans. 

Volontaire dans la garde nation.ile parisienne, 13 juillet 1789. 

Volontaire au 2» bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; caporal, 18 septembre 
1792; fourrier, 26 janvier J793; sergent, 6 avril 1794; sergent-major à la 67" 
demi-brigade; décédé, le 8 février 1801, de blessures reçues au blocus des 
forts de Vérone le 8 janvier. 



I 



2« BATAILLON — ETATS DE SERVICES 253 

Daubonne (Victor), de Paris, 36 ans. 

Grenadier, 20 juillet 1991; caporal, 16 janvier 1792; sergent, 15 sep- 
tembre 1792; tué par accident, par des bourgeois, à Rethel, le 16 sep- 
tembre 1792. 

David (Joseph), de Paris, 24 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791 ; caporal, 5 janvier 1793; sergent, 6 avril 1794; 
démissionnaire, 22 septembre 1796. 

Decaen (Jean-Charles), d'Épinay-sur-Odon (Calvados). 

Volontaire, 20 juillet 1791; caporal, 12 janvier 1793; fourrier, 4 février 
1793, sergent, 16 octobre 1793; rayé des contrôles, 5 août 1797. 

Delor (Jean), 32 ans. 

Canonnier, 20 juillet 1791 ; caporal, 22 juin 1792; sergent, janvier 1793; 
sergent-major, 16 avril 1793 ; disparu à Linselles ; 18 août 1793. 

Denizot (Pierre-Bernard), de Paris, 29 ans. 

Volontaire h la légion de Luxembourg, 1781 ; blessé dans un combat naval; 
congédié, 1786 ; sous-lieufenant dans la garde nationale parisienne (8" batail- 
lon, 3« division), 1789. 

Fourrier au 2" bataillon de Paris, 20 juillet 1791; instructeur au dépôt; 
retiré, 24 décembre 1792; capitaine de la compagnie des chasseurs du Midi, 
18 février 1793; passé h la 29* bis demi-brigade légère, 1795; adjoint à l'état- 
major de l'armée de réserve, 1800, capitaine au 3« bataillon colonial, 1803 
réformé, 1804; employé au dépôt général de l'année d'Fspagne, 1808 ; passé 
au bataillon d'isolés de Saint-Sébastien, 1809; adjoint aux étals-majors, 1810 
blessé grièvement et prisonnier de guerre à Badajoz, 1812; rentré, 1814 
retraité, 1816. 

Desbrosses (Claude-François), de Paris, 27 ans. 

Caporal, 20 juillet 1791 ; sergent, 20 mars 1792; sergent-major, 8 mai 1793; 
démissionnaire, 22 septembre 1796. 

DiEL (André-Marie), de Calais, 23 ans. 

Caporal, 20 juillet 1791 ; sergent-major, 15 novembre 1791 ; passé au 12« ba- 
taillon d'Orléans, 12 mai 1793; sous-lieutenant, 17 juin 1793; lieutenant, 
28 novembre 1793 ; passé à la 86® demi-brigade, 1796; passé dans une 
compagnie de vétérans. 

DiESBAcn (Jean-Louis), de Thiais (Seine), S2 ans. 

Sergent de grenadiers, 20 juillet 1791 ; passé officier dans un bataillon de 
volontaires, 16 septembre 1792; capitaine au 2° bataillon de Saint-Amand; 
décédé, 5 février 1795. 



2.U LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE l'AlilS — 1791 

DucASTEL (Jean-Baptiste-Nicolas), de Corbeil, 27 ans. 

Canonnier au 2« bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; caporal; sergent, 12 mai 
-1793 ; sergent-major ; adjudant de place provisoire à Bouchain en juin 1793 ; 
passé dans rArmée révolutionnaire ; commissaire des guerres et administrateur 
des hôpitaux militaires. 

DucER (Claude), de Vaugirard, 22 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791 ; fourrier, 26 janvier 1793; sergent, 8 mai 1793; 
passé au 12« bataillon d'Orléans, 12 mai 1793; tué au combat de Laval, 
26 octobre 1793. 

Fauchereau (Charles), de Paris, 25 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791 ; caporal, Ui octobre 1792; sergent, 10 janvier 
1793; sergent-major, 15 septembre 179:{; embarqué pour la Martinique, 
18 juin 1802. 

Faucueur (Denis-Michel), de Paris, 21 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791 ; caporal, 8 octobre 1791 ; sergent, 30 avril 1792; 
sergent-major, 16 octobre 1793; sous-lieutenant à la 58'^ demi-brigade, 1799; 
lieutenant, 1803; capitaine, 1807; blessé au Mincio, à Friedland et à Tala- 
veyra; retraité, 1810. 

FEucnÈRE (Lucien-François), de Paris, 26 ans. 
Sergent, 20 juillet 1791 ; démissionnaire, 20 septembre 1792. 

FoRTiER (Jean-Baptiste), de Cravon (Eure), 36 ans. 

Soldat au régiment de Flandre, de 1772 à 1778. 

Canonnier au 2" bataillon de Paris, 20 juillet 1791; sergent, 22 juin 1792; 
lieutenant à la 178^ demi-brigade, 1795; blessé à Mayence en 1796; retraité, 
1800; lieutenant de vétérans, 1800-1814. 

Fraisson (Thomas), d'Ecuvilly (Oise), 29 ans. 

Grenadier, 20 juillet 1791; caporal, 26 janvier 1793; sergent, 31 mars 1794. 

Frémy (Jacques-Philippe), de Paris, 34 ans. 

A servi au régiment d'Agénois, de 1771 à 1777; aux gardes françaises, de 
1777 à 1787, au 7c régiment d'infanterie de 1786 à 1789; canonnier dans la 
garde nationale j)arisienne. 

Canonnier au 2« bataillon de Paris, 20 juillet 1791; caporal, février 1792; 
sergent, 20 mars 1792; sous-lieutenant au 40° régiment d'infanterie, 24 mai 
1792; lieutenant, 1793. Capitaine, 1794; mort, 1796. 

Garnier (Armand), de Paris, 23 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791; caporal, 4 novembre 1792; fourrier, 19 octobre 
1793; sergent, îi janvier 1794; démissionnaire, 22 septembre 1796. 



► 



2« BATAILLUN - ÉTATS DE SERVICES 255 

Gauthier (Honoré-Marie), de Gap, 26 ans. 

Caporal, 20 juillet 1791; sergent, 18 octobre 1792; passe à la légion 
franche, 1796. 

Gelin (Jean-Nicolas), de Paris, 21 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791; caporal, 4 février 1793; fourrier, 16 octobre 
1793; sergent, 6 avril 1794; nommé officier à rÉlat-major du général Gratien, 
1800. 

GoDECHÈVBE (Victor-Philémon), de Dourdan (Seine-et-Oise), 25 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791 ; caporal, 25 juin 1792; sergent, 7 janvier 1793. 
Tué à la bataille de Watlignies, 16 octobre 1793. 

Grandet, de Paris, 29 ans. 

Sergent, 20 juillet 1791; démissionnaire, 5 décembre 1791. 

GUILLOT. 

Caporal, 20 juillet 1791; sergent, 8 août 1791 ; démissionnaire, janvier 
1792. 

GuiLLOT (Jean-Louis), de Morat (Suisse), 29 ans. 

Grenadier, 26 mai 1792; caporal, 17 septembre 1793; sergent de fusiliers, 
l"' novembre 1894. 

Halbant (Etienne-Julien), de Bouqueval (Seine-et-Oise), 20 ans. 
Canonnier, 20 avril 1793; caporal et sergent, 4 avril 1794. 

Hamelin (Jacques-André), de Paris, 23 ans. 

Volontaire dans la garde nationale parisienne, 13 juillet 1789. 
Canonnier au 2^ bataillon de Paris, 5 mars 1792; caporal, 20 mars 1793; 
scrgcnl, 4 avril 1794. 

Henry (Michel-Marie), de Paris, 22 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791 ; caporal, 14 mars 1793; fourrier, 25 mars 1794; 
sergent à la 58"» demi-brigade, 1798; sous-lieutenant au 79«, 1807; lieutenant, 
1810; capitaine au 142% 1813; licencié, 1815. 

HussoN (Louis), de Roissy-en-Brie (Seine-et-Marne), 23 ans. 
Canonnier, 8 mai 1792; caporal et sergent-major, 4 avril 1794. 

Jenny (Nicolas-Laurent), de Paris, 19 ans. 

Caporal, 20 juillet 1791 ; sergent, 30 mai 1793; congédié en 1803. 



25(> LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PAUIS — 1791 

JoussERAND (Pierre), de Paris, 34 ans. 

Caporal, 20 juillet 1791; sergent, l;j mars 1793. Tué au combat du Pont- 
James (Vendée), 10 février 1794. 

Lacroix. 

Sergent-major, 20 juillet 1791 ; renvoyé en février 1792. 

Lalouette (Jules-César"), d'Hirson (Aisne), 27 ans. 

Volontaire dans la garde nationale parisienne, 2 novembre 1789. 

Canonnier au 2» bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; grenadier, septem- 
bre 1791; sergent, 26 novembre 1792. Rayé des contrôles étant malade, 
l»"" décembre 1793. 

Lebrun (Joseph-Bazile), 29 ans. 

Volontaire dans la garde nationale parisienne, 13 juillet 1789. 
Volontaire au 2^ bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; caporal, 6 septembre 
1792; sergent, 15 décembre 1792; congédié pour infirmités, 1801. 

Lefèvre (Noël-Thomas), de Paris, 24 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791; caporal, 29 mars 1793; sergent, 16 avril 1793. 
Passé à Saint-Domingue avec la 11* légère, 1802. 

Lièvre (François), de Saint-CIoud, 23 ans. 

A servi dans les troupes auxiliaires des colonies en 1786 et 1787, et dans la 
garde nationale de Saint-Cloud, de 1789 à mai 1791. 

Volontaire au 2e bataillon de Paris, 20 juillet 1791; caporal, 30 mai 1793; 
fourrier, 6 avril 1794. Mort à l'hôpital de Spinenberg. 

Lorrain (Charles-François), de Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir), 
44 ans. 

Volontaire dans la garde nationale parisienne, 14 juillet 1789. 
Caporal au 2e bataillon de Paris, 20 juillet 1791; sergent, 8 août 1791. 

Mariage (Jean-Jacques), de Rouen, 38 ans. 

Grenadier, 20 juillet 1791; caporal, 16 septembre 1791; sergent-major, 
16 janvier 1792; passé aux 17« cavalerie, 3 octobre 1792; gendarme, 1798. 

Mazure (Adrien-Antoine), de Charenton, 19 ans. 

Caporal, 20 juillet 1791; sergent, 15 mars 1792; sous-lieutenant au 102e 
d'infanterie 23 février 1793; lieutenant à la 179» demi-brigade, 1795; capi- 
taine, à la légion de police, 1796; passé à la 26* demi -brigade, 1797; 
* 1807. Tué au combat de Guttstadt, 5 juin 1807. 



2" BATAILLON — ETATS DE SERVICES 257 

MiNON (Edme-Nicolas), de Paris, 32 ans. 

Volontaire, 20 juillet I79I; canonnier, 11 mars 1792; caporal, janvier 
1793; sergent, 13 août 1793; passé à la compagnie Périn, au parc d'artillerie 
de l'armée du Nord, 13 mars 1794; capitaine-adjudant-major au 11^ bataillon 
de prisonniers de guerre, 1811 ; licencié, 1813. 

Ml NON (Pierre), de Paris. 

Sergent, 20 juillet 1791 ; congédié pour infirmités, 2b juin 1792. 

MoNTREuiL (Louis-Marlin), 29 ans. 

(irenadier, 20 juillet 1791 ; caporal, 13sei)tembre 1792; sergent, 13 septem- 
bre 1793; démissionnaire, 22 septembre 1796. 

MoNvoisiN (Martin), de Boussac (Creuse), 24 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791 ; fourrier, 26 janvier 1793; sergent, 2 mars 1794; 
démissionnaire, 22 septembre 1796. 

MouROY (Jacques), de Paris, 29 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791 ; caporal, 24 octobre 1792; fourrier, 21 janvier 
1793 ; sergent, 18 octobre 1793; démissionnaire, 22 septembre 1796. 

MoussiER (Louis-Mathieu), de Paris, 21 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791 ; caporal, 14 janvier 1793 ; fourrier, 14 mars 
1793 ; sergent, 13 septembre 1793; sous-lieutenant à la 58" demi-brigade, 
1801 ; lieutenant, 1806; capitaine, 1809; prisonnier de guerre, 1813; en demi- 
solde, 1814. 

Pannier, de Paris. 

Sergent, 20 juillet 1791 ; sergent-major, 15 août 1791 ; à l'hôpital du 10 sep- 
tembre 1793; sans nouvelles depuis. 

Pellerin. 

Sergent de canonniers, 20 juillet 1791; à riiô|)ital en juillet 1792; non 
rentré au corps. 

Pequeur, père. 

Sergent de canonniers, 20 juillet 1791; parti en j)ermission en février 1792; 
non rentré. 

Piou (Jean-Baptiste), de Metz, 27 ans. 

Canonnier, 26 mai 1792; caporal, 2o mars 1794; sergent, 4 avril 1794; 
retiré, 1798. 

PouiLLOT (Jean-Baptiste), de Paris, 22 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791; caporal, 16 mars 1794; fourrier, 14 octobre 
1794. 

Tome I. 17 



258 LKS VOLONTAIUES NATIONAUX DK PAUIS — 1791 

Poulain (François), de Paris, 26 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791 ; caporal, 4 novembre 1791; sergent, 12 jan- 
vier 1792; sergent-major, 27 octobre 1792; démissionnaire, 14 mars 1793. 

Prunier (Lazare), d'Avallon, 22 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791; caporal, 5 septembre 1792; sergent, 30 mars 
1793. Tué k l'affaire de Menin, 13 septembre 1793. 

Rabourdin (Jean-Charles), de Dourdan, 28 ans. 

Grenadier, 20 juillet 1791 ; caporal, 13 septembre 1792; sergent, 11 décem- 
bre 1792. Tué à l'affaire de Menin, 13 septembre 1793. 

RoBLiN (Glaude-Étienne), de Paris, 20 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791 ; caporal, 9 janvier 1793 ; fourrier, ") janvier 1794; 
sergent, 16 mai 1793; démissionnaire, 22 septembre 1793. 

Saunier (Charles-Nicolas), de Paris, 39 ans. 

Sergent au bataillon de Nazareth de la garde nationale parisienne, 1789. 

Volontaire au 2e bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; caporal, 30 avril 1792; 
sergent, !«''■ février 1793; sous-lieutenant dans la légion expéditionnaire, 1800; 
lieutenant, 1802; prisonnier à Saint-Domingue, 1804; rentré et adjudant de 
place à Liibeck, ISii ; passé au Havre, 1814; retraité, 1813. 

Talbot (Henry), de Paris, 21 ans. 

Caporal, 20 juillet 1791 ; sergent, 9 octobre 1791 ; sergent-major, 10 avril 
1792. Tué à Wattignies, 16 octobre 1793. 

Teissèdre (Pierre-Anloine), de Paris, 27 ans. 

Volontaire dans la garde nationale parisienne, 14 juillet 1789. 
Volontaire au 2» bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; caporal, 4 novembre 
1792; sergent, 14 février 1797 ; congédié par libération, 24 mai 1797. 

TniLLAYE (Jean-Baptiste-Antoine), de Paris, 18 ans. Fils de J.-B. 
Thillaye, professeur à l'École de médecine et chirurgien en chef de 
Saint-Antoine. 

Volontaire, 7 janvier 1792; caporal, 12 avril 1793; fourrier, 12 septembre 
1793; congédié par le Comité de Salut public, 23 mars 1796, pour suivre des 
cours de chirurgie. 

Traversier (Joseph), de Gray, 37 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791 ; caporal, 20 février 1792; sergent-major, 20 dé- 
cembre. 1792; congédié de la 82* pour infirmités, 1800. 

Trognon (Jean-François), de Paris, 42 ans. 

Soldat au régiment provincial de Paris et dans Royal-Houssillon 1770-1771. 



2° BATAILLON — ÉTATS DE SERVICES 239 

Caporal au 2« l)atailIon de Paris, 20 juillet 1791; sergent, U mai 1793; 
sergent-major, 16 mai 1794; rayé, 3 juin 1798, étant à l'hôpital du 28 août 
1797. 

Vacquelin (Pierre-Hubert), de Plessis-Belleville (Oise), 22 ans. 

Grenadier, 20 juillet 1791 ; caporal, 11 décembre 1792 ; fourrier, 10 octobre 
1793; sergent, 12 octobre 1794; démissionnaire, 22 septembre 1790. 

ViLLEDiEU (Pierre-Antoine-Nicolas), de Rochefort en Yveline? (Seine- 
et-Oise), 21 ans. 

Caporal, 20 juillet 1791 ; sergent, 10 janvier 1792; brigadier au 6« hussards, 
28 janvier 1793; sous-lieutenant, 1803; démissionnaire, 1808. 

ViouD (Paul), de Saint-Victor (Savoie), 24 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791; caporal, 29 mars 1793 ; sergent, 3 mars 1794. 
Tué par les chouans à Elven, 14 juillet 1793. 

VoNSCURiLTZ (Joseph-Honoré), de Paris, 33 ans. 

Soldat au régiment de Bretagne, 178fi à 1788. 

Volontaire au 2* bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; caporal, 4 novembre 
1792 ; sergent ; blessé à nonc(i ; congédié. Betraité, I79i. 



VOLONTAIUKS PASSES DANS DAUTKKS CORPS. 

12* BATAILLON DE LA FOKMATION i)"()KLKANS. 

Le 2« bataillon de Paris fournit cinquante-huit volontaires, qui 
constituèrent la 8« compagnie : 

Capitaine : Cattinet (1*.). 

Lieutenant: Thiboust (V.). 

Hous-lieutenanl : Duroutelle (J. Gilles, dit). 

Sergent-major : Diel (M. -A.;. 

Sergents : Clément (F.), Ducer (CL), Michel (Jean-Louis)'. 

Caporaux : Beaumers (Jacqucs-Fran(;ois), Forgct (François). 

Volontaires : Amblard (Louis-N'icolas), Belforl (Antoine), Brière (François- 
Joseph), BoUogniel (Pierre-Claude), Cocu (Joseph), Chantrelle (Antoine), Co- 
trot (François), Candat (Henri), Chante])ie (Jean-Louis), Dupérier, D'Huicpie, 
David (Gabriel), Dumont (Louis), Dubois (Bruno), Fcrret (Gabriel), Gauthier 
(Pierre), Gallet (Antoine), Hénard (Florent), Hermeroux, Jabouille *, Janvier 
(Michel), Le Duc (René)*, Lacaille S Langlois, Lesueur (Louis), Lescuyau, 

1. Sous-Ueuteuaiit, 28 novembre 1793. 

2. Tué au combat de Chàtillon, H octobre 1793. 

3. Tué au combat de Fougères, 26 juin 1794. 

4. Tué à la Boulangerie, juin 1793. > 



260 LKS VOLONTAIRES NATIONAl X l)K PAHIS — i79l 

Le Large (Guillaume), Le Ray, Leroi (Lquis-Francois), Méritle (Augustin , 
Martin (Henri), Marchant (Antoine), Marchais (Marie), Nezeau (Jean), Noël, 
Potard (Claude), Pailleux (Antoine), Roussel, Rover (Jean), Rouy (Alexandre), 
RafFet, Rabis ', Rigaud (Pierre), Seneze (Antoine), Spillement (François), Tre- 
mery (Jean), Truchy (Nicolas), Tereu, Villers. 



67* DEMI-BRIGADE d'iNFANTERIE 

(l" formation). 

Constituée avec le l*"" bataillon du 34" régiment (Angouléme), le 
2« bataillon de Paris et le il* bataillon de la Manche ; à l'amalgame, 
21 mars 1795, il restait cent six volontaires de la formation du 
20 juillet 1791. 

Il y a lieu de citer : 

Beauventre (Denis), de Vendôme, 20 ans. 

Volontaire, rayé des contrôles étant en convalescence pour blessures, du 
1.^ janvier 1794. 

Berger (François-Martin), de Tours, 21 ans. 
Caporal, tué à Elven (Morbihan), 14 juillet 1795. 

Berrua (Pierre), de Faverges (Haute-Savoie), 40 ans. 
Caporal, tué à Elven, 14 juillet 1795. 

Blondy (Jean Pierre), d'Auleuil, 15 ans. 
Tambour, tué à Elven, 14 juillet 179S. 

BoURDiLLATTE (Nicolas-Louis), de Paris, 28 ans. 
Volontaire, disparu au combat du 14 mars 1796. 

Clairambouhg (Louis-Jean), de Paris, 21 ans. 
Volontaire, tué à Elven, 14 juillet 179:>. 

CoRRET (Claude), d'Arcueil, 21 ans. 
Volontaire, tué par les chouans, 21 novembre I79.J. 

EsTEHMANN (Jacob), 33 ans. 

Volontaire, disparu dans le combat du 26 avril 1796 contre les chouans. 

1. Tu*'' à Chilliljon, 11 octobre 1793. 



2^ BATAILLON — ÉTATS DE SERVICES 261 

Fraillon (Thomas), d'Ecuvilly (Oise), 27 ans. 
Congédié comme sergent, 22 septembre 1796. 

GiLLEFOSSE (François-Gabriel), de Paris, 24 ans. 
Volontaire, tué |)ar les chouans, 21 novembre 1795. 

GoBERT (Jean), de Paris, 21 ans. 

Volontaire, tué par les chouans, 21 novembre 1795. 

Grisjean (Alexis-Guillaume), de Givet, 25 ans. 
Caporal, retraité, 1794. 

Hardy (Alexandre-Mathurin), de Juvigny (Calvados), 43 ans. 
Volontaire, tué à Elven, 14 juillet 179.">. 

JoLLiOT (François), de Commercy, 38 ans. 

Volontaire, tué entre Vannes et Auray, 28 juin 1795. 

JoMAiN (Jacques), de Namur, 25 ans. 

Volontaire, blessé au combat contre les chouans, 15 mai 1795, et décédé 
le 29 à l'hôpital de Vannes. 

KoHL (Charles-Henry), de Paris, 20 ans. 

Volontaire, tué à l'alTairc du 28 juin 1795 entre Vannes et Auray. 

Laborde (Jean), de Bayonne, 42 uns. 
Volontaire, tué à Elven, 14 juillet 1795. 

Lagant (Hypolite), de Paris, 20 ans. 
Volontaire, tué à Elven, 14 juillet 1795. 

La Sausse (Laurent), de Pontoise, 21 ans. 

Volontaire, pris par les chouans près de Locminé, 10 mai 1795, et fusillé. 

Lherminoïs (Mathieu), de Longwy, 26 ans. 

Grenadier, disparu, 2 février 1796, dans un combat contre les chouans. 

Marsais (René), de Prez-en-Paille (Mayenne), 24 ans. 

Volontaire, tué à Quiberon, 5 juillet 1795. 

Mercerot (Claude-Thomas), de Paris, 38 ans. 
Caporal, réformé, 21 septembre 1796. 



262 LES VULUNTAiliES NATiaXALX DE PAUIS — 17'Jl 

Provost (Jean-Louis), de Paris, 24 ans. 
Caporal, fnô à Elvon, lijuillot 170.';. 

Richard (Jean-Louis), de Meaux, 28 ans. 

Soldat au régiment provincial de Paris, 1775 à 1781. 

(ironadier au 2'' bataillon ûo Paris, 10 juin 1792; tué au combat du 
7 janvier 1796, contre les chouans sur la route de Nantes à Baud. 

Tondu (Jean-Baptiste-Léger), de Paris, 32 ans. 

Caporal, tué dans un cantonnement près de Châteaubriant, 23 mars 1796. 

Vaillant (Louis-Antoine), de Paris, 18 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791 ; caporal, 9 avril 1793 blessé ; en Vendée, con- 
gédié de la 67e demi-brigade, 1796; pensionné, 1800; admis aux Invalides, 
1832. Mort, H mai 1847. 



a8e DEMI-BRIGADE d'iNKANTËRIE DE LIGNE 

(2"^ formation). 

Formée, le 22 septembre 1796, des 67° et 197^ anciennes et de 
quatre bataillons non encore amalgamés. Soixante volontaires du 
20 juillet 1791 sont présents au corps à la formation; quatre seule- 
ment à la réorganisation du 24 septembre 1803, et deux, Adrian et 
Gaillon, au licenciement de 1815. 

Adrian (François), de Metz, 18 ans. 

Caporal tambour; prisonnier de guerre en Es|)agnc, 27 août 1812; rentré 
en 1814. JAcencb' le 23 septembre 1815. 

Baron (Jean-LouisFrançois), de Versailles, 16 ans. 

Tambour; blessé à Menin en 1793. Mort de blessures à l'hôpital de Frédé- 
ricia, 27 mai 1808. 

Besniêr de Bligny (Marie-Amand-Fidèle-Gonstant), de La Chapelle- 
Saint-Denis, 15 ans. 

Elève à l'école des Orphelins militaires. Volontaire dans la garde natio- 
nale parisienne, 1790. 
Volontaire au 2« bataillon de Paris, 1791 '; sous-lieutenant au '.»" bataillon 

1. « I^e bataillon ayant reçu l'ordre de se rendre à l'armée du Nord, je partis 
avec lui le 12 avril 1792 et je me suis trouvé dans toutes les alTaircs qui y ont eu 



2« BATAILLON - ETATS DE SERVICES 263 

de chasseurs francs, 25 février 1793; rentré au 2« bataillon de Paris comme 
fusilier en vertu de la loi qui ne permettait pas aux ex-nobles d'être officiers ; 
sergent à la 38® demi-brigade ; employé dans les équipages militaires de la 
(îrande Armée en 1805. 

Brigaud (François) de Lyon, 23 an?. 
Volontaire, passé aux vétérans en J80o. 

Caillon (Jacques), de Chàtillon-lès-Sons (Aisne), 24 ans. 

Volontaire, blessé à Potes en 1800 et à Antiqucra en 1811. Licencié le 
23 septembre 18 15. 

Couturier (Nicolas) de Gravant, 22 ans. 

Scrgont-major ; ^ ; prisonnier de guerre, 7 avril 1812 ; mort à l'hôpital de 
Lisbonne, 19 mai 1812. . 

Gretté (François) de Lommoye (Seine-et-Oise), 26 ans. 
Sergent; *Jfc ; prisonnier de guerre, 14 novembre 1813. 

Delacroix (Adrien-Joseph), de Strasbourg, 22 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791 ; caporal, 30 mars 1793 ; sergent à la 58" demi- 
brigade, 1797; sous-lieutenant, 1804; lieutenant, 1807; capitaine, 1813; 
retraité 1814. 

Denizot (Jean-Baptiste-Stanislas), de Paris, 17 ans. 

Volontaire au bataillon de l'Arsenal, 8 septembre 1792; passé au 2« batail- 

lieu sous le commandement des généraux Rochambeau, Lûckner, Arthur Dillon, 
Dumouriez, Moreton, Dampierre. Gustine, Miranda. Duquesnoy, Beurnonville, 
dans les départements de l'Ouest, Hoche... 

« Je me suis trouvé à vingt-quatre alfaires dans lesquelles se trouvent compris 
cinq batailles rangées, un siège, savoir : 

•29 avril 1792, Mons. Février 1793, Saint-Tron. 

2i juin, prise de Meuin. Mars, bataille de Louvain. 

10 août, camp de Maulde. 6, 7 et 8 mai, Hasnon. 

20 septembre, bataille au camp de la 21 juillet. Fiers. 

Lune. la août, Linselles. 

4 novembre, Quiévrain. 18 — Blaton. 

5 — Bossu. 13 septembre, Wervicq. 

6 — bataille de Jemmapes. 14 — prise de Menin. 

n — Saint-Tron. 23 et 26 vendémiaire an II, (16 et 17 

18 — Tirlemont. octobre 1793), bataille de Wattignies. 

20 — bataille de Liège. 28 brumaire an II (18 novembre 1793^. 

21 janvier 1793, siège de Maëstricht. Thuin. 

Février, hauteurs de Visée. 4 pluviôse an II 23 janvier 1793), 

— Tirlemont. Pont-James. 

Extrait d'un mémoire (!n Bligny au ministre de la guerre. 22 nivôse an VIII 
12 janvier 1800). 



2€4 F.ES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS - 1791 

ion, 11 décembre 1792; sergent à la 58* demi-brigade, 1799; ^, 1806; sous- 
liculenant, 1807; lieutenant, 1808; capitaine, 1811; blessé à El-Albuhera ; 
adjoint aux états-majors en Hollande, 1812 ; adjudant de place à Paris, 1815; 
Retraité, 1822. 

Dieu (Melchior-Jean), d'Arcueil, 20 an?. 

Volontaire, 9 septembre 1792; caporal, 29 novembre 1794; sous-lieutenant 
au 58", 1805 ; passé à la 4" légion de réserve de Tlntérieur, 1807; blessé à 
Hollabrûnn, blessé et prisonnier à Baylen, 1808 ; rentré, 1814; retraité, 1816. 

Edouard (^François-Louis), de Pari?, 21 ans. 

Caporal, tué dans un combat contre les Chouans, 10 lévrier 1800. 

FiLiG (Plîilippe-Auguste), de Rouen, 20 ans. 

Volontaire, tué à l'aHaire de Trente, 10 avril 1797. 

Filleul (Etienne-Thomas), de Paris, 16 ans. 

Volontaire, 2 septembre 1792; adjudant à la 58« demi-brigade, 1802 ; sous- 
lieutenant, 1805; ^, 1806; passé à la 4» légion de réserve de l'Intérieur; lieu- 
lenant-adjudant-major, 1807; prisonnier de guerre à Baylen ; rentré, 1814. 

Geoffrin (Pierre-Claude), de Villers-au-Bois (Pas-de-Calais) 27 ans. 
Caporal, tué au combat de Vérone, 15 avril 1797, 

GiRET (Jean-Bapliste-François), de Lyon, 24 ans. 

Chasseur au bataillon dePopincourt, IH mars 1790. 

Volontaire au 2" bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; sergent-instructeur au 
bataillon franc d'Hasnon, 6 décembre 1792; lieutenant, 1793; passé à la com- 
l)agnie d'artillerie de la section de Montreuil, 31 mai 1793; au bataillon auxi- 
liaire de Seine-el-Oise, 1799; à la 6« demi-brigade de ligne, 1800; réformé 
1801 ; commandant la garde nationale de Valence (Drôme); lieutenant à la 
l"" cohorte des gardes nationales du 1" ban, 1812; passé au 133e de ligne, 
janvier 1813; capitaine au 58«, décembre 1813; en demi-solde, 1814; 
^, 1815; adjudant-major au 13» bataillon des gardes nationales mobilisées 
de l'Isère, d'avril à juillet 1815; portier-consigne à Toul, 1820; retraité 1824. 

Hareng (Antoine), de Metz, 30 ans. 

Volontaire, rayé des contrôles de la 58«, 19 décembre 1797, comme étant 
prisonnier de guerre. 

HÉBERT (Gervais), de Saint-Gervais (Seine-et-Oise), 25 ans. 
Volontaire, prisonnier de guerre, 25 décembre 1800. 

HÉBERT (Pierre), d'Arcueil, 26 ans. 

Volontaire, mort à l'hôpital de Lyon, 13 mars 1800, par suite de blessures. 



2<= BATAII.LON — ETATS DE SERVICES 265 

Hedain (Louis-Jacques), de Rouen, 24 ans. 

Volontaire, blessé, 14 février 1801, et décédé à l'hôpital de Vérone, 
21 juillet suivant. 

Jean (Elienne-Jean), de Paris, 18 ans. 

Volontaire, 23 avril 1793; sergent-major au i)8«, 1807; sous-lieulenant, 1810; 
blessé à Talaveyra et à Stepona; lieutenant, avril 1813; capitaine au 48', 
décembre 1813; îfif ; retraité pour blessures, 1814. 

Laflècue (Alexis-Robert), de Paris, 22 ans. 

Sergent de grenadiers; blessé au siège d'Arrezo; réformé et pensionné, 
1801. 

Legay (Aimable), de Bournainville (Eure), 18 ans. 
Sergent, mort de blessures à l'hôpital de Lisbonne, 31 août 1808. 

Maison (Pierre-François), de Marnay, 18 ans. 

Fourrier; à l'hôpital par suite de blessures, 25 décembre 1801 ; décédé. 

Mallard (Antoine-Louis-Henri), de Paris, 15 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791 ; caporal, 9 août 1794; prisonnier des Chouans, 

21 novembre 1795, a réussi à s'échapper, 3 mars 1796; sergent à la 58* demi- 
brigade, 1798; sous-lieutenant, 1802; lieutenant, 1806; aide de camp du 
général Ruby, 1807; retiré, 1808. 

Mardela (Jean-Michel), de Ghevry-en-Sereine (Seine-et-Marne), 

22 ans. 

Sergent-major au 58", 1807; sous-lieutenant, janvier 1809; tué à l'ennemi, 
au mois de juin suivant. 

Menuet (Charles), de Saint-Mihiel, 19 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791 ; sergent à la 58» demi-brigade, 1799; sous-lieu- 
tenant, 1806; lieutenant, 1808; i)risonnier de guerre, 1808; rentré. 1814; en 
demi-solde, 1815. 

NoEL (Jean), de Paris, 23 ans. 

Volontaire, 30 juin 1792; sergent-major à la 67« demi-brigade, 1795; sous- 
lieutenant au 58«, 1811; lieutenant et capitaine, 1813; en demi-solde, 1814. 

PoiRET (Jean-Francois), de Fère-en-Tarden'ois, 20 ans. 

Blessé à Menin et à Algésiras; sous-lieutenant au 58«, 1806; lieutenant, 
1808; tué à l'ennemi, 7 novembre 1808. 

PoLLET (Alexandre), de Gros-Rouvres (Seine-et-Oise), 18 ans. 
Sous-lieutenant, 1805; ^, IHOI»; lieutenant, 1807; adjudant-major, 1809: 



•266 LES VOLONTAIHES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

rang de capitaine, 1810; capitaine de grenadiers, 1813 ; prisonnier de guerre 
à Dresde; rentré et retraité, 1814. 

Ricard (Pierre-Joseph), de Paris, 18 ans. 

Volontaire, 31 juillet 1792 ; sergent à la 88* demi-brigade, 1799; sous-lieu- 
tcnant, 1807; lieutenant, 1808; capitaine, 1811; *ft,1812; blessé en Espagne, 
1808 ; blessé et prisonnier devant Pampelune, 1813 ; rentré et retraité, 1814. 

Terray (Etienne-Pierre), de Paris, 16 ans. 

Adjudant; « parti pour l'expédition lointaine », 9 janvier 1811. 

Tulle (Barthélémy), de Lyon, 35 ans. 

Volontaire, rayé des contrôles, 18 juin 1798, comme prisonnier de guerre. 

WiLMANT (Jean-Joseph), de Mons, 24 ans. 
Volontaire, prisonnier de guerre, 10 avril 1797. 



82® DEMI-BRIGADE d'iNFANTERIE DE LIGNE. 

Le n° 82 était demeuré vacant lors de la seconde formation des 
demi-brigades en 1796. Le 12 février 1797, h l'aide du 2« bataillon 
de la 141» demi-brigade et du 2« de l'Aisne, de détachements des 
58" demi-brigade de ligne et 28" légère, de la 31° division de gen- 
darmerie à pied, de réquisitionnaires et de conscrits, on constitua 
une demi-brigade qui reçut le n» 82. 

Vingt-sept anciens volontaires du 2" bataillon de Paris se trou- 
vèrent y passer avec le détachement de la o8« demi-brigade. Ce sont, 
outre Guendet, Fauchereau, Lebrun (J.-B.), Henry, Lefèvre et Tra- 
versier, dont la notice est ci-dessus, aux sous-officiers : 

Baillard (Antoine), de Borest (Oise), 33 ans. 

Dragon au l'i^ régiment, 1778-1790. 

Volontaire, 14 août 1792 ; caporal à la 67», 1795 ; rayé des contrôles, 1799. 

Bresson (Jacques-Antoine), de Paris, 22 ans. 

Sergent-major, 1800; sous-licutenant au 10« de ligne, 1810; se distingua 
particulièrement en Calabrc ; capitaine, 1813; tué à l'ennemi, 7 septembre, 
même année. 

Gharréard (Guillaume), 24 ans. 
Sergent, mort à Heiuics, 1799. 



2« BATAILLON — ETATS DE SERVICES 267 

Chassard (Laurent), de Paris, 16 ans. 
Grenadier, congédié, 1803. 

Desboîufs (Louis), de Ménil la Horgne (Meuse), 21 ans. 
Caporal, embarqué, 1801. 

GouGKROT (Guillaume), de Sarlrouville (Seine-et-Oise), 43 ans. 
Caporal, congédié, 180.3. 

GuiLLOT (Jean-Louis), de Morat (Suisse), 27 ans. 

Soldat au régiment de Cliàteauvieux, 1782-1790. 

Volontaire au 2« bataillon de Paris, 16 mai 1792; caporal, II septembre 
1793; congédié, 1803. 

GuLOis (Ignace-Joseph), d'Orchies (Nord), 22 ans. 
Sergent-major, présent à Sainte-Lucie, 1803. 

HouDAiLLE (François-Benjamin), 16 ans. 

Caporal; embarqué, 1802; présent à Sainte-Lucie, 1803. 

JuETTE (Nicolas-François), de Paris, 16 ans. 

Sergent, 1802; sous-lieutenant au 10« régiment de ligne, 1811 ; lieutenant 
et capitaine, 1813 ; blessé à .lemmapes, à la retraite de Trente et à Orthez; re- 
traité, 1814. 

Labracue (Jean-Baptiste), de Paris, 20 ans. 
Caporal, aux vétérans, 1802. 

Laurence (Jean -François), de Tassé (Sarthe), 32 ans. 
Volontaire, congédié, 1803. 

Lebrun (Henry), de La Palisse (Allier), 27 ans. 
Caporal; embarqué, 1801; présent à Sainte-Lucie, 1803. 

Lecompte (Pierre), de Paris, 18 ans. * 
Sergent, tué en duel, 14 août 1802. 

Marchais (Louis-Michel), d'Arcueil, 25 ans. 

Volontaire, congédié, 1803. 

MoNvoism (Jacques-Firmin),de Paris, 16 ans. 

Caporal ; passé à Saint-Domingue avcola 11» légère, 1802. 



268 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

MoREAU (Jean-Baptiste), de Paris, 17 ans. 
Sergent, rayé, 1800. 

Pautret (Marie-Gabriel), de Paris, 19 ans. 

Sergent-major, passé dans la gendarmerie de l'Ouest, 1800. 

RiBiÈRE (Micliel), de Paris, 26 ans. 

Caporal, rayé des contrôles, 1800, étant ancien à rhôpital. 

RoBLOT (Joseph), de Paris. 
Tambour, rayé, 1800. 

. Vauclin (Piere-Benoit), de Saint-Denis, 20 ans. 
Volontaire, congédié, 1803. 



Divers. 



Angot (Pierre), de May-en-Multien (Seine-et-Marne), 26 anp. 

Soldat au régimeni de Chartres, 1783-1791. 

Volontaire au 2^ bataillon de Paris, 4 août 1792; blessé à Jemmapes ; pen- 
sionné, 1793; admis lieutenant honoraire aux Invalides, 1795; passé sergent 
dans les vétérans, 1798; réadmis aux Invalides, succursale d'Avignon, 1806. 

Baud (Louis-Marie-Elzéar), de Paris, 14 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791; démissionnaire, décembre 1792; réquisition- 
naire au 11« bataillon de Paris, 1793 ; maréchal des logis au 9" hussards, 1798; 
congédié, 1802. Était chef de bureau à l'administration générale des Postes, 
1835. 

Bellanger (Joseph), de Sillé-le-Guillaume, 43 ans. 

Volontaire au 2* bataillon de Paris, 19 octobre 1791 ; j)assé au 4* des volon- 
taires nationaux, 21 février 1793; lieutenant, 1794; capitaine au 60" de 
ligne, 1803; mort le 14 janvier 180"), à Verceil. 

Beranger (Jean-Louis-Philippe), de Paris, 24 ans. 

Volontaire dans la garde nationale parisienne, bataillon du Petil-Saint- 
Antoine, 1789. 

Volontaire au 2« bataillon de Paris, 20 juillet 1791; congédié pour infir- 
mités, 8 juin 1792. Sous-lieutenant au 16^ régiment de chasseurs, 10 mars 
1793; lieuteuanl, 1795; capitaine, 1797; retraité, 1803. 

Berly (Charles-Augustin), de Choisy-sur-Seine, 23 ans. 

Volontaire, 30 janvier 1792; blessé à Linsclles; pensionné, 1794; admis 
aux Invalides, 179.'); passé aux vétf-rans, 1796; retiré, 1797. 



2« BATAILLON — ÉTATS DE SERVICES 269 

BoiLLOT (François-Julien), d'Arcis-sur-Aube, 23 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791 ; engagé au 104^ d'infanterie, 18 août 1792; a eu 
la poitrine écrasée par la cavalerie ennemie, le 19 mars 1793, entre Saint-Tron 
et Tirlemont; admis aux Invalides, 1794; passé aux canonniers vétérans, 
1795 ; rentré aux Invalides, ses infirmités ne lui permettant plus aucun ser- 
vice, 1796; caporal au 1<"" bataillon auxiliaire de la Seine, 1799; renvoyé dans 
ses foyers, 1800. 

Boucher (Jean), 32 ans. 

Volontaire, 11 avril 1792; attaqué de deux hernies, 16 octobre 1792, en 
donnant du secours aux équipages embourbés entre Hozoy et llelhel; réformé. 
Il janvier 1793; pensionné; admis aux Invalides, 1813; mort, 3 mars 1829. 

Chapsal (Pierre^ de Paris, 22 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791; caporal, 23 septembre 1793; blessé à Watti- 
gnies; sous-lieutenant à la 71« demi-brigade, 1799; a fait prisonnier, 17 avril 
1801, un chef de brigands qui se disait aidc-de-camp de Cadoudal et déso- 
lait les Côtes-du-Nord ; lieutenant à la garde de Paris, 1806; blessé à Alcoléa, 
1808; prisonnier de guerre à Baylen; rentré en France et retraité, 1813. 
Employé au bureau militaire de la mairie du 2* arrondissement de Paris, 
de janvier 1814 à novembre 1816. 

Cresson (Samson), de Vitry-sur-Marne, 27 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791 ; aide-chirurgien-major, 16 septembre 1791 ; passé 
comme élève-chirurgien, attaché à l'ambulance de l'armée française en Bel- 
gique, 1792; sous-aide-chirurgien-major, 1793; chirurgien-aide-major, 1809; 
licencié, 1814. 

Daussy (Nicolas), de Bruyères -le-Ghâtel (Seine-et-Oise), 31 ans. 

Vainqueur de la Bastille. 

Volontaire, 20 juillet 1791 ; blessé à Jemmapes ; sous-lieutenant au 82" régi- 
ment d'infanterie, l""" mars 1793 ; passé à la l')2* demi-brigade; mort à l'hô- 
pital d'Herxheim, 1795. 

Déguingue (Jean-François), de Paris, 19 ans. 

Volontaire, 15 mai 1792; employé dans les bureaux du payeur général de 
Tannée du Nord, 6 février 1793; rayé des contrôles, 8 juin 1795. 

Desargus (Pierre-Jean-Baptiste-Martin), d'Amiens, 15 ans. 

Volontaire au 2^ bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; habillé, équipé et armé 
aux frais de son père; passé au 10» bataillon des Fédérés, 17 septembre 1792; 
lieutenant de canonniers, 1794; capitaine à la 17« demi-brigade de ligne sur 
le champ de bataille de La Trebbia, 1799; adjoint aux états-majors, 1800; 
colonel du 20* dragons, 1811 ; *, 1814; colonel de gendarmerie, 1817; maré- 
chal de camp honoraire, 18 mai 1824; retraité 1824. Colonel commandant le 



270 LES VOLONTAIRES NÂTIONÂIX DK PARIS — 1791 

déparlement des Côles-du-Nord, 1830; C !ft, 1837; retraité, 1839; mort 
H avril 1851. 
Baron de l'Empire. 

Deshorties (François-Joseph), de Paris, 20 ans. 

Volontaire, 2 août 1792; sergent au 10" bataillon de l'» réquisition de Paris, 
29 septembre 1793; incorporé comme soldat à la 29^ demi-brigade, 1794; 
blessé àCourtrai; retraité, 1796; admis aux Invalides, 1832; mort 30 mai 18i>2. 

DuGOMMiER (Jacques-Germain François Chkvrigny-Cgquille dit), de 
la Basse-Terre (Guadeloupe], 18 ans, lils du général. 

Volontaire, 2 mars 1792; sous-lioulenant au 14" d'infanterie, 6 mars 1793; 
adjudant général chef, de bataillon, 1794 ; adjudant général chef de brigade, 
179.'!; mort prisonnier de guerre en Russie, 1812. 

Ferré (Jean-Martin), de Paris, 23 ans. 

Etait à la prise de la Bastille; caporal de chasseurs dans la garde nationale 
parisienne (Petit-Saint-Antoine). 

Volontaire au 2« bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; sous-lieutenant à la lé- 
gion des Alpes, 21 juillet 1792 ; lieutenant, 1793; capitaine, 179.'> ; |)assé au 
26° léger, 1804; ^, 1807; blessé à Vérone; retraité, 1809; admis aux Inva- 
lides le 3 et mort le 14 avril 1841. 

Grevin (Jacques), de Paris, 32 ans. 

Volontaire, 30 juillet 1792; retiré pour blessures, 26 août 1794; sergent aux 
vétérans, 179j; pensionné, 1804. 

Jacquin (Nicolas), de Metz, 20 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791 ; sous-lieulcnant au 9« bataillon des Réserves, 
22 décembre 1792; chef de bataillon, 1793; passé à la 28^ demi-brigade, 
1796; commandant d'armes de la citadelle de Turin; tué, 12 juillet 1801, par 
les canonniers du 1"' régiment d'artillerie révoltés. 

Un arrêté des Consuls, du 25 août 1801, décida qu'il serait " ('lfc(' une staiiic 
au citoyen Jacquin, chef de baladlon commandant ta ritadelte de Turin, 
mort sur le pont-levis en défendant Ventrée de la citadelle qui lui était 
confiée. » 

Marcellin. 

Volontaire, 10 décembre 1792; employé à l'état-major général à Liège, 
janvier 1793. 

Masson (Claude), 30 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791; retiré, décembre 1791; volontaire national à 
cheval, octobre 1792; maréchal des logis au 7" hussards, janvier 1793; sous- 
lieulenanl, 1794; blessé à Pellingen, 1793, et à la Rchutte, 1797; commandant 
de place à Lentzbourg, 1799; lieutenant, 1803; retraité, 1805. 



2« BATAILLON — ÉTATS DE SERVICES 271 

Maupin (Victor- Alexandre), de Liancourt (Oise), 21 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791 ; sous-lieutonant au 3' bataillon des chasseurs 
francs, 12 septembre 1792; blessé près de Valencienncs on 1793 ; lieutenant, 
1793; capitaine, 1795; *Jfc, 1804; retraité, 1807; adjudant de place à Berg-op- 
Zoom, 1811-1814; décédé, 1819. 

Messier (Marie-Laurent). 

Volontaire, 20 juillet 1791 ; passé dans la garde constitutionnelle de 
Louis XVI, 1792; lieutenant au 11)= bataillon de réquisition de Paris, 1793; 
retiré, 1794; sergent dans la garde nationale de Paris, 181b. 

MoREAU (Louis-Auguste), de Paris, 19 ans. 

Volontaire, 2îi septembre 1791; fourrier et sergent; incorporé à la 67* 
demi-brigade, 1800 ; sergent-major, 1801; sous-lieutenant, 1806; lieutenant, 
1807; capitaine, 1809; chef de bataillon au 13« léger, ^ et 0^, 1813; 
blessé à Essling, à Wagram, en Catalogne, à Kulm et à Dresde; retraité. 

Pujos (Jean), de Fuycasquier (Gers), 49 ans. 

Volontaire 20 juillet 1791 ; caporal, janvier 1793; aide-chirurgien-major à 
Tannée du Nord, 14 mars 1793; employé successivement aux armées de 
Sambre-et-Meuse et du Rhin; mort à Saint-Domingue, 1803. 

Renard (François), de Belleville, 37 ans. 

Soldat au régiment de la Reine, 1780-1781 ; chasseur dans la garde natio- 
nale parisienne, 1789. 

Volontaire au 2* bataillon de Paris, 20 juillet 1791; congédié, l'='" août 
1792; adjoint du génie, 1793 ; capitaine adjoint aux états-majors, 1803 ; re- 
traité, 1814. 

Renault (Armand-Pascal), de Paris, 20 ans. 

Volontaire, 20 juillet 1791 ; j)assé au 16® bataillon de réquisition de Paris, 
par ordre, 7 novembre 1793 ; incorporé au l*"" bataillon du Morbihan le 10, et 
sergent le 24 avril 1794; sergent-major à la 61" demi-brigade, 179o; sous- 
lieutonant à la 76e, 1804; lieutenant et ^, 1807; capitaine, 1808; chef do 
bataillon au 149", 1813; au 88<', 1814; blessé à Challonnes, au pont do San- 
Payo, H Pozo-Bellos, à Fère-Champenoise ; en demi-solde, 1814;*, 1818; 
retraité, 1821. 

RouiLLiERS (François), de Suisse, 48 ans. 

Volontaire, 23 juin 1792; envoyé en mission, en Suisse, par Dumourioz, 
juillet 1792 ; sans nouvelles depuis. 

Rousselet (Jean-Baptiste), de Ghoisy, 17 ans. 

Volontaire, 1" septembre 1792; blessé à Roncq; pensionné, 1795; admis 
aux Invalides, 1832; mort, 21 octobre 1856. 



272 LES VOLONTAIHES NATIONAl X l)K PAIUS — 1791 

Sebille (Louis-Augustin), de Binch (Belgicjue), 22 ans. 

Brigadier dans les troupes de la révolution belge, 1789. 

Volontaire au 2^ bataillon de Paris, 22 avril 1792; lieutenant aux dragons du 
Hainaut, 22 février 1793 ; capitaine au 20e chasseurs, 1794; chef d'escadrons, 
1800; blessé à Aboukir; passé au 11» dragons, 1803; retraité, 1805. 



I 



3" BATAILLON 

18 JUILLET 1791 — 22 AOUT 179( 



HISTORIQUE DU CORPS. 

L'organisation du 3" bataillon des volontaires du département de 
Paris commença le H juillet par l'élection des officiers des com- 
pagnies de fusiliers; elle se termina le 18 par la formation de la com- 
pagnie de grenadiers et de celle de canonnicrs. 

Les bataillons de garde nationale de la ville qui y concoururent 
sont les suivants : 

Saint-Jacques-du-Haut-Pas , Saint-Viclor, Saint-André-des-Arts, 
Saint-Marcel, Saint-Louis-en-l'ile, Le Val-de-Grâce, Saint-Étienne-du- 
Mont, La Sorbonne, Saint-Nicolas-du-Chardonnet, Les Mathurins 
(1" division) ; 

Les Prémontrés, Henri IV (Barnabites), Les Gordeliers.Notre-Dame^ 
Saint-Severin, Les Petits-Augustins, Abbaye-Saint-Germain, Jacobins- 
Saint-Dominique, Les Théatins et Les Carmes Déchaussés (S" di- 
vision). 

Comme les deux premiers, le 3« bataillon fut envoyé, le 2 août, du 
camp de Grenelle à Gonesse, puis au camp de Verberie. Mais, au mois 
de septembre, il fut dirigé — par Sentis, Compiègne, Noyon, Ham et 
Saint-Quentin, — sur Laon. 

Au mois de janvier 1792, il se passa dans cette ville un incident 
qui amena le licenciement de la 6e compagnie. 

Exposé des faits qui ont donné lieu au licenciement de la 6» compagnie 

DU 3e BATAILLON DE PaBIs'. 

Le citoyen Âujard, capitaine de la 6e compagnie du 3e bataillon de Paris, 
ayant voulu faire le décompte de ses volontaires en billets de confiance, ils lui 
représentèrent qu'il devait y avoir une portion en numéraire. Sa réponse fut 

1. Archives administratives de la guerre, dossier Moroy, pensions 1801-1817, 
no 429, 

Tome I 18 



274 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

qu'il l'avait reçu ainsi du citoyen Moroy, alors sorgcnt-major, lequel se dis- 
culpa en présentant les reçus du capitaine par lesquels il i)rouvait qu'il avait 
versé entre les mains du citoyen Aujard la masse du décompte, conformémeni 
à la loi. Il fut, par lesdits volontaires, porté plainte au citoyen Laval, colonel, 
qui convoqua un conseil de discipline où fut traduit le citoyen Aujard. Malgré 
les preuves de sa mauvaise gestion, il fut acquitté. Les volontaires, indignés 
de ce jugement et ne voulant plus obéir à un homme qui avait perdu leur 
confiance, donnèrent leur démission en motivant que, ne voulant pas aban- 
donner la Chose Publique, ils allaient passer dans le 2e bataillon de Paris. 
Dans cet intervalle, le citoyen Moroy fut promu au grade de lieutenant dans 
la même compagnie. 

Les démissions furent acceptées par le lieutenant-colonel. Cependant, 
quelques jours après, on annonça une revue de commissaire, et le bruit courut 
que la 6e compagnie y serait désarmée et licenciée. Cette compagnie fut témoi- 
gner sa crainte au département, qui fit appeler le colonel. Celui-ci assura que 
le bruit était faux et donna sa parole d'honneur que le capitaine Aujard ne 
s'y trouverait pas et n'y commanderait pas. 

Les volontaires obéirent, comptant sur la parole de leur colonel. Le lieu or- 
dinaire ovi se passaient les revues était devant les casernes. Ce jour-là, la 
troupe fut conduite dans un manège couvert oîi, étant entrés, on en ferma les 
portes. Le colonel, oubliant sa parole, donna l'ordre au capitaine Aujard de 
commander sa compagnie. Cette conduite était faite pour aigrir les esprits. Le 
capitaine vint donc pour commander; la compagnie ne fit aucun mouvement. 
Le colonel consulta le commissaire qui lui répondit de faire son devoir. Alors 
il fit mettre bas les armes aux volontaires et leur fit ouvrir les portes du ma- 
nège. Ils coururent au département se plaindre de la manière dont on les 
avait traités et de la violation de la parole qui leur avait été donnée. Le colo- 
nel et le commissaire vinrent au département, qui fit des reproches au citoyen 
Laval, lequel appuya sa conduite et se rejeta sur l'ordre du commissaire, qui 
nia le lui avoir donné, d'autant plus qu'il n'en avait pas le droit, qu'à la vérité 
il lui avait dit de faire son devoir. 

Le département nous prit sous sa protection et nous fit expédier des routes 
pour Paris, où nous vînmes porter nos réclamations à l'Assemblée nationale. 

Dans les procès-verbaux des séances du directoire du département 
de l'Aisne, à la date du 26 janvier 1792, est consigné l'arrêté suivant*. 

Le Directoire, informé qu'une compagnie du bataillon des volontaires a le 
projet de démissionner; que ce jour même elle doit être passée en revue par 
un commissaire des guerres, et qu'on a décidé de la désarmer, 

Arrête qu'un de ses membres, Louis-Etienne Beffroy, s'abouchera avec 
l'clat-major du bataillon et offrira la médiation de l'administration départe- 
mentale aux deux parties en présence. 

On ne voit pas, dans le procès-verbal des séances ultérieures, 
quelle suite a été donnée à l'affaire, et il n'existe, dans les pièces 

1. Archives départementales de l'Aisne. — Comniunicalioii de M. Souchon, ar- 
chiviste du département, à qui nous adressons tous nos remerciements. 



2« BATAIF.LON — LAON ET VERSAILLES 275 

annexes, aucun document y relatif. Mais l'attestation ci-après, de la 
main même de Beffroy, indique la part prise par le représentant du 
directoire du département de TAisne : 

Je soussigné, Représentant du peuple, membre du Conseil des Cinq-Cents, 
ayant été administrateur au directoire du département de l'Aisne à l'époque 
où cet événement a eu lieu, et nommé par le département comme commis- 
• saire pour pacifier les choses et faire un rapport, certifie que le rapport ci- 
dessus contient la plus exacte vérité et que dans le rapport que je fis alors et 
qui fut envoyé à la Représentation nationale, je prouvai que le tort était 
entièrement dans la violation de la parole du chef, dans l'aristocratie du com- 
missaire des guerres et dans la mauvaise conduite du capitaine Aujard, qui 
n'était nullement digne de commander des soldats français, îimis de la Li- 
berté ; qu'il y avait, à la vérité, un peu do chaleur dans les esprits, chaleur 
nécessaire alors pour le succès de la révolution, chaleur dont le principe était 
louable. Et je certifie, en outre, qu'alors le département insista vivement pour 
obtenir en faveur des volontaires la justice qui leur était due et la destitution 
du capitaine Aujard, homme très immoral. 

Fait à Paris, le 17 fructidor an IV '3 septembre I79C,. 

L.-E. Beffroy. 

Le capitaine Aujard conserva son commandement, et le Comité mi- 
litaire de TAssemblée législative décida qu'il était possible aux 
volontaires de la 6» compagnie du 3' bataillon de Paris de reprendre 
du service dans tel autre corps que bon leur semblerait. 

Le bataillon demeura encore quelque temps à Laon. Au 28 février 
1792, le directoire s'occupe toujours de son casernement; au 15 mars, 
le bataillon était parti. Il avait été ramené sur Paris et fut envoyé, en 
prévision de troubles, à Versailles, lieu de concentration des hommes 
et des chevaux destinés aux armées. Un détachement de la garde 
nationale de Versailles se porta à sa rencontre *. 

Les événements de la guerre, qui venait d'être déclarée, causè- 
rent son renvoi sur le théâtre des opérations. 

LE MINISTRE DE LA GUERRE AU PRÉSIDENT 
DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE \ 

A Paris le 21 mai 1792, l'an i""» de la Liberté. 

Monsieur le Président, 

J'ai l'honneur de vous prévenir que le 3* bataillon des gardes nationales du 
département de Paris, qui se rend en augmentation à l'armée de la Moselle^, 

1. Lauhent-Haxix, Histoire municipale de Versailles, 1787-1799, t. II, p. 224. 

2. Archives nationales, C 148, n' 242. 

3. A la création, la 2* division militaire faisait partie de l'arrondissement de 



276 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

doit passer en deçà de la distance de 30,000 toises de Paris. Je joins ici l'extrait 
de la route qu'il doit suivre. Je vous prie de vouloir bien demander l'auto- 
risation de l'Assemblée nationale conformément à ce que prescrit la Consti- 
tution. 
Je suis avec respect, Monsieur le Président, 

Le Ministre de la guerre, 
Servan. 

Troupes qui ont à marcher dans les départements de Seine-et-Oise, de 
Paris, Seine-et-Marne, de COise, etc. 

Le 3« bataillon des gardes nationales du département de Paris, pour se 
rendre à Givet, partira de Versailles le 2o mai et ira loger ledit jour : 

25 à Saint-Denis ; 

26 à Dammartin ; 

27 à Crespy. 

Il continuera sa route jusqu'à Givet où il recevra les ordres de M. de La 
Fayette. 
Fait à Paris, le 21 mai 1792, l'an 4*' de la Liberté. 

Louis. 
El plus bas : 

Sekvan. 

Campé sous Maubeuge le 6 juin, le 3» bataillon participa aux 
affaires des 11 et 27 de ce mois. 

Au 10 aoiU, on le trouve à la division de droite (Dampierre) de 
l'armée du Nord ; il compte six cent cinquante hommes à l'elTectif; 
il est embrigadé avec le 43® d'infanterie et le l*" bataillon de l'Aisne. 

Le 19 de ce mois d'août, était lue à l'Assemblée nationale une 
adresse *, dans laquelle, condamnant La Fayette, qui avait pro- 
lesté contre la conduite des Parisiens en la journée du 20 juin et, 
ne pouvant sauver la monarchie constitutionnelle, s'était exilé, le 
3* bataillon de Paris déclarait « avoir résisté à toutes les intrigues et 
juré de maintenir la liberté et l'égalité ou de mourir en les défen- 
dant ». Celte pétition fut, sans doute, apportée par le volontaire 
Oiraux, qui se présenta le même jour à la barre de l'Assemblée. 

Faisant partie du corps du lieutenant-général Chazot, chargé de 
reprendre le défilé de La Croix-aux-Bois, le bataillon partit du camp 
de (irandpré, le 12 septembre au soir, et occupa, \e lendemain, 

l'armée du Nord ; elle passa ù l'armée du Centre (ou de la Moselle), le 23 mars 
1792. Lorsque Luckner fut envoyé du Nord au Centre et La Fayette inversement, 
le 12 juillet 1792, par arrangement particulier entre les généraux en chef, le dé- 
partement des Ardennes rentra dans l'arrondissement de l'armée du Nord. 

1. Signalée dans le procès-verbal imprimé de la Législative; elle n'a pas été 
trouvée aux Archives nationales. 



2« BATAILLON — ALDENHOVEN 277 

Vouziers avec la colonne. Le 14, à la pointe du jour, les Autrichiens 
étaient assaillis et culbutés après une heure et demie de combat. 

Le 20 septembre, le 3» bataillon de Paris est à Sedan (division de 
gauche; lieutenant-général Miranda, maréchal de camp Dampierre). 
Le 6 octobre, il est en seconde ligne au camp de Savigny ; le 11, il 
fait partie de la première colonne (Beurnonville) de l'armée de la 
Belgique avec le l" bataillon de Paris ; il prend part à l'affaire de 
Liège le 25 octobre, et le 6 novembre à la bataille de Jemmapes *. 
Enfin, réuni aux 1" et 2« bataillons de Paris, il fait partie de l'avant- 
garde qui forme la droite de l'armée française. 

Après avoir pris une part active aux opérations en Belgique et en 
Hollande, le bataillon est à Brachelen, à la fin de février 1793, 
(quatre cents hommes à l'effectif). 

A Aldenhoven , aux avant-postes d'Aix-la-Chapelle, près le val 
de Morre, le i" mars 1793, il perdit quinze de ses officiers : huit 
tués, sept prisonniers. Plusieurs de ses compagnies se trouvèrent 
totalement sans chefs. 

Le général de La Noue, qui commandait en chef, a fait, sur l'affaire 
d'Aldenhoven, un rapport des plus sommaires '. H ne relate pas la 
part prise par les corps qui avaient combattu ; il accuse même des 
pertes «. très légères», alors que déjà, par le nombre d'officiers du 
3® bataillon de Paris mis hors de combat, on peut juger ce que la 
troupe a souffert. Le général voulait peut-être cacher la déroute 
réelle qu'il avait essuyée et que signalaient au Comité de Défense 
générale les Représentants en mission en Belgique, Germain, Dela- 
croix et Merhn (de Douai) '. 

LE GÉNÉRAL LA NOUE AU GÉNÉRAL MHLVNDA. 



A Ai.v-la-Chapelle, le 1" mars 1793, 
Tan l" de la République française. 



Ce qu'on avait prévu, Général, est arrive ; l'ennemi s'est montré ce matin 
en force très supérieure et m'a attaqué à la fois par les deux flancs, du côté 
d'Aldenhoven et d'Escheviller. Je me suis trouvé en personne à la droite dès 
le matin ; les troupes ont témoigné la meilleure volonté et n'ont cédé qu'à 
grands regrets le champ de bataille à un ennemi qui, par sa supériorité, nous 
eut inmanquablement enveloppé, si nous avions tardé plus longtemps de 
quitter la position qu'on avait fortifiée, mais qui cessait d'être tcnable, dès que 

1. Voir au l-^' bataillon le rapport de Dampierre, ci-dessus, p. 178. 

2. Archives historiques de la guerre, armées du Nord et des Ardennes. 

3. AiLARi), Recueil des Actes du Comité de Salut public et Correspondance des 
Représentants, t. II, p. 251. 



278 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

la hauteur • sur la droite était forcée. Nous avons commencé le combat à trois 
différentes reprises. La cavalerie, commandée par les colonels Lefort et 
Nordman, s'est retirée dans le meilleur ordre. Je suis sans nouvelles cer- 
taines de ce qui peut s'être passé sur ma gauche ; mais il est impossible de 
songer à conserver ])lus longtemps la ville d'Aix que nous finirons d'évacuer 
demain matin de très bonne heure. Je compte établir mes cantonnements à 
• Hervé et au-delà à Soumagne ; je prendrai la i)Osi(ion en avant d'Her\c. Notre 
perte ne m'est pas encore bien connue, mais elle est très légère quant à la 
quantité des morts et des blessés. 

Li' lieutenant-général commandant provisoirement 
et en l'absence du général Dumouricz, 

L\ Noue. 

Les Archives historiques de la guerre * possèdent des extraits de 
trois lettres interceptées par les Autrichiens et écrites par des offi- 
ciers français retirés dans les environs d'Aix-la-Chapelle, le 2 mars 
1793. La troisième donne seule des détails intéressants sur l'ensemble 
du combat de la veille : 

Au château de Bronck, le 2 mars. 

L'ennemi s'est présenté en force à tous nos cantonnements pour passer la 
rivière *, et il l'a passée parce que nous n'avions pas dos forces suffisantes. 
Notre résistance n'a pas été de longue durée. Nous aurions été coupés, si nous 
eussions fait notre retraite un peu plus tard ; nous nous trouvions entre les 
troupes qui avaient la rivière en front de nous et une très forte colonne de 
20,000 hommes environ, qui passait derrière nos canlonncmcnis ; mais déjà 
nous étions retirés, lorsque cette colonne se présenta. Nous étions postés dans 
un endroit où nous avions quelques redoutes et retranchements pour se tenir 
en cas d'attaque, et nous avons vu, de là, défiler l'énorme colonne d'ennemis. 
Comme son but était de se porter sur Maëstricht, elle a passé devant nous 
sans nous attaquer, et dans une distance qui la mettait hors la portée de notre 
canon. Elle a ainsi dirigé sa marche sur Maëstricht, mais tout en se portant 
sur notre gauche qu'elle avait l'air de vouloir attaquer. Ce projet d'attaque de 
sa part avec une force trop inégale nous a obligés à la retraite ; elle s'est faite, 
mais avec un désordre inexprimable. L'ennemi l'a considérée comme une 
déroute et avec raison. Il nous a détaché sa cavalerie qui a mis le désordre 
partout. Les dragons et les volontaires en général se sont beaucoup trop pré- 
cipités, l'artillerie et l'infanterie n'ayant ])as été soutenues. Aussi l'ennemi 
a-t-ii plusieurs de nos canons, tué et sabré bien du monde et fait beaucoup de 
prisonniers, ce qui ajouta au trouble de plusieurs cantonnements qui ont été 
coupés dans leur retraite et ])ris en j)artic. Cette journée est remarquable par 
les pertes que nous y avons éprouvées, et ensuite par l'impression qu'elle a 
faite à nos troupes et aussi sur celles de l'ennemi, mais en sens contraire. 
Nous nous sommes retirés à Aix-la-Chapelle. 

1. Probablement celle dite de « Ilocgen ». 

2. Armées du Nord et des Ardcnnes, 2 mars 1793. 
.1. La Roer. 



2" BATAILLON — RELATION DE VEZL 279 

D'après la première de ces lettres d officiers français, les Autri- 
chiens auraient fait 1,200 prisonniers, lors de leur attaque en trois 
colonnes sur nos cantonnements, qui furent coupés et divisés dans la 
première phase de la bataille. A 1,200 ou 1,400 hommes sont éva- 
luées les pertes que nous firent subir le combat sur les hauteurs de 
Hoegen et les charges de la cavalerie autrichienne. 

La part prise à l'aflaire d'Aldenhoven particulièrement par le 
3^ bataillon de Paris est exposée dans la. Relation envoyée au Ministre 
de la guerre, d'Hervé, le A mars 171)3. Cette relation est du com- 
mandant du bataillon, Vezu, et l'exemplaire conservé aux Aixhives 
historiques de la guerre^ est une copie. 

Copie dk la relation envoyée au Minlstre de la Guerre, 
d'Hekve, le 4 MARS 1793, 2« annke de la République Française. 

Citoyen Ministre, je profite d'un instant de repos pour vous rendre compte 
(lu malheureux bataillon que je commande. 

Le 3'' bataillon de Paris, que vous connaissez, était à l'avant-garde depuis 
le commencement de la campagne; il a été longtemps sous vos ordres; il y 
était encore à la journée de Jeinmapes, et certes il eut une assez grande part 
à cette victoire célèbre. Ce bataillon, composé de véritables républicains, vient 
de périr pour la défense de la liberté. 

Je vous observe, citoyen Ministre, qu'il était réduit par les maladies, la dé- 
sertion et les congés à trois cents hommes en état de combattre. 

Le général Stengel nous avait cantonnés à sept lieues d'Aix-la-Chapelle, 
dans un village appelé Brakel. Le bataillon était obligé de se partager pour 
garder un autre endroit appelé Hirfake, et de surveiller un espace de plus 
d'une lieue et demie sur la rive gauche de la Roër. Les ennemis étaient sur 
celle opposée, et presque tous les jours nous nous fusillions réciproquement. 
En un mot, notre poste a toujours été bien gardé. 

Depuis longtemps, les fatigues extrêmes, les bivouacs continuels nous 
harassaient tellement que j'avais été forcé de demander au général Stengel un 
cantonnement où le bataillon put rétablir ses forces pendant quelque temps. 
Mes représentations furent vaines ; le général y répondit même avec dureté et 
m'outragea en me demandant si j'avais peur. Indigné d'une pareille réponse, 
je répliquai que nous ferions voir le contraire, et que, puisqu'il l'ordonnait, 
nous resterions à notre poste, dussions-nous y mourir ; l'événement l'a bien 
justifié. 

Le 28 février, je reçus l'ordre d'aller relever le 2* bataillon de la Charente, 
;i une lieue et demie de notre cantonnement. On nous avait dit que ce lieu 
était sûr et qu'il y avait plusieurs postes en avant. Le lendemain de notre 
arrivée, le'" mars, je reçus, à cinq heures du malin, l'ordre de détacher 
80 hommes à une demi-lieue pour renforcer le bataillon de la Meuse dont l'ef- 
fectif n'était que de 57 hommes avec un drapeau et 2 canons. Il me restait 
2.')0 hommes à peu près. An même instant, j'entendis battre la générale le long 

1. Armées du Nord et des Ardennes. 



280 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

de la rivière; je la fis battre aussi; je pris toutes les dispositions convenables; 
je me portai hors du village sur une hauteur où je pouvais apercevoir tout 
ce qui se passait. A six heures et demie, le commandant du 14" bataillon de 
chasseurs, mon chef de brigade, m'envoya ordre de me retirer sur Aldenhoven, 
si par hasard j'étais obligé de faire retraite. J'entendais des coups de canon et 
des fusillades du côté de Juliers; n'apercevant personne, je fis faire plusieurs 
mouvements pour former et déployer une colonne. A dix heures, je vis })asser 
le 2e bataillon de grenadiers, de 800 hommes ; il se retirait sur Aldenhoven 
d'après l'ordre qu'il en avait reçu. Je le suivis, mais bientôt un coteau le dé- 
roba à ma vue; j'appris après qu'il avait été entièrement défait. Je continuais 
à marcher sur Aldenhoven, lorsque j'entendis un bruit de mousqueterie. Au 
même moment, j'aperçus de la cavalerie qui s'avançait sur nous; tout le 
monde la prit pour de la cavalerie française. Le bataillon marchant toujours 
en colonne ayant une pièce à chaque angle, je le laissai à ma droite environ 
trois cents pas, et m'approchai de cette cavalerie. Lorsque je fus à cent pas, je 
reconnus que c'étaient les ennemis. J'aperçus ensuite une autre grosse colonne 
qui débouchait derrière la première ; je fis signe au bataillon de gagner sur la 
droite pour être protégés j)ar un village qui était près de nous. J'attendais du 
secours des nôtres, mais inutilement : nous étions abandonnés. Le comman- 
dant de la première colonne ennemie m'envoya un trompette pour me dire de 
me rendre. Je ne fis nulle attention à sa sommation. Alors le commandant vint 
lui-même à vingt pas de moi et me dit : « Commandant, voulez-vous vous 
rendre? — A qui? — Aux Autrichiens. » — Pour toute réponse, j'allai à 
toute bride vers le bataillon en criant aux canonniers de tirer à mitraille ; 
ils ne purent tirer que trois coups et on n'eût que le temps de faire une dé- 
charge de mousqueterie, dont l'ennemi fut d'autant plus maltraité que nous 
étions à portée de pistolet. Nous fûmes aussitôt cernés de toutes jjarls. Que 
pouvaient 230 hommes d'infanterie contre deux grosses colonnes de cavalerie 
et surtout dans une plaine? Personne ne voulut se rendre. Dans un instant, je 
vis enlever le drapeau, je vis massacrer mes braves compagnons, je restai 
ferme à mon poste jusqu'à la fin. 

Dans cette horrible situation, citoyen Ministre, il ne me restait qu'à mourir. 
Je m'y attendais, je le désirais; mais, résolu de vendre ma vie chère à mes en- 
nemis, je m'élançais sur eux, le sabre d'une main, le pistolet de l'autre. Je fus 
assailli de tous côtés : on me tira plusieurs coups de carabine et de pistolet, 
on fondit sur moi à coups de sabre ; je me défendis et ne fus atteint qu'au cha- 
peau. Cependant, si mon cheval, eiïarouché par le nombre des ennemis qui 
m'investissaient, ne m'eut emporté à travers leurs escadrons, j'aurais inévita- 
blement succombé. Mon évasion tient du jjrodige. 

Voilà, citoyen Ministre, la pure, l'exacte vérité; ceux de mes camarades 
qui ont échappé au carnage après avoir été laissés pour morts, peuvent vous 
garantir la scrupuleuse fidélité de ce triste récit. J'aurais voulu épargner par 
ma mort la vie à tous mes braves camarades, et je serai trop heureux si je 
puis un jour, comme eux, verser mon sang pour la défense de la patrie. 

Je demande [)our les i)arents des victimes la récompense qui leur est due. 
Je crois avoir perdu 250 hommes, dont quelques-uns peut-être ont été faits 
prisonniers. Les 80 que j'avais en détachement ont été épargnés; il m'en reste 
environ 100, outre ceux qui sont en congé et aux hôpitaux. Voyez, citoyen, 
quel parti je dois prendre. 



1 



3.: BATAILLON — PERTES A ALDENHOVEN 281 

Je ne puis in'cnipècher dans ma i)rofondc douleur de faire une foule de 
rétlexions sur ce triste événement. Pourquoi le général n'avait-il pas connais- 
sance du passage des ennemis? Pourquoi n'avait-on pas renforcé tous les 
postes le long de la rivière à mesure que les eaux diminuaient? Pourquoi ne 
se trouvait-il tout au plus que G,COO hommes pour garder Vô lieues de pays? 
Pourquoi nous a-t-on abandonnés à G lieues du quartier général? Pourquoi 
laisser des bataillons isolés devant l'ennemi? Notre jonction avec le 2» ba- 
taillon de grenadiers nous aurait certainement |)ermis de faire une belle 
retraite. Avions-nous de la cavalerie pour nous protéger? Quel général nous a 
donné des ordres? Avons-nous vu un seul aide-dc-camp? Avons-nous pu être 
surpris de la sorte sans être prévenus de l'approche de l'ennemi? J'en appelle 
à votre expérience, citoyen Ministre; ne peut-on pas au moins reprocher une 
négligence criminelle à celui ou ceux (]ui commandaient l'avant-gardc? Je 
vous prie de communi(|uer cet écrit à la Convention nationale. J'en envoie 
une copie aux citoyens commissaires. 

Certifié le présent véritable : 

Beaugk, grenadier, Boulnois, grenadier. 

Enfin, clans une lettre au Premier Consul, lettre non datée, par- 
venue le 2 avril, .sans doute 1800 ', Vezu, alors général de divi- 
sion, s'exprime ainsi : 

Aux avant-postes d'Aix-la-Chapelle, le bataillon que je commandais fut en- 
tièrement détruit. Tous ceux qui le comj)Osaient j)référèrent une mort hono- 
rable à la honte de se rendre au prince de Lambesc. Environ six échappèrent; 
trente-six furent faits prisonniers, et tout le reste fut massacré par le régiment 
de Royal-Allemand. 

Les chiffres donnés par le général Vezu sont forcés, mais il résulte 
de l'état officiel qui suit - que les pertes furent considérables. 

3« BATAILLON DE PARIS. 

Rkcaimtulation des of/iciers, sous-o/'/iciers et tolonlaires restés sur le 
champ de balndle ou faits prisonniers de guerre, le /■■■ înars 1793, à 
Valfaire des avant-postes d' Aix-la-Chapelle : 



(îrcnadiers 30 

Canonniers . 10 

2" compagnie, dite Ruquet .... 'M 

a« — Aujard lO 

4« — Perrot 4:5 

ijo — Le Brun . . . 33 



7" compagnie dite Thomas ... 46 

8" — (îarrcau . . 20 
Le citoyen Sirejean, lieutenant 

de la 0" comj)agnie 1 



Total 247 

Dans le nombre des deux cent quarante-sept hommes portés ci-dessus plu- 

1. Archives administratives de la f/>/erre, dossier Vezu, généraux de division, 
n- 270. 

2. Archives administratives de ta guerre, Vol. nat., 3' batadlon de Paris. 



282 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1701 

sieurs ont été faits prisonniers, mais il est impossible d'en donner un état 
exact, n'ayant pas encore reçu les renseignements nécessaires. Aussitôt qu'ils 
seront parvenus, on en enverra une copie au département de Paris. 

Le citoyen Sirejean remplissait depuis deux mois les fonctions de quartier- 
maître ; prisonnier à Cologne. 

Nota. — La l""^ compagnie, dite Molard, et la 6", dite Yvrié, ont été déta- 
chées à cinq heures du matin pour aller garder un gué à une demi-lieue du 
champ de bataille ; ces deux compagnies étaient commandées par le capitaine 
Yvrié, le capitaine Molard étant par congé à Paris. 

Certifié véritable par nom, lieutenant-colonel audit bataillon, 

"Vezu. 
Le 1" juin 1793. 

Etat nominatif des officiers, sous-officiers et volontaires du 3' bataillon 
de Paris restés sur le champ de bataille ou faits prisonniers de guerre, 
le /er mars 1793, à Vaffaire des avant-postes d' Aix-la-Chapelle '. 

(Grenadiers. 

Louvet, lieutenant *. Pasquier, grenadier. 

Caillot, sergent-major. Pinciot. 

Pipet, sergent. Mérat. 

Labbé, caporal. Nicolas. 

Dureux, id. Bournois. 

.loubert, fourrier. Destort. 

Leclerc, grenadier. Conturieux. 

Debezc. Lebert. 

Brunet. Sausais. 

Louis. Bertrand. 

Baillot. Bollet. 

(iallef. Chaligne. 

Lassus. Blanchard. 

\\o\. Robine. 

Banger. Magnien. 

Canonniers, 

Perillaud, sous-lieutenant. Boyer, canonnier. 

Leroy, sergcnL Pinet*. 

Chantrelle, caporal. Brayelte. 

J>avid, id. Cidol. 

La Molay, canonnier. Quérard. 

1. Nous avons mis en note les renseignements particuliers recueillis dans des 
documents divers, notamment des listes de prisonniers de guerre morts en 
captivité. 

-1. Tué. 

.1. Claude; mort u Coloffne, V6 avril 1793. 

4. Jean-Baptiste ; mort à Cologne, 20 avril 1793. 



a*» BATAILLON — PERTES A ALDENHOVEN 



28» 



Éloy ', canonnier. 

Vaillant. 

Morcl. 



Boursier, canonnier. 

Signard. 

Thierry. 



2° COMPAGN'IE, DITE HUQUET. 



Deville, sous-lieutcnant 

Soé, sergent*. 

Dhéraux, caporal *. 

Frigitte, id. 

Siméon, id. ' 

Hoch, id. 

Leduc, tambour. 

Cotin, volontaire. 

Simonin. 

Éloy. 

Fassier. 

Ribet. 

Fleury. 

Poyelie». 

Lobeau. 

(iuichard. 

Violette. 

Larue. 

Maurice. 



Dhéraux, volontaire. 

Simon. 

Fouinai. 

Blacourt. 

Fouret. 

André. 

Deprix. 

Basse ras. 

Cheval. 

Lambert. 

Durget. 

Bignon. 

Landrin (Nicolas). 

Landrin (Antoine) ''. 

Chrétien. 

Boussin. 

Drancy. 

Mathc. 



3" COMPAGNIE, DITE ÂUJARD. 



Aguiinac, lieutenant'"*. 
Adam, sergent-major. 
Cenot, sergent*. 
Lobjeois, id. 
Adam, caporal. 
Rençon, id. 
Mignon, id. 
Chabcau, id. 
Leroy, fourrier"*. 
Lcmoine, volontaire. 



Duguc, volontaire. 

Roy. 

Saumon. 

Mathé. 

Lemoine (Georges) ''• 

George. 

Ricolers. 

Ellant. 

Deux recrues. 



i. .Jean; mort à Cologne, 25 mars 1793. 

2. Tué. 

3. Tué. 

4. Jacques; mort à Cologne, 3 avril 1793. 
;i. Jacques; mort à Cologne, 2 avril 1793. 

6. Claude; mort à Bensberg, 21 septembre 1795. 

7. Décédé le 14 mai 1793, d'après le contrôle du corps. 

8. Tué. 

9. Tué. 

10. Jean-Louis; mort à Cologne, n mars 1793. 

11. Tué. 



284 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 



4® COMPAGNIE, DITE PEfiROT. 



Fournier, sergenl-major'. 

Mongcnot, sergent. 

Pouchain, id. 

Coquet, caporal *. 

Lefèvrc, id. 

Caries, id. 

Courtois, id. ' 

Barra, tambour. 

Outier, volontaire. 

Mauser. 

Palin. 

Guilloux *. 

Félix. 

Horbin. 

Homecourt. 

Macé. 

Héry. 

Matafail». 

Maly. 

Coupa. 

Bincoy. 

Bernard *. 

Requillo. 



Darblay, volontaire. 

Tissot. 

Saunier. 

Meunier. 

Plotcl. 

Ouonard. 

Durand. 

Guérin. 

Parisse '. 

Algrand. 

Cabaret. 

Hcry. 

Adam. 

Germain. 

Balu. 

Bouchard. 

Michel. 

Candry. 

Bretagne'. 

Thiroin. 

Baulet. 

Bethune. 



9" COMPAGNIE, DITE LeBRUN. 



Lebrun, capitaine'. 
Morel, lieutenant'". 
Serre, sous-licutenant", 
La Feuillade, sergent'*. 
Le Maire, id. 

Fabcrt, caporal '*. 



Sibert, caporal 
Lemaire, id. 
Fiancelle, l'ourrier ' 
Robert, volontaire. 
Dupont. 
Mariau. 



i. Blessé et prisonnier. 

2. Louis; mort à Cologne, 17 mars 1793. 

:<. Mort îi PIcg, H avril 1794. 

4. Louis-Mathieu; coup de feu à l'épaule gauche et prisonnier. 

5. Jean-François; mort à Bensbcrg, ti septembre 1794. 

tt. Mathieu ; coup de feu à la jambe droite et coup de sabre à la main droite, 
en présence du commandant Vezu ; fait prisonnier de guerre. Rentré le 17 no- 
vembre 1795. 

7. Jean-Marie; mort à Hcnsberg, 21 septembre 179'J. 

8. Charles; mort à Temeswar, 7 décembre 1794. 
». Tué. 

10. Tué. 

11. Tué. 

12. Plu.sieur.s coups de sabre à la tète et à la main <lroite, et prisonnier. 

13. Prisonnier de guerre; non rentré. 

14. Sept coups de sabre à la tête et un au bras droit. 



3e BATAILLON — PERTES A ALDENHOVEX 



285 



Dauberf, volontaire. 

Damour'. 

Lemaîtrc. 

Lcscuyer. 

Blanchet, volontaire. 

Cheme. 

Breton. 

Chalinc. 

Lecret. 

Menus*. 

Ducin. 



Aiiger, volontaire. 

GastcUot. 

Piat. 

Broyer. 

Birel *. 

Lebas. 

Deniouchy. 

Morel. 

Daubard. 

Berthier *. 



7" COMPAGNIE. DITE TllOMAS. 



Thomas, capitaine *. 

Varin, sous-lieutenant ''. 

Malvin, sergent-major. 

Auvry, sergent. 

Patriot, id. 

F^a Place, caporal. 

Fouquet, id. 

Fouinât, fourrier '. 

Le Uoy, volontaire. 

Couture. 

Duport. 

Salliet. 

Carleron. 

Héricourt. 

Foueriat. 

Le Comte. 

Drouin. 

Ramelet. 

Laine. 

Besonnier. 

Bernouville"'. 

Raclot. 

Noé. 



Plet, volontaire '. 

Sansrefus. 

Ducret. 

Bassin. 

F rem in. 

Le Cointre. 

Pigout ^ 

Carteron. 

Bourdiol '». 

Bcnoisl. 

Simon. 

Sacelin. 

Morin. 

Ménage. 

Lesort. 

(ioulhier ". 

Sirrier. 

(irillard. 

Rivierre. 

Lederc. 

Mauriquart. 

Duval. 

Ouin '». 



1. Jean Barthélémy; mort de ses blessures à Cologne le 4 mars 1793, d'après le 
contrôle. 

2. Pierre-Nicolas ; mort à Arad, 23 octobre 1195. 

3. Jean-Baptiste; mort à Temeswar, 18 octobre 1195. 

4. Jean ; mort à Cologne, 5 mai 1193. 

5. Tués. 

6. Jean-Baptiste; coup de sabre au bras gauche. 

I. Claude; mort à Cologne, '■21 mars 1193. 

8. Nicolas; décédé à l'hôpital de Cologne le 4 avril 1193, d'après le contrôle. 

9. Note mise postérieurement sur l'état : » Rentré en France le 21 janvier i^sans 
millésime) ; hors d'état de servir. » 

10. Grégoire; tué. 

II. Jean; mort à Cologne, 3 avril 1193. 

12. Charles; mort à Cologne, 26 mai 1195.' 



286 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

8° COMPAGNIE, DITE (jAHKEAU. 

Gan-eau, capitaine '. Morsaivc, volontaire. 

Lesoin, sergent. La Cour. 

Trocq, id. François (Jean-Baptiste ; *. 

Lacroix, caporal. Martin. 

Nadale, id. Vienot. 

Debauve, id. Declof. 

Carbonois, volontaire. Chapit. 

Jaly. Chaussa. 

Legrand. La Rose. 

Hiraud (Etienne;. TovenanL 

Bien que donnant deux cent quarante-sept noms, cet état est in- 
complet. D'abord, il n'indique pas les pertes des l""" et 6* compagnies, 
et l'on doit ajouter : 

Baldry (Thomas), volontaire, trois coups de sabre à la tcte, un à la gorge, 
deux à la main gauche, un au ventre, plusieurs coups de feu aux jambes et à 
l'épaule gauche, et prisonnier de guerre. Rentré, J79b. 

LoNGÂGNE, capitaine de grenadiers, prisonnier de guerre. 

AujARD, capitaine (3» compagnie), coup de feu à la cuisse droite, cinq coups 
<le sabre à la face, et prisonnier de guerre. — Son fils tué à ses côtés. 

Labertèque, sous-lieutenant (3" compagnie), prisonnier de guerre. 

BÉTHUNE, sous-lieutenant (4* compagnie), deux coups de sabre à la tempe 
droite et coup de pistolet au bras droit. Dépouillé complètement de ses vête- 
ments et laissé nu parmi les morts pendant deux heures ; il put se retirer, 
mais les hôpitaux étaient remplis et il dût venir jusqu'à Paris pour se faire 
soigner. 

Hamel, lieutenant (5® compagnie), prisonnier de guerre. 

Maillard, lieutenant (7« compagnie), prisonnier de guerre; mort ù Cologne, 
20 avril 1793. 

GuiOT, sergent de canonniers, coup de sabre à la tète, coup de feu à la 
face, coup de sabre au crâne, coup de sabre et coup de feu à l'épaule gauche, 
deux coups de sabre à la main gauche, coup de sabre à la main droite. 

Nicolas, volontaire, disparu. 

Casset (François), blessé. 

Puis, d'après le Registre des extraits mortuaires des prisonniers de 

1. Mort à Osscn, !*'• mars 1793; avait eu les deux poings coupù.s. 

2. Six coups de sabre à la tôte; un coup de sabre au bras gauche ; coup de feu 
il la cuisse droite ; prisonnier. — François était né à Paris en niJj. II rentra de 
captivité le 9 mai 1796 et fut congédie le 12 juin. Réadmis au service ci devenu 
jiergent maître-tailleur au 6* d'infanterie, il passa en 1806 dans la garde royale 
napolitaine. 



I 



3c BATAILLON — RÉORGANISATION 287 

guerre français morts en Autriche (1793-1795), les caporaux ou volon- 
taires dont les noms suivent, qui, par la date de leur décès anté- 
rieure à la reddition du Quesnoy , sont des prisonniers d'Aldenho- 
ven et dont la plupart, sinon tous même, ont dû succomber à des 
blessures : 

AuJEux (Louis), volontaire; Cologne, 24 mars 1793. 

Amicour (François), volontaire ; Cologne, 3 juillet 1793. 

BiNSi.vux iAnselme), volontaire; Cologne, 18 mars 1793. 

Blotoï (Joseph), volontaire ; Bensbcrg, 26 août 1793. 

Barche (Auguste), volontaire; Cologne, 19 avril 1793; 

BuFRAs (Alexandre), volontaire; Cologne, 14 avril 1793. 

Blanche (Jacques), volontaire ; Cologne, 7 mai 1793. 

Chiret (Jean-Joseph), volontaire ; Bensberg, 26 août 1793. 

Charlot (Daniel), volontaire ; Heidclberg, 26 avril 1793. 

Etelle (Jacques), charretier de l'artillerie du bataillon ; Cologne, 21 mai 

1793. 
Fourbeï (Gabriel), volontaire ; Cologne, 30 mai 1793. 
Gra.nenberg (Jacques), canonnier ; Cologne, 18 avril 1793. 
Lamole (Joseph), volontaire ; Cologne, 23 mars 1793. 
Lacroix (Nicolas), caporal ; Cologne, 22 mars 1793. 
Lemaître (Martin), grenadier; Cologne, 30 mars 1793. 
Lai'lanciie (Louis), caporal ; Cologne, 27 mars 1793. 
Lakivie (Michel), volontaire; Cologne, 3 juillet 1793. 
Masseur (Michel), volontaire; Cologne, 23 mars 1793. 
Mallia (Jean-Marie), volontaire ; Cologne, 12 avril 1793. 
Po.nes.se (Jean-Baptiste), volontaire; Cologne, 20 mai 1793. 
Pige (Jean-Louis), caporal ; Cologne, 26 mai 1793. 
Pardoï (Marcel), volontaire ; Cologne, 1"' avril 1793. 
Sommier (Louis), volontaire ; Cologne, o mai 1793. 
Trevelot, volontaire; Cologne, 18 avril 1793. 
Vale.ntin (Antoine), volontaire; Cologne, 7 mars 1793. 

Après cette terrible affaire d'Aldenhoven, le 3* bataillon de Paris 
reçut l'ordre de se rendre à Guise, pour se reposer et procéder au 
remplacement des officiers qu'il avait perdus. 

La réorganisation eut lieu du 3 au 9 avril. Les cadres furent, par 
suite de promotions, en même temps que de mutations opérées dans 
les officiers des compagnies, ainsi reconstitués : 



288 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1701 







CAPITAINES. 


LIEUTENANTS. 


SOCS-LIEt'TEXANTS. 


Canonniers. 


Croullebois. 


Matthieu^ . 


Périllaud*. 


Grenadiers. 


Longagne\ 


Bonnot. 


Daguier. 


Fusiliers 


(l'oj. 


Mo lard. 


Sirejean '. 


Angar. 


— 


(2e). 


Huquet. 


Massia. 


Béret. 


— 


(3«). 


AujarcV. 


Maillard ' . 


Pique. 




(4e). 


Yvrié. 


Yaudrcland. 


Guillaume. 


— 


(5«]. 


Pcrrot. 


Hamcl '. 


Houlbcc. 


— 


(6-). 


Revel. 


Béthiine. 


TMiniraL 


— 


(■')• 


Laurent. 


Laherlèque ' . 


Devanx. 


— 


(8«). 


Garreau '. 


Galmiche. 


Lefèvre. 



Pourvu de nouveaux officiers, le 3« bataillon rentra en campagne 
et combattit notamment à Hasnon, le 7 mai ; au mois de juin, après 
avoir séjourné à Guise et à Landrecies, il fut envoyé au Quesnoy pour 
en renforcer la garnison. 

Le chef de brigade Goullus, qui commandait, embrigada sa gar- 
nison et confia, le 4 août 1793, au chef du 3* bataillon de Paris, 
Prudhon, la 3* demi-brigade. Il lui écrivait à ce sujet, le 28 brumaire 
an IV (19 novembre 1795) ^ : 

Je ne puis m'empècher, mon cher Priidlion, d'avouer que vous êtes suscep- 
tible de servir avec un entier dévouemetit la cause de la liberté. La présente 
vous tiendra lieu du certificat que vous me demandez. 

Je ne veux que vous rendre justice en annonçant que, lorsque je comman- 
dais en chef la place du Quesnoy, j'amalgamai les bataillons qui composaient 
ma garnison. Je les embrigadai pour la facilité du service, et vous fûtes dési- 
gné pour prendre le commandement de la 3« demi-brigade. J'usai des droits 
que la loi me donnait, et je n'eus jamais à me reprocher de vous avoir provi- 
soirement choisi pour remplir ces fonctions. Votre conduite pendant le siège 
est digne d'éloges. Si tous les chefs de bataillon vous ressemblaient, l'ordre 
et la discipline seraient en vigueur, et le service deviendrait plus facile. D'ail- 
leurs, les généraux, sous les ordres desquels vous servirez, sauront toujours 
vous distinguer de la plupart de ceux qui n'ont ni la fermeté, ni la volonté de 
faire obéir. 

Je vous salue très fraternellement. 

GOL'LLLS. 

Le 17 août 1793, immédiatement après la prise de la forêt de 
Mormal, la ville fut cernée de toutes parts. Dans la journée du 25, 



1. Prisonniers de guerre du l" mars. 

2. Sans nouvelles depuis le l»"" mars. 

3. Archives adminislratives de la r/uerre, dossier Prudhon, pensions 1801-1811, 
n» 10,113; copie certifiée par le conseil d'administration. 



b 



I 



3<» BATAILLON — LE QLESNOY 289 

une sortie fut exécutée par le 3« bataillon ; elle donna lieu à ce 
rapport • : 

F-c 3'^ bataillon de Paris marcha en avant de la redoute de Béar, avec 
ordre de se i)orter sur les hauteurs de Baudignies, pour découvrir et s'em- 
parer dos ouvrages qu'y avait construit l'ennemi. Ce bataillon, malgré la vive 
fusillade de l'ennemi retranché dans une redoute couronnée par plusieurs 
redans, y monta avec toute la valeur possible et soutint avec courage le feu à 
dix pas de l'ennemi. Ce ne fut qu'à l'arrivée d'une nombreuse cavalerie qu'il 
fut obligé de prendre sa retraite, qu'il exécuta avec le plus grand ordre sur 
la ferme de Béar. Ce bataillon mérite les éloges dont il s'est toujours montré 
digne, tant par la bonne discipline et tenue que le citoyen Prudhon, chef du 
bataillon, a établies, que par le bon exemple qu'il a toujours donné. 

Certifié conforme : 

L'adjoint aux ailjudanh-généraux, 
faisant les fonctions de chef délai-major, 

DiEi-. 

Le lendemain de celte sortie, dans la nuit du 20 au 27 août, la 
tranchée fut ouverte, et le bombardement, commencé le 2 septembre, 
se continua sans interruption jusqu'au 10, à six heures du soir. La 
capitulation fut signée le lendemain par Goullus, le lieutenant-colonel 
Reynier, du 98« régiment d'infanterie, et le capitaine Molard, du 
3" bataillon de Paris. 

La place a été bravement défendue par le commandant Goullus et sa gar- 
nison ; elle n'a été rendue qu'après avoir essuyé neuf jours de blocus, quinze 
jours de tranchée ouverte et dix de bombardement ; elle a été foudroyée par 
environ cent vingt-cinq bouches à feu et presque entièrement incendiée par 
l'effet de 11,000 bombes, 29,000 boulets et 22,000 obus». 

Le bataillon subit la capitulation ; il fut fait prisonnier de guerre, 
à la sortie de la garnison hors de la place, le 13 septembre 1793. 

ARMEE g^ BATAILLON DE PARIS, 1« FORMATION. 

i)i; NOiu). 



l'Jtat des hommes dudit bataillon, tués par l'ennemi au siège du Quesnoy', 

Etat-major Grevet, adjudant (7 septembre 1793). 

Compagnie de grenadiers. Marche, grenadier, 

Bonnot, id. 

Gu'iard, id. 

1. Arch. adm. de la guerre, Vol. nat., 3" bataillon de Paris ; en copie. 

2. Rapport relatif au citoyen Goullus, !«' nivôse an IV (21 décembre 179'); (Ai-- 
ehives adm. de la guerre, dossier Goullus, généraux de brigade, n» 727). 

3. Archives adm. de la guerre, VoL nat., 3« bataillon de Paris. 

Tome I 19 



290 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

Compagnie Molard Root (Honoré), volontaire (7 septembre). 

Goètc, id. 

Compagnie Yvric Martin, Id. 

Didier, id. 

Compagnie Perrot Boussard, id. 

r^'/ar^Z (François), id. (7 septembre). 
Compagnie Revel Bellon (Edme), volontaire, (10 septembre). 

Baudon, id. 

Bonjean, sergent, (25 août). 
Compagnie Laurent Hubert (Joacliim), volontaire, (26 août). 

Noblet, id. 

Elou, id. 

Lombard, id. 

Annette (Jean), id. (27 août). 

Berlot, id. 

Compagnie Hamcl Charlouard, id. 

Nollée (Jean-Baptiste), id. (29 août). 

Pour extrait conforme à l'état original des prisonniers de guerre et tués du 
3' bataillon de Paris déposé au bureau des prisonniers de guerre, le 14 prai- 
rial, 3e année républicaine (2 juin 1793). 

Richard, 

charr/é du contrôle des prisonniers de guerre français. 

Aux noms qui précèdent, on doit ajouter, d'après l'état des mili- 
taires décédés à l'hôpital ambulant de Quesnoy, du 1" mai au 2 no- 
vembre 1793 » : 

Goubert (Jacques), volontaire, 3 septembre. 
Devigne (Pierre-Louis), volontaire, 5 septembre. 
Ces (Jean-Marie), id. id. 

Charfoy (Pierre-Louis), volontaire, 9 septembre. 
Tanneur (Jean-Marie), id. 10 septembre. 

Naudin (Philippej, id. id. 

Voisier (Joseph), volontaire, 12 septembre. 
Dupuy (Nicolas- Augustin), volontaire, 16 septembre. 
Franclain (Charles-Louis), volontaire, 19 septembre. 

PhISONNIEHS de (IIJEHRE 

par suite de la capitulation du Quesnoy. 

Perrot, capitaine, décédé à Vocosvar, le 23 décembre 1793. 

Laurent, ca|)itaine, décédé (sans date). 

Matthieu, lieutenant, décédé à Noustef, 3 décembre 1793. 

Vaudreland, lieutenant, décédé (sans date). 

Drumeau, sous-lieutenant, décédé (sans date). 

1. Archives administratives de la yuerre. 



3« BATAILLON — MORTS EN CAPTIVITÉ 291 

Brille (J.-B.), sergcnl, décédé, 28 janvier 1790. 

Huelle, (Henry), caporal, mort à EbcrsdorlT, 10 décembre 1795. 

Toussaint, (Jacques), caporal. 

Leniond (Jean-Baptisto , caporal, décédé, 6 janvier 1794. 

Mauge, (Jean-Louis), id. id. décembre 1793. 

Proiix (Julien), canonnier. 

Ray (Charles-Louis), volontaire, décédé à Nordlingcn, 7 avril 1796. 

Lanr/lois (Gérard), rentré et congédié, 3 mars 1797. 

Moufflet (Nicolas). 

Darbes (Louis), de Paris, rentré, février 1796. 

Besnard (Nicolas), mort en Hongrie, 1793. 

Desnoi/ers (Louis)^ volontaire. 

Collet (Louis), mort à Klenzel, 23 décembre 1793. 

Bellol (Sébastien-Antoine), volontaire, mort en captivité. 

Bérangev (François-Charles), grenadier, mort, 22 septembre 1794. 

Didier (Jean-Baptiste), volontaire, mort à Pesth, l""" janvier 1796. 

Ce sont les noms et les indications que l'on trouve sur le registre 
matricule du bataillon. Sont, en outre, décédés en captivité, d'après 
le Registre des extraits mortuaires des prisonniers de guerre français 
morts en Autriche, déjà cité, les sous-officiers, caporaux et volon- 
taires qui suivent * : 

AuvEKNE (Jean-Claude), volontaire; Essegg, 10 décembre 1794. 

Arnoui) (Louis), volontaire; Temeswar, 9 septembre 1794. 

BoucREï (Jean-Louis), volontaire ; Léopoldstadt, 26 février 1795. 

Berthieu.v (Louis), volontaire ; Cologne, 3 décembre 1793. 

Boucher (Félix), caporal ; Francfort, 10 novembre 1793. 

Bernard (Jean-Baplisto), canonnier; Temeswar, 2 janvier 1795. 

Bruno (Jean), volontaire; Bruxelles, 4 novembre 1793. 

Boudin (Jean-Jacques), sergent-major ; Alberthy, 8 janvier 1794. 

Gari'entier (Jean), volontaire ; Biberach, 8 mai 1794. 

Chargan, caporal; Brackenheim, 28 juin 1794. 

Canat (Bastien), volontaire; Coblentz, 17 janvier 1794. 

Catau (Joseph), volontaire; Coblentz, 14 juin 1794. 

Charpentier (François), volontaire ; Francfort, 19 décembre 1793, 

Caussé (André), volontaire; Alpar, 11 janvier 1794. 

Devalx (Pierre), grenadier; Cologne, 29 octobre 1793. 

Delanoue (Toussaint), sergent-major; Léopoldstadt, 29 janvier 1795. 

Dau;le (Xavier), canonnier; Temeswar, 21 mai 1795. 

Degrave (Charles), volontaire ; Temeswar, 20 novembre 1794. 

Didier (Jean), volontaire ; Pesth, !«"• janvier 1796. 

DiGRAN (François), caporal ; Lintz, 10 mai 1796. 

Esghallet (Pascal), grenadier; IndersdorfF, 14 mars 1795. 

1. Dans le nombre de ces décèdes en captivité, peuvent se trouver des pri- 
sonniers ti'Aldenhoven;mais les documents ne permettent pas de les distinguer, 
et aucun d'eux ne figure sur la liste dressée par le commandant Vezu et repro- 
duite ci-dessus, pages 282 28G. 



292 F.ES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

Foret (Jean-Louis), volontaire; Bcnsbcrg, 30 novembre 1793. 

Fauvel (Bernard), volontaire; Rensberg, 2 décembre 1793. 

Ferham) (André), volontaire; Temeswar, {«'août 1794. 

HuLAu (Charles-François), volontaire; Obroïatz, 28 décembre 1795, 

Janmn (Nicolas), canonnicr; Arad, 11 septembre 1795. 

JuBERT (Jean-Louis), volontaire; Cologne, 20 mars 1794, 

Lune (Louis), volontaire; Arad, 31 mai 1795. 

Lkpicier (Constantin), volontaire; Rensberg, 20 décembre 1793. 

Langl^vis, canonnier; Cologne, 27 novembre 1793. 

LouvET (Jean-Louis-Félix), volontaire ; Cologne, 22 décembre 1793. 

Lepru (Pierre), volontaire; Coblentz, 27 octobre 1793. 

Lefèvre (François-Charles), volontaire; Francfort, 9 novembre 1793, 

Lemaire (Hi|)i)olyle), volontaire ; Francfort, 24 décembre 1793, 

Larques (Joseph), volontaire; Léopoldstadt, 25 décembre 1794, 

Lekèvre (Antoine), volontaire ; Pesth, 25 février 1796. 

Leroux (Jean-Marie), caporal ; Temeswar, 27 janvier 1795. 

Lequienne (Nicolas), volontaire; Temeswar, 2 juillet 1794. 

Lamarcue (Paul), volontaire; Kansky, 14 janvier 1794. 

Manoury (Jean-Baptiste), caporal; Arad, 6 juin 1794. 

Marion (Mathurin-Nicolas), volontaire ; Rensberg, 4 septembre 1794, 

Metkal (Georges), volontaire; Coblentz, 11 janvier 1794, 

Menolx (Denis), volontaire; Temeswar, 28 octobre 1794, 

MouLAHD (Alexis), grenadier; Augsbourg, 26 octobre 1793. 

Martial, volontaire; Léopoldstadt, 18 décembre 1795. 

Nota (Jean-Marie), grenadier ; Cologne, 2 novembre 1793. 

Objoie (Toussaint), volontaire; Gross-Varadin, 1796. 

Pertin (Nicolas), volontaire; Essegg, 28 octobre 1794. 

Prestai.nt (Jean-François), volontaire; Cologne, 26 décembre 1793, 

Poitevin (Jean-François), volontaire; Cologne, 13 novembre 1794, 

Philu'I'O.v (Jean), volontaire; Kaisely, 13 janvier 1794. 

Renard (Germain), volontaire; Rruxelles, 8 décembre 1793. 

RuEL (Jean-Pierre), grenadier; Liechtenau, 28 janvier 1794. 

Sarrassin (Joseph), volontaire; Rensberg, 4 novembre 1793, 

SoNLONEN (Thomas), canonnier; Habsheim, b octobre 1793, 

TiiuiLLiER (Simon), tambour; Bcnsberg, 10 décembre 1793. 

ToRREiN (Charles), volontaire ; Bruxelles, 2 novembre 1793, 

Versain (Claude), volontaire; Coblentz, l""" janvier 1794. 

Outre le registre dont ces noms ont été extraits, il existe une Liste 
des officiers français faits prisonniers de guerre à Varmée des Pays- 
Bas et qui sont décédés aux endroits désignés dans les extraits mor- 
tuaires, dressée au quartier-général autrichien, le 15 janvier 1795. 
Celte liste cite pour le 3» bataillon de Paris : 

Perbot, capitaine, fait prisonnier au Qucsnoy le 12 septembre 1793; mort à 

Vocosvar, le 23 décembre 1793. 
Laurent (Louis), capitaine, fait prisonnier le 15 septembre 1793 ; mort à 

Miinkacs, le 27 janvier 1794, 



3" BATAILLON — DEPOT 293 

Revel (Antoine), capitaine, fait prisonnier à Condé, le 13 juillet 1793; mort à 

Pesth, le 21 janvier 1794. 
Herçant (François), lieutenant, fait prisonnier à Condé, le 13 juillet 1793; 

mort à Presbourg, le 2i mars 179 1. 
Devaux, sous-lieutenant, fait prisonnière Condé, le 13 juillet 1793; mort à 

Peslh, le 22 février 1794'. 

Enfin, quatre frères Béret étaient entrés au bataillon ; un fut lué^ 
un deuxième mourut en captivité ; les deux qui restaient, l'un sous- 
lieutenant, l'autre sergent, furent faits prisonniers au Quesnoy. 

Avant que Le Quesnoy fût investi, le capitaine Yvrié. de la 4" com- 
pagnie, fut nommé commandant du dépôt et envoyé à Guise, où le 
dépôt était établi au mois de juillet 1793, La place étant sans dé- 
fense et menacée par la proximité de l'ennemi, le 21 août, le com- 
mandant temporaire tint un conseil de guerre, qui décida que les 
dépôts évacueraient Guise pour sauver leurs magasins de fournitures 
d'habillement*. Le dépôt du S" bataillon de Paris, commandé par le 
capitaine Yvrié et le lieutenant Guillaume, et comprenant soixante- 
deux hommes, dont huit du 7« bataillon de Paris et trois des Fédérés, 
quitta donc Guise le 22 août pour se rendre à Noyim. 

Après la capitulation du Quesnoy, qui amena une seconde fois la 
destruction du corps, le dépôt est la seule partie demeurante du 3« ba- 
taillon de Paris et constitue celui-ci jusqu'à la rentrée des prisonniers 
de guerre. A la date du 22 novembre 1793, il compte les neuf four- 
riers (exclus de la capitulation du Quesnoy, ainsi que le quartier- 
maître, selon l'usage à l'époque), trois tambours, un canonnier, deux 
grenadiers et trente-six volontaires, plus, toujours, les onze hommes 
du 7e bataillon de Paris et des Fédérés, et au 19 lévrier 1794 comme 
officiers: l'adjudant-major Bultazar, commandant 3; le lieutenant 

1. Il y a erreur sur le lieu de la prise. Pour le capitaine Perrot, à « Condé » et 
« 13 juillet 171)3 », ont été substitués ultérieurement, « Le Quesnoy » et «1:2 sep- 
tembre 1793 ». Omission a été faite assurément, pour le capitaine Revel et le 
sous-lieutenant Devaux, puisque les compagnies auxquelles ils appartenaient 
étaient au Quesnoy (voir l'état ci-dessus des tués). Quant au lieutenant Ilerçant 
dont l'acte de décès original porte bien également « 3" bataillon de Paris », il 
s'agit de Pierre-P'rançois Hersent, lieutenant de canonniers au l" bataillon des 
Réserves, fait prisonnier avec la compagnie par suite de la reddition du Quesnoy, 

2. Archives historiques de la guerre, armée du Nord. 

Un ordre du chef d'état-major général au commandant temporaire de Guise^ 
daté du 20 avril, prescrivait le départ des dépôts ; mais cet ordre ne paraît être 
parvenu qu'après la décision déjà prise dans le même sens par le conseil de 
guerre. 

3. Le capitaine Yvrié ayant été détaché par le Représentant du peuple Bar^ 
pour remplir les fonctions d'aide de camp auprès du général Vezu. 



294 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

Guillaume, chargé du détail; le quartier-maître Garnier; le lieutenant 
Béthune et le sous-lieutenant Angar. 

Le dépôt passa de Noyon à Meaux (mars 1794), puis à Rozoy-en- 
Brie, où on le trouve au mois de décembre suivant, et où il est encore 
le il décembre 1795. 

La rentrée des prisonniers de guerre s'effectuait alors, et par suite 
le bataillon commençait à se réorganiser : « Après deux ans de cap- 
tivité, je suis rentré dans ma patrie, avec quelques-uns de mes frères 
d'armes; nous sommes au total douze officiers et quatre-vingt-cinq 
sous-officiers ou soldats; il en arrive journellement, » écrivait le com- 
mandant Prudhon au Ministre, de Meaux le 20 décembre 1795 *. 
Chaque jour rejoignaient de nouveaux prisonniers libérés '. 

Concentré d'abord à Meaux, le bataillon en voie de reformation 
fut envoyé bientôt à Soissons et à La Fère (armée de l'Intérieur), 
pour procéder à sa réorganisation '. Il manquait cinq capitaines, un 
lieutenant et quatre sous-lieutenants *. La réorganisation eut lieu le 
1«>- mars 1796. 

C'est à cette époque seulement que fut dressé le contrôle du ba- 
taillon, envoyé au Ministre le 20 avril 1796 ^. 

Ce contrôle du corps, établi deux fois, a été deux fois perdu, la 
dernière dans une maison bombardée au siège du Quesnoy. Celui qui 
subsiste, refait pour la troisième fois, est divisé en deux parties. 

La première comprend deux cent soixante-quatorze inscriptions, 
dont deux cent soixante-cinq semblent être des officiers, sous-offi- 
ciers et soldats rentrés de captivité ou dont la mort dans les prisons 
de l'ennemi était connue. Les autres sont des incorporations ou des 
additions faites par les bureaux de la guerre à l'aide de leurs 
documents. 

La seconde partie est le contrôle du !«■• bataillon de la 7« demi- 
brigade à la date du 22 août 1796, jour de sa formation. 

Par suite de ces circonstances, les noms de ceux qui sont morts ou 

1. Archives adminlslratives de la (/uerre,\iA. n.at., 3» bataillon de raris. 

2. Le commandant Prudhon annonrait au Ministre, le 30 avril 1790. que cent 
prisonniers étaient rentrés depuis le 13 janvier et qu'on lui avait remis ime liste 
de quatre-vingts qui allaient Mre échangés incessamment. De temps en temps, il 
en arrivait quelques-uns. (Id. in ibid.J. 

3. L'adjudant général Charpentier au Ministre, "i fructidor an V {22 août 1797), 
(Archives (idtninistralives de la f/uerre, Infanterie, 7= demi-brigade, 1797). 

4. Le général Duvignau au Ministre, 2(i frimaire an IV (17 décembre 179.';) 
(Jbid., Vol. nat., 3'- bataillon de Paris). 

.'J. Le conseil d'administration du 3* batailhm de Paris au Minisire, 1" floréal 
an IV (20 avril 1796) (Id. in ibid.J. 



3e BATAILLON — PERTES 295 

ont été frappés glorieusement échappent en partie, et l'on ne peut 
citer, en dehors des listes d'Aldenhoven et du Quesnoy, que les 
quelques noms ci-après relevés dans les dossiers de pension : 

14 septembre 1792. — La Cmix-aux-Bois. 

Massia, licutonant, coup de feu à l'épaule gauche. 

Albert ((luillauine), volontaire, coup de feu à la cuisse gauche. 

Denis (Nicolas-Antoine), fourrier, coup de feu. 

6 novembre 1792. — Jemmapes. 

Pasqiet, caporal, coup de feu à la jambe droite. 

Leloy (Jean- Charles-François), volontaire, coup de biscaïen à la jambe 
gauche. 

7 mal 1793. — Hasnon. 
Hemiy (Antoine-Martin), volontaire, coup de feu à la cuisse droite. 

7 juillet 1793. — Le Quesno;/. 
Hehrenbërcer, sous-lieutenant, coup de feu à la main gauche. 

Enfin, le contrôle mentionne comme réformés pour blessures : 

Bernard (Mathieu), volontaire. 
Carrelle (François), grenadier. 
Basseras (M.), tambour. 

Et l'on trouve : 

Claude-Nicolas Larue, volontaire, mort le 5 juin 1794 des suites de plu- 
sieurs blessures, et dont la veuve obtint une pension. 

Le 22 août i796, à sept heures du matin, le général Krieg assem- 
blait au camp de Grenelle la 128^ demi-brigade, le 2« bataillon du 
49° d'infanterie (ex-Vintimille), le l»' du 83^ (ex-Foix), le 7» de 
l'Yonne, le iG" des Fédérés et les 3* et 7 bis de Paris, à l'eflet de 
former une nouvelle demi-brigade, qui reçut d'abord le n" H, mais 
prit bientôt le n» 7. 

Une revue préliminaire de chacun des corps qui devaient concourir 
à la nouvelle formation avait été effectuée le 16 août*. Le procès- 
verbal de cette revue subsiste ». 

1. Procès-verbal de formation {Archives adin. de la guerre, infanterie, 7* demi- 
Itrigade, an IV). 
1. Ihid., Volontaires nationaux, 3* bataillon de Paris. 



296 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 



EXTRAIT DE LA REVUE PRÉLIMINAIRE DEMRRIGADEMENT 
DU 3« BATAILLON DE PARIS. 

Étai-majok. 

Prmlhon, clicf de bataillon ; 
Baltazar, adjudant-major capitaine ; 
Ganùer, (inartier-niaitrc trésorier capitaine ; 
Fournie!', adjudant sous-lieutenant. 



Petit ktat-major. 



Tambour-major . 
Chef tailleur.. . . 
Chef cordonnier 



Total 



3 présents. 



Sergent 

Caporal-fourrier 

Caporaux 

Cancaniers 



Total. 



Compagnie ue canonmers. 

CroiiUebois, capitaine; 
BeHhemy, lieutenant en second ; 

1 

1 / f j)résents sous les armes. 

'*' ^ dont ) al'^Pnt 1'»'" cong*''- 

[ Total pareil., 



10 



10 



Sergent-major 

Sergent 1 

Caporal-fourrier 1 

Caporaux i 

Grenadiers 21» 

Tambour 1 



COMI'ACNIE DE ORE.NADIEItS. 

Longagne, capitaine; 
Herrenberger, lieutenant ; 
Long lois, sous-lieutenant. 

1 



dont 



présents sous les armes. 

absents par congé 

aux hôpitaux externes . . 

Total pareil. . . 



32 



Total 



32 



Sergent 

Caporal-fourrier 

Caporaux 

Fusiliers 

Tambours 



!'« COMPAGNIE. 

Molard, capitaine ; 
Le/'èvrc, lieutenant. 

.. 1 



Total 



1 

Ji 

14 
2 

23 



dont 



jirésenls sous les armes. 

absent par congé 

aux hôpitaux externes.. 



19 
1 



Total pareil 23 



3« BATAILLON — REVUE D'EMHRIGADEMENT 



29"; 



2« COMPAGNIE. 

Aiijanl, capitaine ; 
Labertèque, sous-lieutenant. 

Sergent 1 \ , , 

„ , » . , J / présents sous les armes. . 18 

Caporal-lourrier I / 1 , 

,, ^ f 1 absent par congé 1 

Caporaux 2 1 i a •. . 

„ .,• .- \ .\^^^ } aux hôpitaux externes .. . 1 

Fusiliers 1/ / uont s / 

_, . I j déserte 1 

Tambour " \ / 

Tolal ir) ' Tolal pareil... 2. 



3» COMPAGNIE. 

Guillaume, capitaine ; 
Lamiral, sous- lieutenant . 

Sergent 1 \ 

Caporal-fourrier 1 j ( présents sous les armes. . 17 

Caporsiux ^ \ dont ' aux hôpitaux externes. ... 3 

Fusiliers ^•'» \ t.i i "TT 

I ' Total pareil.. . 20 

Total 20 ' 



4" COMPAGNIE. 

Hamcl, lieutenant ; 
Houlbec, sous-lieutenant. 

Sergent-major 1 | 

Sergents 2 j 

Caporal-fourrier 1 i [ l»''''st'nts sous les armes. . 16 

Caporaux 2 l \ absents par congé 2 

Fusiliers i:i | 1 aux hôpitaux externes .. . 4 

Ta"»l^û»'' 1^1 ( Total pareil...."^ 

Total 22 



O" COMPAGNIE. 

Sirejcan, lieutenant ; 
Pique, sous-lieutenanl. 



Sergents 3 

Caporaux 3 

Fusiliers 20 

Tambours 1 



Total. 



présents sous les armes . . 22 

absent par congé 1 

aux hôpitaux externes. ... 1 

dont { désertés 2 

congédié 1 

Total pareil 27 



298 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 



6" COMPAGNIE. 



Bélhune, lieutenant. 

Daguier, sous-lieutenant. 

Serffenls 2 \ 

,^ , ,. * ' ' , I [ ijrésents sous les armes. 

Caporal-iourrior 1 i l ' , 

, f V absents par congé 

Caporaux 4 S dniit ) .. • 

., ... ./. l \ aux hôpitaux externes. .. 

rusihers '^ \ ) 

Total ir ) ' Total pareil... 



19 
2 

2 
23 



7® COMPAGNIE. 

Galmiche, lieutenant. 

Sergents 2 \ 

Caporal-fourrier i j I présents sous les armes. 

Caporaux ."i 1 ^ absents j)ar congé 

^^usilit*'"» 11 } <lo"t ) aux hôpitaux externes... 

Tambour 1 i ! 

1 '^ Total pareil 

Total 20 J 



16 
2 
2 

20 



8« COMPAGNIE. 

Béret, l'aîné, lieutenant. 
Béret, le jeune, sous- lieutenant. 

Sergent ^ \ ( présents sous les armes. 

Caporaux '' / \ absents par congé 

Fusiliers 19 } <'^"' \ aux hôpitaux externes. . . 

Total 22 ) ( Total pareil... 



RÉCAPITLLATION GÉNÉRALE. 

(^hef de bataillon I 

Adjudant-major capilaiiic I 

Quartier-maître trésorier capitaine . . 1 

Capitaines •> 

Lieutenants S 

Sous-lieutenants 7 

Adjudant sous-lieutenant 1 

Tambour-m.ajor I 

Clief tailleur 1 

Chef cordonnier I 



3e BATAILLON — ETATS DE SERVICES 



299 



NUMÉROS 

DES COMPAOXIES. 


■/. 

H 

y. 
u 
■ji 

û. . 

9 
22 
19 
18 

n 

16 
22 

19 
10 
[•.] 

173 


c 


•a 


i- ■/-. 

y- s 

1 

7 
l 
1 

2 
1 
2 
2 
4 

■1\ 


» 


< y- 

r- s 

S t- 

» 

3 
2 

1 
3 
i 
1 
2 

3 
21 


X 

» 
» 


■}. 

Ê£ 

1 

2 

» 
» 

3 


X 

•â 
c 
y. 

» 

1 
» 

1 
2 


TOTAUX. 


(liinoniiiers 


10 
32 
23 
21 
20 
22 
27 
23 
20 
22 


Grenadiers 

1" (Compagnie 

2« 

3' — 

i* — 

.")* • — 

♦)• — ...... 

7" — 

8» — 

TOTAIX 


220 



ÉTATS DE SERVICES 
D'OFFICIERS, SOUS-OFFICIERS ET SOLDATS 



ÉTAT-MAJOR. 
Lieutenants-colonels. 

Bertdault (Louis-Augustin-Laurent), de Meaux, 25 ans. 

Soldat dans Navarre, 1781-1784; capitaine aide-major dans la garde natio- 
nale parisienne, bataillon du Pont-Neuf, 1789. 

Capitaine de grenadiers au 3e bataillon de Paris, 18 juillet 1791 ; lieutenant- 
colonel en chef, 26 juillet 1791 ; capitaine au 104^ régiment d'infanterie, 
25 novembre 1791; lieutenant-colonel du 6» régiment d'infanterie, 1792; 
blessé très grièvement par une bombe au siège de Thionville, dans la -nuit du 
5 au 6 septembre 1792; remplacé, 4 juin 1793, par arrêté des Représentants 
du peu|)le, ne pouvant reprendre son service. 

Laval (Pierre-François-Marie). 

Lieutenant-colonel en second, puis en chef; démissionnaire, février 1793; 
adjudant général, 8 mars 1793; employé à l'armée des Côtes ; suspendu, 
2 octobre 1793 ; n'a pas été réemployé. 

Pruduon (Jean), de Montcenis (Saône-et-Loire), 35 ans. 

Soldat au régiment de Beauvoisis, 1773; sergent, 1779; caporal aux gardes 
françaises, 1787; congédié, 1788; sous-lieutenant dans la garde nationale 
parisienne, 2e bataillon, 2e division, 1789 ; lieutenant, 1790. 



300 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

CapiUiinc au 3* bataillon de Paris, 18 juillet 1791 ; lieutenant-colonel on 
second, 31 décembre 1791 ; en chef, après le départ de Laval; nommé provi- 
soirement chef de brigade pendant le siège du Quesnoy, par le général Goul- 
lus, 4 août 1793 ; prisonnier de guerre à la capitulation; rentré de captivité, 
25 septembre 1795, par échange contre le colonel autrichien Brandis, a 
repris comme chef de bataillon le commandement, resté vacant, du 3" batail- 
lon de Paris; chef de brigade commandant la 7" demi-brigade de ligne, 1797; 
licencié avec le corps, 1799; admis au traitement de réformé en attendant son 
replacement, 1800; retraité, 1811. 

Vezu (Claude), de Virieiix (Ain), 42 ans. 

Avant la Révolution, il avait servi comme soldat, sergent et fourrier de gre- 
nadiers au régiment d'Aunis, de 1768 à 1780, puis comme canonnier et four- 
rier de bombardiers dans l'artillerie de la marine, de 1781 à 1790. 

Volontaire au 3" bataillon de Paris, 18 juillet 1791 ; sous-lieutenant, 26 sep- 
tembre 1791 ; quartier-maître 27 octobre 1791 ; lieutenant-colonel en second, 
20 février 1793. Lors de la trahison de Dumouriez, il se rendit de suite à Va- 
lencienncs en rendre compte aux Représentants du peuple ; il fut chargé alors 
de commander dans la forêt de Mormal, en qualité de chef de brigade, un 
corps de 3,000 hommes; général de brigade le 21 septembre 1793, il comman- 
dait à Maubeuge pendant le blocus et y fut blessé dans une des trois sorties 
qu'il exécuta. Général de division, 16 novembre 1793, successivement em- 
jdoyé aux armées du Nord, des Ardennes, des Côtes de Cherbourg et de l'Inté- 
rieur, il fut réformé, par suite de la suppression de cette armée, en 1797 ; re- 
traité, 1809 ; nommé chevalier de Saint-Louis en 1814. 

Pkocès-verbal u'klection de lieutenant-coloxel en second'. 

L'an deuxième [1793] de la République Française, le vingtième jour du mois 
de février, les soixante électeurs nommés dans chaque compagnie assemblés 
légalement de l'ordre du commandant pour, d'après la démission du citoyen 
Laval, colonel commandant, procéder à la nomination d'un colonel en second, 
le scrutin ayant été ouvert sans aucune réclamation, le citoyen Vezu a réuni 
30 voix, le citoyen Longagne en a réuni 22, le citoyen Deville 3, le citoyen 
Vaudreland 1, le citoyen Aguimac 1, le citoyen Angar, 1 ; ce qui fait un total de 
58 votants, 2 électeurs étant absents. Le scrutin dépouillé s'est trouvé on 
faveur du citoyen Vezu. 

AiMARD, capilainc commandant; Aguimac, scrutateur ; 
MALViN, scrutateur; Ancar, secrétaire. 

Adjudants-msgors. 

Berger (Alexandre- François-Albeil), de Douai, 26 ans. 

Soldai et fourrier-écrivain dans Royal-Auvergne, 1780-1788 ; adjudant du 
bataillon du district des Cordcliers, garde nationale parisienne, 1789-1791. 

1. Archives (idiuinislialivcs de la r/ucrre, dossier Vezu, {(énérniix de division, 
n» 270. 



3« BATAILLON — ÉTATS DE SERVICES 301 

Lioutenant au 3° bataillon de Paris, 18 juillet 1791 ; adjudant-major, 
{'"' août 1791 ; sous-licutcnant au 104" régiment d'infanterie, 22 janvier 1792; 
employé dans les bureaux de la guerre, 16 décembre 1792; commissaire des 
guerres, 1793, employé à l'armée de l'Eure; agent supérieur à la Commission 
des Armes et Poudres, 1794; réintégré commissaire des guerres, 1796, et 
employé à l'intérieur; réformé, 1800 ; sous-inspecteur aux revues, 1801; atta- 
ché successivement aux 23° et 27" divisions militaires ; *ftt, 1813; *ftf, 1814; 
sous-intendant militaire de 1'° classe et *, 1817; retraité, 1823; mort, 
7 août 1840. 

Baltazar (Noël), de Paris, 19 ans. 

Sous-lieutenant au cori)s de la Basoche, 1789-1790. 

Caporal de grenadiers au 3^ bataillon de Paris, 18 juillet 1791 ; adjudant, 
l'^'" août 1791 ; sous-lieutenant au 72e d'infanterie, 28 juillet 1792; adjudant- 
major capitaine au 3« bataillon de Paris, l"' octobre 1792; adjoint à l'adjudant 
général Laval, à l'armée des Côtes de Brest, 23 mai 1793; rentré au 3° batail- 
lon de Paris, par suite de la suspension de Laval, l^r novembre 1793; p.issé 
à la 7e demi-brigade, 1796; démissionnaire, mai 1799; capitaine quartier- 
maître au l""" bataillon auxiliaire de Scinc-et-Oisc, juillet 1799; incorjjoré à la 
6e demi-brigade de ligne, 1800; adjoint à l'inspection aux revues, 1813; 
*R;, 1814; *, 181ii; sons-intendant militaire, 1817; retraité 1823. 

Quartier-maître trésorier. 

Garnier (Jean-Louis), de Paris, 23 ans. 

Grenadier, l*»" mai 1792; fourrier, 17 janvier 1793; lieutenant quartier- 
maître, 24 février 1793; nommé capitaine de compagnie le l*"" mars 1796, avec 
rang du 1er mars 1793, a opté pour l'emploi de quartier-maître avec rang de 
capitaine ; confirmé à la date du l*^"" mars 1796 seulement ; passé à la 7» demi- 
brigade; adjoint aux inspecteurs aux revues, 1800; licencié par la suppression 
des adjoints, 1801, et rentré à la 7" demi-brigade ; capitaine dans la garde 
nationale de la Guadeloupe, 1803, jusqu'à la prise de la colonie par les An- 
glais; *, 1814. 

PETIT ÉTAT-xMAJOR. 

GREViiT (Augustin-Théophile), d'Abbcville, 28 ans. 
Adjudant; tué au Qucsnoy, 7 septembre 1793. 

FouRNiER (Clair-Philippe-Scipion), de Grenoble, 32 ans. 

Soldat au bataillon de chasseurs royaux du Dauphiné, 178a, 
Volontaire au 3e bataillon de Paris, 9 octobre 1791 ; caporal, 6 janvier 1792 ; 
sergent, l""" avril 1792; sergent-major, 17 septembre 1792; prisonnier à Al- 
denhoven; adjudant-sous-licutcnant, 25 mars 1796, avec rang du 27 février 
1793 ; confirmé seulement à dater du l^"" mars 1796. Retiré, 1797. 



302 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

RouY (Antoine), d'Erize-la-Briilée (Meuse). 

Soldat dans la garde parisienne soldée, 1791. 

Tambour au 3e bataillon de Paris, le'" janvier 1792; tambour-major, l^"" mars 
1793. 

Bernier (Jean-Pierre), d'Urcel (Aisne), 26 ans. 
Maître-tailleur, l*"" avril 1793. 

BoNGLEUX (Jacques), 23 ans. 

Tambour de grenadiers, 18 juillet 1791 ; caporal maître-cordonnier, i*"" mars 
1793; retiré, 1795. 



OFFICIERS DES COMPAGNIES. 

A cause des lacunes considérables du registre du corps, des élec- 
tions de remplacement opérées à l'armée : les unes avec procès- ver- 
baux perdus, les autres sans procès-verbaux, — d'où impossibilité de 
connaître les noms des remplacés et les motifs des remplacements, 
— la liste des officiers du 3'' bataillon de Paris ne saurait être qu'in- 
complète, bien que nous ayons réussi à en retrouver quelques-uns 
qui ne figurent pas sur le contrôle. 

Une seule liste dans la succession des grades ne peut être donnée 
comme pour les l*"" et 2° bataillons. La liste sera donc divisée en : 

l» Officiers qui, nommés ou promus antérieurement au l^' mars 
1793, sont restés dans leur grade ; 

2" Officiers qui ont été compris dans les promotions effectuées à 
dater du l^"" mars 1793. 

Cette distinction est nécessaire pour être clair. Le contrôle du 
bataillon donne cette date unique du 1" mars 1793, à la 'fois : à des 
nominations qui furent maintenues, parce que l'emploi s'est trouvé 
réellement vacant ou que les promus sont décédés en fonctions avant 
régularisation; à des nominations qui ne prirent rang que du 11 ven- 
tôse an IV (l" mars 1796); à des nominations qui furent annulées, 
parce que les prisonniers de guerre ne pouvaient être remplacés 
dans leur grade, ni promus à des grades supérieurs, pendant leur 
captivité. 

Il y avait lieu de rectifier cette anomalie et de prévenir les erreurs 
qui en pouvaient résulter. 



3° BATAILLON — ETATS DE SERVICES 



303 



Officiers qui, nommes ou promus avant le 1" 7nars 1793, 
sont restés dans leur grade. 

Capitaines. 

AuJARD (Charles), de Vichy, 41 ans. 

Soldat dans Dauphin, puis dans Gonti, 1771-1786. 

Capitaine au 3° bataillon deParis, 18 juillet 1791; destitué de la 7° demi- 
brigade, 1796. 



Groullebois (André-Honoré), de Paris, 20 ans. 

Caj)itaine de. canonniers, 18 juillet 1791; passé à la 7« demi-brigade; 
a cessé d'être employé à la réorganisation de 1799. 

Garreau (Jacques). 

Blessé et prisonnier à Aldenhoven; mort à Ossen, l»"" mars 1793. 

HuQUET (Jean). 

Soldat dans Lyonnais, 1775-1776 ; lieutenant de grenadiers dans la garde 
nationale parisienne. 

Capitaine au 3" bataillon de Paris, 18 juillet 1791 ; adjoint aux adjudants- 
généraux, 17 avril 1793; passé à la Guadeloupe, 1794; blessé à l'aflaire du 
Morne-Mascot ; rentré en France, 1803; admis au traitement de réforme, jan-. 
vier 1807 ; capitaine au 4« cuirassiers, mars 1807 ; passé au 3® régiment provi- 
soire de grosse cavalerie ; mort à Barcelone, 1®' septembre 1810. 

Lebrun. 

Tué à Aldenlioven, l^r mars 1793. 

LoNGAGNE (Louis-Lazare), de Villeneuve-sur-Seine, 33 ans. 

Soldat au régiment de Boulonnais, 1777-1786. 

Volontaire au 3« bataillon de Paris, 18 juillet 1791 ; caporal, 21 juillet 1791 ; 
sergent, 4 juillet 1792; capitaine de grenadiers, ,1"" novembre 1792; prison- 
nier de guerre à Aldenhoven; trois coups de feu, dont un dans les reins, à 
Ustrach, 20 mars 1799 ; réformé de la 7« demi -brigade, 1800, et admis aux 
vétérans; démissionnaire des vétérans, 1804; adjudant-major à la l"^» cohorte 
des gardes nationales de la Seine de 1807 à 1810; chef d'escadrons au l«f corps 
d'éclaireurs de la Seine en 1814; licencié, 1815. 

MoLARD (Nicolas), d'Épinay, 28 ans. 

Soldat au régiment d'Angoulcme, 1780 ; sergent, 1785 ; congédié, 1789. 
Capitaine au 3* bataillon de Paris, 18 juillet 1791 ; passé à la 1° demi-bri- 
gade ; licencié avec le corps, 1799. 



304 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1791 

Perrot (François-Joachim), d'Étampes, 45 ans. 

Soldai au réj^imonl provincial de Paris, 1776; passé dans Forez; scrgcnl, 
1781 ; congédié, 1783; sorgont-major dans la garde-nationale parisienne, 1789. 

Capitaine au 3* bataillon de Paris, 18 juillet 1791 ; prisonnier de guerre au 
Quesnoy; décédé à Vocosvar (Hongrie), 23 décembre 1793. 

RocuELLE Dii: Bresy (Etienne-François), de Versailles, 21 ans. 

Sergent de chasseurs au bataillon de Saint-Étiennc-du-Mont, do la garde na- 
tionale parisienne. 

Capitaine au 3^ bataillon de Paris d'une compagnie formée des volontaires 
des bataillons de Saint-Victor, Saint-Louis, Les Mathurins et Saint-Élienne-du- 
Mont, 18 juillet 1791 ; sous-licutenanl au 102« d'infanterie, 22 janvier 1792 ; 
lieutenant, décembre 1792. Émigré, 1793; a servi dans l'armée anglaise cl 
dans l'armée de Condé, de 1793 à 1797. Agent du comte de Lille en France, 
arrêté et condamné à mort ; a pu s'évader; rentré en France en 1804 avec 
Pichegru ; condamné à nouveau à mort, sa peine fut commuée et il fut en- 
fermé au château d'IlT jusqu'en 1814; * môme année; chef de bataillon au 
3» régiment d'infanterie de la garde royale, 1813; breveté colonel 1816; lieu- 
tenant de roi à Douai, 1819 ; *J^, 1827 ; retraité, 1830. Décédé, 4 novembre 
1832. 

Thomas. 

Tué à Aldenhoven, l'^'" mars 1793. 

YvRiÉ, 46 ans. 

Officier de santé. 

Capitaine, 18 juillet 1791 ; aide de camp du général Vezu, septembre 1793 ; 
<lémissionnaire, 28 octobre 1793. 

Lieutenants. 

Aguimac. 

Tué à Aldenhoven, 1"" mars 1793. 

LouvET (Antoine-Philippe), 20 ans. 

Volontaire dans la garde nationale parisienne, 1789. 

Sous-licutcnant de grenadiers, puis lieutenant au 3<: bataillon de Paris ; tué 
à Aldenhoven, 1" mars 1793. 

Maillard (Henri). 

Prisonnier de guerre à Aldenhoven; décédé, 20 avril 1793 à Cologne. 

Massia (Pierre). 

Lieutenant; blessé à l'affaire de La Croi.vaux-Bois; pensionné, 1793. 



3-^ BATAILLON — ETATS DE SEll VICES 305 

Mattuieu (Garnier-Sébastien), de Laon. 

Volontaire, 18 juillet 1191 ; caporal de canonniers, 10 août 17'Jl ; lieutenant, 
8 décembre 1792; prisonnier de guerre au Quesnoy ; mort à Noustel', 3 dé- 
cembre 1793. 

MOREL. 

Tué à Aldenhoven, 1"" mars 1793. 

SiREJEAN (Louis Charles-Gonstant-Eugène), de Paris, 28 an^<. 

Soldat dans Auvergne, 1782-1789. 

Sergent au 3= bataillon de Paris, 18 juillet 1791; sous-lieutenant, 2i juillet 
1791 ; lieutenant, l^'' août 1791 ; prisonnier de gn(!rre à Aldenhoven ; capilaiiie 
à la 7e demi-brigade, 1790; mort à Saint-Domingue. 

Soiis-Iieutenants . 

13EVILLE (Jean-Charles), dit Gerly, du Chène-le-Po|>ulcii\ (Ar- 
dcnnes), -43 ans. 

Canonnier au régiment de Grenoble, puis sergent dans les bombardiers de 
rilc de France, 1769-1777; l'un des Vainqueurs de la Bastille ; grenadier dans 
la garde nationale parisienne, 1789; capitaine de canonniers au bataillon des 
Théatins, 1791. 

Sous-lieutenant au 3e bataillon de Paris, 18 juillet 1791 ; tu('' à Aldenliuven, 
1«'' mars 1793. 

Minier (Victor- Gaspard), de Saumur, 31 ans. 

Sergent- major, août 1791 ; sous- lieutenant, sc|)tembre 1791 ; caj)ilaine au 
19° bataillon de Paris, (j septembre 1792; capitaine au 19e dragons, 6 mars 
1793; blessé et ])risonnier à Kehl, 1796; cliel" d"escadron, 1802; ^, 180i; 
major du 8° dragons, 1809; retrait'', 1811. 

Pêrillaud. 

Sous-lieutenant de canonniers; sans nouvelles de|iuis Aidenlioven, l'^'' mars 
1793. 

Serre. 

Tué à Aldenhoven, 1°' mars 1793. 

Varin. 

Tué à Aldenhoven, i'^'' mars 1793. 

Officiers qui ont été compris dans les promotions effecluées 
à dater du 1°'' mars 1793. 

Les promotions opérées ont été maintenues, annulées ou reportées 
à une date ultérieure. Les listes qui suivent comprennent donc non 
Tome 1. i»0 



306 LES VOLONTAIUES NATIONAUX DE PAlilS — 1791 

seulement les officiers nommés après le l^"" mars 1793, mais encore 
ceux qui, pourvus d un grade avant celle date, ont été compris dans 
les promotions postérieures. 

Si l'on se rappelle que furent conservés dans la réorganisation 
d'avril d793, les capitaines CrouUebois, Molard, Huquet, Yvrié, 
Perrot, Longagne et Aujard (ces deux derniers prisonniers de guerre); 
les lieutenants Matthieu, Massia (en congé pour blessures), Sirejean et 
Maillnrd (prisonniers de guerre), la distinction apportée présente en 
offi iers la situation du bataillon pour la seconde partie de son histo- 
rique : le siège du Quesnoy. 

Les nominations efTectuées dans le 3"^ bataillon de Paris donnè- 
rent lieu à ce rapport, le 13 octobre 1797 » : 

« Le Ministre de la guerre propose au Directoire exéculil' de les confirmer 
cl en môme temps de décider que les officiers qui ont obtenu de l'avancement 
par l'effet de ces nominations, prendront rang dans leur nouveau grade seule- 
ment de la date du 11 ventôse an IV (l»»" mars 179(5). 

Observations : Le 3^ bataillon de Paris soutint le l^f mars une affaire sous 
Aldenhoven, dans laquelle il eut huit officiers tués et sept prisonniers. A peine 
iivait-il remplacé les officiers tués qu'il rentra en campagne et lit partie de la 
garnison du Quesnoy, avec laquelle il fut fait prisonnier. 

Rentré en France, il procéda le 11 ventôse an IV (l»"^ mars 1796) au rem- 
placement des officiers morts pendant la détention. C'est à cette époque que 
les officiers dont les noms sont ci-joints, obtinrent do l'avancement ; tous 
l)renncnt rang dans leur grade de la date du l*"" mars 1793. 

Les autres officiers de la 7® dcmi-brigadc de ligne, dont le bataillon fait 
aujourd'hui partie, n'attaquent [)oint ces promotions, quoique irrégulières cl 
dont il n'existe aucun procès-verbal ; mais ils regardent comme également 
contraire à la loi et à leur intérêt que les officiers promus prennent rang à la 
ilate du l"' mars 1793. 

Ils se fondent principalement sur ce que les prisonniers qu'ils ont remplacés 
sont morts postérieurement à cette époque et sur ce que tout avancement est 
suspendu pour les militaires pendant le temps de leur détention. 

Le général Halry, qui, sur l'invitation du Ministre, s'est transporté au sein 
du conseil d'administration de la demi-brigade et qui a entendu les deux par- 
ties, a été d'avis qu'il convenait de confirmer ces promotions, mais de décider 
<pic les officiers promus ne prendraient rang dans leur nouveaux grades (pu' 
de la date du 11 ventôse an IV (1" mars 1796), jour de leur nomination '. 

1. Archiven udm. de la i/uerre, Vol. nul., a* batuilluu de Paris. 

2. Les nominations dont il s'agit portent la date du 1" mars 1793 sur les con- 
trôles du balnillon, ce qui les rend incompréhensibles, les vacances n'existant 
pas à celle date. 



:î" IJATAILLU.N — ETATS DE SEUVICES 307 

Capitaines. 

Guillaume (François), de Paris, 62 ans. 

Soldat au régiment de Bresse, 1756-1786, puis dans la garde de Paris, 17H8- 
1789. 

Caporal au 3^ bataillon de Paris, 18 juillet 1791 ; sous-lieu tenant, 1«'" août 
1791 ; nommé lieutenant à une date inconnue, avec rang du l*"" mars 1793 ; 
capitaine, en remi)lacement de Garnier, qui opta pour rester quartier-maître; 
confirmé à la date du 1«'' mars 1796; passé à la 7« demi-brigade; remplacé, 
1798. 

Hamel (Jacques), d'Argentan, 38 ans. 

Soldat au régiment de Vivarais, 1771-1788. 

Lieutenant au 3^ bataillon de Paris, 18 juillet 179i; prisonnier de guerre à 
Aldenhoven ; nommé capitaine du 3 au 9 avril 1793, avec rang du 1" mars; 
nomination aimulée comme étant prisonnier de guerre; passé comme lieute- 
nant à la 7'= demi-brigade; décédé, 8 juillet 1799. 

Laurent (Louis). 

Lieutenant, 18 juillet 1791; nommé capitaine du 3 au 9 avril 1793, avec 
rappel du l«r mars; prisonnier de guerre à la reddition du (Juesnoy ; mort à 
Munkacs, 27 janvier 1794. 

Revel (Antoine-Joseph), de Paris, 19 ans. 

Lieutenant, 18 juillet 1791 ; nommé capitaine du 3 au 9 a\ril 1793, avec 
rappel du l*"" mars 1793; prisonnier de guerre au Quesnoy ; décédé à Peslli, 
21 janvier 1794. 

Lieutenants. 

Béhet (Emmanuel-Toussaint), de Brest, 29 ans. 

Enrôlé avec trois de ses frères, qu'il arma et équipa à ses frais; sergent- 
major, 18 juillet 1791 ; sous-lieutenant, P"- mars 1793; nommé sur sa réclama- 
tion, on décembre 1795, lieutenant avec rang dudit l"^'' mars 1793, en rempla- 
cement du lieutenant Maillard, que Ton disait décédé du G du même mois; 
conlirmé, mais avec rang seulement du 1*'' mars 1796; démissionnaire de la 
7e demi-brigade, 1797. Commissaire du Directoire i)rès l'administration muni- 
cipale du canton d'Issy, 1798-1800. 

Bétuune (Pierre-François-Joseph), de Calillon (Nord), 24 ans. 

Soldat aux gardes françaises, 1784-1789, puis dans la garde parisienne 
soldée. 

Sergent-major au 3e bataillon de Paris, 18 juillet 1791; sous-lieutonani, 
1-) novembre 1791 ; nommé lieutenant du 3 au 9 avril 1793, avec rang du 
1"'' mars; confirmé à cette date; passé à la 7e demi-brigade de ligne; démis- 



308 LES VOLONTAIRES NATIONAI X DE PAHIS - 1701 

sionnaire, 1799; capitaine au l^r régiment do hussards à pied, 1800; rélornir, 
1801 ; capitaine au 18* léger, 180"»; retraité, 1806. Couunandant la compagnie 
de réserve delà llaule-Marne, 1809; licencié, 1814. 

BoNNOT (Jean-Augustin), de Paris, 

Grenadier, 18 juillet 1791; sous-lieutenant de grenadiers, 1792; nonnné 
lieutenant du 3 îiu 9 avril 1793, avec rang du i" mars; confirmé à cette date; 
démissionnaire, 9 avril 179fi, 

Galmicife (Jean-Joseph), de Paris, 20 ans. 

Sergent, 18 juillet 1791 ; scrgcnl-major, novembre 1792 ; sous-lieulenanl, 
5 lévrier 1793; nonuné lieutenant du 3 au \) avril 1793, avec rang du 1""' mars; 
confirmé à cette date; capitaine à la 7<= demi-brigade, 1800; mort à Saint- 
Domingue, 1802. 

Herhknbebger (Henri-Germain), de Paris, 18 ans. 

Sergent, 18 juillet 1791 ; sous-lieutenant, à une date inconnue, avec rang du 
!«' mars 1793; nommé lieutenant avec rang également dn 1*^'' mars 1793; 
confirmé, mais seulement à la date du i"' mars 1796; nommé capitaine à 
la 7" demi-brigade, ])ar Moreau, pour s'être distingué dans toutes les afïaires 
depuis l'ouverture de la cam])agne, juin 1800; couunandant les chasseurs 
de la garde du général en chef à Saint-Domingue; '^, 1809; chef de ba- 
taillon, 1811 ; assiste aux sièges de Girone, Tarragone, Sagonle et Valence ; 
blessé au Quesnoy, à Sainl-Jean-d'Acre, à L'rlaffen et à Saint-Domingue ; 
lieutenant-colonel commandant d'armes à Auxonne, i)uis à Abbeville, 1814; 
•i«; en demi-solde, 1810 ; retraité, 1828 ; décédé, 13 novembre 1833. 

Labertèque (Louis-Sébastien), de Paris, 22 ans. 

Caporal, 18 juillet 1791; sergent, 20 juin 1792; sous-lieutenant, 20 sep- 
tembre 1792; prisonnier de guerre à Aldenhoven ; nommé lieutenaiU du 3 
au 9 avril 1793, avec rang du 1"'' mars; nomination annulée connue étant |)ri- 
sonnier de guerre; passé comme sous-liciUcnanl à la 7« demi-brigade, 1796; 
réformé à la réorganisation de 1799. 

Le Fèvre (Marie-Louis-Simon), de Paris, 21 ans. 

Caporal, 18 juillet 1791; sergent, 26 mars 1792; sous-lieulenaiU, i"' mars 
1793; nommé lieutenant avec rang du l^'' mars 1793; conlirnu', mais seule- 
ment à la date du l^r mars 179»); passé à la 7c demi-brigade ; capitaine. 1801 : 
mort à Saint-Domingue, l.'i novembre 1802. 

Vaudreland. 

Sous-lieutenant, 18 juillet 1791 ; nommé lieutenant du 3 au 9 avril 1793, avec 
rang du l"" mars; prisonnier de guerre à la reddition du Quesnoy; mort en 
captivité. 



3e n.\T.\IIJ-ON — ÉTATS DE SERVICES 300 

Sous-lieutenants . 



Angau. 



Sous-li»Milonant, 1<^'' mars 1793 ; (Hait prôsont au dépôt à Xoyon. h' 19 (V- 
vricr 1794; les ronsoignements ultt-riciirs l'ont dél'aut. 

BÉRiîï (Etienne), de Landuu, 23 ans. 

Soldat au n'giincnt de La Couronne, 1784-1790. 

Caporal au 3" bataillon de Paris, 18 juillet 1791 ; feurrier, 7 novembre 1792; 
sergent-major; nommé sous-lieulcnant avec rang du l" mars 1793; confirmé 
à la date seulement du l" mars 1790; passé à la 7* demi-brigade; dé- 
missionnaire, 1798, pour occuper l'emploi d'inspecteur de la perception de la 
taxe d'entretien i)Our les routes à Namur; sous-lieutenant, lieutenant et capi- 
taine au 1'"' bataillon auxiliaire de l'Oise, 1799; réformé à la 98^ demi-brigade 
par incorporation, 1800 ; capitaine au l*"" bataillon de déserteurs étrangers, 
1801; adjoint, même année, à Tétat-major du corps de la Gironde ; rentré 
dans ses loyers, 1802; (piartier-maitre-trésorier du dépôt de conscrits réfrac- 
taires de Caen, 1804; passé au 12"' d(! ligne, 1800; lieutenant à la 4« légion de 
réserve de l'Intérieur, 1807 ; aide-de-camp du général Hoize, 1808 ; prisonnier 
à Baylen ; évadé du ponton la Xouvelle-CasiUle, a rejoint le dépôt du 
122"; lieutenant au :'»2'' de ligne, 1810; capitaine, 1811; ^, 1814; retraité, 
même année. 

BiiinuKMY (François), de Vaucouleurs (Meuse), 25 ans. 

Sergent de canonniers, 18 juillet 1791; sergent-major, ."> janvier 1793; 
nommé sous-lieutenant du 3 au 9 avril 1793, avec rang du 1'^'' mars; confirmé 
ù cette date; lieutenant à la 7" demi-brigade, 1799; retraité 1801. 

Daguier (Philibert), de Cuiseaux (Haute-Saône), 17 ans. 

Volontaire, 18 juillet 1791 ; sergent, 23 lévrier 1793; nommé sous-lieutenant 
du 3 au 9 avril 1793, avec rang du l" mars; conlirmé seulement à dater du 
Ic" mars 1790; démissionnaire de la 7e demi-brigade, 1797. 

DliVAUX. 

Sous-lieutenant, l""'" mars 1793; prisonnier de guerre à la capitulation du 
Quesnoy; mort à Pesth, 22 lévrier 1794. 

HouLBEC (Alexandre-Pierre), de Paris, 20 ans. 

Caporal, 18 juillet 1791 ; sergent, octobre 1791 ; nommé sous lieutenan 
du 3 au 9 avril 1793, avec rang du l""" mars; maintenu à cette date; démis- 
sionnaire de la 7° demi-brigade, 1797. 

Lamiral (Jean-François), de Paris, 33 ans. 

Soldat au régiment d'Aquitaine pendant huit ans. 

Volontaire au 3° bataillon de Paris, 18 juillet 1791 ; caporal 24 juillet 1791 ; 



,310 M:S VOI.ONTAIHKS NATIOXAIX DE l'AltlS - 1701 

sprjîont. 13 août 1791 ; nomm('' sous-lientonant du 3 au 9 avril 1793 avec rang 
du l""" mars; maintenu à cotte date; passé à la 7* (ienii-brigade; mort à La 
Hoguc, 1802. 

Langlois (Jacques-Barthélémy), de Paris, 17 ans. 

Volontîiire, 18 juillet 1791; caporal-fourrier, 16 octobre 1792; nommé sous- 
lieutenant de grenadiers avec rang du 1""" mars 1793 ; confirmé seulement à 
dater du l*^' mars 1790; dis])araît peu après renibrigadement, 1797. 

Pique (Pierre-Germajn), de Besançon, 2o ans. 

Volontaire, 18 juillet 1791 ; caporal, 22 juillet 1791 ; sergent-major, 14 juillet 
1792 ; nommé sous-lieutenant du 3 au 9 avril 1793, avec rang du l*"" mars; 
maintenu à cette date; lieutenant à la 7* demi-brigade, 1797; démission- 
naire, 1799. 

Enfin, le conlnMe du 3*^ bataillon de Paris mentionne un lieutenant, 
Trigory, et un sous-lieutenant, Drumeau, comme nommés à ces 
grades le l'^''mars 1793. Leurs noms, cependant, ne figurent ni sur les 
états de réorganisation après Aldenhoven (3 au 9 avril 1793), ni sur 
la liste des promus le 11 ventôse an IV (l""" mars 1796), auxquels le 
conseil d'administration donna rang du 1^' mars 1793, mais que le 
Directoire ne confirma qu'à la date réelle de leur nomination ; en outre, 
aucun dossier les concernant n'existe aux Archives de la guerre. 

Voici donc seulement leur inscription, telle qu'elle figure au con- 
trôle : 

N" 263. — Trigorv, 6* compagnie, au corps du 18 juillet 1791; lieutenant, 
1<"' mars 1793. 

S° 247. — Drumeau, compagnie de grenadiers ; au corps du 18 juillet 1791 ; 
sous-lioulenant, 1"'" mars 1793 ; mort prisonnier de guerre. 

SOUS-OFFICIERS. 

Sergents-majors, sergents et fourriers. 

Adrien (Marie), de Paris. 

Volontaire, 18 juillet 1791 ; sergent, 1"' mars 1793. 

Alexandre (Jean-Baptiste-Sébastien), de Paris. 

Volontaire, 18 juillet 1791; fourrier, lo"" mars 1793; parti de la 1'' ilemi- 
hrigade, 1797. 

Barland (Etienne), de La-Chapelle-Agnon (Puy-de-Dôme). 

Volontaire, 18 juillet 1791 ; sergent, l*"" mars 1793; démissionnaire de la 
T" demi-brigade. 179G. 



.r nATAUJ.ON — ÉTATS DE SERVICES ni1 

Bkuciik (Louis), du Mans, 21 ans. 

Volontaire, 18 juillot 1791: fonrrior, l^"" mars 1793; parti do la 7* domi- 
lirigado, 1798. 

Blanchard (Louis), de Vaupirard, 17 ans. 

Volontaire, 18 juillet 1791 ; sergent, l""" mars 179.'!; sergent -major à la 
7" demi-brigade, 1801. 

Brille (Jean-Baptiste). ^ 

Volontaire, 18 juillet 1791; sergent, l*"' mars 179."^; mort prisonnier de 
guerre, 28 janvier 1796. 

BuNOUT (Jean-Toussaint), de Ménil-Guyon (Orne). 

Volontaire, 18 juillet. 1791 ; caporal, l^r mars 179.3; fourrier. 1'.; mai 1793; 
h riiôpilal du 1er juillet I79fi; sans nouvelles depuis. 

CnABANNE (Mathieu), de Passy. 

Volontaire, 18 juillet 1791 ; sergent, l*""" mars 1793; en congé, 1790, 

CiiARTiER (Marie), de Dreux. 

Volontaire, 18 juillet 1791 ; sergent, l*"" mars 1793; démissionnaire de la 
7° demi-brigade, 1790. 

CoTTiN (Joseph-Auguste), de Paris. 

Volontaire, 18 juillet 1791 ; fourrier, l*"" mars 1793; rayé de la 7^ demi- 
brigade, 1798. 

Denis (Nicolas-Antoine^ de Paris, 18 ans. 

Volontaire, 18 juillet 1791; fourrier; congédié pour infirmités contractées à 
raiïaire de La Croix-aux-Bois, 8 octobre 1792; pensionné, 1800. 

Durand (Charles], de Paris, 25 ans. 

Volontaire, 24 mai 1792; fourrier, 4 décembre 1792; sergent-major, l""" mars 
1793; sans nouvelles; n'est pas à la 7c demi-brigade. 

FiANCETTE (Claude-François), de Paris, 21 ans. 

Volontaire, 18 juillet 1791; fourrier, 19 novembre 1792; sergent-major à la 
7e demi-brigade, 1799; ^ et sous-lieutenant au 41)^, 1800; lieutenant au 09c, 
1807 ; blessé à Aldenhoven et Ulm (1800); retraité, 1812. 

Flogny (Louis), de Paris. 

Volontaire, 18 juillet 1791; sergent, l«'mars 1793; mort au champ d'hon- 
neur, étant à la 7^ demi-brigade, 1799. 



■^\■2 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PAHIS — 1791 

FouiNAT (Jean-Bapliste), de RofTey (Yonne), 21 ans. 

Volontaire, 18 juillet 1701 ; caporal, 29 janvi(>r 1793; fourrier, 8 février 1793; 
retiré de la 7" demi-brigade, 1797; scrgcnt-inajor au bataillon auxiliaire de 
rVonne, 1799; sous-lieutenant et lieutenant au 'M'- de ligne et*fii, 1807; 
adjudant-major, 1808; rang de eaj)ilaine, 1809; eapilaine de grenadiers, 
1811; blessé à Aldenboven et Talaveyra; prisonnier à Dantzig, 1814; re- 
traité, 1815. 

Gautier de Vahigny (Charles), de Paris, 31 ans. 

Novice dans la marine de l'Etat, 1780-1783; second aide-major chargé de 
l'artillerie du bataillon des Carmes de la garde nationale parisienne, 30 juillet 
1789; lieutenant aide-de-cani}) du marquis de Courlomer, chef de la 2" divi- 
sion, 20 mai 1790. 

Volontaire au 3*= bataillon de Paris, 18 juillet 1791 ; fourrier, 9 juin 1792; 
sous-lieutenant au 24« d'infanterie, l*^"" novembre 1792; lieutenant, 1794; 
adjoint aux adjudants généraux de l'armée de la Moselle, même année; capi- 
taine à la 97" demi-brigade, 1796; blessé à (îènes; passé au 60" de ligne, 1803; 
mort vers cette époque. 

(iÉNOT (Jean-Nicolas), 57 ans. 

Volontaire dans la garde nationale parisienne, bataillon de l'Abbaye-Sainl- 
(iermain, 1790. 

Volontaire au 3'" bataillon de Paris, 18 juillet 1791; sergent; tué ji Alden- 
boven, !<"■ mars 1793. 

GuiOT (Jean), de Beaucaire. 

Caporal de canonniers, 18 juillet 1791 ; sergent ; huit bh^ssures à Alden- 
boven; pensionné, 1793. 

HuETTE (Pierre-Mathurin), de Grenelle, 18 ans. 

Canonnicr, 18 juillet 1791; cajjoral, 1" mars 1793; fourrier, 7 septembre 
1793; sergent à la 7" demi-brigade, 1797; congédié, 1798. 

Jean (Marie), de Paris. 

Volontaire, 18 juillet 1791 ; sergent, l'^'' mars 1793; déniissionnaire de la 
7'' dcnii-brigade, 179(i. 

JuBiN (Jean), d'Angers. 

Volontaire, 18 juillet 1791 ; sergent, 1*' mars 1793; sans nouvelles: ne 
figure pas à la 7^ demi-brigade. 

Lakeuillade (Charles-Pierre), de Paris, 20 ans. 

Sergent, 18 juillet 1791 ; blessé et prisonnier à Aldenhoven ; rentré et con- 
gédié, 1790; pensionné, 1800. 



3' BATAILLON — ÉTATS DE SERVICES 313, 

Lanc.ot (Louis), le jeune, de Suresnes. 

Volont.airo, 18 juillol 1701; scrgont, l*"" mars 17'.)3; démissionnaire do la 
7" d(Mni-l)riga(l(\ 170(). 

Legrand (Anloinc-Prudent), de Pari?, 32 an?. 

Volonlairc, 10 février 1792; caporal, 12 septembre 1702; sergent, 18 février 
1793; sous-lieutenant, puis liculenanl au 138 bataillon d'Orléans, 179.'»; ré- 
formé du 6« régiment d'infanterie, 1804; retraité, 1811. 

J.K Jeunk (Henri-Albert), de Paris, 29 uns. 

(ireiiadier, 18 juillet 1791 ; caporal, l""" mars 1793; fourrier, 10 mars 1703; 
sergent à la 7e demi-brigade, 1799; passé dans la gendarmerie, 1800. 

Le Maire (Pierre), de Donnay (Calvados). 

Volontaire, 18 juillet 1791 ; caporal, 2.") octobre 1791 ; sergent, l*^"" novembre 
1702; démissionnaire de la 70 demi-brigade, 1700. 

L0B.1EOIS (Henry- Antoine), de Paris. 

Volontaire, 18 juillet 1701 ; caporal, juin 1792; sergent, 4 février 1793; 
démissionnaire de la 7* demi-brigade, 179(». 

MoniSAN (Fiançois), de Paris. 

Volontaire, 18 juillet 1791 ; caporal ; sergent, le'' mars 1793; sans nouvelles: 
ne figure pas à la 7" demi-brigade. 

MouoY (Ainand-Sébastien), de Paris, 21 ans. 

Dragon dans Conti, 1787-1789; volontaire dans la garde nationale parisienne, 
6« bataillon, 2» division, 1789-1791. 

Sergent-major au 3« bataillon de Paris, 18 juillet 1791 ;"sous-lieutenant au 
56« d'infanterie, 1792; blessé à Neervinden ; admis aux Invalides, 1793; capi- 
taine de vétérans, 179.">, et chargé de la surveillance des postes du Trésor; 
•i<1820; *Rt 1823; a cessé de servir, 182i', et entré en jouissance d'une pen- 
sion qui lui avait été accordée en 1810. 

Pasquet (Antoine-François), de Paris, 21 ans. 

Volontaire, 18 juillet 1791; caporal, l""" octobre 1792; sergent, 1" mars 
1793; sergent-major à la 7« demi-brigade, 1796; sous-lieutenant, 1802; lieu- 
tenant, 1800; adjudant-major, 1808; capitaine, 1809; chef de bataillon au 
35" léger, 1813; en demi-solde, 1814; *fif, 181."); commandant le ">° bataillon 
des gardes nationales d'élite de la Meuse, juin-août 181a; blessé à Jemmapes 
et à Saint-Domingue; prisonnier de guerre au Qucsnoy, 1793-1795, et à Saint- 
Domingue, 1803-1804; retraité, 1819; adjoint au maire de Montfermeil, 1820; 
l'était encore en 1826. 



314 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1701 

4 

PÉnus (Pierre-François), de La Fère, 39 ans. 

Soldat aux gardes françaises, 1771, et dans la garde nationale parisienne 
soldée, 1789. 

Grenadier au 3"^ bataillon de Paris, 29 mars 1792; caporal, C> oelobre 1792; 
sergent-major, 1*'' mars 1793 ; passé dans la gendarmerie, 1800. 

Perret (Jean-Marie), de Paris, 20 ans. 

Volontaire, 18 juillet 1791; caporal de canonniers, 12 avril 1792; sergent, 
l^'fmars 1793; démissionnaire de la 7*" demi-brigade, 1790. 

PicARn (Jean-Étienne), de Paris. 

Volontaire, 18 juillet 1791; sergent, 1'"' mnrs 1793; démissionnaire de la 
7^ demi-brigade, 179fi. 

Picard (Rolin), de Paris, 19 ans. 

Volontaire, 18 juillet 1791 ; sergent, l^»' mars 1793; démissionnaire de la 
7* demi-brigade, 1796; rentré au service à la 107°, comme sergeni, 1799: 
rayé, 1800, étant ancien à l'hôpital, sans nouvelles. 

Poulain (Charles-Laurent), de Paris. 

Volontaire, 18 juillet 1791 ; sergent, l»' mars 1793 : sans nouvelles ; ne figure 
pas à la 7° demi-brigade, 

Soii (Michel-Hubert), de Paris, 30 ans. 
Volontaire, 18 juillet 1791; sergent; tué à Aldenhoven. 

TiNTDOiN (Jean-Louis-Thomas), de Saint-Denis, 20 ans. 

Volontaire, 18 juillet 1791 ; fourrier, 2;» mars 1793; sergent à la 7« demi- 
brigade, 1799; sergent-major à la 4')0, 1803; congédié pour infirmités, 1804. 



VOLONTAIRES PASSKS DANS D'AUTRES CORPS. 

7" nKMI-RRTGADE d'iNFANTERIR DR LlfiNE 

{2." formation). 

Constituée le 22 aoAt 1796 avec la 428" demi-brigade (1" formation), 
le l^"" bataillon du 83" régiment d'infanterie (ci-devant Foix), le 2° du 
^9'' (ex-Vinlimille), les 3*' et 7" bis de Paris, le 7'' de l'Yonne et le 16» 
des Fédérés. 



;!= HATAIIJ-OX — I:TATS de services 31a 

Besnard (François-Marie), de Paris, 21 ans. 

Volontaire; blessé près IJlm, 1800; admis aux Invalides. 1802; mort, 2.T sep- 
tembre 1841. 

Cakhon (Jacques). 

(ironadier; mort de blessures, 4 août 1800. 

Dkmarouet (Hubert-Thomas), de Paris. 
Caporal; réformé, 1797. 

Evrard (Pierre-Joseph), de Paris. 
(ircnadier; réformé, 1801. 

Galté (Charles-Marie), de Paris, 19 ans. 

Volontaire, 18 juillet 1791 ; caporal, 6 avril 1793; sergent-major à la 7« demi- 
brigade, 1799 ; sous-lieutenant, 1800; passé aux chasseurs à pied de la garde 
(les Consuls, 1802; lieutenant en second et ^, 1803; lieutenant en ])remier, 
180"); capitaine-adjudant-major, 1809; blessé à Essiing; chevalier de l'Em- 
pire, 1810; chef de bataillon, 1811; coloncd-major du 1" régiment de volti- 
geurs de la garde impéralc, >Rî, chevalier de la Réunion et C *ft» 1813; en 
demi-solde, 1814; *, 181S; retraité, 1816; décédé .". octobre 1830. 

Gambé (Nicolas), de Neuilly-sur-Seine. 
Volontaire; tué. 12 juin 1800. 

(Jastkllo (Pierre), de Paris. 
Volontaire; réformé, 1802. 

GiLLE (Antoine), de Paris, 17 ans. 

Volontaire; passé aux grenadiers de la garde du Directoire, 1798; congédié 
de la garde des Consuls, 1802. 

JuLLiOT (Jean-Edme), de Paris, 19 ans. 

Volontaire, 18 juillet 1791; passé au (>^ l)alailIon de Paris, 20 mai 1793; 
rentré au 3", 16 décembre 1793; caporal à la 7" demi-brigade, 1799; fourrier. 
1800; mort à Cuntzbourg, 18 juillet 1800. 

La.nglet (Antoine), de Paris, 19 ans. 

V'Olontaire, 18 juillet 1791 ; réformé de la 7" demi-brigade, 1797; rentré au 
service comme lieutenant à la l™ légion du Nord, 1806; réformé pour raisons 
de santé, 1808. 

Langlois (Pierre), de Saint- Maur. 

Sergent; décédé des suites de blessures, 22 septembre 1800. 



316 LES VOLONTAIRES NATIONAl'X DE PARIS — 1701 

LoNGAGNE (Louis), de Yilleneuve-siir-Seine, 20 ans. 

Sergent do grenadiers; passé aux cliasseurs à pied do la garde dos Consuls, 
1801; sergent, 1807; mort, 1810. 

Deux bataillons de la 7^ demi-brigade, embarqués en 1802 pour 
Saint-Domingue, furent faits prisonniers de guerre, le 1" décembre 
1803, lors de l'évacuaiion du Gap. 

Quant au 3» bataillon, on l'incorpora, à la date du 21 mai 1802, 
dans la 4o« demi-brigade. 

On y trouve, outre Fiancette et Tinlhoin ' : 

Casset (François), de La Ferté-Milon, 25 ans. 
Sergent; mort à Liège, 4 février 1807. 

Gruny (Charles), de Villers-Saint-Christophe (Aisne), 10 ans. 
Volontaire; réformé pour blessures, 1805. 

TnÉVENARD (Jean-Baptiste-Alexandre), de Vincennes, 17 ans. 
Sergent; ^ 1807; mort à Cordoue, 2 octobre 1811. 



Divers. 

Berger (Amé-Jean-François-Augustc), de Tliionville, 18 ans 

Volontaire, 18 juillet 1791 ; retiré, 1"' décembre 1792; employé dans le train 
d'artillerie de l'armée de la Moselle ; ca})itaine au 9" hussards, aide-de-canip 
du général Brune, 1793; aide-de-camp du général Vezu, 1795; chef d'esca- 
dron, avril 1790; commandant en chef l'école d'équitation de Versailles, sep- 
tembre 1796; chef du déj)ôt de remontes de Colmar, 1798; om[)loyé à la for- 
mation des bataillons auxiliaires, 1799; sous-inspecteur aux revues, 1800; 
employé aux armées des Grisons et' du Rhin, puis aux camps de Brest et de 
Boulogne; *S*, 180:1; inspecteur aux revues, 181 i ; employé à la (irande Armée, 
1812-18i:{; * et *, 1814; intondant de l'École militaire, 181".; inspecteur 
aux revues de la cavalerie; de la garde royale, 1810; intendant militaire, 
15 sejjtembre 1817, et en chef de la garde royale; C *ft, 1820; admis à la 
retraite du grade de lieutenant-général, 1830; décédé à Vaux (Scine-et-Oise), 
l""" janvier 1855. Créé baron, 12 février 1817 et autorisé à porter le nom de 
Berger de Castellan. 

BovÉ (François Julien). 

Volontaire, 18 juillet 1791 ; caporal ; aide-commissaire des guerres à rariiiée 
du Centre, 4 octobre 1792. 



1. Vii/p supra aux sons-officiers. 



3" nATAIIJ.OX — ETATS DE SERVICES 317 

CiiKVALiKH (.lean-Fmnrois), de Paris, 18 ans. 

Volontairo, se|)tcnil)ro 1791, arim-, habillé et équipé à ses frais; enrôlé au 
24» trinlanterio (Brie), mars 1792; blessé grièvement à Monveau ; pensionné, 
1794; admis lieutenant aux Invalides, 1795; passé aux vétérans, 1796; em- 
j)loyé à la colonne mobile d'Eure-et-Loir, 1797; réformé, 1801 ; employé dans 
les ooliortes de la garde nationale en activité sur l'Escaut, 1809; retraité, 1811 ; 
employé à l'octroi de Paris; réadmis aux Invalides, 21 avril 1831; décédé, 
7 septembre 1842. 

DiDOT (Picrre-Francois), de Paris, 21 ans, fils de Pierre-François 
Diilol, imprimeur-libraire, imprimeur de Monsieur. 

('anonnier, 2li juillet 1791 ; s'est distingué à (Juiévrain, La-C.roix-anx-Hois 
et Jcnuiiiipes; sous-lieulenant au 22° cavalerie, 10 avril 1793 ; mort 3 mai 1794. 

Fhançois (Jean-Bap liste), de Paris, 36 ans. 

Volontaire, 18 juillet 1791; huit blessures à Aldcnhoven et prisonnier de 
guerre; rentré et congédié, 21 juin 179G; sergent maitre-tailleur à la 10= demi- 
biigade de ligne ; passé dans la garde royale de Naples, 1800. 

fîAUTUiiiu (Nicolas), de Ricey-Bas (Aube), 23 ans. 

Soldat dans la garde ])arisienne soldée, 1790. 

Volontaire au 3'' bataillon de Paris, l""" janvier 1792; caporal, G mars 1792; 
passé dans les canonniers du corps des grenadiers de la Représentation natio- 
nale, 4 mai 1793; sergent-major dans la légion de police, 179^i; sous-lieule- 
nant à la 41« demi-brigade, 1800; lieutenant au 17° de ligne, 1805; capitaine, 
1800; ^, 1807; blessé à Wagram, juillet 1809; mort à Vienne, le 17. 

GiRAULT (Charles-Louis), de Paris, 25 ans. 

Soldat an régiment de la Guadeloupe, 1782-1790; volontaire dans la garde 
parisienne soldée, 1790-1791. 

Volontaire au 3« balaillon de Paris, 20 janvier 1792; retiré, l^f décembre 1792; 
gendarme, 30" division, l"^»" mai 1793; maréchal des logis chef, 6 mai 1793; 
adjudant-major (-apilaine, 20 mai 1793; adjoint aux adjudants généraux, 
3 octobre 17'.I3; rentré à la 30° division, 18 août 1794; capitaine à la suite de 
la 31", P'' décembre 1794; passé à la 49« demi-brigade, 1790; adjoint aux 
étals-majors, 1799; réfornu", 1808. 

Maison (Nicolas-Joseph), d'Épina}', 20 ans. 

(irenadier, caporal, sergent-major et capitaine dans la garde nationale 
d'Epinay. 

Volontaire au 3" balaillon de Paris, juillet 1791 ; capitaine au 9"= bataillon 
des Fédérés, l'"" août 1792; reprend, à la bataille de Jemmapes, avec quelques 
soldats qu'il rallie, le drapeau du bataillon, dont les Autrichiens s'étaient em- 
parés. Aidc-de-camj) du général Goguet, 1793, puis adjoint à l'adjudant géné- 
ral Mireur, il a un cheval tué sous lui devant Guise, le 29 mars 1794; a 
encore un cheval tué sous lui et reçoit deux coups de sabre, sous Mau- 



318 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — IT'JI 

beuge, le 29 mai 1794 ; reçoit encore trois coups de sabre à l'attaque du Mont 
Palisel, devant Mons, le l''' juillet 1794; enlève une pièce de canon aux Au- 
trichiens, le 16 octobre 1794, à Cadenbacli, devant Ehrenbreitstein, après 
avoir sabré les canonniers, et dans cette action est frappé d'un coup de feu au 
bras gauche. 

Le 2 juillet 1796. Maison passa le premier le Riiin avec cinquante grena- 
diers; il prit tous les équipages du camp ennemi et poursuivit dans son 
quartier général le général autrichien, qui s'enfuyait en chemise; chargé plu- 
sieurs fois dans la petite ville de Bendorff, dont il s'était emparé, il soutint 
tous les efforts de l'ennemi jusqu'à l'arrivée de nouvelles troupes. Le 6, devant 
Limbourg, il fut atteint d'un coup de boulet, son cheval fut tué sous lui et sa 
conduite lui mérita d'être nommé chef de bataillon sur le champ de bataille. A 
nouveau blessé, le 4 septembre 1796, bataille de Wurtzbourg, ce même jour, 
avec un bataillon de grenadiers ré'mis qu'il commandait, ayant été entouré 
à diverses reprises par la cavalerie ennemie, il la repoussa chaque fois et la 
cribla de feux ; il put rejoindre sa division, après avoir {)assé plusieurs fois 
au travers de l'ennemi. 

11 fut nommé aide-de-camp de Rernadotte le 5 février 1799 ; il se dis- 
tingua à la prise de Gradisca et au passage du Tagliamcnto, et fut |)romu 
adjudant général chef de brigade le 3 juillet 1799. Passé en Nord- Hollande, 
le 2 octobre 1799, au cours de la bataille d'Alkmaer, il rallia au village 
de Schorel quelques bataillons qui avaient été culbutés, et soutint plusieurs 
heures les efforts de l'ennemi, jusqu'à ce qu'il fût blessé par un coup de feu 
qui lui traversa la poitrine, blessure si grave qu'on le crut mortellement at- 
teint et que, pour ce motif, le général en chef Brune ne le comprit point 
dans ses propositions pour général de brigade. 

Maison fut emjjloyé en 1803 et 1804 comme chef d'état-major de la 27^ di- 
vision militaire. L'année suivante il faisait campagne au le"- corps de la 
Grande Armée. A Austerlitz, il repoussa avec les 94* et 95" de ligne la charge 
de la garde russe et la poursuivit ; au cours de cette campagne, avec soixante 
chevaux, il courut pendant plusieurs jours sur les derrières de l'ennemi et 
ramena huit cents prisonniers, dont i)lus de quatre-vingts cavaliers. 

Général de brigade le 10 février 1800, il arrêta la cavalerie ennemie le 
9 octobre à Schleitz, dégagea le 4= hussards et cribla le régiment de dragons 
de Johannès; il se distingua à Hall et à la prise de Liibeck; poursuivit la cava- 
lerie ennemie pendant plusieurs lieues le soir du conibat de Krewilz, 3 no- 
vembre 1800, et pendant la nuit il s'empara du défilé de Scliwerin avec deux 
com|)agnies de voltigeurs contre un bataillon ennemi. 

Passé en Espagne en 1808, blessé devant Madrid, Maison fut appelé l'année 
suivante à l'armée d'AlkMuagne, puis à l'armée du Nord, servit en Hollande 
en 1810 et 1811, et fut employé au 2c corps de la (iraude Armée en mars 1812. 
Nommé général de division le 21 août 1812, il se lit remaniuer pendant la 
campagne et ensuite dans la retraite, ainsi qu'au cours des opérations en Sa.\c 
en 1813, durant lesquelles il commanda la l'« division du 5° corps. 

(Jénéral en chef du 1<"" corjis d'armée, dit armée du Nord, le 21 décembre 
1813, le générai Maison fit une campagne savante et habile et, avec le peu 
de trotq)es dont il disjiosait, |)arvint à battre Thielmann à Courtrai, le 
31 mars 181 'f. 

Gouverneur de la l'^division mililuire (Paris), le l^'^juin 1S14, puis de la 8^ 



:!e HATAILLU.N — ETATS DE SERVICES 319 

le lu janvier 1810, il lui. de nouveau appelé à la 1'"° division, le 17 lévrier 1811), 
commandenienl qui lui tut retiré le 11) août 1821, parce que son attitude poli- 
tique ne semblait pas assez sûre. 11 était disponible depuis cette époque, lors- 
(ju'il l'ut appelé, le 24 juillet 1828, à commander en chef l'expédition de Morée. 
La libération de la Grèce lui valut le bâton de maréchal de France, le 22 fé- 
vrier 1829. 

Maison ne fut ))as employé en cette qualité. Ministre des all'aires étrangères 
du 2 au 17 novembre 1830, ambassadeur à Vienne, 1831, puis à Saint-Péters- 
bourg, 1833, il reçut le portefeuille de la guerre le 30 avril 183.J, et démis- 
sionna le septembre 1830, lors de la constitution du ministère Mole. Il est 
décédé à Paris le 13 février 1840. 

Il était grand'croix de la Réunion, 1813; grand'croix de la Légion d'hon- 
neur, 1814; grand'croix de Saint-Louis, 1818; pair de France; baron, puis 
comte de l'Empire, et marquis nommé par Louis XVIU. 

Malbranco (François-Etienne), de Paris, 20 ans. 

Canonnier, 18 juillet 1791 ; rentré à Paris, mars 1792, et passé dans les ca- 
nonniers de la section de Poj)incourt; lieutenant de cavalerie à la légion de 
Uosenthal (19" régiment de chasseurs;, 10 décembre 1792; aide-de-canq> du 
généi'al Saloinon, 20 mai 1793; tué, le 8 juin suivant, à Monlreuil, en Vendée. 

HuuTTiiiK (Jean-Haplisle), de Ghàlons, 16 ans. 

Volontaire, 1791; rentré au service à la 94"= denii-ltrigade, 1798; blessé à 
Austerlitz; retraité, 1800. 

Simon (Charles), de Paris, 18 ans. 

(Irenadier, 18 juillet 1791 ; sous-lieutenant au 92e régiment d'infanterie, 
22 mai 1792; lieutenant de grenadiers, même année; capitaine, 1794; adjoint 
aux états- majors, 1795; blessé à l'armée du Nord et en Egypte ; enleva un 
drapeau aux Turcs au siège de Saint-Jean-d'Acre ; chef d'escadron, 1800; 
placé au 7* chasseurs, 1803; major au 3" hussards, 1807; mort, 1811. 

TuLAHD (Jean-Denis), de Hozoy-en-Brie (Seine-et-Marne), 28 ans. 

Dragon dans Chartres, 1781-1780; gr(>nadier dans la garde parisienne 
soldée, 1789-1791. 

Volontaire au 3-^ bataillon de Paris, 1") janvier 1792; passé dans la 30" divi- 
sion de gendarmerie, 30 novembre 1792; brigadier, 15 février 1793; admis 
dans les vétérans, 179o; sous-lieutenant au régiment de Lee, 1796; prisonnier 
en Irlande; sous-lieutenant au bataillon auxiliaire d'Eure-et-Loir, 1799 ; 
réformé même année; pensionné, 1811 ; mort, 11 janvier 1813. 



DEUXIEME PARTIE 



LES BATAILLONS DE VOLONTAIRES NATIONAUX 



1792 



Tome 1. 21 



INTRODUCTION 



I 



LE MOUVEMENT PATRIOTIQUE DE PARIS 
DU MOIS DE JUILLET AL MOIS DE SEPTEMBRE 



Le 6 juillet 1792, dans sa séance du soir, l'Assemblée nationale lé- 
gislative reçut le rapport de son Comité militaire sur la formation, 
proposée au nom du roi, de 42 bataillons de volontaires nationaux. 

Plusieurs membres demandèrent que le nombre des bataillons fût 
porté à 83. Mais d'autres firent observer que, les corps précédemment 
formés étant incomplets, il était plus urgent de les porter au complet 
que de procéder à de nouvelles formations. 

Un député proposa de lever, non des bataillons entiers, mais isolé- 
ment des compagnies qui, aussitôt composées, seraient envoyées pour 
compléter les bataillons déjà existants et employés. 

D'autres réclamèrent, avant tout, la déclaration de la Patrie en 
danger. 

On prononça l'ajournement de la discussion au lendemain. 

Elle ne s'ouvrit que quatre jours après, le 10 juillet, par un discours 
de Lamourette, opposé à la déclaration de la Patrie en danger. Fran- 
çois Lamarque, présentant le tableau des périls imminents qui mena- 
çaient la France, réclama, au contraire, la déclaration immédiate. 

L'Assemblée ordonna l'impression des deux discours. En même 
temps, elle invita la Commission extraordinaire des Douze, le Comité 



324 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1792 

militaire et le Comité diplomatique, à lui présenter, le lendemain 
matin, un rapport sur les moyens d'exécution dans les deux cas de 
déclaration et de non déclaration. 

Le même jour, à la séance du soir, des citoyens de Paris se 
présentaient à la barre et demandaient que l'Assemblée prononçât 
que la Patrie était en danger. 

Ce fut à quoi conclut le rapport des trois Comités, lu à la tribune par 
le rapporteur des Dou2;e, Hérault-Sechelles, dans la matinée du 11. 

Une courte discussion s'éleva sur la question de savoir si l'on vole- 
rait d'abord sur la déclaration, en principe, avant d'en adopter la for- 
mule ; si l'on adopterait la formule proposée, en réservant la décla- 
ration ; enfin si, tout de suite et par un vote unique, on décréterait la 
déclaration et la formule. 

L'Assemblée adopta la dernière manière de procéder. 

En conséquence, le président, Aubert du Bayet, se lève et prononce, 
selon la formule rapportée, ces simples mots : 

« Citoyens^ la Patrie est en danger '. » 

Puis, sans nouveau débat, l'Assemblée vote ce qui suit : 

ACTE DU GORi^S LÉGISLATIF 

NON SUJET A LA SANCTION DU ROI 

Qui déclare que la Patrie est en danger. 
Donné à Paris, le 12 juillet 1792, l'an 4* de la Liberté. 

Louis, par la grâce de Dieu et par la loi constitutionnelle de l'État, roi des 
Français, A tous présents et à venir, salut. 
' L'Assemblée nationale a décrété, et Nous voulons et ordonnons ce qui suit : 

Décret de l'Assemblée nationale, du 12 juillet 1792, 
l'an quatrième de la Liberté. 

Des troupes nombreuses s'avancent vers nos frontières ; tous ceux qui ont 
horreur de la Liberté s'arment contre notre Constitution. 

Citoyens, la Patrie est en danger. 

Que ceux qui vont obtenir l'honneur de marcher les premiers pour défendre 
ce qu'ils ont de plus cher, se souviennent toujours qu'ils sont Français et 
libres ; que leurs concitoyens maintiennent dans leurs foyers la sûreté des 
personnes et des propriétés ; que les magistrats du peuple veillent attentive- 
ment; que tous, dans un courage calme, attribut de la véritable force, attendent 
pour agir, le signal de la loi, et la Patrie sera sauvée *; 

1. D'après les procès-verbaux de l'Assemblée nationale. 

2. Ces derniers mots sont en itaUque dans le procès-verbal. 



DÉCLARATION DE LA PATRIE EN DANGER 325 

Aussitôt la promulgation de ce décret, le Conseil général de la 
commune de Paris détermina les mesures à prendre pour en assurer 
l'exécution. 

ARRÊTÉ DU CONSEIL GÉNÉRAL DE LA COMMUNE DE PARIS. 

Du 19 juillet 1792 \ 

Le Conseil général, après avoir entendu le premier substitut-adjoint du pro- 
cureur de la Commune, 

Arrête que l'Acte du Corps législatif du 12 de ce mois, qui déclare que la 
Patrie est en danger, sera proclamé dimanche et lundi, 22 et 23 juillet, par 
les officiers municipaux et notables; que les mêmes jours il sera fait un enrô- 
lement public et solennel des citoyens qui s'offriront pour voler aux frontières. 

Le Conseil général adopte le projet de proclamation et d'enrôlement pré- 
senté par M. Sergent, en exécution de l'arrêté pris dans sa dernière séance; 

Ordonne que ce projet sera transcrit sur les registres, imprimé et affiché 
avec le présent arrêté, mis à l'ordre et envoyé aux 48 sections. 

Loyer, cloyçri d'âge, président. 
Darrieux, secrétaire, greffier adjoint. 

Cérémonial qui sera observé dimanche et lundi, 22 et 23 juil- 
let présent mois, pour la proclamation de l'Acte du Corps 
législatif, qui déclare le danger de la Patrie, et pour l'en- 
rôlement civique des citoyens qui se dévouent à sa défense. 

Proclamation. 

A sept heures du matin, le Conseil général s'assemblera à la maison com- 
mune . 

Les six légions de la garde nationale de Paris se réuniront par détache- 
ments, à six heures du matin, avec leurs drapeaux, sur la place de Grève. 

Le canon d'alarme du parc d'artillerie du Pont-Neuf tirera une salve de 
trois coups à six heures du matin, pour annoncer la proclamation, et contir 
nuera d'heure en heure la même décharge jusqu'à sept heures du soir, 
-Pareilles salves seront faites par une pièce de canon à l'Arsenal. 

Un rappel, battu dans tous les quartiers de la ville, rassemblera en armes les 
citoyens dans leurs postes respectifs. 

A huit heures précises, les deux cortèges se mettront en marche dans l'ordre 
suivant : 

Détachement de cavalerie avec trompettes, sapeurs, tambours, musique, 
détachement de la garde nationale, six pièces de canon, trompettes; 

Quatre huissiers de la municipalité, à cheval, portant chacun une enseigne, 
.à laquelle sera suspendue une chaîne de couronne civique, chacune ayant une 
de ces inscriptions : Liberté, Egalité, Constitution, Patrie ; au-dessous, celles- 
ci : Publicité, Responsabilité ; ces quatre enseignes seront habituellement 
portées dorénavant dan& toutes les cérémonies où assistera là Municipalité ; 

1. Moniteur îmîi;ersç/, n» 20^. . 



326 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS - 1792 

Douze officiers municipaux revêtus de leurs écharpes, des notables, membres 
du conseil, tous à cheval ; 

Un garde national à cheval, portant une grande bannière tricolore, sur 
laquelle seront écrits ces mots : Citoyens, la Patrie est en danger; 

Six pièces de canon, deuxième détachement de ^Virde nationale, détache- 
ment de cavalerie. 

Ces deux marches seront composées dans le même ordre, sur la place de 
Grève, et partiront au même moment chacune pour leur division. 

A chacune des places désignées pour la proclamation, le cortège fera halte ; 
un de ceux qui le composeront donnera au peuple un signal de silence, en 
agitant une banderollc tricolore; il se fera un roulement de tambours; au 
dernier signal les roulements cesseront, et un officier municipal, à la tête de 
ses collègues, lira à haute voix l'Acte du Corps législatif, qui annonce que la 
Patrie est en danger. 

Les cortèges rentreront dans le même ordre à la Grève. Les deux bannières 
où sera inscrite la proclamation de la Patrie en danger, seront placées, l'une 
au haut de la maison commune, l'autre au parc de rartillcric établi au Pont- 
Neuf, et elles y resteront jusqu'à ce que l'Assemblée nationale ait déclaré que 
la Patrie n'est plus en danger. 

Pendant la marche, la musique n'exécutera que des airs majestueux et 
sévères. 

Enrôlement civique. 

Il sera dressé dans plusieurs places des amphithéâtres, sur lesquels seront 
placées des tentes ornées de bandcrolles tricolores et de couronnes de chêne ; 
sur le devant de l'amphithéâtre, une table, posée sur deux caisses de tambours, 
servira de bureau pour recevoir et inscrire les noms des citoyens qui se pré- 
senteront. . 

Trois officiers municipaux assistés de six notables placés sur cet amphi- 
théâtre, délivreront aux citoyens inscrits le certificat de leur enrôlement ; à 
côté d'eux seront placés les drapeaux des bataillons de l'arrondissement, 
gardés par des gardes nationaux. 

Devant l'amphithéâtre, il sera formé un grand cercle par des volontaires, 
lequel renfermera deux pièces de canon et de la musique. 

Les citoyens inscrits descendront ensuite se placer au centre de ce cercle, 
jusqu'à ce que la cérémonie soit finie ; alors ils seront reconduits par les offi- 
ciers municipaux et la garde nationale jusqu'au quartier général, d'où chacun 
se rendra dans les différents postes. 

Le dimanche et le lundi seront consacrés à cet enrôlement, depuis huit 
heures du matin jusqu'à six heures du soir. 

Le dimanche suivant, le Conseil général de la commune se rassemblera à 
dix heures précises, pour faire l'appel nominal, dans la place de Grève, de tous 
les braves citoyens enrôlés sous les drapeaux de la Liberté. A cette cérémonie 
assisteront, par une députation de quatre hommes par compagnie dans chaque 
bataillon, les citoyens gardes nationales qui se réservent pour le service de la 
capitale. 

Dans cette liste de l'appel nominal, seront également compris les citoyens 
qui se sont fait inscrire dans les comités de sections ])Our les bataillons qui 
sont déjà aux frontières, conformément au décret du (5-6 mai). 



DECLARATION DE LA PATRIE EN DANGER 327 

Rurs où passera le cortège pour la proclamation, dans la partie 

du Midi: 

La Grève, quai des Ormes, pont Marie, rue des Deux-Ponts, pont de la 
Tournelle, rue des Fossés-Saint-Bernard, rue Saint-Victor, place Maubert, rue 
des Noyers, rue Saint-Jacques, rue Saint-Hyacinthe, place Saint-Michel, rue 
de Vaugirard, rue de Tournon, rue de Bourbon, rue des Aveugles, rue du 
Vieux-Colombier, rue de Sèvres, rue du Bac, rue de Grenelle, rue de Bour- 
gogne, rue de Bourbon, rue du Bac, pont Royal, quai de Voltaire, quai Mala- 
quais ; quai des Augustins, pont Saint-Michel, rue de la Barillerie, pont au 
Change, quai jusqu'à la Grève. 

Places où se fera la proclamation : 

Pont de la Tournelle, place Maubert, place Saint-Michel, Croix-Rouge, rue 
de Bourgogne, Pont-Royal, Pont-Neuf, pont Saint-Michel, Pont-au-Change et 
à la Grève. 

Rues où passera le cortège pour la proclamation, dans la partie 

du Nord: 

Rue de la Maison-Commune (la Grève), rue Saint-Antoine, le Boulevard, 
rue Pont-au-Choux, rue de l'Oseille, rue de Poitou, rue d'Anjou, rue Pastou- 
relle, rue Vieille-du-Temple, rue Mirhel-lc-Comte, rue du Grenier Saint-Lazare, 
rue Saint- Martin, rue Aubry-le-BoUcher, rue de la Féronnerie, rue Saint- 
Honoré, rue des Prouvaires, rue Coquillière, place Louis XIV, rue Ncuve- 
des-Petits-Champs, place Vendôme, rue Saint-Honoré, rue Saint-Nicaise, le 
Carrousel, les quais jusqu'à la Grève. 

Places où se fera la proclamation : 

Place de la Bastille, au coin de la rue de l'Oseille, rue Pastourelle, rue 
Saint-Martin, rue aux Ours, rue des Prouvaires ; rue Saint-Honoré, place 
Louis XIV, place Vendôme, Carrousel, Pont-Neuf, pont Notre-Dame. 

Lieux où seront placés les amphithéâtres pour Venrôlement civique : 

Place Royale, place du Théâtre-Italien, place du Carré-Saint-Marlin, Parvis 
Notre-Dame, place Dauphine, Estrapade, place Maubert, Théâtre Français. 

LouiER, doyen d'âge, président ; 
Darrieux, secrétaire, greffier-adjoint. 

Ce programme fut suivi à la lettre, et jamais ne s'effacera du 
cœur des Français la mémoire du prodigieux enthousiasme qu'en 
suscita l'exécution. 

Les sections, de leur côté, s'empressèrent de seconc^er J* n\uni- 
cipalité. L'arrêté de la section de la Fontaine de Gren^J© sk pu être 
conservé • . 

1. M. L. Hennet, documents privés. 



328 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1792 

' ' : SECTION DE LA FONTAINE DÉ GRENELLE. " '- 

, .Extrait du registre des délibérations des assemblées générales 

. DE LA section DE LA FONTAINE DE CuiENELLE. 

Du 2i juillet i792. Van 4« de la Liberté. 

Un membre demande que les noms des citoyens de la section, qui se sont 
enrôlés pour la défense de la Patrie, et de ceux qui s'enrôleront pendant ce 
ïnois, soient inscrits dans les registres des assemblées générales, qu'une 
liste en soit encadrée et affichée dans la salle, que le comité de la section soit 
prié d'ouvrir à l'instant une caisse où serait déposé le produit d'une collecte 
qui sera faite, pendant la durée de la guerre, en faveur de ces braves citoyens 
.soldats. 

M Que sur les fonds provenant de cette collecte, le comité de la section, à 
qui l'administration en serait confiée, fournirait d'abord aux besoins les plus 
pressants de ceux de ces concitoyens dont la fortune ne répondrait pas au 
patriotisme, et que le surplus serait employé à donner des secours aux veuves 
et enfants de ceux qui auraient la gloire de mourir à la défense de la Patrie. 

Que le comité. serait tenu de garder le plus grand secret sur la personne 
•qui aurait reçu des dons. 

Ces diverses propositions, accueillies par les plus vifs applaudissements, 
mises aux voix, ont été adoptées à l'unanimité, et l'assemblée a arrêté l'im- 
pression, l'affichage et l'envoi de cet arrêté aux quarante-sept autres sections. 

• . " Pour extrait conforme : . 

Raisson, président de V Assemblée générale, 
Nicolas Grandmaison, président du Comité, 
Laugier, secrétaire-greffier. 

Huit jours après la proclamation, le 29 juillet, le Conseil général de 
la commune, ayant le Maire à sa tête, descendit de l'Hôtel de Ville 
sur la Grève, où l'on avait élevé un amphithéâtre pour recevoir la 
municipalité. Quatre tribunes de forme antique avaient été disposées 
aux quatre extrémités de la place. Au-dessus de chacune de ces tri- 
bunes flottaient quatre bannières, sur lesquelles on lisait : Liberté, 
Patrie, Égalité, Constitution. Un détachement nombreux de la garde 
nationale formait au milieu de la place un cercle dans lequel étaient 
rangés les citoyens qui, s'étant fait incrire pour les frontières^ n'é- 
taient pas encore partis pour le camp de Soissons. 

Le Maire prononça le discours suivant, dont l'impressiou fut or- 
donnée,, ainsi que la distribution à tous les volontaires : 

-'•Bràws' citoyens, vous vous enrôlez sous les drapeaux de la Lioerté; c'est 
pour la défendre, c'est pour combattre la tyrannie. Votre famille efet mainte- 
nant au milieu des camps, votre famille est la Patrie : nous devons tout sacri- 
fier à celte mère commune. Toutes nos affections particulières doivent se 



ENROLEMENTS A PARIS 329 

fondre dans ce grand intérêt général. Périssons plutôt que de souffrir que 
notre sol soit souillé par l'esclavage. Mais non : les despotes seront vaincus ; 
volez à la victoire... La postérité vous désignera comme les premiers sou- 
tiens de nos droits. Recevez, avant votre glorieux départ, les témoignages 
d'amitié et les bénédictions de vos concitoyens, de vos amis, de vos frères, 
et les félicitations des magistrats du peuple. 

Le Moniteur, en «on compte rendu, ajoute : 

Ensuite, les noms de chacun des défenseurs de la patrie ont été proclamés 
iï haute voix par un officier municipal. La musique de la garde nationale exé- 
cutait, à certains intervalles, des morceaux d'un genre guerrier. Les cris de : 
Vive la Nation! Vive la Liberté ! interrompaient souvent cet appel nominal. 
Les citoyens enrôlés ont été successivement embrassés par le maire de Paris, 
et ils ne sortaient des bras de leurs magistrats que pour passer dans ceux de 
leurs concitoyens. 

Ces scènes intéressantes se sont renouvelées pendant plus de deux heures. 
Une pluie très forte, survenue pendant la cérémonie, n'a fait qu'augmenter la 
joie des citoyens, et cette circonstance rappelait l'époque de la Fédération 
de 1790; alors, comme aujourd'hui, les défenseurs de la Liberté, bravant l'in- 
tempérie des saisons, faisaient retentir l'air des cris de liberté et d'amour de 
l'égalité. 

Le certificat visé dans l'arrêté du Conseil général de la commune 
du 19 juillet, remis à chacun des enrôlés, était ainsi rédigé ' : 

MUNICIPALITÉ DE PARIS. 

Enrôlement pour la défense de la Patrie. 

Nous Maire, Officiers Municipaux et Membres du Conseil 
général de la ville de Paris, certifions que M. 

citoyen, 
ayant entendu la voix des Représentants du Peuple, qui 
appelait les Français à la défense de la Patrie en danger, 
s'est présenté plein d'une ardeur civique pour dévouer 
sa vie en servant dans les Bataillons du Département 
de Paris. Son dévouement a été couronné par les applau- 
dissements du Peuple, le 22 du mois de Juillet 1792. 

Officier municipal. 
Secrétaire-greffier. 

Sur les huit amphithéâtres dressés dans les divers quartiers pour 
recevoir les inscriptions, il ne fut pas recueilli moins de 15,000 en- 
gagements durant la semaine qui suivit la déclaration de la Patrie 
en danger. 

l, 1. L. Hennet, documents privés. 



330 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1792 

Les femmes, non seulement surexcitaient les nobles élans de la 
jeunesse ; beaucoup voulaient, elles aussi, courir à la rencontre des 
envahisseurs du sol national. 

Une artiste, M™® Lacombe, venait, à la barre de l'Assemblée 
nationale, le 27 juillet, « faire hommage de sa personne, offrir son 
bras et son courage pour combattre et massacrer les tyrans ». Le pré- 
sident, en l'invitant à assister à la séance, lui faisait observer « qu'elle 
était plus faite pour adoucir que pour combattre les tyrans». Le 31, 
c'était toute une délégation de citoyennes de la section de l'Hôtel 
de Ville, qui réclamaient « d'être armées pour la défense de Paris ». 
Un député propose le renvoi de la pétition au Comité militaire. L'As- 
semblée passe à l'ordre du jour motivé sur ce qu'aucune loi « n'inter- 
disait aux femmes de porter les armes * ». 

La veille, 30 juillet, avaient été admis à défiler devant la repré- 
sentation nationale, 78 jeunes gens delà section des Quatre-Nations, 
« inscrits pour voler à la défense des frontières ». L'officier qui était 
à leur tête prononça une courte harangue très applaudie, s'écriant : 

Si je n'eusse consulté que les apparences, la taille de quelques-uns se serait 
peut-être opposée à leur admission. Mais j'ai posé la main sur leurs cœurs, et 
non leurs têtes sous la toise; ils étaient tous brûlants de patriotisme. 

Il réclama l'autorisation de faire camper ses hommes dans le jar- 
din de l'Abbaye-Saint-Germain, jusqu'à ce qu'il en eût assez pour 
former une compagnie à envoyer aux armées. Les délégués de la 
section lurent une adresse, qui commençait ainsi : 

11 faut, quand la patrie est en danger, des hommes et des armes ; des 
hommes nous vous en amènerons; des armes, nous vous en demanderons '. 

L'exaltation des Parisiens montait en ce moment au paroxysme. Ils 
venaient de lire « la déclaration du duc régnant de Brunswick-Lune- 
bourg, commandant les armées de l'Empereur et du roi de Prusse », 
menaçant Paris « d'une exécution militaire et d'une subversion 
totale, s'il était fait la moindre violence, le moindre outrage au roi 
et sa famille », tandis qu'avec les émigrés, ayant à leur tête les 
frères du roi, les armées de la Coalition européenne franchissaient 
les frontières de la France, ordonnant la « destruction par le fer et 
par le feu des villes, bourgs et villages, dont les habitants oseraient 
se défendre». 



1. D'après le Procès-verbal imprime, aux dates. 
i. Ibidem. 



VOLONTAIRES DE LA SECTION MIRABEAU 



331 



La Marseillaise fut la réponse à l'insolent manifeste, et ce cri de 
rage patriotique, resté notre hymne national, devenant une arme de 
guerre terrible ', foudroya d'une double décharge et la royauté et la 
coalition étrangère '. 

Le 5 août, des commissaires de la section de Mirabeau, Duivray, 
Maurice, Savary, Pharoux, Delallre, Brunet, Perrochel, Visiner et 
Guerreau, présentaient à l'Assemblée nationale 36 citoyens « équipés 
et armés par elle, prêts à partir » et ainsi dénommés en son procès- 
verbal : 

Aguettant, Jlouxel, Villes, Bridaull, Labbe\ Mathieu, Tilliard, Ce- 
rusac, Mataquin, Loison, Dreux, Blossier, Huzel, Thibouville, Lançon, 
Cottier, Touiieure, Jean Thaurignac , Richard, Crosade, Therien, 
Giffard, Bion, Choulette , Sennequier , Remy Le Bâtard, Gouget, 
Diard, Carton, Berlancourt, Jobert, Pierre Thaurignac, Divry, Barat, 
Pannier et Blancvillain. 

Boucher, commandant du bataillon de la section, orateur de la dé- 
putation, lisait cette adresse : 



Législateurs, 

La déclaration imprudente du général Brunswick et des tyrans cruels qu'il 
sert, remplit d'une juste indignation les cœurs français. A la lecture de celle 
production orgueilleuse, atroce, trente-six jeunes gens, pleins d'ardeur, se 
sont lancés jeudi dernier (2 août) au milieu de l'assemblée des citoyens de la 
section Mirabeau. Ils se sont enrôlés pour marcher sur-le-champ vers l'en- 
nemi et pour contribuer de toutes leurs forces à punir cet excès d'audace. 
Ils ont demandé pour unique faveur d'être placés promptement aux postes les 
plus dangereux. 

Tous les citoyens, touchés de ce dévouement généreux, mais craignant que 
ces bouillants courages ne fussent, comme tant d'autres, enchaînés par les len- 
teurs des fournisseurs ministériels, se décidèrent unanimement à équiper, à 
leurs frais, ces défenseurs de la Liberté. L'un offrit son uniforme, l'autre son 
sabre; celui-ci des guêtres, des souliers; celui-là des chapeaux, des chemises, 
des assignats. 

Il est impossible. Législateurs, de vous peindre ce vif et touchant enthou- 
siasme. Ah! qu'il rendrait bien les élans sublimes de la Liberté! 

Enfin, voilà nos trente-huit braves équipés. Ils sont tous serruriers, forge- 
rons; ils frapperont les grands coups; ils sont tous amis; ils promettent de 
marcher toujours ensemble dans le chemin de la gloire. Ils sont tous coura- 
geux ; ils jurent de vaincre ou de mourir. 

Législateurs, vous les voyez prêts à marcher au combat, bénissez leurs 
armes, et fasse le ciel, qu'après la victoire, nous ayons le bonheur de vous les 
présenter tous réunis et couverts des lauriers de la Liberté ! 

1. Comme dit le Ueutenant général russe Jomini, en son Histoire critique et 
militaire des guerres de la Révolution, éd. de 1820, t. I, p. 146. 

2. Ch.-L. Chassin, L'Armée rf la Révolution, p. 119, 



332 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1792 

Les volontaires enrôlés à cette époque ne furent pas formés en ba- 
taillons de Paris. Depuis le mois de juin, les engagements se rece- 
vaient pour le 4® bataillon accordé au département par une loi du 
27 mai 1792, mais les événements qui se précipitaient firent ajourner 
cette formation. La levée du bataillon supplémentaire fut, semble-t-il, 
remplacée par celle des seize compagnies (force de deux bataillons), 
que la loi du 22 juillet 1792, titre III, imposa au département de Paris 
pour concourir à la formation de « 42 bataillons de volontaires gardes 
nationaux, principalement destinés à former des corps de réserve », 
en prescrivant le départ des volontaires, compagnie par compagnie, 
pour être formés en bataillon seulement au camp. 

Des 15,000 engagés, — le choix ayant été autorisé, par décret du 
17 juillet, pour les volontaires inscrits à la Municipalité de Paris — 
beaucoup, bien au delà des 1,200 demandés, s'enrôlèrent pour 
l'armée de ligne ; d'autres allèrent renforcer les bataillons de la levée 
de 1791, qui devaient être portés à 800 hommes (loi du 6 mai); les 
bataillons de Fédérés (loi du 11 juillet 1792), en reçurent une forte 
proportion ; le reste, enfin, entra, conformément aux vues de la loi 
du 22 juillet, dans les bataillons dits de Volontaires nationaux ou des 
Réserves, formés au camp de Soissons de compagnies et de volon- 
taires de diverses provenances *. 

C'est à tort que certains historiens ont prétendu que la révolution 
du 10 août détourna de son but le grand élan de la défense nationale 
provoqué par la déclaration de la Patrie en danger. Il suspendit 
simplement le départ des derniers volontaires et fédérés pour les 
frontières '. 

1. Parmi les volontaires de Paris partis dans les bataillons des Réserves figure 
(2' bataillon) le général baron Petit, que les Adieux de Fontainebleau ont popu- 
larisé et qui mourut commandant des Invalides. 

2. Voici, à titre de renseignement pour servir à l'histoire du 10 Août, un docu- 
ment inédit : 

Vivre libre ou mourir. 

Société des fédérés des 83 départements, séante aux Jacobins Saint-IIonoré, 

A Paris. 

Extrait du procès-verbal. 

Séance du neuf août mil sept cent quatre-vingt-douze. 

L'Assemblée générale, assemblée aux formes ordinaires dans le lieu de ses 
séances, a délibéré sur les questions suivantes. Un membre est monté à la tri- 
bune et a dit : « Le tyran des Français arme ses satellites pour exterminer le 
peuple. Verrions-nous de sang-froid commettre un tel crime? Non, je vous pro- 
pose de nous former en bataillon et de nous joindre à nos frères d'armes de 
Paris pour éviter cet horrible attentat. Je propose à votre sagesse de nommer 
pour notre commandant M. Westermann, l'un de no? collègues; sa bravoure est 



ENROLEMENTS APRES LE iO AOUT 



333 



Les enrôlements et les dons patriotiques ne cessent pas au milieu 
du mois d'août; au contraire, à l'annonce de la formation du camp 
de Paris •, ils s'accentuent sur les amphithéâtres qui subsistaient en- 
core dans les tout derniers jours du mois d'août. 

A la séance de l'Assemblée législative du 12, des commissaires de 
la commune viennent « présenter 500 citoyens, hommes du 14 juillet 
et du 10 août, qui demandent à former, à leurs frais, le premier ba- 
taillon du camp de Paris ». 

Cette émotion généreuse s'étend aux communes suburbaines. Le 
22 août, les officiers municipaux de Ghoisy-sur-Seine, département 
de Paris, se déclarent « décidés à mourir plutôt que de composer avec 
l'ennemi ». Ils ajoutent que, « sur 156 citoyens de leur commune en 
état de porteries armes, 40 ont déjà marché aux frontières)}; que 
deux de leurs concitoyens « offrent 100 piques, l'un se chargeant 
de la matière, l'autre de la façon ». 

Dans les derniers jours d'août et au commencement de septembre, 



connue. » Un autre membre a proposé M, Joseph Michel (de Glairac), ferme, cou- 
rageux et intrépide : un autre membre a proposé M. Bourgeois (de Nancy), dont 
la valeur est sans reproche. Après une discussion suivie, la Société a rejeté 
MM, Westermann et Bourgeois, et a nommé M. Joseph Michel (de Clairac), pour 
son commandant de bataillon, le chargeant de l'organisation provisoire. En outre, 
pour prouver audit sieur Michel la confiance que les Fédérés ont en lui, ont 
arrêté qu'il lui serait otlert à l'instant un sabre et un panache tricolore, qu'il a 
accepté; de suite, il a prôté serment de fidélité à la cause de la Liberté et de 
l'Egalité. 

Copie du présent lui sera délivré et envoyé par douze membres députés à cet 
effet au département et à la commune de Paris. 

Fait et arrêté en séance, les an, jour et mois que dessus. 

Signé au registre : Gaillard, président, fédéré de Lyon ; Charles, 
de Nismes, secrétaire; La Coste, ^secrétaire ; Plancukeau, secré- 
taire ; Bourgeois (de Nancy), secrétaire, 

- Pour copie conforme : 
A Paris, le 14 août 1792, l'an 4» de la Liberté et le 1" de l'Egalité. 

J.-B. Roux, secrétaire. 
Collationné : 
Mazuès, président. 

"Vu par moi et légalisé : 

le 16 août 1792, l'an 4 de la Liberté, 

le lef de l'Egalité, 

Santerre, commandant général. 

Michel reçut deux balles à la jambe gauche et demeura estropié d'un coup de 
bourrade aux reins, les défenseurs du château l'ayant jeté par une des fenêtres 
faisant face à la place du Carrousel. 

(L. IIexnet, documents privés.) 

1. Voir ci-après, IV. 



334 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1792 

sous rimpression produite par la reddition de Longwy d'abord, puis 
par le suicide du commandant Beaurepaire, éclate au suprême degré 
la fièvre patriotique. On trouvera, dans l'historique des bataillons de 
1792, les preuves de l'ardeur sans pareille des Parisiens de tout âge 
et de toute condition, que l'on vit s'inscrire le matin, se former en 
compagnies à midi et se mettre en marche vers les armées le lende- 
main, sinon quelquefois le jour même. 

Le 26 août, l'Assemblée nationale décrétait qu'il serait fait une pro- 
clamation portant réquisition aux gardes nationales de Paris et des' 
départements voisins pour fournir trente mille hommes armés, afin 
de renforcer l'armée de Lùckner, et chargea sa Commission extra- 
ordinaire d'en rapporter incessamment la rédaction. 

PROCLAMATION 

Aux Français habitant le Département de Paris 
ET LES Départements voisins. 

La place de Longwy vient d'être rendue ou livrée. Les ennemis s'avancent ; 
peut-être se flatlent-ils de trouver partout des lâches ou dos traîtres ; ils se 
trompent. Nos armées s'indignent de cet échec, et leur courage s'en irrite. 
Citoyens! vous partagez leur indignation; la Patrie vous appelle : partez! 
L'Assemblée nationale requiert le département de Paris et les départements 
voisins de fournir à l'instant trente mille hommes armés et équipés. 

Le texte de la proclamation adopté, l'Assemblée chargea, par une 
loi du même jour, 26 août, « le Pouvoir exécutif de la faire publier et 
atTjcher le lendemain avec solennité dans Paris ». Elle fut publiée 
et afiîchée le 27 août. Dès le 31, 450 jeunes gens de la section des 
Quatre-Nations, qui s'étaient fait enregistrer pour voler à la défense 
des frontières, étaient admis à prêter serment et à défiler dans la 
salle du Corps législatif. 

L'un d'eux prononça ce discours : 

Législateurs, 

Nous n'occuperons pas en longs discours des moments que vous employez 
pour le salut du peuple. 

La section des Quatre-Nations nous a chargés de vous présenter ces quatre 
cent cinquante jeunes citoyens qui se sont enrôlés pour la formation de la 
compagnie qu'elle a eu l'honneur de vous présenter tout récemment. 

Quelques intérêts particuliers avaient un moment suspendu leur ardeur. 
Elle s'est éveillée, elle s'est embrasée au péril qui menace la Patrie, et ce feu, 
qui brûle leurs cœurs, ne peut j)lus s'éteindre que dans le sang de nos enne- 
mis communs. Ces braves compagnons de nos armes, ces jeunes défenseurs 
de notre liberté ont désiré venir au milieu de vous, législateurs, pour recevoir 
à l'avance le prix de leur courage. Ils vous regardent comme les pères du 



ARRETE DU 2 SEPTEMBRE 1702 33.", 

Peuple, et, quand ils volent défendre la famille entière, ils viennent vous jurer 
de revenir déposer les dépouilles de leurs adversaires, assez lâches pour 
croiser le fer de la tyrannie avec les armes de la Liberté, ou de mourir à leur 
poste pour un intérêt si pressant et pour assurer le bonheur des peuples. 

Le besoin d'aller combattre s'est également fait sentir à tous les citoyens que 
nous avons l'honneur de vous présenter, mais s'est particulièrement commu- 
niqué à un grand nombre d'entre eux que la même profession a réunis, et 
qui, avant d'aller sur la brèche, désirent faire servir encore une fois leurs tra- 
vaux et leurs veilles pour y arriver plus tôt. Ce sont des tailleurs; ils demandent 
le drap nécessaire pour habiller leur bataillon, ils demandent des armes, et ils 
vous promettent des bras prêts à renverser nos ennemis et qui seront toujours 
dirigés par leurs cœurs qu'enflamment l'amour de la Patrie et la cause de la 
Liberté. 

Un des jeunes gens, Claude Bonnelant, déposait sur l'autel de la 
Patrie, 4 livres 7 sols en numéraire pour les frais de la guerre. 

Le 1" septembre, la section de la Halle aux Blés offrait à la Patrie 
40 fusils, qu'elle avait achetés. Déjà elle avait armé ceux de ses 
citoyens qui étaient partis aux frontières ; elle demandait à être auto- 
risée à acheter des armes jusqu'à concurrence de 9,000 livres, mon- 
tant de sa collecte patriotique, et à les déposer au fur et à mesure à 
la Commission des armes. 

L'Assemblée accepta le don, en ordonna la mention honorable et 
décréta l'autorisation sollicitée. 

Ainsi que l'Assemblée l'avait demandé par son décret du 26 aoilt, 
le Maire de Paris s'était rendu le lendemain à la barre, pour prendre 
connaissance des dispositions prescrites et en hâter l'exécution. Le 
Conseil général de la commune seconda avec empressement les vues 
du Corps législatif, et à la séance du 2 septembre, des représentants 
de la Commune présentaient à l'Assemblée nationale l'arrêté que le 
Conseil général venait de prendre dans sa séance du même jour : 

Aux armes ! Citoyens ! Aux armes, l'ennemi est à nos portes. 

Le procureur de la commune ayant annoncé les dangers pressants de la 
Patrie, les trahisons dont nous sommes menacés, l'état de dénuement de la 
ville de Verdun, assiégée en ce moment par les ennemis qui, avant huit jours, 
sera peut-être en leur pouvoir ; 

Le Conseil général arrête : 

1° Les barrières seront à l'instant fermées ; 

2" Tous les chevaux en état de servir à ceux qui se rendent aux frontières 
seront sur-le-champ arrêtés ; 

3" Tous les citoyens se tiendront prêts à marcher au premier signal ; 

4" Tous les citoyens qui, par leur âge ou leurs infirmités, ne peuvent mar- 
cher en ce moment, déposeront leurs armes à leurs sections, et on en armera 
ceux des citoyens peu fortunés qui se destineront à voler sur les frontières; 



336 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1792 

5° Tous les hommes suspects, ou ceux qui, par lâcheté, refuseraient de 
marcher, seront à l'instant désarmés ; 

6" Vingt-quatre commissaires se rendront sur-le-champ aux armées pour 
leur annoncer cette résolution, et dans les départements voisins pour inviter 
les citoyens à se réunir à leurs frères de Paris, et marcher ensemble à 
l'ennemi ; 

. 7" Le comité militaire sera permanent ; il se réunira à la Maison-Commune, 
dans la salle ci-devant de la reine ; 

8» Le canon d'alarme sera tiré à l'instant; la générale sera battue dans 
toutes les sections pour annoncer aux citoyens les dangers de la Patrie ; 

9° L'Assemblée nationale, le Pouvoir exécutif provisoire seront prévenus de 
cet arrêté ; 

10° Les membres du Conseil général se rendront sur-le-champ dans leurs 
sections respectives, y annonceront les dispositions du présent arrêté, y pein- 
dront avec .énergie à leurs concitoyens, les dangers imminents de la Patrie, 
les trahisons dont nous sommes environnés ou menacés ; le territoire français 
envahi ; ils leur feront sentir que le retour à l'esclavage le plus ignominieux 
est le but de toutes les démarches de nos ennemis, et que nous devons, plutôt 
que de le souffrir, nous ensevelir sous les ruines de notre Patrie, et ne livrer 
nos villes que lorsqu'elles ne seront plus qu'un monceau de cendres ; 

11"> Le présent arrêté sera sur-le-champ imprimé, publié et affiché. 

HuGUENi.N, président ; 
Tallien, secrétaire-greffier. 

Un membre de la députation lut une adresse énergique, qui indi- 
quait le Champ-de-Mars comme le lieu d'inscription des citoyens. 

Mais l'inscription ne se fit ni au Champ-de-Mars, ni sur les anciens 
amphithéâtres qui fonctionnaient encore le 28 août. Ainsi qu'il con- 
venait dans un moment solennel où les destinées de la nation étaient 
en jeu, l'enrôlement s'opéra, recueilli, dans les sections respectives, 
qui établirent le contrôle de leurs volontaires et leur délivrèrent les 
certificats d'inscription. 

Il n'y a qu'à suivre les procès-verbaux de l'Assemblée législative 
pour se rendre compte de l'ardeur patriotique dont furent alors 
animés Paris et sa banlieue. 

2 septembre. 

L'Assemblée nationale accepte l'hommage que lui fait un garde 
national de Paris « d'une marche militaire, qu'il a composée par des 
couplets qui respirent l'énergie, le courage et le feu du patriotisme ». 

Elle reçoit le serment d'une nouvelle compagnie franche, levée par 
la section de l'Oratoire, et ensuite celui des canonniers de la section 
du Uoule, qui disent que, s'ils restent pour la défense de Paris, ils 
tiennent trois d'entre eux prêts à partir immédiatement pour la 
frontière. 



ENROLEMENT DES ACTEURS 337 

Des fédérés de plusieurs départements demandent à marcher à 
à l'ennemi a volontairement et sans engagement. Us ont, disent-ils, 
des tentes, ils auraient la force de manœuvrer les canons », et ils en 
réclament. 

Des citoyens de Paris, prêts à marcher contre l'ennemi, demandent 
à être organisés le jour même. 

Un député, Jean Borie (de la Corrèze), dépose sur le bureau un 
fusil de munition qu'il a fait fabriquer à Tulle et prie ses collègues de 
l'agréer pour en armer un volontaire. A ce moment se présente k la 
barre un citoyen Vaulicr, qui annonce qu'il envoie ses trois fils aux 
frontières, mais qu'il n'a pu en armer que deux. Borie propose que 
lui soit attribué le fusil qu'il vient d'offrir. Ce qui est décrété. 

Le sieur Daubentis, élève du génie et de l'artillerie, vole à l'en- 
nemi, il demande qu'il puisse, kprès la campagne, continuer son ser- 
vice dans le génie. 

L'Assemblée nationale décrète que les élèves de l'arlillcrie et du génie, qui 
volent au danger de la Patrie avant d'avoir subi l'examen auquel ils ont été 
appelés par le Ministre de la guerre, seront reçus audit examen après la cam- 
pagne, et qu'ils auront, par leur dévoucmont, acquis de nouveaux droits aux 
sous-licutcnancos auxquelles ils allaient être nommés. 

3 septembre. 

Les jeunes gens apprenant le commerce à Paris offrent de former 
entr'eux deux bataillons de 800 hommes chacun, tant à pied qu'à 
cheval. 

Les entrepreneurs, acteurs et artistes du théâtre dit de la Mon- 
tansier lisent cette adresse très applaudie : 

Législateurs, 

L'entrepreneur associé de la demoiselle Montansicr, directrice du théâtre 
de son nom, les acteurs et les danseurs, les musiciens, les artistes, ouvriers et 
machinistes employés audit théâtre, tous frères et amis, nous étions respecti- 
vement enchaînés par les mêmes devoirs ; le danger imminent de la Patrie 
nous dispensant aujourd'hui de ces mêmes devoirs, nous nous présentons, d'ac- 
cord avec notre directrice, au nombre de 85, dont i^ô armes et 70 non armés, 
et nous demandons la permission de former entre nous une compagnie qui se 
joindra au nombre d'hommes que fournira la section dite des Moulins, com- 
mandée par le commandant Lebrun, pour marcher ensemble et à la première 
réquisition, pour le camp qui se forme sous Paris, pour s'o|)poser à la marche 
des ennemis qui menacent et la Patrie et notre liberté. Ceux d'entre nous qui 
laissent des femmes et des enfants partent sans inquiétude, rassurés par les 
décrets que l'Assemblée nationale a rendus à ce sujet. 

Des commis attachés au bureau des Contributions publiques se 
Tome l. 22 



338 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1792 

plaignent de la loi qui les relient à Paris et demandent à partir sur-le- 
champ. 

Sur la motion d'un membre, l'Assemblée nationale décrète que tous les 
ministres et les chefs des administrations publiques sont autorisés à permettre 
aux différents commis emjjloyés dans leurs bureaux de partir pour la défense 
de Paris, lorsqu'ils jugeront que leur absence momentanée pourra être sup- 
pléée sans des inconvénients graves. 

Les élèves en chirurgie demandent à consacrer leurs talents et 
leurs personnes au service de la patrie. Ils déposent pour les frais 
de la guerre la somme de 2.644 livres 2 sols, à laquelle le citoyen 
Desault, chirurgien-major de l'Hôtel-Dieu , a contribué pour GOO 
livres. 

40 citoyens armés et équipés sont présentés par la commune de 
Vanves. Ils annoncent qu'ils sont prêts à partir et renouvellent le 
serment de maintenir la Liberté et l'Égalité ou de mourir en les dé- 
fendant. L'Assemblée leur permet de défder devant elle. 

4 septembre. 

Une dame d'Harville, touchée de l'empressement avec lequel les 
citoyens se portent à la défense de la Patrie, mais n'ayant pas d'en- 
fants à offrir pour les accompagner, demande, au nom de son mari 
comme au sien, qu'il lui soit confié douze enfants de volontaires pen- 
dant leur absence, exprimant le désir que six soient pris dans la 
section de la Fontaine de Grenelle, qu'elle habite. 

Si ces enfants ont le malheur de perdre leurs pères victimes de leur gé- 
néreux dévouement, cette vertueuse citoyenne se charge de les élever jusqu'à 
l'âge de seize ans et de leur procurer tous les moyens de choisir l'état qu'ils 
voudront préférer. 

L'Assemblée nationale applaudit à cet acte de civisme, si propre à régénérer 
les mœurs sous le régime de l'Égalité, en décrète la mention honorable au 
procès-verbal et le renvoi de la proposition à la commune de Paris. 

Une dame Maulvaut « offre à la patrie son fils, qui partira le soir 
môme». 

Une dame Isemberg présente trois de ses fils, qui vont joindre aux 
frontières leur aîné. 

Les quatre frères Duquerci se présentent pour servir dans la cava- 
lerie. L'Assemblée nationale décrète la mention honorable de leurs 
noms au procès-verbal et renvoie leur pétition au Pouvoir exécutif. 

La section du Pont-Neuf présente la compagnie franche qu'elle a 
organisée en un jour. * 



VOLONTAIRES SUBURBAINS 339 

La section des Tuileries en présente une autre. 

Toutes deux prêtent le serment et défilent en bon ordre. 

De même des citoyens de la section du Ponceau, prêts à partir. 

Les jeunes citoyens de la section du Contrat social demandent à 
emmener avec eux leurs canons. 

Une compagnie de citoyens qui ont servi dans la cavalerie réclame 
des armes et des chevaux ; elle s'habillera à ses frais. 

Les citoyens demandant à être organisés pour marcher à l'ennemi 
deviennent trop nombreux pour que TAssemblée les puisse recevoir à 
sa barre. Elle décide de les faire s'adresser dorénavant au Pouvoir 
exécutif. 

La municipalité de La Chapelle, « qui s'est épuisée en hommes et 
en dons », pour pourvoir à l'armement et à l'habillement de ses volon- 
taires, porte « à Talelier des Barnabites trois de ses grosses cloches 
pour les converlir en sous. » * 

5 septembre. 

Une députalion de la section de la Cité présente une compagnie 
armée, « qui part pour arrêter l'ennemi ». Elle émet le vœu que les 
fédérés qui sont à Paris continuent de bien mériter de la Patrie en se 
remlant aussi aux frontières. 

Une seconde compagnie de volontaires de la même section vient, 
avant de partir, prêter le serment, et 35 canonniers demandent à être 
autorisés à « marcher à l'ennemi ». 

Trente citoyens de la section Mirabeau viennent réclamer des armes 
pour partir tout de suite. 

La commune de Bercy, envoie prêter serment une compagnie de 
volontaires armés et équipés. 

La commune de Colombes présente trente de ses citoyens, pourvus 
par elle de tout ce qu'il faut pour combattre ; elle promet d'en fournir 
d'autres. 

La commune de Bourg-la-Reine, qui envoie 24 de ses jeunes 
citoyens aux frontières, renouvelle le serment à la Liberté et l'Éga- 
lité*, et exprime le vœu de changer son nom en celui de Bourg-de- 
V Égalité^. 

Un citoyen vient offrir à la Patrie ses cinq enfants pour marcher 
aux frontières. L'Assemblée accueille le dévouement généreux de ce 

1. Avec lesquels seront, dit le Moniteur, « payés les armuriers et les tailleurs. 
Jamais les cloches n'ont servi à un plus saint usage ». 
■2. Dit le serment du 10 août, prescrit par une loi du H du même mois. 
3. Demande accueillie par la loi dudit jour, 5 septembre. 



340 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — d792 

bon citoyen et ordonne que son nom et ceux de ses enfants seront 
inscrits au procès-verbal. 

« Le père se nomme Jean-Baptiste Terrasson, les enfants Jean- 
René, Jean- Baptiste, Jean-Joseph^ Marin et Magloire^ ». 

6 septembre. 

Un grand nombre de gardes nationaux prêts à partir défilent 
devant l'Assemblée nationale et prêtent le serment de défendre jus- 
qu'à la mort la Liberté et l'Égalité. 

Les grenadiers, canonniers et volontaires du bataillon de la Tri- 
nité demandent la permission de « porter au chemin de la gloire le 
drapeau qu'ils ont conquis à la Bastille ». 

L^Âssemblée déclare que « cet ancien drapeau du despotisme sera 
désormais celui de la Liberté ». 

La première compagnie de la section des Droits de l'Homme vient 
« donner le bonsoir à l'Assemblée, parce qu'elle va partir; elle attend 
avec impatience le moyen de donner le bonjour à l'ennemi ». Elle 
jure « de conserver son nom jusqu'à la mort, et de ne rentrer dans 
ses foyers qu'après avoir terrassé les tigres de la Germanie ». 

La commune de Neuilly-sur-Seine présente 84 u nouveaux défen- 
seurs de la liberté française », qui vont rejoindre les 60 déjà partis. 

La petite commune de Charenton fait défiler ses 24 volontaires. 

Ceux de Gentilly et d'une autre commune de la banlieue pari- 
sienne, non dénommée au procès-verbal, sont aussi admis à prêter 
le serment. 

7 septembre. 

Une députation de la section de 1792 « vient offrir l'hommage de 
300 défenseurs de la Patrie, armés et équipés à leurs frais ». 

Ils n'ont pas voulu vous rexprimor oux-inèmes, dit l'orateur, Trèfontainc, 
pour être plus tôt rendus aux frontières. Demain, nous faisons partir une coni- 

\. Incorporés au bataillon des 83 départements (Fédérés), coinpcagnie de gre- 
nadiers. 

Le père, Claude, d'après la matricule, né en 1745, caporal, congédié en 1794, 

Jean-Baptiste, né en 1771. 

Jean-Joseph, né en 1772. 

Marie (et non Marin), née en 1777, congédiée comme tille, en même temps que 
son père, 1794. 

Magloire, né en 1780. 

Jean-Etené n'est pas à la matricule qui, du reste, n'a été établie qu'à la fin 
de 17%. 

Il» étaient originaires de Riez (Basses-Alpes). 



COMPAGNIE DES ARTS 341 

pagnie de cent cinquante hommes, ainsi qu'une compagnie de cavalerie, 
armées et équipées à nos frais. Sur dix-sept cents hommes, la section a fourni 
cinq cents hommes. Les collectes faites pour les veuves et orphelins des mar- 
tyrs de la Liberté, à la journée du 10 août, montent à 18,000 livres, dont nous 
venons de faire hommage à l'Assemblée. 

La municipalité d'Aubervilliers amène ceux de ses citoyens qui par- 
tent pour la défense des frontières. 

Une autre commune des environs de la capitale, non dénommée au 
procès-verbal, vient tout entière présenter ses 100 jeunes gens armés 
qui marchent à l'ennemi. 

Les volontaires du district de Saint-Denis défilent pendant plus 
d'une demi-heure ; ils demandent à être logés à Paris jusqu'au mo- 
ment où ils recevront l'ordre de partir, attendu qu'il n'y a pas de 
place pour les caserner dans leur localité. 

Le maire de Paris écrit à l'Assemblée nationale pour l'informer de 
la situation de la ville. Le calme renaît, la vigilance des sections con- 
tribue beaucoup au rétablissement de l'ordre, les enrôlements conti- 
nuent toujours avec le plus grand succès ; mais on se plaint de ce que 
des jeunes gens casernes * ne marchent pas à l'ennemi, tandis que des 
pères de famille partent avec empressement. 

Les volontaires des sections du faubourg Saint-Denis et des Gravil- 
liers défilent devant l'Assemblée au milieu des applaudissements una- 
nimes et des cris mille fois répétés de Vive la Nation ! 

Les musiciens de la garde nationale de Paris présentent une com- 
pagnie qu'ils ont formée entre eux pour marchera l'ennemi. 

L'Assemblée nationale admire sa belle tenue, et «la musique guer- 
rière qui la précède imite le bruit des armes et des combats; elle fait 
éclater ces accents guerriers qui exaltent la valeur et qui changent 
en belles horreurs les scènes sanglantes du théâtre de la guerre. » 

Des citoyennes viennent proposer w la formation d'une légion de 
femmes de 24 à 40 ans, organisée en petits pelotons ». 

8 septembre. 

La compagnie des canonniers de la section de Mauconseil se plaint 
de ce que le Ministre de la guerre ne lui a pas encore donné l'ordre 
de se porter au devant de l'ennemi. Elle le réclame le plus tôt 
possible. 

Les commissaires de la section du Louvre présentent une compa- 

1. C'étaient les compagnies destinées à former, par leur réunion, les bataillons 
du camp de Paris. 



342 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS - 1702 

gnie de chasseurs formée de jeiines peintres et statuaires *, dont l'offi- 
cier prononce cette allocution : 

Los jeunes artistes ont entendu la trompette de la guerre. Aussitôt, aban- 
donnant leurs travaux, ils se sont réunis, ils se sont armés pour voler au com- 
bat. Nous reviendrons ensuite dans nos foyers ; nous animerons, sur le marbre 
et sur la toile, les belles actions dont nous aurons ])artagé la gloire, et nous 
nous efforcerons d'immortaliser le souvenir de cette guerre, la guerre de la 
Liberté. Nous jurons de maintenir et de défendre la Liberté et l'Egalité, ou de 
mourir en les défendant. 

Le Président répond : 

Les artistes ont toujours été les enfants de la Liberté, puisqu'ils ne vivent 
que par elle, et, sans doute aussi, cette liberté n'aura pas de plus zélés défen- 
seurs que vous. 

La commune de Sceaux, qui a déjà fourni 40 hommes pour aller 
aux frontières, en fournit encore 40 autres. Tous les citoyens et 
citoyennes de Sceaux défilent dans la salle. Une des citoyennes porte 
ainsi la parole : 

Législateurs, nous offrons à la patrie une modique somme de 92 livres en 
es])èces et H8 livres en assignats. Mais il est un sacrifice plus grand que nous 
faisons aujourd'hui à notre patrie, nous venons lui présenter nos frères, nos 
pères, nos amis, nos époux, et ceux qui devaient bientôt le devenir. Qu'ils 
partent, qu'ils ^olent à la gloire que la faiblesse de notre sexe nous empêche 
de i)artager. 

Le Président répond : 

Le patriotisme est la plus grande de toutes les vertus. La nature semblait 
n'avoir fait les femmes que pour le charme de la société; le patriotisme les 
rend intrépides, courageuses, guerrières. L'Assemblée voit avec plaisir le sen- 
timent commun qui vous anime, vous et vos époux, el c'est avec satisfaction 
qu'elle va vous faire prêter un serment commun. 

La commune d'Arcueil présente les 132 jeunes gens qu'elle destine 
à la défense de la Patrie. ■; 

9 septembre. 

Une compagnie de chasseurs, prête à voler aux frontières, défile 
devant l'Assemblée nationale. L'un d'eux s'écrie : 

Législateurs, les amis de la Liberté viennent demander à leurs pères la bé- 
nédiction nationale. Nous jurons sur ces sabres de vous en faire un rempart, 

1. Incorporée dans la suite au 9* bataillon de Paris, dit de l'Arsenal. 



VOLONTAIRES DES LOMBARDS 343 

et de ne les poser qu'après avoir purgé la France des brigands qui la désolent. 
Et vous, chasseurs, qui m'avez donné l'honneur de vous commander, je ne vous 
tiendrai pas de longs discours pour vous engager au combat ; je vous dirai 
seulement : « Voilà l'ennemi, marchons ! » 

A cette date est donné, dans le Moniteur, ce récit d'une citoyenne 
L. . . ., de la section des Lombards : 

Un citoyen de la section des Lombards, veuf et avancé en âge, avait quatre 
enfants, appuis de sa vieillesse. Deux se présentent à lui, l'air triste et inquiet. 
« Qu'avez-vous mes enfants? leur dit-il. — Mon père... — Je devine ce qui 
vous agile, vous voulez partir pour les frontières. — Cela est vrai, mon père, 
et ce qui nous afflige, c'est que nous voudrions partir tous quatre. — Quoi ! 
pas un de vous ne veut rester auprès de moi... Eh bien ! ne vous chagrinez 
pas, j'approuve votre zèle, et quelque peine que j'aie à me séparer de vous, je 
sens que vous avez raison, et vous estime davantage. » Au moment du dé|)art, 
le bon vieillard se rend au boulevard de l'Opéra; il cherche ses fds dans les 
rangs, il les aperçoit, et leur serrant la main tour à tour : « Adieu mes amis, 
leur dit-il, allez, et surtout battez-vous bien. )> Le bataillon se met en marche, 
le vieillard a bientôt perdu de vue ses enfants ; il suit encore des yeux l'éten- 
dard; des larmes roulent sur ses joues : <( Mon Dieu, dit ce bon père, comme 
ce drapeau s'éloigne vite !. . . Ah! si je n'étais pas si vieux, je les suivrais. . . » 

J'ai été témoin de la dernière partie de cette anecdote. La première, je la 
tiens du vieillard môme. Avant le départ du bataillon, je lui demandais si 
la privation de ses enfants ne lui laisserait pas des besoins : « Mes conci- 
toyens auront soin de moi », telle fut la réponse'. 

10 septembre. 

Un officier de chasseurs admis à la barre, expose : 

Législateurs, il s'agit de la vie de quatre personnes. Dans la section de 
l'Observatoire, il s'était ouvert une liste d'enrôlement pour la formation des 
compagnies de chasseurs ; trois cents hommes s'étaient inscrits, et deux com- 
pagnies furent formées. La première est celle que je commande ; la seconde 
s'est présentée à votre barre pour demander d'être armée et équipée. Vous lui 
avez promis de prendre sa demande en considération. Elle s'est ensuite pré- 
sentée chez le Ministre de la guerre ; il lui a répondu qu'il ne pouvait ni 
l'équiper, ni lui fournir de prêt. Depuis huit jours ces chasseurs ont vécu aux 
dépens de quelques particuliers de la section. Ils sont prêts à partir; mais ils 
ne peuvent avoir ni équipement ni prêt. Ils s'adressent à ceux qui les ont 
enrôlés ; mais nous n'avons pas le sou, et nous ne pouvons rien leur fournir. 
Les citoyens qui les commandent courent des dangers, la compagnie est dans 
le plus grand désordre, etc. Ordonnez au Pouvoir exécutif de pourvoir sur le 

\. Des recherches ont été faites sur le contrôle du bataillon des Lombards 
pour retrouver le nom de ces quatre frères ; nous avons seulement décou- 
vert, à la compagnie de canonniers, trois frères : Antoine-César, Charles et Jean 
Tiglin. . 



344 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1792 

champ à réquipcmenl de celte compagnie, et sur ce simple décret tout ren- 
trera dans l'ordre. 

Un membre du Comité militaire, Dumas, explique : 

R n'y a là qu'un malentendu. Ce matin, nous avons décrété qu'il serait mis 
à la disposition du ministre les fonds nécessaires pour solder et équiper les 
troupes légères. Ainsi, les pétitionnaires doivent se rassurer et se persuader 
qu'il n'y a de la faute de personne. Je demande que, puisque la chose est 
urgente, dès ce soir on envoie au ministre l'expédition du décret rendu, i)0ur 
qu'il ait à pourvoir à la solde et à l'équipement de cette compagnie. R nous 
appartient aussi de donner à nos concitoyens cette instruction fraternelle, qu'en 
partant pour aller combattre, il faut donner l'exemple de l'obéissance. 

La commune de Saint-Maur présente 50 volontaires armés et équi- 
pés à ses frais. 

Les canonniers de la section du Luxembourg font hommage, avant 
de partir pour les frontières, d'un drapeau blanc conquis sur le des- 
potisme dans la journée du 10 août. 

Avec eux, défilent ensuite dans la salle les canonniers de la section 
du faubourg Montmartre, les volontaires de la section du Mail et 
ceux de la section de l'Arsenal. Ces derniers sont accompagnés 
d'une troupe d'enfants aveugles de l'un et de l'autre sexe, musiciens 
jouant l'air : « Aux armes^ citoyens! au milieu des applaudissements 
de l'Assemblée et des spectateurs, électrisés par cette musique 
sublime ». 

L'orateur de la section du Marais prononce à la barre cette allo- 
cution : 

Les volontaires de la section du Marais partent pour aller combattre les 
ennemis de la Liberté et de l'Égalité. Rs partent avec la confiance du succès 
et cette confiance ne sera point trompée. La section du Marais a invité les 
citoyens, chez qui ces jeunes gens ont des places, à les leur conserver, pour 
les leur rendre après la victoire. Elle a désiré que l'Assemblée nationale con- 
sacrât cette invitation par un décret et la rendit générale. 

Ce qui est décrété comme principe. 

11 septembre. 

Un bataillon de la section de l'Arsenal et deux compagnies de Ja 
section des Fédérés prêtent le serment de maintenir la Liberté et 
l'Égalité, et défdent au son d'une musique militaire. 

Une nouvelle compagnie de volontaires de la section de 1792 pré- 
sente ses hommages à l'Assemblée nationale « avant d'aller rejoindre 
300 de leurs frères qui sont au chemin de la gloire ». 



\ 



DEPART DES VOLONTAIRES 345 

Les commissaires de la section du Mail présentent la seconde com- 
pagnie qu'ils ont formée. Ces citoyens, « très bien armés et équipés, 
et d'une très bonne tenue, sont précédés d'un grand nombre de 
citoyennes qui ont contribué de leur fortune et de leur travail à leur 
équipement ». 

Des citoyens de Châtillon, petit bourg qui ne contient que cent 
hommes en état de porteries armes, dont vingt se sont déjà engagés 
dans les troupes de ligne, annoncent qu'ils viennent de fournir encore 
trente-cinq hommes armés, équipés et approvisionnés aux frais de 
la commune. 

13 septembre. 

Un bataillon de volontaires de Paris, armés et équipés par les 
soins de leurs concitoyens et concitoyennes, vient prêter son serment. 
L'Assemblée applaudit à la bonne tenue de cette troupe et aux rapides 
progrès de son instruction. 

Deux communes de la banlieue défilent successivement au bruit 
d'une musique militaire et du cliquetis des armes. Des femmes, armées 
de piques, ouvrent la marche. Les officiers municipaux expriment à 
la barre les sentiments civiques de leurs concitoyens; ils annoncent 
que déjà l'une de ces communes avait fourni soixante hommes ; elle 
en présente quatre-vingts autres. « Il ne reste plus dans le village 
que les pères de famille, et, si les dangers deviennent plus imminents, 
ils sauront réaliser leur serment de mourir plutôt que de recevoir 
des fers. » 

Fontenay près Vincennes présente quarante volontaires armés, 
équipés et approvisionnés. Créteil en amène d'autres. 

Après une compagnie franche de la section du Louvre, défile la 
seconde compagnie de bataillon ordinaire formée par la section des 
Droits de l'Homme. Son orateur dit : 

Nous avons avec nous quelques Suisses', que nous avons embrassés comme 
des frères. Nous sommes des enfants tendres et soumis, qui viennent donner 
le bonsoir à leurs pères avant de partir. 

On nous a demandé si nous voulions aller à Perpignan, à Soissons, au camp 
de Paris. « Non, avons-nous répondu d'une voix unanime; non, à l'ennemi! » 
et nous marcherons au pas de charge, afin que la première compagnie n'ait 
pas avant nous l'avantage de donner le bonjour à l'ennemi. 

1 . De ceux qui défendirent les Tuileries au 10 août. 



346 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1792 

14 septembre. 

Plusieurs compagnies de volontaires, forme'es dans les communes 
voisines de Paris, défilent dans la salle et déposent entre les mains de 
TAssemblée le serment de défendre jusqu'à la mort la Liberté et 
l'Égalité. « Tous ces volontaires sont armés et équipés aux frais des 
communes. » 

La section de la Butte des Moulins présente un bataillon, « composé 
d'hommes d'élite, supérieurement armé et équipé ». 

16 septembre. 

Les citoyennes de la section des Invalides offrent 230 livres pour le 
soulagement des veuves et orphelins de la journée du 40 août. Elles 
jurent de défendre elles-mêmes la patrie, si le sort des armes leur 
enlève leurs époux. 

17 septembre. 

Des boursiers du collège de l'Égalité, ci-devant Louis-le-Grand, 
« rendant à la Patrie ce qu'ils lui doivent en courant la défendre >>, 
se présentent, organisés en seconde compagnie du bataillon des 
volontaires de la section du Panthéon français. 

Cinquante d'entre nous, disent-ils sont déjà en présence de l'ennemi ; tous 
nous savons également allier les durs travaux de Mars aux paisibles exercices 
des Muses, 

Ils prêtent le serment et défilent devant l'Assemblée qui décrète: 

Le collège de l'Égalité a bien mérité do la Patrie, Lo nom de M. Chani|)agne, 
principal de ce collège, sera inséré dans le procès-verbal. Il sera lait mention 
bonorable des trois écoliers du collège de Montaigu qui se sont joints à ceux 
du collège de l'Égalité pour partager leurs fatigues et leurs gloires. 

L'Assemblée nationale avait adopté, le 30 juillet précédent, ce 
décret devenu loi, par la sanction royale, le 3 août : 

Après avoir entendu la pétition de plusieurs étudiants du collège Louis-le- 
Grand, qui représentent que leur cours de pliilosojihie est achevé, qu'ils ont 
le droit de conserver encore pendant trois ans les bourses dont ils jouissent, 
et (pii demandent à aller servir sur les frontières en conservant ce même droit, 
vu qu'ils ne doivent pas, en combattant pour tous, perdre un avantage dont ils 
jouiraient en travaillant pour eux seuls;,.. 

L'Assemblée nationale, sur le rapport de son Comité d'Instruction publique, 
décrète que les sieurs Charpentier, Creuset, Courtois, Vinot, Monvoisin, 



DONS PATRIOTIQUES 347 

Loques, Coisy, Maugras, Lcflaniaïul, Flosen, Lamarc, étudiants au collège de 
Louis-le-Grand, et tous ceux qui, se trouvant dans le même cas, voudront imiter 
leur généreux exemple, conserveront leur bourse en allant servir sur les fron- 
tières, pour tout le temps pendant lequel ils en auraient joui s'ils eussent pré- 
féré de rester à Paris. 



A la date du 19 septembre 1792, est adressé à l'Assemblée légis- 
lative par le Ministre de l'Intérieur, Roland, l'état des canonniers, 
gendarmes et volontaires, qui sont partis de Paris du 3 au 15 de ce 
mois. Le total s'élève à 18,035 bommes. 

Mais ce n'est pas seulement par le nombre de ses citoyens de tout 
âge et de toute condition, père et fils, frères partant ensemble, 
hommes mariés avec ou sans enfants, que se manifeste l'ardeur de la 
capitale à courir défendre la patrie en danger. C'est aussi par les 
sacrifices volontaires que s'imposent ceux que leur âge, leur état phy- 
sique et leurs emplois retiennent dans leurs foyers. 

H est impossible de reconstituer l'état des dons patriotiques 
recueillis dans les sections et à la Commune. On peut, au moins, tirer 
des procès-verbaux de l'Assemblée nationale, la liste des dons qui lui 
lurent apportés ou envoyés. 

ÉTAT DES DONS PATRIOTIQUES 

FAITS A l'assemblée NATIONALE POUR LES FRAIS DE LA GUERRE 
ET VERSÉS A LA CAISSE DE l'eXTRAORDLNAIRE. 

Du 8 juillet au 20 septembre 1792. 

8 juillet. — La section des (iravillicrs envoie 2.875 livres 10 sols. 

9 juillet. — La section du Palais-Royal envoie 13.592 livres, 6 sols, 6 de- 
niers. 

11 juillet au soir. — Un citoyen de la section de l'Oratoire, qui monte la 
garde aui)rès de l'Assemblée et qui no veut pas être connu, fait hommage à la 
patrie d'un assignat de 50 livres. 

12 juillet. — Les employés au déparlement de la garde nationale donnent 
un assignat de 60 livres pour subvenir aux frais de la guerre pendant le mois 
de juin. 

14 juillet. — François Letellier, citoyen de la section des Invalides, donne, 
en argent, 6 livres. 

10 juillel. — Les ouvriers des carrières à plâtre olTrcnl 439 livres, fruit de 
leurs épargnes. 

16 juillet. — Un citoyen de Montrouge, qui exige qu'on garde le silence 



348 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS - 1792 

sur son nom, s'engage à déposer 60 livres, pour gratifications aux trois pre- 
miers enrôlés de la commune dans les troupes de ligne. 

Le président de la section des Postes envoie 25 livres offertes par un citoyen 
absent lorsque la section a fait son offrande patriotique. 

Mâche, serrurier, 2 livres, 10 sols. 

Un domestique anonyme, 10 livres. 

Ducluseau, greffier de paix de la section de l'Hôtel de Ville, olTre un habit 
complet de garde national et ÎJO livres. 

17 juillet. — Les demoiselles élèves de M" Ballot, 5'j livres. 

19 juillet. — Brémont, place Maubert, commis au ministère de l'Intérieur, 
offre 200 livres par an à prendre sur ses appointements, tant que la guerre 
durera. 

22 juillet. — Nicole Burmer, citoyenne infirme, offre une petite croix d'or. 
Firmin Savreux, le fruit d'une semaine de son travail de garçon bouchon- 

jiier, consistant en un assignat de 5 livres. 

23 juillet. — Jacquier, P. Lerier, Philibert Goffrct cl Lambert, citoyens 
savoisiens résidant à Paris, donnent en assignats 85 livres et 2 livres en billets 
patriotiques. 

25 juillet. — Allais do La Serre, invalide pensionné, demande d'être em- 
ployé dans l'armée du maréchal de Liickner et fait (*n même temps une 
offrande de b livres. 

Des citoyens de la section du Jardin des Plantes versent 6.470 livres, 17 sols, 
6 deniers, dont 6,071 livres 12 sols en or et en argent, et 406 livres 8 sols en 
autre monnaie. 

Plusieurs citoyens de Paris, un assignat de 5 livres. 

30 juillet. — Des citoyens de la section des Invalides font une offrande 
patriotique de 2.622 livres 13 sols. 

Merlot, maître en chirurgie, rue Tarane, fâché de ne pouvoir voler aux 
frontières, vu son âge de 80 ans, envoie 4 corsets, que la médiocrité de sa 
fortune lui permet seulement de donner. 

Les commis-conducteurs des mcssagories font déposer j)ar le sieur Vivier, 
l'un d'eux, une somme de 200 livres comme troisième versement. 

31 juillet. — Les garçons de bureaux, huissiers et portiers de l'Assemblée 
déposent 78 livres pour troisième paiement de leur soumission. 

Des députés de la section de l'Arsenal remettent 3.169 livres 1 sol. 
Les secrétaires-commis du Comité de Division, 15 livres. 
La section du roi de Sicile dépose 4.771 livres 6 sols. 

fw août. — Les secrétaires-commis du bureau des j)rocès-verbaux versent 
35 livres. 

D..., citoyen de la section du Ponceau, donne tout son numéraire, 12 li- 
vres, plus un jeton d'argent. 

2 août. — Les six secrétaires-commis au Comité des Pétitions, de la Com- 
mission ordinaire des Douze et de la Commission extraordinaire donnent 
30 livres pour le mois de juillet. 



DONS PATRIOTIQUES 349 

Pierre Roland, verse 12 livres en argent. 

Les employés de la direction générale de la liquidation font remettre 594 li- 
vres pour le mois de juillet. 

4 août. — Les ajusteurs de la Monnaie déposent sur le bureau 67 livres 
10 sols en argent. 

Roucher, secrétaire-commis au Comité des Finances, donne pour juillet deux 
corsets. 

Un anonyme olTre un corset. 

Les secrétaires-commis du bureau de correspondance et des renvois don- 
nent pour juillet, 35 livres. 

Le secrétaire-commis au bureau des scrutins dépose un assignat de 5 livres. 

o août. — VicUard, juge au tribunal de cassation, fait don d'un dégrèvement 
de 5.000 à 6.000 livres auquel il a droit sur ses contributions de 1791 et 1792. 

Hulot, premier commis au deuxième tribunal criminel provisoire, aban- 
donne le quart de ses gages, qui sont de 2.000 livres. 

Les ouvriers de la manufacture de papiers peints de Réveillon déposent 
150 livres; la plupart d'entre eux venaient de s'enrôler. 

Grevin, grenadier du bataillon des Petits-Augustins, ne pouvant aller aux 
frontières, envoie 300 livres pour l'entretien d'un volontaire ; il prend l'enga- 
gement de verser pareille somme tous les ans, et ajoute 150 livres pour l'équi- 
pement des volontaires. 

6 août. — Quelques citoyens et citoyennes des professions de fondeurs, 
doreurs et argcnteurs, déposent 65 livres 12 sous, fruit de leurs épargnes. 

Devergile, citoyen de Paris, renouvelle la promesse de contribuer pour la 
somme de 50 livres par an, tant que la guerre durera, et joint à cette pro- 
messe un assignat de 50 livres. 

8 août. — Godin, homme de loi, remet 10 livres, en deux corsets. 

12 août. — Sanguier, employé à l'administration des Eaux de Paris au trai- 
tement mensuel de 65 livres, offre, pour les frais de la guerre, 10 livres qu'il 
renouvellera chaque mois. 

Un citoyen de la section des Tuileries, qui ne veut pas être connu, 50 livres. 

13 août. — Un grenadier volontaire de Paris envoie son bonnet et un don 
patriotique. 

li août. — Plusieurs garçons perruquiers, qui veulent rester inconnus, 
envoient 10 livres pour la guerre. 

Une citoyenne qui veut cacher son nom apporte sur l'autel de la patrie 
1.200 livres, dont la moitié est destinée en gratifications pour les veuves et 
orphelins des victimes du 10 août, et l'autre à l'équipement de volontaires 
nationaux pour les frontières. 

18 août. — Marquet-Fleury, employé au garde-meuble et garde national 
au bataillon des Feuillants, envoie 50 livres et prend l'engagement de donner 
pareille somme tous les ans. 

20 août. — Les entrepreneurs du Théâtre des Variétés, près le Palais, s'en- 
gagent à fournir 300 livres tous les trois mois pour les frais de la guerre. 



330 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1702 

2t août. — Les administrateurs des loteries offrent 3.050 livres 10 sols. 
Un chirurgien apporte pour les frais de la guerre 24 livres en or et 12 livres 
en argent, plus une paire de boucles d'argent. 
Malidor donne un assignat de 50 livres. 

Guillaume, soldat de la section des Lombards, 3 assignats de 5 livres. 
Prieur, portier, 2 assignats de 5 livres. 

22 août. — Un citoyen offre 10 livres. 

23 août. — Un citoyen de la section de Beaubourg fait don d'un bon et 
beau cheval, qu'il nourrira jusqu'à ce qu'on en dispose. 

La section des Tuileries apporte 1.450 livres. 

Les instituteurs des sourds et muets offrent 200 livres. 

Un citoyen de la section de la rue Beaubourg verse 50 livres. 

24 août. — Le rédacteur du Monlleur envoie 200 livres pour le mois de 
juin. 

Lacoreterie, rédacteur d'un journal, offre un fusil avec sa baïonnette. 
Lemiere, auteur des tragédies de Guillaume Tell et de Borneveldt, 
100 livres. 
La dame Paulin, veuve d'un militaire, donne deux fusils. 

23 août. — Un inconnu, par lettre écrite de Paris, envoie 25 livres. 

29 août. — Quatre élèves du collège du cardinal Lcmoine déposent 1.071 li- 
vres 18 sols, qu'ils ont trouvés dans le jardin du collège. 

Les directeurs, inspecteurs et imprimeurs de l'imprimerie des assignats 
envoient 1.200 livres. 

Celus, officier du 12« bataillon, remet 10 livres. 

Meunier, de la section de la Fonlaine-de-Grcnelle, donne deux fusils, deux 
baïonnettes et deux gibernes. 

Pierre Boissy, de la section du Mail, un fusil. 

M. et M"»e Valois, de la section du Louvre, déposent un fusil et 15 livres en 
assignats. 

Un pétitionnaire du bataillon de Sainte -Opportune remet un fusil pris 
sur un Suisse. 

Une dame patriote, 6 livres en argent. 

Une citoyenne inconnue, une giberne. 

31 août. — MM. Sorlet et Bavoilot, au nom des facteurs des messageries 
nationales, déposent 210 livres, dont moitié })Our les veuves du 10 août. 

Les employés de la caisse d'épargne Lafarge donnent, moitié pour la 
guerre, moitié pour les victimes du 10 août, 987 livres 10 sols. 

Claude Bonnetant remet 4 livres 7 sols. 

1" septembre. — Plateau, Braille, Gautier, Vanerel, Ducroisi et Piiilidor 
offrent chacun un assignat de 5 livres. 

Roux cl L'Huillier, secrétaires du Comité de Division, 10 livres en deux 
corsets. 

Un anonyme offre 120 livres et une boîte d'or. 

Un autre anonyme, une paire de boucles à pierres. 



DONS PATRIOTIQUES 351 

2 septembre. — Les citoyens do Saint-Cloud apportent 38 livres H sols en 
argent et 698 livres en assignats, plus une paire d'épaulettes. 

Un citoyen de la section de Mirabeau qui ne veut pas être connu, donne 
deux pistolets. 

Varenne, huissier de l'Assemblée, offre une épée, un sabre et 20 livres en 
assignats. 

Le sieur et la dame Jacquillard envoient 50 livres pour acheter deux fusils. 

David, de la section du Temple, dépose 500 livres en assignats pour armer 
les citoyens. 

Un cocher offre deux chevaux pour la guerre. 

David, secrétaire-commis au Comité des Décrets, donne son armement com- 
plet et un habit uniforme. 

Bonsin, secrétaire du bureau du contre-seing, un sabre et un fusil. 

Bonjour, chef du bureau de la comptabilité, un fusil. 

Une citoyenne qui ne veut pas être connue, verse 35 livres iO sols. 

Bar, chasseur, donne un habit, un gilet, une culotte, des guêtres, une 
giberne, un sabre et 300 livres. 

Milcent, auteur du Créole patriote, donne ses armes. 

François Cabasset, de la section des Tuileries, un fusil, un sabre, une 
giberne et en argent 20 livres 4 sols. 

Un inconnu verse, en assignats, 64 livres 17 sols. 

3 septembre. — Un anonyme remet en argent 12 livres. 
Les habitants de Vincennes dc{)0sent 852 livres 7 sols. 
M™" Ciialons donne un fusil et une giberne. 

M™o Villiaume, une croix d"or, un cœur, une agathe herborisée montée en 
bague, un anneau d'or, une paire de boucles d'oreilles d'or, un dé d'argent et 
18 livres en argent. 

Son fils, une timbale d'argent et 5 livres 15 sols. 

Un inconnu, 72 livres en argent. 

Un autre, 300 livres en argent. 

Plock, rédacteur au Journal des Débats, 25 livres. 

Les élèves en chirurgie de l'Hôtel-Dieu remettent en assignats, 2.6 i4 livres 
2 sols. 

Lacroix, élève en chirurgie, donne 9 livres. 

L'ne inconnue, 48 livres en argent. 

Mae Martin, de la section des Fédérés, 100 livres en assignats. 

Bouchet donne un fusil. 

I-,cs enfants do la pension Holin, rue Saint-Jcan-de-Beauregard, envoient 
41 livres 1 sol 6 deniers. 

Boucher, commis de l'Extraordinaire des finances, promet 10 livres par 
mois; il donne 20 livres en assignats. 

Les employés au timbre des assignats offrent 163 livres. 

Harmand, Chaubry, Messein et Dubas déposent quatre paires d'épaulettes, 
quatre dragonnes, une chaîne à glands. 

Courteille, Boulanger, Olivier, Gavet, Etienne et Daubancourt, six paires 
d'épaulettes. 

Féline, de la section Beaubourg, offre deux chevaux, un chariot, un cocher 
à ses frais, un fusil et une giberne. 



:}52 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1792 

Des citoyennes donnent un fusil et 5 livres. 

Robert et des habitués de son café, 102 livres en argent et 150 en assignats. 
Les employés de l'hospice des Incurables remettent 68 livres 10 sols. 
Des citoyennes, 10 livres. 

M"" Grosse donne un écu de 6 livres, une montre d'argent, une médaille 
de cuivre et une épée. 

■i septembre. — Pierre Gérard, orfèvre, dépose une tabatière d'argent. 

Un citoyen, qui ne veut pas être connu, donne une chaîne de montre en or 
avec un cachet. 

Proold, garde national, envoie ses épaulettes en or. 

Les ouvriers de la manufacture de papiers peints de l'hôtel Longeville, rue 
de Buci, donnent 500 livres en assignats. 

I-ejai, libraire, remet le produit d'un ouvrage de Mirabeau, 100 livres" sols 
en numéraire. 

Bastard, 50 livres et un habillement complet. 

Les citoyennes de Saint-Denis donnent 385 livres. 

Les élèves d'Alfort, 410 livres. 

Chalons, commandant en second le bataillon de la Fontaine de Grenelle, 
offre un cheval de cabriolet et 50 livres. 

Un citoyen inconnu, père de famille, 300 livres pour acheter dix fusils. 

M^o Chambel, une paire de boucles, des épaulettes, 2 piastres. 

T^es administrateurs des Coches d'eau versent 600 livres en assignats. 

Un citoyen de la section de Popincourt remet un huilier en argent et deux 
boucles d'argent. 

Les membres du directoire des Postes et leurs employés déposent, pour le 
mois de juillet, 2.030 livres 8 sols, et, pour août, 2.010 livres 2 sols en as- 
signats. 

M. d'Hervilly, père de famille, donne 200 livres en assignats. 

Mercy, de la section du Roule, 25 livres. 

Les ouvriers imprimeurs du Moniteur envoient 132 livres. 

S septembre. — Charles Villette offre trois uniformes, trois fusils et trois 
piques. 

Les comédiens de la Nation, dits comédiens français, apportent 1.500 livres 
en assignats et promettent pareille somme au printemps. 

Les pensionnaires du théâtre Feydeau, 1.583 livres 15 sols. 

Caumard, de la section de Popincourt, verse 300 livres. 

Buisson et Garnery remettent 450 livres. 

Bellanger offre 67 livres 10 sols. 

La commune de Monlrouge dépose 1.050 livres. 

Caumard, cité ci-dessus, verse à nouveau 150 livres. 

Trois anonymes donnent 150 livres. 

Ruffinger, propriétaire de la manufacture de porcelaine de la rue Fontaine- 
au-Roi, fait don de 101 livres, dont 51 en argent. 

Les employés au bureau des subsistances versent 1.400 livres en assignats. 

Plusieurs dames, 17 livres. 

Blainville, homme de loi, offre 48 livres en or. 

Un jeune enfant anonyme, 9 livres. 

Une dame anonyme, 20 livres. 



DONS PATRIOTIQUES 353 

6 septembre. — Un huissier de l'Assemblée donne 25 livres. 
Deux artistes offrent chacun une somme de 50 livres. 

7 septembre. — Un cocher qui a quatre enfants, qui a déjà donné 5 livres 
pour la guerre, qui a payé d'avance ses impositions, s'oblige à payer 5 livres 
par mois. 

Godet, citoyen de Paris, fait don de 200 livres, dont moitié pour la guerre, 
moitié pour les veuves et orphelins du 10 août. 

Les marchands de bois flotté de Paris offrent 4.047 livres pour les frais de 
la guerre. 

La section de Montmartre fait don, pour les frais de la guerre, de 15.000 li- 
vres en numéraire. 

8 septembre. — Les citoyens et citoyennes de la commune de Sceaux 
offrent 92 livres en espèces et H8 en assignais. 

Un pétitionnaire dépose 1.200 livres sur l'autel de la patrie. 

9 septembre. — Les artistes, acteurs, danseurs et machinistes de l'Opéra 
apportent un don patriotique et annoncent l'enrôlement de plusieurs d'entre 
eux. 

10 septembre. — Le député Vergniaud, au nom de deux dames qui ne veu- 
lent pas être connues, verse 60 livres en assignats et 84 livres en espèces pour 
l'équipement de deux gardes nationaux. 

14 septembre. — Le député Lacroix offre, de la part d'un écolier, 18 livres 
en numéraire. 

Un jeune homme, dont les forces physiques ne répondent pas encore à son 
zèle, dépose sur le bureau la somme de 100 livres. 

Un citoyen apporte, de la part de quelques sans-culottes des communes voi- 
sines de Paris, une somme de 50 livres. 

Une citoyenne offre une paire de pistolets à deux coups et une pomme d'or. 

Deux autres citoyennes déposent sur l'autel de la patrie 200 livres, fruits de 
leurs épargnes. 

16 septembre. — Valois, qui a déjà donné un fusil et une certaine somme 
pour le volontaire à qui l'arme serait remise, ajoute 100 livres. Son épouse 
fait don de ses bracelets. 

17 septembre. — Des citoyennes de la section du Roule versent 56 livres 
9 sols. 

M'"" Chandcau et M"« Nardeau donnent une chaîne en or. 

Yves Legouaz, graveur de l'Académie des sciences, offre 400 livres. 

L'Homme, garçon épicier, qui part pour les frontières, 10 livres. 

Antoine Azaîs, dit Laserre, invalide, 5 livres. 

Un secrétaire-commis dans l'un des Comités de l'Assemblée, 50 livres. 

La Confrérie du Saint-Sacrement du Temple offre une porte guidon brodé 
en faux ; le tour d'un dais brodé en or, le fond en serge ; un calice en argent 
avec sa patène; la verge du bedeau garnie en argent; un soleil en argent 
doré, quatorze chandeliers en cuivre argenté ; deux croix de cuivre argenté ; 
deux petites chasses garnies en cuivre, et les plumes du dais. 

18 septembre. — Un artiste anonyme donne 72 livres. 

Tome I. 23 



354 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS - 1792 

M"« Jardinet, 9 livres en argent. 

M. et M"^« Berry remettent une médaille d'argent représentant le buste de 
La Fayette. 

19 septembre. — Les directeurs et pensionnaires du théâtre Feydeau re- 
mettent 828 livres, produit de la représentation de la veille. 

20 septembre. — Antoine-François Jourdain fait déposer 30 livres. 
François-Prieur Ferrant, distillateur, donne 25 livres. 

Nicolas Narcier, garçon limonadier, 100 livres. 

Jarain, pensionnaire du théâtre Molière, 12 livres en numéraire. 

Les comédiens du théâtre du Marais apportent 1.226 livres 5 sols. 

Antoine Girard donne 5 livres 5 sols. 

Un anonyme dépose 50 livres. 



Dans son décret du 16 septembre 1792 « sur les deux tiers du 
contingent des armes que les départements de l'Intérieur ont reçues », 
article 4, l'Assemblée nationale législative constate en ces termes 
que les Parisiens ont donné à la défense nationale plus qu'il ne leur 
avait été proportionnellement demandé : 

La Ville de Paris ^ qui vient de fournir à la Patrie un si grand 
nombre de de'fenseurs armés par les soins et les dons de leurs conci- 
toyens, et dont l'exemple est offert par V Assemblée nationale aux mu- 
nicipalités de l'Intérieur, n'est pas comprise dans le présent décret. 



1 

1 



II 



LA LEVÉE GÉNÉRALE DE 1792 



Depuis le départ des bataillons de la levée de 1791, les enrôlements 
n'avaient pas discontinué. Les nouveaux volontaires, à mesure qu'ils 
s'engageaient, rejoignaient les corps à la frontière. 

Cependant, les premières opérations des armées, leurs revers même 
appelèrent l'attention de l'Assemblée législative sur la faiblesse des 
effectifs opposés aux troupes des puissances coalisées. 

Un décret fut voté le 5 mai 1792, sanctionné par le roi et promul- 
gué en loi le 6, dans le but de « procurer sans délai à tous les 
citoyens français la possibilité de concourir d'une manière active au 
maintien de la Constitution et de la Liberté, et mettre entre les mains 
du Pouvoir exécutif tous les moyens pouvant assurer le succès d'une 
guerre entreprise pour repousser les attaques d'un prince qui, sous 
de frivoles et faux prétextes, déguise le désir d'asservir les Français 
et de démembrer l'empire ». 

L'Assemblée nationale ordonnait la levée sans délai de trente et un 
nouveaux bataillons de gardes volontaires nationaux, dont « vingt à 
répartir entre les départements qui n'avaient point encore été admis 
à fournir le contingent volontaire, et les onze restant à accorder aux 
départements qui avaient offert de lever de nouveaux bataillons, ou 
qui n'avaient point encore levé ceux qu'ils avaient offerts* ». 

Afin de compléter le nombre des volontaires nationaux nécessaires à la dé- 
fense de l'Etat, il sera fait, dit la loi du 6 mai, art. 6, dans chacun des batail- 
lons déjà existants, et dans ceux qui seront levés en vertu du présent décret, 
une augmentation de deux cent vingt-six hommes. 

1. Le Cantal, rAveyron, le Tarn, le Lot, le Lot-et-Garonne, l'Ardèche, la Lozère, 
le Gers, la Dordogne et la Haute-Loire, avaient à fournir chacun deux bataillons; 
les onze bataillons restant devaient provenir de préférence des départements de 
l'intérieur qui avaient offert d'en lever, et qui par leur population pourraient le 
plus aisément les fournir sans nuire au commerce et à l'agriculture. 



356 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1792 

Art. 7. — Au moyen de cette augmentation, chacun des bataillons sera 
composé de huit cents hommes, chaque compagnie de fusillicrs de quatre- 
vingt-huit hommes, et celle des grenadiers de quatre-vingt-neuf. Le nombre 
des officiers et sous-officiers restera tel qu'il a été fixé par le décret du 
4 août (1791). 

Art. 8. — Le Pouvoir exécutif donnera sans délai tous les ordres néces- 
saires afin que les deux cents bataillons soient, le plus promptement possible, 
portés au pied prescrit par l'article précédent, et pour que les citoyens-sol- 
dats soient armés, équipés et habillés à mesure qu'ils rejoindront leurs corps. 

Art. 9. — Le Pouvoir exécutif tiendra la main à ce que les deux cents ba- 
taillons de gardes volontaires nationaux soient constamment complets, et à ce 
qu'ils soient convenablement armés, habillés et équipés. 

Art. 10. — Il sera ouvert de nouveau, dans chaque municipalité de l'em- 
pire, un registre d'inscription volontaire, tant pour servir au recrutement des 
bataillons déjà formés, que pour en former de nouveaux, si les circonstances 
rendent cette formation nécessaire. . . 

Pour assurer l'exécution des dispositions qui précèdent, le Ministre 
de la guerre, Servan, adressa, le 18 mai, deux circulaires aux admi- 
nistrateurs des départements : l'une relative aux bataillons de nou- 
velle levée, l'autre concernant l'ouverture du registre municipal, 
selon l'article 10. 

Première circulaire. 

Vous savez. Messieurs, que l'article 3 de la loi du 6 de ce mois a réglé que 
votre département fournira deux bataillons de gardes nationales, qui seront 
composés de huit cents hommes chacun. Je ne doute point que vous n'ayez 
déjà pris des mesures pour assurer l'exécution de cette loi. 

Ces corps doivent être organisés conformément à ce que prescrit celle du 
12 août dernier : vous en connaissez les dispositions. Il est par conséquent 
inutile que je vous en envoie des exemplaires ; mais je crois devoir vous 
faire passer un règlement provisoire sur le service de ces bataillons, qui fut 
rendu le 5 du même mois', et qui doit être exécuté en tout ce qui n'est pas 
contraire aux lois promulguées depuis cette époque. 

Je vous prie de vous concerter avec l'officier général commandant les 
troupes de ligne de votre département, pour fixer le lieu et le jour auquel les 
gardes nationales pourront être rassemblées pour se former en compagnies 
et en bataillons, et nommer leurs officiers dans la forme prescrite par la loi 
du 12 août. 

Lorsque les bataillons seront organisés, vous voudrez bien en former des 
contrôles, qui doivent indiquer les noms, âge, taille, district, canton et lieu de 
naissance de chaque individu. 

Cette opération faite, vous préviendrez le général commandant que l'un des 
bataillons, ou les deux, sont prêts à passer la revue. Il se rendra sur le terrain 

1. Voir ci-dessus, p. 144 et suiv. 



CIRCULAIRES MINISTÉRIELLES DU 18 MAI 1792 357 

avec le commissaire des guerres : vous ferez remettre à ce dernier les con- 
trôles de chaque compagnie. Il en fera l'appel nominativement, et ne com- 
prendra sur sa revue que les hommes présents. Il sera nécessaire que vous le 
préveniez du jour de leur rassemblement, ainsi que le prescrit l'article l*"" de 
la première section de la loi du 3 février de cette année. 

Cela fait, les bataillons seront aux ordres des officiers généraux, et feront 
le même service que les troupes de ligne. 

Je n'ai pas besoin de vous observer combien il est important pour la chose 
publique, que vous ne perdiez pas un instant à mettre ces dispositions à exé- 
cution. Je vous prie de m'informer exactement du succès de vos opérations, 
pour que je puisse indiquer à chaque bataillon le lieu où il devra se rendre 
soit pour la sûreté intérieure du royaume, soit pour la défense des frontières. 

La loi du 6 de ce mois charge le roi de pourvoir à l'armement et à l'habille- 
ment des volontaires dont elle ordonne la levée; j'ai déjà donné des ordres 
pour me procurer ces fournitures. Vous ne doutez sûrement pas du zèle et 
de la célérité que je mettrai à un objet aussi important. 

Il me reste à fixer votre attention sur le dernier article de la loi dont il s'agit. 
Il m'oblige à mettre chaque mois, sous les yeux du Corps législatif, un résumé 
général des inscriptions des volontaires qui auront eu lieu dans toute l'étendue 
de l'empire. Je vous prie de me mettre à portée de donner à l'Assemblée na- 
tionale des éclaircissements très positifs sur cet objet, qui doit lui faire con- 
naître quelles sont les forces que l'Etat pourra encore opposer aux ennemis 
de la Constitution. 

Deuxième circulaire. 

Vous savez, Messieurs, que l'article 10 d'une loi du 6 de ce mois a ordonné 
qu'il sera ouvert de nouveau, dans chaque municipalité de l'empire, un 
registre d'inscription, tant pour le recrutement des bataillons de volontaires 
nationaux déjà formés, que pour la levée de nouveaux, si les circonstances 
la rendent nécessaire. 

Je vous prie de donner sur le champ les ordres les plus précis pour faci- 
liter l'inscription de ceux des citoyens de votre département, qui voudront 
se vouer à la défense de la Patrie. 

Ils ont déjà donné des marques distinguées de leur civisme par la formation 
des bataillons utilement employés au service de l'Etat. 

Je suis persuadé qu'ils s'empresseront de fournir l'augmentation prescrite 
par cette loi ; elle l'a fixée à deux cent vingt-six hommes par bataillons déjà 
existants. Vous devez juger combien il est instant que les citoyens qui se 
feront inscrire soient, sur le champ, envoyés dans les corps que vous avez 
levés pour les porter, ainsi que cette loi le prescrit, à huit cents hommes. 

J'ai donné des ordres pour que l'armement, et autant qu'il sera possible, 
l'habillement et l'équipement leur fussent délivrés lorsqu'ils arriveront à 
destination. 

Vous voudrez bien leur faire donner les trois sous par lieue qui leur sont 
alloués pour s'y rendre. 

Je ne puis trop vous recommander de veiller exactement à compléter vos 
bataillons et notamment ceux qui sont employés dans les armées. Vous devez 
sentir la nécessité de donner tous vos soins au complément de ces corps^J'es- 



358 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1792 

père que vous m'instruirez de l'époque à laquelle ils auront été portés au 
nombre fixé par la loi. 

Elle ordonne que je mettrai chaque mois, sous les yeux du Corps législatif, 
un résumé général des inscriptions qui auront lieu dans l'étendue de l'em- 
pire. Je vous prie de me mettre à portée de ne lui rien laisser à désirer sur 
cet objet, qui doit lui donner une idée des forces que l'Etat pourra encore 
opposer aux ennemis de la Constitution. 

Le Ministre de la guerre, 

Servan. 

Par loi du 18 mai, le nombre des bataillons de volontaires avait 
été porté à 214 '. Une autre loi du 27 mai, visant celles des 6 et 18, 
attribua un des dix bataillons restant à lever au département de Paris. 

Les événements rendirent insuffisante la levée ainsi limitée. D'un 
autre côté, comme il fallait, à la fois, organiser de nouveaux batail- 
lons, compléter les anciens et recruter pour les troupes de ligne, 
ces trois opérations différentes se gênaient l'une l'autre, et la levée 
pour la défense du territoire, si compliquée, ne pouvait répondre 
aux rapides progrès du péril national. 

L'Assemblée législative vota, le 6 juillet 1792, et le roi sanctionna 
le 8, la grande loi fixant les mesures à prendre quand la Patrie est 
en danger. 

Article Premier. — Lorsque la sûreté intérieure ou la sûreté extérieure 
de l'État seront menacées, et que l'Assemblée nationale aura jugé indis- 
pensable de prendre des mesures extraordinaires , elle le déclarera par 
un acte du Corj)» législatif, conçu en ces termes : Citoyens, la Patrie est 
en danger. 

Art. 2. — Aussitôt après la déclaration publiée, les conseils de départe- 
ment et de district se rassembleront, et seront, ainsi que les conseils géné- 
raux des communes, en surveillance permanente ; dès ce moment aucun fonc- 
tionnaire public ne pourra s'éloigner ou rester éloigné de son poste. 

Art. ;}. — Tous les citoyens en état de porter les armes, et ayant déjà fait 
le service de gardes nationales, seront aussi en étal d'activité permanente. 

Art. 4. — Tous les citoyens seront tenus de déclarer, devant leurs munici- 
palités respectives, le nombre et la nature des armes et munitions dont ils 
seront pourvus. Le refus de déclaration, ou la fausse déclaration dénoncée et 
prouvée seront punis par la voie de la police correctionnelle ; savoir, dans le 
premier cas, d'un emprisonnement dont le terme ne pourra être moindre de 
deux mois, ni excéder une année, et dans le second cas, d'un emprisonne- 
ment dont le terme ne pourra être moindre d'une année, ni excéder deux ans. 

î. Les départements de l'Ain, des Ardennes, de la Corse, du Finistère, de la 
Haute-Garonne, des Ilautes-Alpes, des Hautes-Pyrénées et de la Seiue-Inférieure 
ayant levé ensemble 14 bataillons. 



LOI DU 8 JUILLET 1792 



359 



Art. 5. — Le Corps législatif fixera le nombre de gardes nationales que 
chaque département devra fournir. 

Art. 6. — Les directoires de département en feront la répartition par 
district, et les districts entre les cantons, à proportion du nombre de gardes 
nationales de chaque canton. 

Art. 7. — Trois jours après la publication de l'arrêté des directoires, les 
gardes nationales se rassembleront par canton, et sous la surveillance de la 
municipalité du chef-lieu, ils choisiront entre eux le nombre d'hommes que le 
canton devra fournir. 

Art. 8. — Les citoyens qui auront obtenu l'honneur de marcher les pre- 
miers au secours de la Patrie en danger, se rendront trois jours après au 
chef-lieu de leur district; ils s'y formeront en compagnies en présence d'un 
commissaire de l'administration du district, conformément à la loi du 4 août 
1791 ; ils y recevront le logement sur le pied militaire, et se tiendront prêts à 
marcher à la première réquisition. 

Art. 9. — Les capitaines commanderont alternativement et par semaine les 
gardes nationales choisies et réunies au ehef-lieu de district. 

Art. 10. — Lorsque les nouvelles compagnies des gardes nationales de 
chaque département seront en nombre suffisant pour former un bataillon, elles 
se réuniront dans les lieux qui leur seront désignés par le Pouvoir exécutif, 
et les volontaires y nommeront leur état-major. 

Art. 11. — Leur solde sera fixée sur le même pied que celle des autres 
volontaires nationaux ; elle aura lieu du jour de la réunion au chef-lieu de 
canton. 

Art. 12. — Les armes nationales seront remises dans les chefs-lieux de 
canton, aux gardes nationales choisies pour la composition de nouveaux ba- 
taillons de volontaires. L'Assemblée nationale invite tous les citoyens à con- 
fier volontairement et pour le temps du danger, les armes dont ils sont dépo- 
sitaires, à ceux qu'ils chargeront de les défendre. 

Art. 13. — Aussitôt la publication du présent décret, les directoires de dis- 
trict se fourniront chacun de mille cartouches à balle, calibre de guerre, 
qu'ils conserveront en lieu sain et sûr, pour en faire la distribution aux volon- 
taires lorsqu'ils le jugeront convenable. 

Le Pouvoir exécutif sera tenu de donner les ordres pour faire parvenir aux 
départements les objets nécessaires à la fabrication des cartouches. 

Art. 14. — La solde des volontaires leur sera payée sur les états qui seront 
délivrés par les directoires de district, ordonnancés par les directoires de 
département, et les quittances en seront reçues à la trésorerie nationale 
comme comptant. 

Art. 15. — Les volontaires pourront faire leur service sans être revêtus de 
l'uniforme national 

Art. 18. — La déclaration du danger de la patrie ne pourra être prononcée 
dans la même séance où elle aura été proposée, et avant tout, le ministère 
sera entendu sur l'état du royaume. 

Art. 19. — Lorsque le danger de la Patrie aura cessé, l'Assemblée natio- 
nale le déclarera par un acte du Corps législatif conçu en ces termes : Citoyens, 
la Patrie n'est plus en danger. 



360 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1792 

Le premier effet de cette loi fut de couper court aux procédés 
d'Ancien régime ' qui retardaient l'emploi des engagements obtenus : 
les hommes, prêts à partir, attendaient, durant des semaines, leur 
formation en bataillons. 

La Déclaration de la Patrie en danger fut faite le 11 juillet. On sait 
l'immense impression qu'elle produisit. Jusque dans le plus humble 
village des vieilles provinces les plus éloignées du théâtre de la 
guerre, — excepté pourtant dans les campagnes de Vendée et de 
Bretagne, — elle provoqua la plus belle explosion de solidarité natio- 
nale qui se soit jamais produite. 

L'Assemblée législative n'en profita pas tout de suite, soit qu'elle 
ne sût pas en prévoir l'intensité, soit qu'elle se reconnût incapable des 
mesures révolutionnaires exigées par les circonstances, tant que 
subsistait la royauté, reconnue complice de l'invasion étrangère. 

Par le décret du 12 juillet, elle se contentait : 1° de demander, aux 
départements qui n'avaient pas fourni leurs bataillons en nombre 
fixé par les précédents décrets, de les lever sans délai ; 2" de com- 
pléter les bataillons incomplets. Le 20, elle faisait un appel de 
50,000 hommes aux 83 départements, pour porter l'armée de ligne 
à 450,000 hommes ; le département de Paris était tenu d'en fournir 
1,200. Elle maintenait, d'autre part, que les anciens bataillons de 
volontaires fussent élevés à l'effectif de 800 hommes. Enfin, elle 
réclamait la levée de 42 nouveaux bataillons, tirés des gardes 
nationales, comme les précédents. Au tableau de répartition de 
cette levée par compagnies, le département de Paris est inscrit pour 
16 compagnies, c'est-à-dire 2 bataillons. 

La loi du 22 juillet 1792, qui porte le titre de « Loi relative au com- 
plément de l'armée de ligne », et qui est la sanction royale donnée 
aux décrets des 17, 19 et 20 juillet *, contient ces dispositions impor- 
tantes : 

1. Cf. Léon IIennet, Les Milices et les Troupes provinciales. 

2. Le n juillet, au nom des Comités militaire et diplomatique et de la Com 
mission extraordinaire des Douze, un membre de l'Assemblée proposait les 
moyens d'augmenter l'armée. Après une courte discussion, l'Assemblée adopta le 
décret relatif .à l'armée de ligne (devenu section première et titres I et H de la 
section II), sauf rédaction. Elle arrêta, le 19 juillet, les dix-huit premiers articles 
du titre second (section II, titre III à la rédaction définitive); enfin, dans la séance 
du lendemain soir, les deux derniers articles (19 et 20), furent adoptés, et la 
rédaction définitive proposée fut acceptée, [l'rocès-verbaux de l'Assemblée natio- 
nale législative, aux dates.) 



LOI DU 22 JUILLET 1792 361 



TITRE IIL 



Sur les moyens de compléter les bataillons de gardes nationaux volon- 
taires déjà formés, et la levée et formation de 42 bataillons de volon- 
taires gardes nationaux, principalement destinés à former des corps de 
réserve. 

Article Premier. — Conformément au décret des 4 et 3 juillet présent 
mois, qui déclare la Patrie en danger, les conseils de département, de district 
et de commune, ainsi que les commissaires nommés par eux, prendront les 
moyens les plus prompts pour que la levée des gardes nationaux volontaires 
qui sera faite dans les formes prescrites par les articles 7 et 8 de la première 
section du présent décret, serve à porter au complet de huit cents hommes 
les bataillons que leurs départements auraient déjà fournis, et pour que les 
citoyens destinés à les compléter, se rendent sous le plus court délai à leurs 
corps respectifs. 

Art. 2. — Aussitôt que les départements auront complété les bataillons de 
volontaires gardes nationaux déjà levés, ils formeront les bataillons qui 
leur ont été précédemment demandés, et qu'ils n'auraient pas encore levés ou 
fini de lever. 

Art. 3. — Les volontaires gardes nationaux destinés à compléter les batail- 
lons déjà levés ou à en former de nouveaux, auront, dans le cas où ils seront 
admis (à compter du jour de leur inscription), la paye ou traitement attribué 
aux gardes nationaux en activité de service. 

Art. 4. — Indépendamment de la levée des deux cent quinze bataillons de 
volontaires gardes nationaux précédemment décrétée, et des nouveaux corps 
qui seront formés des citoyens qui se sont rendus à Paris pour la fédération 
du 14 de ce mois, les quatre-vingt-trois départements fourniront trente-trois 
mille six cents hommes destinés à former quarante-deux bataillons pour les 
corps de réserve : cette levée se fera par compagnie et sera répartie entre 
les différents départements, conformément au tableau annexé au présent 
décret. 

Art. 5. — Trois jours après leur inscription, et conformément aux articles 
7 et 8 de la section première du présent décret, les gardes nationaux volon- 
taires se rendront au chef-lieu de département, et dès qu'il y en aura cent 
réunis, ils formeront une compagnie, et nommeront de suite pour chefs et 
pour la durée du temps qu'ils emploieront à se rendre, du lieu de leur départ 
à celui de leur arrivée, un capitaine, un sergent-major et un caporal-fourrier. 

Art. 6. — Indépendamment de la solde journalière attribuée aux volon- 
taires gardes nationaux, chacun d'eux recevra trois sous par lieue, à compter 
du lieu de son départ à celui de son arrivée. 

Art. 7. — Les bataillons ne seront formés qu'au lieu où se seront réunies 
les huit compagnies qui doivent servir à les composer. 

Art. 8. — Pour parvenir à une prompte formation des bataillons, il sera 
nommé des commissaires par le Pouvoir exécutif, qui seront tenus, du mo- 
ment où il y aura huit compagnies réunies, de les prévenir qu'elles aient à 
procéder de suite à l'organisation d'un bataillon. 



362 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1792 

On réunira dans cette formation, autant que faire se pourra, les compagnies 
d'un même département; c'est-à-dire, que si après la formation d'un batail- 
lon, il restait trois ou quatre compagnies d'excédent, et que le jour même ou 
le lendemain de cette formation il arrivât cinq ou six compagnies d'un même 
département, alors ces cinq ou six compagnies seraient réunies à deux ou 
trois compagnies dont il est fait mention ci-dessus, et la compagnie ou ces 
deux compagnies restantes deviendraient les premières du premier bataillon à 
former. 

Art. 9. — Ces commissaires inscriront sur des registres la date de l'arrivée 
des compagnies et de la formation successive des bataillons ; l'époque de 
cette formation déterminera le rang que les bataillons auront entre eux. 

Art. 10. — Lorsque les huit compagnies se réuniront pour procéder à la 
formation d'un bataillon, elles choisiront dans leur sein et à nombre égal les 
grenadiers qui doivent former la neuvième compagnie ; après cette opération 
les huit compagnies primitives (y compris les officiers à nommer) se trouve- 
ront réduites à quatre-vingt-huit hommes, et celle de grenadiers, y compris 
les officiers, sera de quatre-vingt-neuf. 

Art. 11. — Chaque compagnie sera organisée, et les officiers et sous-offi- 
ciers seront élus d'après le mode prescrit par le décret du 4 août 1791. 

Art. 12. — Les officiers et sous-officiers des états-majors de bataillons 
seront élus par tous les individus composant le bataillon, dans la même forme 
de scrutin que celle employée pour les officiers et sous-officiers des com- 
])agnies. 

Art. 13. — Lorsque les bataillons ne seront pas formés de compagnies 
prises dans le môme département, il ne pourra être choisi par compagnie plus 
d'un volontaire pour occuper une place de l'état-major. 

Art. 14. — Ceux des citoyens fédérés qui, ne s'étant pas fait inscrire pour 
la formation des compagnies franches, pi'éfèrent servir dans les corps de 
réserve, seront formés en bataillons de même force que tous ceux précédem- 
ment levés. 

Art. 15. — Dans le cas oij après la formation d'un ou de plusieurs batail- 
lons de fédérés, il y aurait un excédent de volontaires qui ne serait pas 
assez considérable pour former un nouveau bataillon, mais qui le serait assez 
pour former une ou plusieurs compagnies, alors les compagnies seraient orga- 
nisées comme toutes les autres compagnies de bataillons de volontaires, et 
seraient provisoirement attachées aux bataillons de réserve déjà formés, 
qu'elles choisiront, et il ne pourra pas être attaché plus d'une compagnie à 
chaque bataillon. 

Art. 16. — L'armement, l'habillement et l'équipement militaires seront 
fournis à chaque volontaire, à son arrivée aux lieux des corps de réserve qui 
lui auront été assignés par le Pouvoir exécutif. 

Art. 17. — Le Pouvoir exécutif prendra les mesures les plus promptes et 
les plus sûres, afin qu'à leur arrivée, les volontaires gardes nationaux trouyent 
tous les effets de campement qui leur seront nécessaires et tous les moyens 
qui pourront accélérer leur organisation en bataillons et leur instruction théo- 
rique et pratique. 



LOI DU 22 JUILLET 1792 363 

Art. 18. — Los corps administratifs feront fournir, sur les caisses pu- 
bliques, les sommes nécessaires aux dépenses qu'exigeront la solde, frais de 
route et autres objets dont les bataillons ou compagnies dont il est fait men- 
tion dans le présent décret, auraient un pressant besoin. Les avances qui 
seront ainsi faites, seront (sur la demande et certificats des corps administra- 
tifs) remplacées sans retard par le ministre de la guerre, à qui la trésorerie 
nationale est autorisée à fournir par mois la somme d'un million deux cent 
mille livres, pour subvenir aux dépenses qu'exigeront la solde, entretien, équi- 
pement, frais et déplacement des commissaires chargés de surveiller les 
levées de gardes nationaux et autres dépenses quelconques. 

Le ministre sera tenu de rendre compte tous les mois, au Corps législatif, 
de l'emploi de ladite somme d'un million deux cent mille livres. 

Art. 19, — Dans les cas qui n'auront pas été prévus ou déterminés par le 
présent décret, toutes les lois existant pour les autres bataillons des volon- 
taires gardes nationaux serviront de règle à ceux-ci. 

Art. 20. — L'Assemblée nationale attend du patriotisme des corps admi- 
nistratifs et municipaux, la prompte exécution des mesures qui leur sont |)res- 
crites par le présent décret ; leur négligence ou lenteur à faire valoir les 
motifs qui peuvent exciter le zèle des citoyens à voler à la défense de la 
patrie, tels que des proclamations, adresses ou autres moyens propres aux 
lieux ou au caractère des habitants de leurs départements, districts ou muni- 
cipalités, seront considérées comme un manquement à ce que tout fonction- 
naire public doit à sa patrie, surtout lorsqu'elle est en danger; en consé- 
quence, les corps administratifs et municipaux qui n'auront pas rempli avec 
zèle et promptitude ce qui leur est indiqué et prescrit par le présent décret, 
encourront la peine de destitution. 

Art. 21. — Le Ministre de la guerre rendra compte tous les quinze jours 
au Corps législatif, de l'exécution du présent décret, non seulement par rap- 
port au zèle et à l'activité des mesures qu'auront i)rises les corps adminis- 
tratifs et municipaux, mais encore sur les moyens que lui-môme aura pris pour 
l'armement, équipement, habillement et effets de campement nécessaires aux 
gardes nationaux volontaires. 

La première nouvelle de la prise de Longwy et de l'investissement 
de Verdun arriva le 25 août au soir. Elle fut d'abord mise en doute 
parce que le Ministre de la guerre n'avait reçu du maréchal de Liickner 
aucun courrier. Le lendemain matin, la réalité du fait étant confirmée 
par une lettre du directoire du département de la Meuse, l'Assemblée 
nationale décréta « la réquisition, aux gardes nationales de Paris et 
des départements voisins, de 30,000 hommes pour renforcer l'armée 
de Liickner ». 

Le 26, l'Assemblée arrêta la rédaction de la proclamation dont nous 
avons rapporté le texte » et, adoptant les mesures exécutoires, elle dé- 
créta le lendemain 27 : 

1. Page 334. 



364 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1792 

Article Premier. — Le Pouvoir exécutif est chargé dô donner sur-le-champ 
tous les ordres, et de faire toutes les réquisitions nécessaires pour le rassem- 
blement de trente mille hommes, dont la réquisition a été décrétée. 

Art. 2. — Il dressera et fera parvenir dans le jour, à l'Assemblée nationale, 
le tableau des départements où les réquisitions seront faites, et du nombre 
d'hommes que chacun d'eux sera tenu de fournir. Il indiquera pareillement 
dans le jour, le lieu où la réunion devra se faire. Le Pouvoir exécutif est auto- 
risé à faire toutes les réquisitions nécessaires pour les additions de forces 
qu'il jugera convenables. Il fera parvenir incessamment, à l'Assemblée, le 
tableau des départements où il n'aurait pas encore été fait de réquisition. 

L'article 3 stipule que douze commissaires seront nommés par 
l'Assemblée nationale et pris dans son sein « pour hâter et surveiller 
l'exécution des décrets et seconder le zèle des citoyens ». Un décret 
du 28 réduisit à six le nombre des commissaires et chargea le prési- 
dent de l'Assemblée du soin de les nommer. 

La levée commença immédiatement et ne fut pas interrompue par 
les terribles scènes dont les prisons furent le théâtre dans les pre- 
miers jours de septembre. Le 3, par les soins du ministre de la justice, 
Danton, était affichée et publiée à son de trompe cette o adresse de 
l'Assemblée nationale », imprimée sous forme de loi : 

LOI DU 3 SEPTEMBRE 1792, l'aN QUATRIEME DE LA LiBERTÉ. 

Citoyens, 

Vous marchez à l'ennemi, la victoire vous attend, mais prenez garde aux 
suggestions perfides ; on égare voire zèle, on veut d'avance vous ravir le fruit 
de vos efforts, le prix de votre sang; on vous divise, on sème la haine, on veut 
allumer la guerre civile, exciter les désordres dans Paris; on se flatte qu'ils se 
répandront dans l'empire et dans vos armées ; on se flatte qu'invincibles, si 
vous êtes unis, on pourra, par des dissensions intestines, vous livrer sans 
défense aux armées étrangères. 

Citoyens, il n'y a plus de force là où il n'y a plus d'union ; il n'y a plus 
ni liberté ni patrie là où la force prend la place de la loi. 

Citoyens, au nom de la Patrie, de l'Humanité, de la Liberté, redoutez les 
hommes qui appellent la discorde et provoquent aux excès ; entendez la voix 
des Représentants de la Nation, qui les premiers ont juré l'Égalité. Combattez 
l'Autriclic et la Prusse. Sous peu de jours la Convention va poser les bases de 
la félicité i)ublique ; travaillez à les rendre inébranlables par des triomphes; 
instruisez par votre exemple à respecter la loi. 

La levée de 30,000 hommes était générale pour les gardes nationales 
de la ville et du département de Paris. Saint-Denis eut à former un 
bataillon ; les contingents de Passy, Bourg-la-Reine, Vincennes, 
Montmartre, Belleville, lRsy,Vanves, Clamart, etc., durent concourir, 
avec des compagnies de sections de la capitale, à former des batail- 



MESURES RELATIVES A LA LEVEE 365 

Ions, par exemple le 6^ et le 1^ bis. Il fut, en outre, rassemblé des 
volontaires nationaux à cheval, des canonniers et quelques com- 
pagnies franches. 

Mesures particulières relatives à la levée. 

L'Assemblée nationale, par décret du 18 juillet, sanctionné le 21, 
avait déclaré « bien mériter de la Patrie » les communes qui, indépen- 
damment de l'inscription volontaire pour le recrutement de l'armée 
et les contingents demandés, « fourniraient subitement, en proportion 
de leur population, un ou plusieurs bataillons, une ou plusieurs com- 
pagnies, et même une ou plusieurs escouades de gardes nationaux 
armés et équipés ». 

Elle avait, par décret du 24 juillet (loi du 28), annoncé que les 
conditions d'âge, 18 ans, et de taille, 5 pieds, ne seraient plus 
exigées ; que les volontaires seraient reçus à 16 ans, pourvu qu'on 
leur reconnût la force nécessaire aux fatigues de la guerre *. 

Par décret du 3 août, que le roi sanctionna le 5, « les droits de 
citoyen actif » sont reconnus à tout Français « ayant 25 ans ou quand 
il aura cet âge », qui, « dans un corps de troupe quelconque aura fait 
la guerre de la Liberté et sera resté présent sous les drapeaux jusqu'à 
la paix, à moins que des blessures l'aient mis hors d'état de continuer 
à servir la patrie ». 

Par loi du 27 août, les citoyens déjà rendus aux frontières, ou 
s'y rendant, « s'ils ont un emploi public, le conservent avec le tiers de 
leurs appointements », les deux autres tiers étant attribués à leurs 
remplaçants, jusqu'à leur retour. Aux gendarmes et autres employés 
dans des corps spéciaux de service à l'intérieur, qui veulent courir à 
la frontière, il est garanti, le 9 septembre, que, « à la fin delà guerre, 
les volontaires nationaux seront reçus à reprendre leur poste dans 
leurs corps respectifs «.Cette disposition fut motivée par une demande 
de la section de la Fontaine de Grenelle. 

LOI RELATIVE AUX VOLONTAIRES DE LA SECTION DE LA FoNTAINE 

DE Grenelle, 
Du 9 septembre 1792, l'an i» de la Liberté, 

Des volontaires de la section de la Fontaine de Grenelle, prêts à marcher 
aux frontières, demandent que le sieur Desormeaux, l'un des gendarmes de 

1. Une loi du 15 février 1792 avait déjà décidé que les volontaires nationaux 
incorporés ne pourraient être renvoyés ou réformés pour défaut de taille, et au- 
torisait à rentrer dans leurs compagnies ceux qui avaient été réformés sous ce 
prétexte. 



366 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1792 

service près TAssemblée, qu'ils ont choisi pour leur capitaine, ait la faculté de 
reprendre sa place dans la gendarmerie, lorsque la guerre sera terminée ; ils 
demandent également à prêter le serment et à défiler devant l'Assemblée. 

L'Assemblée admet ces braves volontaires à la prestation de serment, leur 
permet de défiler, et elle décrète en même temps, sur la motion d'un membre, 
qu'à la fin de la guerre les volontaires nationaux seront reçus à reprendre 
leur poste dans leurs corps respectifs. 

Une loi du 6 octobre 1791 avait fixé au 1®"" septembre 1792 le con- 
cours pour l'admission aux fonctions de notaire public; ce concours 
fut prorogé au l""" janvier 1793, par décret du 31 août. 

Le 3 septembre, l'Assemblée ordonnait « aux payeurs de rentes de 
payer, à toutes lettres et sans délai, les arrérages dus aux rentiers 
partant pour les frontières ». Les volontaires jouissant de rentes 
viagères de l'Etat étaient assurés, par une loi du 10 de ce même mois, 
qu'au cas a où ils perdraient la vie au service de la patrie, ces rentes 
viagères seraient continuées sur la tête de leur père et mère ». 

Ce même jour, 10 septembre, la section du Marais vint présenter à 
l'Assemblée nationale la troisième compagnie des volontaires de cette 
section, qui partaient pour les frontières. 

« La section du Marais, dit M. Target, orateur de la députation, a pris une 
» délibération ordonnée par la justice ; c'est d'inviter tous les citoyens chez 
» qui ces jeunes gens occupent des places, de les conserver à ceux qui, selon 
» nos cœurs, reviendront recevoir de nouveaux embrassements après la vic- 
» loirc. Elle a désiré que ce vœu, approuvé par l'Assemblée nationale, devînt 
» comme la loi de tous les Français, et établît, dans l'àme des citoycns-sol- 
» dats, la sécurité et la paix, encouragement bien dû au zèle, à la bravoure et 
» aux vertus de nos défenseurs. » 

Cette proposition, vivement applaudie, est à l'instant convertie en motion 
par un membre de l'Assemblée, et décrétée avec mention honorable. 

Les ministres et chefs des administrations publiques étaient a au- 
torisés à permettre aux commis de leurs bureaux de partir, si leur ab- 
sence momentanée pouvait être suppléée sans inconvénients graves » 
(décret du 3 septembre). 

Mais, en même temps, des mesures prohibitives étaient édictées 
pour assurer les services. 

Les ouvriers imprimeurs de l'impriinerie nationale législative 
devaient restera leur poste de travail, qui était pour eux « celui du 
citoyen », selon le décret du 11 aoiH, rendu applicable, le 22, aux 
ouvriers imprimeurs de l'imprimerie nationale executive, qui sont 
dispensés ainsi du service militaire. 

L'interdiction de s'enrôler était faite aux employés indispensables 



I 



MESURES RELATIVES A LA LEVEE 367 

des bureaux de l'Assemblée, des ministères et des administrations, 
par décrets des 2 et 3 septembre. 

Les manufacturiers ou fabricants n'étaient pas obligés de marcher 
en personne (4 septembre). 

D'après la loi du 6 septembre : 

On ne pourra requérir pour l'enrôlement dans les bataillons de gardes na- 
tionales qui vont marcher sur les frontières, les imprimeurs et compagnons 
des imprimeries nationales ; les ouvriers employés aux subsistances, comme 
boulangers, bouchers ; ceux employés aux fabrications d'armes, chariots de 
transport, comme armuriers, taillandiers, charrons ; les hommes employés 
pour les voitures d'eau et autres voitures publiques; ceux employés de telle 
manière que ce soit aux travaux de l'administration. 

Si le zèle des ouvriers les engage à se présenter sans être requis, on ne 
pourra les enrôler qu'autant qu'ils présenteront un certificat de leur section, 
attestant qu'il reste un nombre d'ouvriers suffisant pour le service public. 

L'Assemblée nationale, informée que les ouvriers des fabriques de 
papier d'assignats « voulaient se joindre aux braves citoyens de 
leurs cantons qui volaient aux frontières », décrétait, le 7 septembre : 

Considérant que, par la nature de leurs travaux, ces ouvriers servent aussi 
utilement la patrie qu'ils le feraient par des services militaires, et que l'a- 
bandon des fabriques exposerait aux plus grands dangers le service des 
caisses publiques, il est défendu aux ouvriers employés à la fabrication des 
papiers d'assignats dans les fabriques de Gourtalin, du Marais, d'Essonnes et 
de Buges, de quitter leurs ateliers, même pour s'enrôler et marcher aux fron- 
tières. 

Enfin, une loi du 9 septembre prescrit : 

Considérant la nécessité d'approvisionner promptement l'armée de caissons, 
d'affûts, de piques et autres ustensiles de guerre, les ouvriers en bois et en 
fer résidant à Paris n'en seront déplacés quant à présent, et ils seront plus 
particulièrement employés à ce genre de travail. 

Le refus de service et l'action contre les mesures ordonnées pour 
le salut de la patrie sont punis de la peine capitale par cette loi du 
2 septembre : 

Article Premier. — Tous ceux qui refuseraient ou de servir personnelle- 
ment, ou de remettre leurs armes à ceux qui voudront marcher à l'ennemi, 
seront déclarés infâmes, traîtres à la patrie, et dignes de la peine de mort. 

Art. 2, — Sont soumis à la même peine ceux qui directement, ou indirec- 
tement, refuseraient d'exécuter, ou entraveraient de quelque manière que ce 
soit, les ordres donnés et les mesures prises par le Pouvoir exécutif. 



368 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1792 

Mesures relatives à la solde et aux allocations. 

Une loi du 29 février 1792, sanctionnant deux décrets des 17 et 
27 du même mois, avait accordé des gratifications d'entrée en 
campagne de 300 livres pour les lieutenants et sous-lieutenants de 
volontaires ; de 400 pour les capitaines ; de 600 pour les lieutenants- 
colonels. 

Pendant la campagne, les officiers de tout grade des volontaires 
devaient jouir d'une augmentation d'appointements ainsi réglée par 
l'art. 2 : 

Les so.us-lieutenants et lieutenants, de la moitié en sus de leurs appointe- 
ments ordinaires. 

Les capitaines, du tiers, faisant pour chacun un objet de 733 livres 6 sols 
8 deniers en sus de leurs appointements ordinaires. 

Les premiers lieutenants-colonels, du tiers également, savoir : 

De 1,400 livres pour les lieutenants-colonels en chef, et pour les seconds 
lieutenants-colonels, de 1,200 livres en sus de leurs appointements. 

Le traitement de guerre commençait à courir, pour les bataillons 
destinés à servir aux armées, du jour du départ pour se rendre dans 
les camps et cantonnements. 

Les chirurgiens étaient traités comme les capitaines, les aumôniers 
comme les lieutenants, sous le rapport des diverses allocations. 

La même loi attribue aussi des rations aux officiers, sous-officiers 
et volontaires. 

État des rations de pain et fourrages alloués en campagne 
A chaque grade. 

rations 
gardes nationales et infanterie . — _ - 

des troupes de ligne. de pain. de fourrages. 

Sous-lieutenants et lieutenants 2 11/2 

Capitaines 3 2 

Lieutenants-colonels 4 3 

Sous-officiers et volontaires 1 » 

La ration de pain est de 28 onces ; elle est perçue sans retenue de 
32 deniers pour tout le monde ; la ration de fourrages est délivrée en 
nature sans retenue. Les sous-officiers et volontaires ont, en outre, 
droit par jour à une demi-livre de viande, pour laquelle une retenue 
d'un sol 6 deniers est exercée, et d'une once de riz ou deux onces de 
légumes secs, sans retenue. 



SOLDE ET ALLOCATIONS 369 

La grande levée que prescrivait l'Assemblée législative exigeait des 
mesures nouvelles et complémentaires. 

La solde des volontaires * doit, d'après la loi du 7 août (décret du 5), 
être acquittée suivant la loi du 29 avril précédent, qui porte : 

Art. 2. — Dans les places et quartiers doiU l'état est annexé au présent 
décret, le restant de la solde et la totalité des appointements des officiers de 
tous les grades qui, conformément à Tarticlc l^r du présent décret, devront 
être payés en assignats, seront augmentés jusqu'au premier juillet, dans les 
proj)ortions suivantes; savoir, d'un quart pour les sous-officiers et soldais 
de toute arme, ainsi que pour les lieutenants, et d'un sixic'Mne pour les capi- 
taines. 

Art. 3. — La somme destinée au paiement des masses d'habillement et de 
recrutement, sera augmentée d'un dixième, jusqu'à la même époque, et dans 
les mêmes lieux. 

En vertu d'une loi du 5 août, la retenue pour Thabillement doit 
continuer d'être, sans aucune augmentation la même que celle fixée 
par la loi du 3 février 1792 » et par l'article 3 de la loi du 4 avril 
suivant, « relative à l'habillement des bataillons de gardes nationales 
volontaires ». 

Cette retenue fut exercée de manière à donner lieu à des plaintes. 

GARDES NATIONALES. Paris, le février 170:<, l'an deuxième 

— de la République française. 

Beurno.wille, Ministre de la Guerre, 
aux Officiers généraux. 

Je reçois, Général, les plaintes d'un grand nombre de volontaires, auxquels 
on retient, depuis quinze ou seize mois, 5 sols par jour pour leur habillement, 
sans leur faire de décompte; ceux même des volontaires qui se sont habillés 
et équipés à leurs frais, éprouvent la môme retenue. 

Cet oubli est contraire aux lois, à la justice et au bon ordre. 

Tous les volontaires doivent, à la fin de chaque mois, connaître leur 
compte, dont le sergent-major est chargé. 

Je vous prie d'ordonner expressément aux commissaires des guerres atta- 
chés à la division que vous commandez, de prendre les informations les plus 
précises sur le fait qui m'est dénoncé, de surveiller en général, avec exacti- 
tude, les abus de tout genre qui peuvent donner lieu aux plaintes multipliées 
que m'adressent les volontaires, et de m'en rendre compte. 

La solde doit être payée en numéraire, selon le décret du 18 août, 
pour les corps de volontaires nationaux employés aux armées ou à la 

1. Les citoyens pensionnés de l'Etat pouvaient cumuler leur pension avec leur 
solde (loi du 30 octobre 1791}. 

2. Voir ci-dessus, p. 150. 

Tome I. 24 



370 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1792 

distance de vingt lieues des frontières ; un décret du lendemain, 
19 août*, décida que les troupes de l'intérieur toucheraient sur le 
même pied, mais en assignats. Enfin, d'après le décret du 7 septem- 
bre, la solde compte à partir du jour de l'enregistrement sur les 
listes d'engagement. 

Suivant un décret du 9 septembre : 

Tout, garde national, compagnie ou bataillon do gardes nationaux, qui se 
rendra à Tarmée, recevra pour frais de route, l'étape ou trois sous par lieue 
de poste; mais dans aucun cas, il ne pourra recevoir et l'étape et les trois 
sous par lieue. 

Le décret du iO septembre rend applicable aux corps appelés de- 
puis le 11 juin, ces deux articles de la loi du 5 mai précédent : 

La gratification accordée aux ca])itaines, lieutenants et sous-lieutenants d'in- 
fanterie i)Our la formation de leurs é(piipages, sera portée à quatre cent cin- 
quante livres. . . . 

Les appointements des officiers seront payés en numéraire, du jour que 
l'armée entrera sur le territoire étranger. 

Pour les lieutenants-colonels, l'indemnité d'entrée en catnpagne 
reste fixée à GOO livres, telle qu'elle l'avait été par la loi du 29 fé- 
vrier 1792. 

Une loi du 12 septembre porte : 

AiniCLK Premieu, — Tout garde national volontaire qui, déjà compris dans 
la formation d'un bataillon, ne serait pas encore arme et équipé, préférerait 
de s'engager dans un régiment de troupe de ligne, recevra nue sonune de 
trente livres pour chaque année d'engagement. 

Art. 2. — Le garde national volontaire qui se sera engagé recevra trois 
sous par lieue pour se rendre à son régiment, et lorsqu'il y sera arrivé, on 
lui fera le décompte de sa paye, à dater du jour qu'il aura cessé de toucher 
dans le bataillon de volontaires où il servait. 

Ces dernières mesures étaient destinées à permettre le recrutement 
des corps de troupes réglées, qu'avait ralenti la prompte formation 
d'un grand nombre de bataillons de volontaires nationaux et de 
compagnies franches. 

Un décret du fi novembre 1792 conserva leurs appointements sur 
le pied de guerre aux officiers prisonniers de guerre rentrés sur 
parole. Les officiers, sous-officiers et volontaires n'avaient droit à 
aucune solde pour le temps qu'ils étaient restés au pouvoir de l'en- 

1. Ce «lécrcl fut rapporté le 31 octobre 17i)2. sauf à statuer par une loi générale 
sur le mode de paicnienl des troupes. Cette loi fut rendue le '21 décembre 1792. 



ARMEMENT 371 

nemi; ils étaient payés seulement du jour de leur rentrée en France, 
pourvu que leur activité continuât*. En vertu de la loi du 25 juin 
d793, les officiers prisonniers de guerre ne pouvaient être remplacés 
dans leurs grades ; leur service était fait par des intérimaires. 

Enfin, des indemnités furent accordées, par un décret du 7 mai 1793, 
pour pertes d'équipages de guerre, et, par un autre décret du ler juin, 
les chirurgiens et aumôniers des bataillons de volontaires obtinrent 
le même traitement que ceux des autres troupes de la République, 
fixé à 50 francs par mois en numéraire, par la loi du 18 août 1792. 

Mesures relatives à l'armement 

L'Assemblée nationale avait décrété le 19 juin et le roi sanctionna 
le 8 juillet l'établissement dans neuf départements, dont celui de 
Paris, d'une commission composée d'un commissaire du départe- 
ment, d'un officier d'artillerie et de deux armuriers experts-jurés. 

La mission qui lui était dévolue consistait à vérifier, éprouver et 
recevoir les armes que les particuliers présenteraient. Les armes 
devaient remplir certaines conditions fixées par une instruction 
annexée à la loi ; acceptées, elles étaient payées de 24 à 30 livres et 
marquées aussitôt des deux lettres A. N. {arme nationale). 

Le 25 août, l'Assemblée nationale avait décidé que l'armement 
des sergents de l'infanterie de ligne et des bataillons de volontaires 
nationaux. « devait être, comme leur service, assimilé à celui des 
officiers ». Elle avait prescrit, en conséquence, que ces sous-officiers, 
excepté ceux des bataillons d'infanterie légère et des compagnies 
franches, « seraient provisoirement à l'avenir armés de leur sabre, 
ainsi que les officiers l'étaient de leur épée ». 

La remise des fusils aux volontaires par les gardes nationaux 
restant sédentaires est ainsi réglée par la loi du 26 août : 

Les fusils distribués aux départements de l'intérieur, seront remis aux 
citoyens qui se sont rendus ou se rendront aux frontières pour la défense de 
la patrie. 

Tout citoyen des déi)artements de l'intérieur qui aura reru un fusil, sera 
tenu de le remettre ou de marcher aux frontières. 

Les armes cédées par les citoyens à leurs frères d'armes qui auront marché 
ou marcheront aux frontières, seront remplacées par de nouvelles distribu- 
tions, H fur et à mesure de la fabrication. 

Toutes les communes de Tintéricur qui auront eu part à la distribution des 

\. Circulaire ministérielle du 4 nivôse an III (24 décembre 17941 aux adminis- 
trateurs de districts, commissaires des guerres et payeurs des armées. 



372 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1702 

97,000 fusils dôjà faite, sont invitées à tenir ceux qu'elles ont reçus à la dispo- 
sition du Pouvoir exécutif, qui est chargé de les faire passer sans délai aux 
bataillons qui en manquent. 

Une autre loi du ntiême jour ordonna aux généraux d'armer, dans 
les arrondissements qu'ils commandaient, les bataillons de volon- 
taires, ainsi que les compag-nies et autres troupes nouvellement for- 
mées et non munies d'armes, « avec celles qui pourraient être prêtes, 
sans nuire à la réserve absolument nécessaire dans les manufactures, 
et magasins nationaux ». 

Le 31 août, le Ministre de la guerre est autorisé à « employer pro- 
visoirement les fusils .dont sont armés les dragons à l'armement de 
1 infanterie », Plus généralement, le 2 septembre, «sont supprimés 
provisoirement les mousquetons de la cavalerie », afin « d'armer de 
suite » les volontaires, notamment ceux du camp de Soissons, et, à 
ceux qui recevront des mousquetons, sont accordés également «deux 
pistolets pour compléter leur armement ». 

La veille, j"" septembre, l'Assemblée nationale avait décrété que 
les corps administratifs, municipalités, notamment celles de Mau- 
beuge et de Valenciennes, et toutes les villes ayant des arsenaux et 
des armes de réserve, étaient tenus de les livrer sur les réquisitions 
du Pouvoir exécutif. 

Une loi du o septembre 1792 « relative à la distribution des fusils 
et baïonnettes de tous les préposés à la police extérieure du com- 
merce », décida : 

Vingt-quatre heures après la promulgation du présent décret, les directeurs 
des douanes nationales enverront des commissaires dans tous les postes de 
leur direction, pour faire foiu'uir les fusils et baïonnettes de tous les préposés 
à la police extérieure du couunerce faisant un service extérieur et actif, et 
(jui leur sont subordonnés, et ils remettront ces armes, aussitôt après, au di- 
rectoire du départemoiit ou de district, séant au chef-lieu de la direction 
dos douîines. 

Les directoires devaient faire passer ces armes, « vingt-quatre 
lieures après les avoir reçues, au ministre de la guerre ou aux géné- 
raux d'armées ». 

« Par la suite du système de trahison adopté par l'ancien Pouvoir 
exécutif » les armes manquant pour les volontaires, comme complé- 
ment (lu décret du l*"- septembre, l'Assemblée législative décréta, le 9, 
que le Conseil exécutif provisoire enverrait, a dans les vingt-quatre 
heures, im ou plusieurs commissaires dans les villes du Havre, de 
Nantes, de La Rochelle et de Bordeaux, et autres ports faisant le 
commerce pour la cote d'Afrique ou pour Mozambique ». 



ARMEMENT 373 

Art. 2. — Ces commissaires se feront fournir, aussitôt après leur arrivée 
dans chacune de ces villes, j)ar les directeurs des douanes et autres employés, 
l'état certifié des armes de toutes espèces, entreposées ou déclarées pour le 
commerce. 

Anr. 3. — Les négociants qui auront des armes ou entrepôts pour le com- 
merce, les déclareront à leur municipalité, aussitôt après l'arrivée des com- 
missaires. 

Art. 4. — Les commissaires feront la visite et l'épreuve de ces armes, et 
ils se feront remettre sur-le-champ les pistolets, les fusils de réforme des 
armes hollandaises et prussiennes, les sabres et baïonnettes en tel nombre et 
telle quantité qui seront fixés par le ministre de la guerre, pour le besoin de 
nos armées, et ils les^ enverront sur-le-champ, par des chevaux de poste, dans 
les lieux qui leur seront indiqués par le même ministre 

Les commissaires devaient veiller aussi à l'exécution de la loi du 
o septembre, sur la remise des armes des employés des douanes. 

Encore « pour procurer sans aucun délai des armes aux bataillons 
de volontaires nationaux formés et rendus aux frontières », et « vu 
la pénurie absolue de fusils où se trouve la Nation », l'Assemblée 
nationale ordonne, le 14 septembre, que « le fusil ne fera plus partie 
de l'armure des canonniers », et que ceux qu'ils ont, seront employés 
pour les bataillons de volontaires. 

Enfin, la loi du 26 août est ainsi complétée par le décret du 
16 septembre : 

Les départements de l'intérieur seront tenus, sur les armes qui leur auront 
été délivrées par la Nation, de fournir les deux tiers du contingent qu'ils ont 
reçu. Les armes qui ont été délivrées aux volontaires de chacun de ces dépar- 
tements, seront précomptées à l'effet de former ce contingent. 

Il sera donné à ch.ique municipalité un reçu des armes qu'elle aura remises 
à la disposition du Pouvoir exécutif. Ce reçu devra servir à la fin de la guerre, 
pour avoir part à une distribution d'armes en bon état aux frais de la Nation, 
plus forte d'un tiers en sus que le nombre d'armes qui sera remis dans ce 
moment par chaque municipalité. 

L'Assemblée nationale n'entend pas, par cotte nouvelle disposition, déroger 
à celles des décrets précédents qui obligent individuellement tous citoyens, qui 
ne marcheront pas en personne, à remettre leurs armes, s'ils en sont légale- 
ment requis. 

La Convention nationale rappela, par décret du 9 octobre, dans 
leurs ateliers respectifs, les ouvriers des manufactures nationales 
d'armes qui les avaient quittés, depuis le 4 août 1789, pour prendre 
du service militaire; elle décida le 13 octobre, que lesdites manufac- 
tures nationales d'armes ne fabriqueraient plus que pour le compte 
de l'Etat ; elle chargea le Pouvoir exécutif, par décret du 31 octobre, 
de faire procéder sans délai à la réparation, pour mise en usage, 



374 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1792 

des fusils, pistolets et autres pièces d'armement, montés ou non 
montés, en dépôt dans les places de guerre, comme armes ou pièces 
de rebut. 

Enfin, une manufacture d'armes de guerre fut créée à Autun 
(27 janvier 1793), et l'hôtel de Bretonvilliers, à Paris, fut mis à la 
disposition du Minisire de la guerre, pour y établir une manufacture 
d'armes à feu (12 juillet 1793). 

Mesures relatives aux militaires blessés, 
aux pensions et aux secours aux familles. 

Les événements militaires amenèrent la Convention nationale à 
s'occuper des blessés et des familles de ceux qui avaient succombé. 
Après avoir mis 300,000 livres à la disposition du Ministre de la guerre 
pour l'établissement de voitures couvertes et suspendues pour le 
transport des blessés (16 novembre 1792) ; après avoir accordé 5 sous 
par lieue de poste aux convalescents militaires pour les aider à re- 
tourner chez eux (26 novembre 1792), la Convention autorisa, par dé- 
cret du i2 janvier 1793, le Ministre de la guerre à admettre provisoi- 
rement aux Invalides les volontaires nationaux et soldats des troupes 
de ligne revenant des armées avec des blessures ou des infirmités. Si 
elles étaient de nature à décider l'admission définitive à l'hôtel, les mi- 
litaires avaient la faculté d'opter pour la pension représentative'. En 
attendant l'admission, les volontaires ou soldats devaient recevoir 
une solde journalière de 30 sous, à dater du jour de leur arrivée à 
Paris. Ces dispositions furent complétées par un décret du 15 mars, 
qui décida que les invalides admis provisoirement jouiraient, aussi 
provisoirement, du même traitement que ceux définitivement admis, 
quant au logement, à l'habillement, à la nourriture et à la solde. 

Le nombre des places aux Invalides, fixé à 2,000 par la loi du 
16 mai 1792, porté à 3,600, fut augmenté de 400 par décret du 
27 juin 1793, 

i. Loi du 16 mai 1792, relative au ci-devant Hôtel des Invalides, conservé sous 
la dénomination dHôlel national des MilUaires Invalides : 

Art. 3. — Les officiers, sous-officiors et soldats, tant de terre que de mer, qui, 
ayant été juffés admissibles à l'Hôtel national des Militaires Invalides, aimeront 
mieux se retirer dans leurs familles ou dans quelqu'autre partie de l'empire, 
obtiendront des pensions destinées à représenter le traitement de IHôlcl. 

Aht. 14. — Les pensions destinées à représenter l'Hôtel seront pour les colo- 
nel», 1,800 livres; pour les lieutenants-colonels, 1,200 livres; pour les comman- 
dants de batailicMi, 1,000 livres; pour les capitaines, 800 livres; pour les lieute- 
nants, sous-licutcnants et porte-drapeaux, 600 livres ; pour les maréchaux des 
logis en chef et sergents-majors, 422 livres 3 sous 4 deniers ; pour les sous-offi- 
ciers, 300 livres 10 sous; pour les soldats, 240 livres. 



PENSIONS AUX Br.ESSÉS 375 

Il y avait, en outre, les compagnies de vétérans, fusiliers et canon- 
niers, créées par la loi du 16 mai 1792, titre III, réglementées à nou- 
veau par décrets des 16 mai et 3 septembre 1793, dans lesquelles 
étaient placés les militaires que leurs blessures ou infirmités rendaient 
encore susceptibles de remplir un service sédentaire. 

La Convention nationale, par décret du 8 février 1793, réglementa 
sur de nouvelles bases le service des pensions de retraite : 

Article Premieh. — Les volontaires nationaux et soldats des troupes de 
ligne que des blessures graves, résultant des événements de la guerre, 
auront mis hors d'état de continuer et de reprendre leur service, obtien- 
dront des pensions de retraite, suivant les bases déterminées par les articles 
ci-après. 

Art. 2. — Le volontaire national ou le soldat de troupes de ligne qui aura 
perdu une jambe ou reçu une blessure tellement grave (ju^il ne puisse i)lus 
reprendre son service, recevra pour retraite une pension de il> sous par jour. 
Celui, qui aura perdu un bras, ou reçu dans cette partie ou à la main, une 
blessure qui le mette hors d'état de s'en servir, recevra pour retraite une pen- 
sion de 20 sous par jour. Celui qui aura perdu deux de ses membres, ou 
reçu des blessures tellement graves qu'il ne puisse se servir ni de l'un ni de 
l'autre, obtiendra pour retraite une pension de 500 livres i)ar année. 

Art. 3. — Les sous-officiers des volontaires ou des troupes de ligne qui se 
trouveront dans l'un des cas prévus par l'article précédent, obtiendront, pour 
retraite, la totalité de leurs a])pointcments, pourvu toutefois quf cette totalité 
soit au moins égale à la pension qu'ils auraient obtenue comme soldats 

Art. 5. — Les volontaires ou soldats qui, à raison de leurs blessures seront 
dans le cas d'obtenir une pension suivant les règles déterminées ci-dessus, 
auront la faculté d'opter entre ladite pension ou l'hôtel national des Invalides, 
s'il y a des places vacantes dans ledit établissement 

Art. 8. — Le ministre de la guerre est autorisé à délivrer sous sa respon- 
sabilité personnelle, des brevets de retraite, en conformité des dispositions 
du présent décret, à tous les sous-officiers, volontaires nationaux ou soldats 
de troupes de ligne qui se trouvent actuellement dans l'un des cas prévus par 
l'article 2 

La question des pensions d'ancienneté fut fixée par les articles 2, 
3 et 4, partie générale et préliminaire, du décret du 21 février 1793, 
relatif à l'Organisation de l'Armée. 

Quant aux pensions pour blessures, elles furent l'objet d'une régle- 
mentation plus détaillée que celle contenue dans le décret du 8 fé- 
vrier. Le nouveau décret, daté du juin, contient les dispositions sui- 
vantes applicables aux volontaires : 

Article premier. — Les généraux, officiers, sous-officiers, volontaires et 
soldats de toutes armes, que des blessures graves, résultant des événements de 
la guerre, auront mis hors d'état de continuer et de reprendre leurs services, 



376 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1792 

recevront dos pensions de retraite, suivant les bases déterminées par les ar- 
ticles ci-après. 

Art. 2. — Tous les généraux et officiers, jusqu'au grade de capitaine inclu- 
sivement, qui auront perdu deux de leurs membres, recevront, à titre de 
pension, quels que soient leur âge et le temps de leurs services, la totalité des 
appointements atlacliés à ce grade en temps de paix, sans que néanmoins 
celte pension puisse jamais excéder la somme de dix mille livres. 

Art. 3. — Tous lieutenants, sous-lieutenants, sous-officiers, soldats de toutes 
armes qui auront perdu deux de leurs membres, seront élevés au grade de capi- 
taine honoraire, et recevront, à titre de pension, la totalité du traitement atta- 
ché à ce grade en temps de paix. 

Art. 4. — Tous les généraux, officiers et soldats, de quelque grade qu'ils 
soient, qui auront perdu totalement la vue par suite de blessures reçues à la 
guerre, seront traités de la même manière que ceux qui auront perdu deux 
de leurs membres, et suivant les proportions énoncées aux deux précédents 
articles. . . 

Art. 6. — Les colonels, lieutenants-colonels, commandants de bataillon, capi- 
taines, lieutenants et sous-lieutenants qui auront perdu un de leurs membres 
à la guerre, ou qui, par leurs blessures ou infirmités contractées par l'exer- 
cice de leurs fonctions, seront hors d'état de continuer leurs services, quels 
que soient leur âge et le temps de ces services, seront admissibles à l'hôtel 
national des Invalides, et auront par conséquent la faculté d'opter ou l'hôtel 
ou la pension qui le représente, conformément à l'article 14 de la loi du 
16 mai 1792. 

Art. 7. — Tous porte-drapeaux, sous-officiers et soldats de toutes armes, qui 
auront perdu un de leurs membres à la guerre, ou qui, sans avoir perdu un 
de leurs membres, seront privés de l'usage de deux, ou auront reçu des bles- 
sures incurables et qui les mettraient hors d'état de pourvoir à leur subsis- 
tance, seront élevés au grade de sous-Iieutenanl. Ils seront admissibles à 
l'hôtel national des Invalides, et pourront opter entre l'hôtel et la pension qui 
le représente, au grade de sous-lieutenant, suivant le même article 14 de la 
loi du 16 mai 1792. 

Art. 8. — Tous sous-officiers et soldats de toutes armes qui, par suite de 
blessures reçues, auront perdu l'usage d'un de leurs membres et seront mis 
hors d'état de continuer leurs services, seront admissibles à l'hôtel national 
des Invalides, s'il y a des places vacantes, ou recevront pour indemnité une 
pension de 23 sous par jour 

Art. 10. — Les dispositions du présent décret seront applicables à ceux 
écs> militaires invalides retirés soit à l'hôtel, soit dans les départements, qui 

auront reçu leurs blessures depuis la dc'claration de guerre pour la Liberté 

Art. 11. — Les dispositions énoncées au présent décret, seront applicables 

aux officiers de santé qui se trouveront dans les cas qui y sont prévus 

Art. 13. — La Convention nationale déroge à toutes les lois précédentes, re- 
lativement aux pensions cl indemnités accordées aux officiers, sous-officiers et 
soldats ou volontaires blessés, en tout ce qui est contraire au présent décret, 

el les maintient, au surplus, en tout ce qui n'y est pas dérogé 

Art. lii. — La Convention nationale décrète qu'à compter du l*"" juillet pro- 
chain, toutes les pensions militaires et autres décrétées et qui le seront à 



SECOURS AUX FAMILLES 377 

l'avenir, seront payées par le receveur du district dans l'arrondissement du- 
quel les pensionnaires auront résidence. 

Mois par mois, selon décret du 11 août 1793, le Conseil exécutif 
avait à remettre au Comité des Pensions les états de pensions et 
indemnités à accorder, et chaque mois le Comité les présentait à la 
sanction de la Convention nationale. 

La grande Assemblée s'occupa des familles des volontaires dès le 
26 novembre 1792. Par décret de ce jour, elle mit à la disposition du 
Ministre de l'intérieur 2,000,000 de livres pour être distribuées en se- 
cours aux pères, mères, femmes et enfants qui n'avaient d'autres 
ressources que le produit du travail du volontaire de tout grade. 

A Paris, dans chaque section, fut ouvert, pendant quinze jours à 
dater de la publication du décret, un registre sur lequel avaient à se 
faire inscrire ceux qui pensaient avoir droit aux secours. A l'expira- 
tion de la quinzaine, le registre fut clos et dépouillé, et les commis- 
saires de la section portèrent en marge les sommes allouées et qui 
étaient ainsi réglées par l'art. 12 du décret : 

Ces secours sont fixés, pour chaque année de leur durée, de la manière 
suivante : les enfants âgés de moins de huit ans auront une somme de qua- 
rante livres ; ceux qui auront plus de huit ans, mais qui n'auront pas accompli 
leur douzième année, vingt-cinq livres; les pères et mères âgés de soixante 
ans et plus recevront chacun la somme de quarante livres, et s'ils ont 
soixante-dix ans et plus, soixante livres ; les épouses auront soixante livres. 

Le secours commençait à courir du jour du départ du volontaire ; il 
était payable, pour l'avenir, par trimestre échu, la date du trimestre 
étant celle de la signature, pour vérification, du Ministre de Tinté- 
rieur, qui faisait passer les fonds nécessaires à chacune des sections 
chargées de faire les paiements. 

Un nouveau décret fut rendu sur ce sujet le 4 mai 1793. Il ajoute 
aux ayant-droits les frères et sœurs orphelins de père et de mère et 
décide que les volontaires proprement dits y auront seuls part, ceux 
partis en remplacement étant exclus. 

Art. 5. — Si les citoyens, en considération desquels les secours auront été 
accordés, viennent à périr dans les combats au service de la République, les 
individus de leur famille secourus recevront, à litre de gratification, une 
somme une fois payée et égale à la valeur de quatre années du secours dont 
ils jouissaient. Néanmoins, les individus qui, à raison de la mort du même 
citoyen, auraient droit d'ailleurs, on vertu d'une autre loi, à d'autres pensions 
ou gratifications de l'Etat, ne pourront en même temps jouir du bénéfice de 
la présente loi. 



378 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1792 

Le registre ouvert dans les sections est clos mensuellement, et le 
secours, toujours payé par trimestre, l'est maintenant d'avance. Le 
taux des secours est augmenté ; oO livres par an : pour enfants ou 
frères et sœurs orphelins, jusqu'à douze ans accomplis ; 100 livres : 
aux enfants infirmes ou incapables de travail, quel que soit leur âge ; 
aux épouses, aux pères et mères, et pour chacun d'eux, s'ils sont 
âgés de plus de soixante ans ou s'ils sont infirmes ou ne peuvent tra- 
vailler ; aux mères veuves ; aux frères ou sœurs orphelins hors d'état 
de gagner leur vie par suite d'infirmités. 

Une somme de dix millions est ajoutée au crédit voté le 26 no- 
vembre 1792, pour assurer le paiement des secours. 

Afin de rendre ce paiement plus rapide, par décret du 18 juillet 1793, 
les départements étaient autorisés à ordonnancer, sur les contributions 
de 1791 et de 1792, un fonds qui pouvait s'élever jusqu'à concurrence 
de 10 livres par chaque homme de terre ou de mer, et de toute arme, 
qu'ils auraient fourni aux diverses armées de la République. Les 
directoires pouvaient répartir, provisoirement et sous leur responsa- 
bilité, conformément aux dispositions des décrets des 26 novembre 
1792 et 4 mai 1793, ces fonds que le Ministre de l'intérieur devait 
rembourser sur le crédit des 12,000,000 mis à sa disposition. 

La Convention nationale, que le sort des parents des défenseurs de 
la Patrie intéressait si vivement, prescrivit, le 27 août, aux directoires 
de district de faire hâter la confection des rôles des secours et donna 
trois semaines aux municipalités pour les établir; enfin, elle chargea, 
le 15 septembre, les municipalités des chefs-lieux de canton de l'ad- 
ministration des secours. 

Parmi les nombreux décrets relatifs aux secours, on trouve celui-ci, 
daté du 18 juin 1793, et particulier « au logement des pères, mères, 
femmes et enfants des volontaires de la section des Sans-Culottes» : 

AnTiCLE Premier. — La section des Sans-CuloUes est décliargce du prix du 
bail de la maison du petit séminaire de Saint-Nicolas. 

Art. 2. — Les pères, mères, femmes et enfants dos volontaires de ladite 
section, dont l'activité près les armées sera justifiée, seront jtrovisoirement 
logés dans les maisons nationales, connues sous les noms de grands et petits 
séminaires de Saint-Nicolas et Sainl-Finnin, après avoir fait préalabhimcnt 
constater l'état des lieux. 

Art. 3. — Le Ministre de l'intérieur mellra incessamment à la disposition 
de la section des Sans-Culottes, les fonds nécessaires au paiement des secours 
accordés |»ar les lois des 26 novembre et 4 mai derniers, aux parents des 
volontaires qui sont aux armées. 

La question des secours fait encore l'objet des décrets des 21 plu- 
viôse et 13 prairial an II (9 février et 1" juin 1794). 



SECOURS AUX FAMILUES 



379 



Le décret du 21 pluviôse stipule : 



Les pères et mères, âgés de moins de soixante ans, recevront par année 
chacun autant de fois soixante livres qu'ils auront de fils au service de la 
République. 

Les pères et mères au-dessus de soixante ans, ceux qui sont hors d'état de 
travailler, par infirmité reconnue, quel que soit leur âge, et ceux qui sont on 
état de viduité, recevront chacun cent livres, dans les mêmes cas et sous les 
mêmes rapports. 

Les ascendants des pères et mères recevront chacun soixante livres, quel 
que soit le nombre de leurs petits-enfants en activité de service. 

Les épouses, quel que soit leur âge, recevront cent livres. 

Chaque enfant, jusqu'à douze ans, recevra cent livres. Hors d'état de tra- 
vailler, il recevra la même somme, quel que soit son âge. 

Les frères et sœurs or|)lu'lins de père et de mère, jusqu'à douze ans, rece- 
vront chacun cent livres. Hors d'état de travailler, ils recevront la même 
somme, quel que soit leur âge. 

Le décret du 13 prairial n'apporte aucune innovation et ne contient 
que des dispositions concernant l'exécution de lois relatives aux 
secours. 



SECOURS 
accordés aux Parents 
des Défenseurs de la 
Patrie. 



Modèle des certificats. 

SECTION 
COMITÉ DE BIENFAISANCE 



N* 



Les soussignés Commissaires du Comité de la Sec- 
tion 

certilient que le citoyen 

demcMirant rue et le citoyen 

rue ont attesté 

devant nous, sous la foi du serment et sous leur res- 
ponsabilité, que le citoyen 

qui est actuellement à la défense de la patrie, était 
nécessaire à la subsistance de 

demeurant 
qui réclame les secours accordés aux Défenseurs de la 
République, lequel a signé avec les témoins. Ce 

l'an 3". de la République Française, 
une et indivisible. 



Signatures des témoins. 

Commissaire. Commissaire. 

Administrateur du département. Administrateur du département. 



380 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1792 

Pour les veuves, le premier décret qui les concerne depuis la dé- 
claration de guerre, est celui du 4 juin 1793 : 

Article Premier. — Les veuves des militaires qui, étant en activité de ser- 
vice, sont morts de blessures reçues dans l'exercice de leurs fonctions, ou 
par suite de maladie constatée avoir été causée par l'exercice de ces mêmes 
fonctions, et qui, par l'article 7 du titre premier de la loi du 22 août 1790, el 
par l'article i^r de celle du 22 août 1791 ', ont droit à une pension alimentaire, 
recevront, à ce titre, la moitié du traitement que leurs maris auraient été fon- 
dés à demander, à raison de leurs grades et du temps de leur service, si ce 
service excède trente ans, et, à raison du grade seulement, dans le cas où les 
militaires décédés ne compteraient pas trente années de service, en justifiant 
par lesdites veuves, qu'elles n'ont pas de moyens suffisants pour subsister, 
par des certificats délivrés par les conseils généraux des communes de leur 
résidence, visés par les directoires de district et de département, et par le 
rapport des extraits de leurs contributions foncière et mobilière de l'année 
qui aura précédé la demande en pension. 

L'article 2 accorJe des secours annuels aux veuves des militaires 
comptant trente ans de service morts en activité sans cause affé- 
rente à la guerre ; l'article 3 stipule que pensions et secours ne 
pourront excéder la somme de mille livres. Un décret du 29 juillet 
ajouta : « ni être moindres de 150 livres ». 

Le décret du 6 juin 1793, reproduit ci-dessus dans ses parties 
essentielles, dit, au sujet des veuves : 

Art. 12. — Les veuves de militaires estropiés, comi)ris dans les articles 2, 
3 et 4, qui justifieront n'avoir contracté mariage avec eux que depuis l'époque 
des blessures reçues, auront, à titre de pension, la moitié de celle dont jouis- 
saient leurs maris, en justifiant, néanmoins, qu'elles n'ont jjas de moyens suf- 
fisants |)our subsister, et sans qu'en aucun cas cette pension puisse excéder 
1,000 livres. 

Toutes les pensions sont payées par les receveurs de district 
(décret spécial du 6 juin 1793). 

1. Loi du 2i août 1790, tilre i<", art. 7 : 

Aucune pension ne sera accordée à qui que ce soit avec clause de réversi- 
bilité ; mais dans le cas de défaut de patrimoine, la veuve d'un homme mort 
dans le cours de son service public pourra obtenir une pension alimentaire, et 
les enfants être élevés aux dépens de la Nation, jusqu'à ce (pielle les ail mis eu 
état de pourvoir eux-mêmes à leur subsistance. 

Loi du 2i août 1791, art. i" : 

L'art. 7 du titre 1" du décret du 3 août 1791 qui porte que •• dans le cas de 
défaut de patrimoine, la veuve d'un homme mort dans le cours de son service 
public pourra obtenir une pension alimentaire, et les enfants être élevés aux 
dépens de la Nation », s'entend des veuves et enfants des militaires et autres 
fonctionnaires publics qui, étant actuellement employés, meurent de blessures 
reçues dans l'exercice de leurs fonctions, ou de maladies que Von constatera 
avoir été causées par l'exercice des mêmes fonctions. 



PENSIONS AUX VEUVES 381 

La pension accordée aux veuves et enfants des militaires « est 
rendue commune aux fatnilles de tous ceux qui auront été tués aux 
armées en y faisant un service quelconque », par décret du 9 nivôse 
an II (29 décembre 1793); cette mesure est étendue aux familles de 
ceux qui auraient été blessés dans les mêmes conditions, selon le 
décret du 27 nivôse (16 janvier 1794), rendu sur une pétition de la 
section de Popincourt. 

Le décret du 21 pluviôse an II (9 février 1794), contient des dispo- 
sitions nouvelles : La veuve d'un militaire tué à l'ennemi ou mort de 
blessures reçues sur le champ de bataille reçoit, une /"ois payée, une 
année de la pension à laquelle aurait eu droit son mari, et, pour toute 
sa vie. les deux tiers de la dite pension du mari; le maximum étant 
fixé à 1,500 livres, et le minimum à 300. Si le mari n'avait pas droit 
à une pension égale à ce minimum, la veuve percevait, à litre d'in- 
demnité, six années des secours dont elle jouissait annuellement ', à 
moins qu'elle ne préférât les deux tiers de la pension acquise par 
les services de son mari. Pour les veuves des citoyens morts en acti- 
vité de service, mais non par suite de faits de guerre, les pensions ou 
indemnités sont les mêmes, sauf qu'elles ne reçoivent pas le secours 
d'une année une fois payée. Les enfants au-dessus de douze ans ou 
hors d'état de travailler, quel que soit leur âge, ont droit à la moitié 
des indemnités attribuées à la veuve; les pères et mères reçoivent 
six années du secours annuel. 

Enfin, la question des pensions fut à nouveau réglementée par 
décret du 13 prairial an II (l*"" juin 1794). 

Ce décret n'apporte de modifications importantes qu'en ce que 
rindemnité provisoire est maintenant d'une année de solde pour les 
veuves de sous-officiers et volontaires, et d'une demi-année pour celles 
d'officiers; il n'y a pas de maximum de pension pour les militaires 
graveuient mutilés; les citoyennes qui auraient des pensions ou 
indemnités à la fois comme mères et épouses , comme veuves et 
épouses, ou tout ensemble à titre de mères, veuves et épouses de 
défenseurs de la Patrie, cumulent ces pensions et indemnités; un 
secours provisoire, du montant de ce qu'ils auraient à prétendre, est 
attribué aux pères et mères. 

Les dispositions bienfaisantes de la loi sont applicables aux mères 
par adoption ; aux belles-mères dont le mariage a précédé l'enrôle- 
ment du volontaire devenu leur fils; aux enfants naturels reconnus, 
ainsi qu'à la mère, si elle a rempli et continue de remplir fidèlement 
les devoirs de la maternité. 

1. Ce secours fut fixé à 100 livrer par an par le décret du 21 pluviôse an H. 



382 



LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1792 



A Paris, les Comités de bienfaisance délivraient les certificats néces- 
saires ; ces certificats étaient visés au Comité civil et par les admi- 
nistrateurs du département. 



Modèle des certificats et des bordereaux de paiement. 
SECTION DU BONNET-ROIOE. 

COMITÉ DE BIE.NIAISA.NCE. 

Certificat d'indigence aux veuves des braves défenseurs de la Patrie pour 
l'obtention de la pension. 

Le Comité de bienfaisance, après avoir entendu le rapport d'un de ses mem- 
bres et s'être convaincu de la nécessité de la demande, arrête qu'il sera 
accordé un certificat d'indigence à la citoyenne que 

la mort de son mari prive de ses principaux moyens d'existence. 

Fait au Comité, le l'an troisième de la République 

Française, une et indivisible. 



Secrétaire. 



Président. 



SECTION 

DU BONXET-ROUGE. 



N° d'ordre de 
l'État général. 



BORDEREAU du paiement des secours accordés aux 
veuves, en exécution du décret des 21 Pluviôse et 
13 Prairial de Van deux, d'après VEl(d (jénéral. 



Femme 

Enfants 

Père 

Mère 

Frères, sœurs. .. 
Ascendants 



Noms des militaires 

tués ou morts 

de maladies. 



PARENTS 
qui ont reçu les secours décrétés. 



SO.M.MES 

qui reviennent 

à chacun 
de ces parents. 



Total 



Le décret du 13 prairial an II demeura en vigueur jusqu'à l'an VI. 



DISPOSITIONS GÉNÉRALES 383 

Organisation des bataillons. 

Les bataillons de la levée de 1792 furent organisés selon les pres- 
criptions de la loi organique du 12 août 1791 *, en tenant compte des 
dispositions nouvelles qui suivent : 

10 La loi du 12 octobre 1791 avait attaché à chaque bataillon de 
volontaires un chirurgien, dont le traitement était fixé à 4 soldes par 
jour; une autre loi du 16 du même mois donna à ces chirurgiens le 
titre de chirurgien-major et chargea les directoires de départements 
de faire les nominations; 

2° Les adjudants-majors et adjudants sous-officiers détachés des 
troupes dans les bataillons de volontaires devaient, aux termes de 
l'article 20 du décret du 28 décembre 1791 *, rentrer à leurs corps 
respectifs au l^' avril 1792 ; cette date fut reportée au 1'^'' décembre 
par loi du 21 mars 1792 » ; 

3" Le complet des bataillons avait été porté à 800 hommes par la 
loi du 6 mai 1792 ; 

A° Création de dépôts à l'effet de maintenir les bataillons au com- 
plet et avec des hommes en état de soutenir les fatigues de la cam- 
pagne (21 août 1792). Au Ministre de la guerre est laissé le soin de 
l'application, 

11 ne fut ensuite apporté de modifications que par le décret du 
21 février 1793, relatif à l'Organisation de l'Armée. 

A dalcr de la i)nl)licalion du présent décret, dit l'article l^^ section 1''=, 
litre I, il n'y aura pins ancune distinction ni ditférence de ré{j;ime entre les 
corits d'infanterie appelés régiments de ligne et les volontaires nationaux. 

L'article 4 maintient que « les volontaires ne pourront jamais être 
liés que pour une campagne ». 

Les lieutenants-colonels s'appellent à l'avenir chefs de bataillon ; 
les emplois de lieutenants-colonels en second sont supprimés ; les 
titulaires de l'emploi deviendront, de droit, l'unique chef du bataillon, 
quand la vacance se produira dans le bataillon, et ils ne seront pas 
remplacés comme chefs en second. 

Le décret du 21 février 1793 décida l'embrigadement des troupes 
de ligne et des bataillons d'infanterie légère avec des bataillons de 

i. Voir ci-dcssiis pages 140 et suiv. 

'2. Sanctionné le 3 février. Voir ci-dessns, p. 15i. 

3. Le service dans les bataillons de volontaires pour les adjudants-majors et 
adjudants tirés de larmée. fut encore prorogé jusqu'au 1" juin 1793 par décret 
du 12 décembre 1*02. 



384 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS— 1792 

volontaires nationaux pour former des demi-brigades distinguées 
par des numéros. 

Cette disposition était de principe seulement, l'embrigadement étant 
ajourné. Les généraux furent autorisés à reffectuer, sous le nom d'a- 
malgame, par décret du 10 juin 1793. Enfin, l'amalgame, et non plus 
l'embrigadement seulement, fut prescrit par autre décret du 12 août. 

L'embrigadement consistait en la réunion pure et simple, sous un 
même chef, d'un bataillon de troupes et de deux bataillons de volon- 
taires. Pour l'amalgame, les capitaines furent classés selon le rang 
de leur ancienneté, et répartis dans les bataillons de la demi-brigade 
d'après un ordre uniforme fixé par le décret du 12 août. Embrigadés, 
les bataillons conservaient une sorte d'autonomie ; par l'amalgame, 
ils sont fondus par compagnie dans les nouveaux corps, et leur 
existence particulière prend fin. 

L'amalgame prescrit par le décret du 12 août 1793 ne fut pas entiè- 
rement mis à exécution pour des causes diverses. Sur 190 demi-bri- 
gades de ligne, prévues par le décret, il n'en fut formé que loO ; mais 
il a existé, en dehors : une demi-brigade qui reçut le n° 197, orga- 
nisée comme les précédentes ; quinze demi-brigades numérotées, 
constituées par trois bataillons de volontaires; vingt demi-brigades 
formées de même et portant des noms, comme la demi-brigade des 
« Lombards » et celle de « Paris et Vosges »; enfin, quinze demi-bri- 
gades provisoires. 

En conséquence, des dispositions combinées des décrets des 21 fé- 
vrier et 12 août 1793, le Ministre de la guerre adressa, au mois de 
septembre 1793, aux Conseils d'administi^alion des balaillons de gardes 
nationales et aux Corps administratifs, la circulaire suivante : 

La loi du 21 IV'vricr dernier et le mode d'ainalgame dos Iroupos de ligne, 
approuvé par la Convention nationale le 12 août, ayant, Citoyens, fait entière- 
ment disparaître toute différence de régime entre les troupes de la Répu- 
bli(iuc, j'ai cru nécessaire de vous faire part des dispositions que j'ai faites 
en vertu do ces lois pour que les détails de l'administration de la guerre sui- 
vissent également une marclic unifornu; dans toutes ses parties. 

En conséquence, il n'existera plus, à conq)tcr du Ic"^ octobre prochain, de 
bureau particulier pour les Gardes nationales, et tous les détails qui le com- 
posent aujourd'hui seront reversés dans les diiïérentos divisions de la manière 
suivante 

Vous voudrez donc bien, (atoyons, à conq»tor du 1"'' octobre, outrer en 
forrcspondance avec les Adjoints des divisions, pour les détails inditpiés ci- 
dessus, en ayant soin de timbrer vos lettres ou mémoires au nom de la divi- 
sion à laquelle appartiendra l'aiïaire (|ui y sera exposée, conformément à la 
distribulion que je viens do vous indiquer. 

J(! prendrai, au surplus, des mesures pour (|uc tout l'arriéré soit terminé 



AMALGAME .385 

par un bureau particulier, dont l'existence sera continuée tant qu'elle sera 
jugée nécessaire. 

Je n'ai pas besoin de vous faire sentir combien il est important, pour la 
prompte expédition des affaires, que la marche que je viens de vous tracer 
soit ponctuellement suivie ; ainsi je ne puis trop vous recommander de donner 
la plus grande publicité possible à cette lettre, et de la répandre i)armi les offi- 
ciers, sous-officiers et soldats qui composent le corps que vous commandez. 

Les dispositions dont je viens de vous faire part tendent, ainsi que vous le 
remarquerez facilement, à détruire toute espèce de distinction que proscrit le 
régime de l'égalité entre les défenseurs de la République, et vous donnerez 
une preuve de votre attachement à ces principes sacrés en concourant de tous 
vos moyens à l'exécution de ces mesures. 

Je vous prie de m'accuser la réception de cette lettre. 

Le Minisire de la Guerre, 

J. BOUCHOTTE. 

Tous les corps non encore amalgamés durent l'être par suite de la 
nouvelle organisation que décida l'arrêté du Directoire e.\écutif du 
i8 nivôse an IV (8 janvier 1796). Il n'y eut d'exception que pour sept 
bataillons de volontaires qui étaient aux colonies, dont deux de Paris, 
le 128 dg la République et le 1" de la Réunion. 

L'instruction militaire des bataillons de volontaires fut la même 
que celle des troupes. Une instruction avait été arrêtée le 1<"" jan- 
vier 1791 pour les gardes nationales par le Comité militaire de l'As- 
semblée constituante. Une loi du 9 juillet 1792 chargea le Ministre 
de la guerre de faire parvenir onze exemplaires de ladite instruction 
à chacun des 214 bataillons de volontaires, dont la levée avait été 
décrétée. 

Par une autre loi du 3 août, le Ministre de la guerre fut requis de 
«faire remettre aux bataillons de volontaires gardes nationaux», 
lors de l'inspection passée avant leur départ pour les frontières, 
« toutes les lois, règlements et instructions nécessaires à leur ins- 
truction théorique et pratique ». 



Tome I 



m 



APPEL AUX SECTIONS ARMEES DE PARIS 



Les généraux en chef des quatre armées, entre lesquelles était 
alors partagée la défense nationale, armées du Nord, du Rhin, du 
Centre et du Midi, avaient été, par un décret du 24 juillet 1792, 
autorisés à requérir le quart ou au plus la moitié de chacune des 
compagnies de grenadiers ou de chasseurs de la garde nationale. 
Grenadiers et chasseurs, groupés d'abord en compagnies, devaient 
ensuite être réunis en bataillons, avec même solde et même orga- 
nisation que les bataillons ordinaires de volontaires nationaux. 

Les quatre-vingt-trois départements furent partagés entre les 
quatre armées. Paris, affecté à l'armée du Rhin, dut fournir un ba- 
taillon de grenadiers et un bataillon de chasseurs. 

Il y avait déjà longtemps que les sections révolutionnaires des fau- 
bourgs protestaient contre l'existence des compagnies d'élite comme 
contraire au principe de l'égalité. Plusieurs, dans les dernières se- 
maines de la monarchie constitutionnelle, envoyèrent à la barre de 
l'Assemblée nationale des délégations qui déposaient les bonnets ;i 
poil et les marques distinctives, en proposaient l'envoi à ceux qui se 
battaient sur les frontières et réclamaient l'abolition de tout ce qui 
était opposé à l'uniformité des soldats citoyens. 

Sur chacune des pétitions la Législative passait à l'ordre du jour, 
déclarant (ju'il fallait observer la loi tant qu'elle subsisterait, et que, 
d'ailleurs, elle saurait d'employer pour le mieux de la défense na- 
tionale les divers éléments dont la garde nationale se composait. 

Le 6 août, apparaissaient à la barre des grenadiers et chasseurs 
du bataillon de la section des Carmélites : 

Ils remercient l'Assemblée' d'avoir décrété (pio moitié des gardes natio- 
naux formant les compagnies de grenadiers et do cliassonis pouvaient être 

1. Lit-on au procès-verbal de la séance. 



RÉQUISITION DES GRENADIERS ET CHASSEURS 387 

commandés pour voler sous les ordres des généraux au-devant des ennemis 
extérieurs. Ils déclarent qu'ils approuvent pleinement les motifs et la dé- 
marche de ceux de leurs camarades qui étaient venus déposer leurs bonnets 
et leurs épaulottes sur l'autel de la Patrie, pour servir à ceux des volontaires 
qui marchaient maintenant vers les frontières ; que, quant à eux, ils viennent 
olfrir les bonnets et les épaulcttes avec les corps qui doivent les porter et 
qu'ils lèguent ces ornements à ceux de leurs camarades fusiliers ou piquiers 
qui marcheront sur leurs corps pour combattre l'ennemi qui les aura ter- 
rassés. 

Aussitôt après la révolution du 10 août, par décret du 19, l'orga- 
nisation de la garde nationale de Paris fut changée; aux légions et 
bataillons du régime constitutionnel furent substituées les 48 sections 
armées^ comprenant chacune un nombre de compagnies uniformes, 
proportionné au chiffre de leur population. 

Cependant, le 1*^ septembre 1792, le Conseil exécutif provisoire 
rendait l'arrêté qui suit : 

Au nom de la Nation fz'ançaise, 

Le Conseil exécutif provisoire, en vertu de la loi du 4 octobre dernier, 
requiert et ordonne que 1,800 grenadiers et 1800 chasseurs de la garde natio- 
nale parisienne se tiennent prêts à se mettre en marche pour se rendre à la 
destination qui leur sera indiquée et que huit pièces de canon seront jointes à 
ce détachement avec le nombre diiomines nécessaires pour manœuvrer ces 
pièces. 

Le Conseil arrête ; 1° que les fédérés Marseillais, Brestois et autres sont 
invités à se joindre, dès à ))résent, à ce corps de grenadiers et de chasseurs, 
et que la première division de ce corps se mettra en marciie et quittera la ca- 
pitale samedi prochain. 

2° Que les 2,000 hommes de la gendarmerie nationale à pied, qui viennent 
d'être levés, se joindront à ce corj)s. 

3° Que la compagnie franche nouvellement formée dans la section des 
Quatrc-Nations, précédera ce corps et lui servira d'avant-gardo. 

Fait en Conseil exécutif provisoire, à Paris, le 28 août 1702, l'an 4= de la 
Liberté. 

Roland, Servan, Clavii^bk, Danton, Monce, Lebuin. 
Grocvelle, secrétaire. 

Cet arrêté fut consigné sur les registres du Conseil général de la 
commune le lendemain 29 août, et inséré au Moniteur Universel du 
l*"" septembre '. Mais, dans la séance de ce jour, au matin, à l'Assem- 
blée législative, la question des grenadiers et chasseurs de la garde 
nationale fut l'objet de nouveaux débats. 

Dans le décret relatif à la nouvelle organisation de la garde nation:ile pari- 
1. N' -240. 



388 LES VOLONTAIRES NATIONAUX' DE PARIS — 1792 

sienne, dit le procès-verbal ', il n'est pas parlé des compagnies de grenadiers 
et de chasseurs; ce silence pouvant être pris pour une suppression, des ci- 
toyens, au nom des grenadiers et chasseurs de la 5® légion, réclament à ce 
sujet, par une pétition qui est renvoyée au Comité militaire, pour en faire le 
rapport séance tenante. 

Peu d'instants après, en effet, le rapporteur du Comité militaire 
proposait un projet de décret dont les bases étaient adoptées. 

LOI HELATIVE A UNE LEVÉE DE VOLONTAIRES A PaRIS. 

Du 1°" septembre 1792, Van quatrième de la JÂherté. 

L'Assemblée nationale, considérant que la nouvelle organisation des sections 
armées de la ville de Paris, décrétée le 19 du mois dernier, ne doit souffrir 
aucun relard ; considérant que les distinctions de grenadiers et chasseurs ont 
été supprimées par cette organisation ; 

Voulant cependant suppléer à la levée, devenue impossible, des demi- 
compagnies de grenadiers et chasseurs, décrète qu'il y a urgence. 

L'Assemblée nationale, après avoir décrété l'urgence, décrète : 

Qu'il sera fait sur la totalité des sections armées de la ville de Paris, et pro- 
portionnellement à leurs forces, une levée de volontaires d'un nombre égal à 
celui qu'aurait produit la réquisition des demi-compagnies de grenadiers 
et de chasseurs*. 

Pour hâter l'armement et le départ de cette levée, il fut décrété, le 
3 septembre, que « les citoyens qui voudraient remettre leurs armes 
à des défenseurs de la patrie » aux frontières, « les porteraient dans 
leurs sections respectives, au lieu de venir, comme on en avait pris 
l'habitude, les déposer à la barre de l'Assemblée nationale ». 

Un autre décret, du 5 septembre, porte : 

1" La caisse de l'Extraordinaire délivrera sans délai à chacune des qua- 
rante-huit sections de Paris, une somme de six mille livres en petites cou- 
pures d'assignats pour une égale valeur en assignats de plus forte somme, qui 
seront remis dans ladite caisse. 

2" Chacune des sections de Paris échangera ensuite aux citoyens prêts à 
partir pour les frontières, la somme qu'elle jugera convenable pour faciliter 
leur départ. 

Les bataillons levés en vertu de la loi du !«■■ septembre reçurent la 
môme organisation que les autres. Ils n'en peuvent être distingués 
que parce qu'ils prennent, comme le 4" de Paris, le titre do Premier 
des Sections armées^ ou le nom de la section qui en a formé un entier, 

1. l'roci's-verbal de l'Assemblée nationale, imprimé par son ordre, t. XIV 
p. 121 et 128. 

2. Le bataillon de grenadiers fut toutefois formé. 



REGISTRES D'ENROLEMENT 389 

ou presque entier, Bataillon de Bonconseil, du Théâtre- Français, de 
l'Arsenal, de la Butte-des-Moulins, des Amis-de-la-Patrie, de Molière, 
des Graoilliers, des Lombards, du Pont-Neuf, de Popincourt, de la 
Commune et desArcis, de la Béunion. 

Il est à remarquer que les 48 sections de Paris étaient très diffé- 
rentes en nombre d'habitants. C'est ce qui explique qu'il y en eut 
qui purent fournir un bataillon, tandis que d'autres beaucoup moins 
peuplées ne pouvaient lever que des compagnies, qui, réunies 
à celles d'autres sections, arrivaient à composer un bataillon. 

Registres d'enrôlement. 

Rien n'eût été plus intéressant, sans doute, que le dépouillement 
méthodique des registres sur lesquels s'inscrivirent les volontaires 
nationaux, que Paris fournit aux mois d'août et de septembre 1792, 
au moment suprême du danger de la patrie. 

Les registres originaux des quarante-huit sections, demeurés dans 
les arrondissements municipaux du Consulat, figuraient sous la 
Restauration dans les archives de l'Hôtel de Ville, où ils ont été 
anéantis dans l'incendie de 1871, ainsi que les situations, états de 
mutation, listes de tués et de blessés, que les commandants de 
bataillon faisaient passer à leurs sections respectives pour l'allocation 
des pensions, indemnités et secours. 

Les registres des enrôlements antérieurs à l'appel du 1*' septembre 
1792 étaient déposés à la Commune, et c'était le département de 
Police et Garde nationale qui délivrait les extraits nécessaires. 

DÉPARTEMENT COMMUNE DE PARIS 

DE POLICE — 

ET 

Garde Nationale Le 1793. 

L'an second de la République, 
une et indivisible 

Nous certifions que le citoyen 
s'est enrôlé le 179 , 

pour servir en qualité de Volontaire aux armées des 
Frontières '. 

Les Administrateurs de police et garde nationale. 

1. Ce modèle fut le premier établi; ou le réimprima avec cette variante que les 
mots : « aux armées des Frontières », furent remplacés par : « aux armées de ta 
République », 

Un troisième tirage fut effectué. Il se distingue seulement en ce que le mille- 



aOO LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1792 

Le soin de délivrer les certificats incomba aux commissaires des 
sections, puis aux. administrateurs des arrondissements, tant qu'ils 
en eurent les archives, pour les enrôlements consignés sur les re- 
gistres des sections. 

Il n'y eut pas de formules arrêtées. Quelques sections avaient des 
imprimés spéciaux; la plupart délivraient des certificats manuscrits. 

Des registres d'enrôlement, il ne subsiste, croyons- nous, que la 
copie d'un seul, celui de la section de Bonconseil, conservé aux Ar- 
chives administratives de la guerre ; nous le reproduisons en entier. 

Ce registre paraît avoir été établi d'après des engagements sur 
feuilles volantes ou un « primatum » formé de cahiers mobiles. En efl'et, 
les inscriptions ne sont pas dans l'ordre des dates, quelques-unes 
avec une grande différence ; ensuite, il existe des doubles emplois. 

Nous avons rétabli les enrôlements dans Tordre chronologique, et 
signalé les doubles emplois. 

En tète du registre figure une liste sans date ne donnant que les 
noms et prénoms. Ce seraient les volontaires dont il n'existait point 
d'enrôlements au registre minute. Dix-neuf noms ont été rayés sur 
cette liste, lors de l'arrêté du registre au 27 février 1793, comme ins- 
crits dans les listes d'engagements ; cependant, il en subsiste qui 
auraient dû être également supprimés pour ce motif; leur nom est 
suivi d'un astérisque. Enfin trois noms : Guerre, Husson et Leclerc, 
ne peuvent, faute de prénoms, être identifiés avec les inscriptions 
homonymes. 

Section de Bonconseil. 

Enrôlement des citoyens volontaires enregistrés pour aller 
sur les frontières. 



PREMIERE LISTE SANS DATE. 



Fusiliers. 

Margot, sous-lieulenant. 

Binet (Jean-Marie), sergent-major. 

Chatclin (Pierre-Clément). 

Lecoq (Denis-Jean). 

Lebas (Maximilion). 

Brûlot (Louis-Denis-Brulé). 

Brûlot (André-Brulé). 



Vincent (Victor). 
Mondon (Antoine). 
Contelet (Pierre), 
(iailleton (Louis). 
Monel (Jacques-François) 
Pillet (Pierre). 
Adrien (Jean-Baptiste). 
Vicq (Etienne). 
Dcquesne (Jean-Louis). 



sime « 1793 » a été supprimé, ainsi que « 179 » à la 2^ ligne, et que le mot 
« République », au lieu dVitre coupé à Uc-, comme dans le deuxième, l'est à 
Repu-; « publique » dans l'un, et « blique » dans l'autre, constituant la qua^- 
triéme ligne. 



ENROLEMENTS DE LA SECTION BONGONSEIL 



391 



Contelct (Pierre-Joseph). 

Duclotier (Louis-Pierre). 

Bonichon (Théodore). 

Jonoror (Nicolas-Jacques). 

Berthaut (Pierre). 

Jimbant (Jean-Baptiste-François), 

Boudin (Jean-Baptiste). 

Rousselet (Antoine), voiturier. 

Janty (Joseph). 

Poulain (Jacques). 

Félix (Vital). 

Rosard (Antoine). 

Veroven (Guillaume) *. 

Tavernier (Pierre-Paschal). 

Bacasret (Amant). 

Boyer (Cosme) *. 

Bourgeois (Alexandre). 

Herien (Jean). 

Rostin (Jean-Baptiste). 

Sevin (Charles). 

Husson. 

Balthazard (François). 

Voinchel (Jacques) *. 

Ranche (Nicolas) *. 

Roulle (Antoine). 

Person (Jean-Baptiste). 

Rouillé (Jean). 

Cosson (Raymond) *. 

Canot (Pierre) *^. 

Fercher (Pierre-Joseph) *. 

Laudon (Jean-Pierre). 

Dardignac (Benjamin). 

Lépinc (Noël-Félix). 

Frion (Joseph). 

Lenand (Jean-Jacques). 

Vandremer (Etienne) *. 

Olanier (Cosme) *. 



Au ré. 

Beaurcgard (Toussaint). 
Curot (Pierre). 
Chauduc (Cliarlesl. 
Cadel (Pierre-François). 
Richer (Léon-Charles). 
Trissac (Pierre-Dougnot). 
Bouille (Charles-René). 
Bara (Louis). 
Jaques (Louis). 
Seudé (Pierre). 
Hue (Antoine) *. 
Toutin (Edme). 

Canonniers. 

Leclerc. 

Guerre. 

Anglement (Guillaume). 

Fontaine (Nicolas). 

Chevalier (Christophe). 

Delahaye (Pierre-Alin) ^. 

Seguin (Louis). 

Le Roux (Pierre-Simon). 

Moreau (Pierre-Marcou). 

Nantois (Jacques). 

Fremon (Firuiin-François). 

Lempereur (Louis-Joseph). 

Achat (Jean). 

Aubert (Jacques). 

Muyard. 

WaHlard. 

Fournier (Michel). 

Chausson (Pierre-Michel). 

Mi langes (Maurin). 

Héneré (Bonaventure). 

Quiner, 

Morin. 



Après cette liste, au titre général Enrôlements, les inscriptions 
sont portées, avec la date, sous la formule ci-après, sauf quelques 
exceptions : 

FUSILIERS. 



o août 1792. 

Avoir enrôlé Michel Bourdon, natif de la paroisse Saint-Martin de La- 
Chapelle-Blanche, département de la Touraine, demeurant rue Pavée Saint- 
Sauveur, n» 22, compagnon teinturier, âgé de 38 ans, taille de 5 pieds 



392 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1792 

2 pouces, cheveux et sourcils châtains, visage et nez longs, yeux gris, bouche 
moyenne, menton relevé, lequel nous a déclaré vouloir servir en qualité de 
volontaire et se rendre aux frontières. Signé : Bourdon. 

Richard (Jacques-Eloy), de Versailles, 34 ans. 

Bardon (Ambroise), d'Ersailly (Yonne), 23 ans, cordonnier. 

Perrot (Alexandre-Louis), de Paris, 19 ans. 

Bernard (Claude-Antoine), de Paris, 16 ans, serrurier. 

Hermegaen (Claude), du Chatelard, en Savoie, 24 ans, commissionnaire. 

Pavi (Jean-François), de Lyon, 20 ans, commissionnaire. 

Postel (Marc), 27 ans*. 

Forcé (François), de Fouligny (Moselle), 35 ans, parfumeur. 

Bourgeois (Charles), 39 ans. 

Murcot (Antoine), 20 ans 1/2. 

Charrier (Jean-Baptiste), 24 ans. 

Chifflet (Jean-Marie), 19 ans. 

Juin (Jean-Martin), 23 ans. 

Malibran (Pierre), 18 ans. 

Froment (Auguste-Nicolas), 20 ans. 

Gobert (Louis-François), 19 ans. 

Florent (François), 18 ans. 

Florent (François), (autre), 21 ans. 

Dugy (François-Olivier), 23 ans. 

Gombert (François-Goblin), de Paris, 47 ans, fondeur. 

Lehoult (Sébastien), 17 ans 1/2. 

31 août : 

Michel (Joseph), 33 ans. 
Michel (Pierre), 24 ans. 
Poulet (François), dit La France, 25 ans. 

2 septembre : 

Coucn (Charles-François), 28 ans. 
Boucher (Julien), 42 ans. 
Le Bon (Maximilicn), 16 ans. 
Selisot (Edme), 35 ans. 
Fossard (Dominique), 26 ans. 
Coulet (Antoine), 25 ans. 
Tavernier (Pierre-Paschal), 24 ans. 
Floret (Joseph), 19 îins. 
Petit (Jean-François), 23 ans. 
Philippe (Jacques), 26 ans. 
Dufour (Noël), 25 ans. 
Mouton (Jean), 21 ans. 
Beignon (Barthélémy), 23 ans. 
Baubigny (Jean-Jacques), 19 ans. 

1. Pour celui-ci et les suivants jusqu'au 3 septembre, le registre porte seule- 
ment le nom, les prénoms, l'ûge et l'adresse. 



ENROLEMENTS DE LA SECTION BONGONSEIL 393 

Chappuy (Jean-Louis), 26 ans. 
Jarry (Nicolas), 23 ans. 
Audier (Ainbroisc), 17 ans. 
Marié (Jean-Baptiste ), 10 ans. 
Garçonnet Jean-Valenlinj, 16 ans. 
Lancelol (Jose|)h), 27 ans. 
Roussel (François), 11) ans. 

3 septembre ' : 

Plocque (Pierre), 23 ans, menuisier *. 

La Commune (Antoine-François), de Paris, 23 ans, i)eintre*. 

Quillet (Jean-Florent), de Paris, 19 ans 1/2, employé. 

Pillard (François-Marie), 26 ans'. 

Allain (Jean), de Foutognes (Calvados), 28 ans, cirier*. 

Leclerc (Charles-Alexandre), de Clievry-en-Sereinc (Seine-et-Marne), 29 ans. 

Loiseau (Jean-Jacques), de Paris,» 27 ans*. 

Doucet (Louis-Paul), 44 ans, huissier au département de Paris. 

Rosier (Antoine), d'Oisemonl (Somme), 33 ans. 

Paris (Pierre), d'Orléans, 16 ans. 

Maulvault (Nicolas), de Marcliezais (Eure-et-Loir). 

Boulais (Emmanuel), de Gaillon (Eure), 22 ans, tapissier. 

Amagat (François-Joseph), de Versailles, 20 ans. 

Reliant (Jacob), de Rueil, 20 ans, tapissier. 

Favier (Etienne-Michel), de Paris, 21 ans, argenteur. 

Ridel (Jean-Yves), 24 ans 1/2, dessinateur. 

Lambert (Jean-Florent), d'Orléans, 27 ans, commis chapelier. 

Joly (Etienne-Simphorien), de Villiers-Ie-Bel, 24 ans, commis. 

Audiquet (René), de Paris, 27 ans, tapissier. 

Aslrech (Joseph-Jean-Jac(iues-Xavier-Bonaventure), de Perpignan, 25 ans, 

cordonnier. 
Poucet (Antoine], de Saint-Cyr (Saône-et-Loire), 26 ans, chapelier. 
Golin (Louis), de la Guadeloupe, 17 ans, écrivain. 
Paquc (Chrétien), de Luxembourg, 21 ans. 
Lepicmme (Jacques-Nicolas), de Liège, 28 ans, commis papetier. 
Gamain (F'rançoisj, de Paris, 20 ans. 
Plu (Jean-Baptiste), de Paris, 19 ans, garçon pâtissier. 
Gournaux (Jcan-Barthélemy), de Metz, 22 ans, dessinateur. 
Doucet (Théodore-Charles), de Paris, 33 ans, armurier; marié, sans enfants. 
Valée (Louis-Joseph), de Paris, 17 ans, fondeur. 
Valée (Jean-Félix), de Paris, 16 ans, ceinturier. 
Rignault le jeune (Etienne), de Paris, 15 ans, garçon bijoutier. 
Rignault l'aîné (Joseph-Nicolas), de Paris, 17 ans 1/2, commis drapier. 
Rabot (Joachim), de Braux (Haute-Marne), 23 ans, orfèvre ; marié depuis 
dix jours. 
Couet (Jean-Robert), de Paris, 33 ans, serrurier; marié, une fdie. 

1. Ici la formule des enrôlements reprend. 

2. « Pour servir dans notre section armée ». 



394 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1792 

Schweitzcr (Joseph), de Thionville, 25 ans, tailleur ; avec fusil et giberne 
fournis par son père. 

Clerc (Claude-François), de Randevillers (Doubs), 24 ans; désire partir et 
servir dans les canonniers, connaissant le service. 

Fressencourt (Jean-François), de Paris, 18 ans. 

Dupré (Emmanuel), de Richelieu, 18 ans, garçon perruquier. 

Merger (Nicolas-Etienne), de Paris, 26 ans 1/2, sculpteur. 

Druclle (Dominique-Joseph), d'Arras, S8 ans; ayant déjà 37 ans de services 
militaires, demande à servir de préférence volontaire vétéran. 

Petitot (Edmc), de Rozoy-en-Brie, 35 ans, boucher. 

Joubert (Jean), de Pringé (Sarthe), 34 ans, cordonnier. 

Le Roy (Louis-Charles), de Paris, 36 ans, tapissier. 

Cuvillier (Nicolas-François), de Rueil, 21 ans, garçon coiffeur'. 

Relœil (Pierre), de Paris, 33 ans, tailleur; marié et père de deux enfants '. 

Boudin (Jean-Baptiste), de Mercy-sur-Tonne (Yonne), 23 ans, charpentier. 

Brechoir (Louis), d'Issoudun, 19 ans, cordonnier. 

(iodalié le jeune (Dauphin-Louis-Gérôme), de Rouen, 22 ans, bijoutier. 

Hamel (Pierre), de Dieppe, 24 ans, corroyeur. 

Josse (Louis-Gaspard), de Paris, 45 ans, fabricant de galons. 

Valleton (Augustin), de Paris, 21 ans, évanlailliste. 

Charfhausin l'aîné (Mathias), de Luxembourg, 29 ans, cordonnier ; marié, 
deux enfants. 

Charfliausin le jeune (Charles), de Luxembourg, 27 ans, cordonnier; marié, 
sans enfants. 

Lafont (Ignace-Joseph-Théodoro), de Perpignan, 31 ans, cordonnier. 

Anxiz (Amant), 21 ans, serrurier. 

Pannier (Thomas), 21 ans, garçon marchand de vin. 

Bacarsse (Jean), 23 ans, serrurier. 

Fauquet (Adrien), 22 ans, orfèvre. 

Bouvet (Joseph), 23 ans, serrurier. 

Ecosse (Respice), 32 ans, fondeur. 

Morel (Jean), de Lyon, 20 ans, perruquier. 

Laborie (Jean-Joscph-Honoré), de BoUène, cordonnier, 35 ans. 

Bontemps (Louis), de l'Yonne, 23 ans, citoyen. 

Morice (Jean-François), de Montfort-l'Amaury, 21 ans, garçon perruquier. 

Bourgeois (Amant), d'Amiens, 24 ans, garçon coifleur. 

Nolle (Jacques-Isidore), de Versailles, 22 ans, perruquier. 

De Guerre (Jean-Louis), de Paris, 42 ans. 

Chartier (Joseph-Dieudonné), de Paris, 22 ans, menuisier. 

Angot (Charles-François-Eléazard), de Paris, 35 ans, perru([uier ; marié, 
père d'un enfant de 5 ans. 

Baye (Nicolas), de Mouzou, 41 ans; armé et habillé à ses frais. 

Gobcrt (Charles), de Versailles, 22 ans, garçon pâtissier. Le citoyen Chcvil- 
lard, chez qui il demeure, lui a donné un fusil de munition et une giberne 
garnie de 22 cartouches. 

Castillon (Joseph), de Senac (Hautes-Pyrénées), 24 ans, élève en chirurgie. 

Laurent (Jacques), de Trainel (Aube), 29 ans, négociant. 

1. « Volontaire dans l'infanterie. • 



ENROLEMENTS DE LA SECTION BONGONSEIL 395 

Duhamel (Jean-Baptiste), de Verton (Pas-de-Calais), 26 ans, menuisier. 

Mollicns (Jean-Baptiste), de Saint-Fuscicn (Somme), 28 ans, liorloger. 

BouUet (Jean-Bapliste), de Blicourt (Oise), 22 ans, doreur. 

Brabant, (Antoine-Denis), d'Ecouen, 30 ans, couvreur, 

Toiron (Pierre), de Monde, 18 ans, perruquier. 

Lenoir (Cliarles), de Lyon, 22 ans, cordonnier. 

Richard (Claude), de Langeac fHaute-Loire), 21 ans, boulanger. 

Philis (Vital), de Langeac (Haute-Loire), 2'j ans, serrurier. 

Wollens (Gommarus), de Lire, en Brabant, 26 ans, cordonnier. 

Martin (Guillaume-Marie), de Saint-Malo, 28ans, compagnon peintre ; marié, 

père d'un enfant de 2 ans 1/2. 
Sanson (Jean), du Locheur (Calvados), 26 ans, horloger. 
Bcrtaux (François-Nicolas), de Soissons, 24 ans, tailleur. 
Morel (Jean-Louis), d'Hardivilliers (Oise), 17 ans, corroyeur. 
Thomas (Etienne), d'Avallon, 18 ans charpentier. 
Dubois (Vincent), de Breteuil (Oise), 29 ans, négociant. 
Tochon (Dominique), du Grand-Bornand (Savoie), 20 ans, commissionnaire. 
Paradis (François], de Pont-de-Beauvoisin, 32 ans, maître tailleur; marié, 

sans enfant. 
Dufour (Jean-Pierre), du Puy-en-Velay, 25 ans, cordonnier. 
Bras-de-Fer (Louis), de Trainel (Aube), 38 ans, cordonnier. 
Goupil (René), de Juvigny-sous-Andaine (Orne), 25 ans, commissionnaire. 
Pinot (Louis), de Beaupréau (Maine-et-Loire), 25 ans, cordonnier. 
Dubois (Louis], de Ver-les-Chartres (Eure-et-Loir), 19 ans, cordonnier. 
Gaillard (Claude], du Petit-Bornand (Savoie), 26 ans, commissionnaire. 
Millome (Charles), du Grand-Bornand (Savoie], 18 ans, commissionnaire. 
Vallier (Claude-Etienne), de Raincourt (Haute-Saône), 42 ans, porteur 

d'eau; marié, sans enfants. 
Lamarque (Jean-Baptiste), de Colombey, en Lorraine, 4.j ans, gazier. 
David (Louis), 22 ans, apprenti couvreur; complètement habillé et armé par 

le citoyen Biet, chez lequel il habite. 
Fontaine (René), de Juvigni (Orne), 24 ans, commissionnaire. 
Fionex (François), de Juvigni (Orne;, 24 ans, commissionnaire. 
Brun (Gabriel), de Langeac (Haute-Loire), 21 ans, boulanger. 
Viochot (Jean), de Chevinay (Rliônc-et-Loire), 30 ans, serrurier. 
Blancheton (François), de Verneuil (Allier), 30 ans, sellier. 
Gobet (Martin), de Paris, 30 ans, marchand. 

4 septembre. 

Bedoya (Edouard], de Burgos (Espagne), 22 ans, dessinateur ; armé et 
équipé par le citoyen Hedde, rue Saint-Sauveur, 57, qui lui a donné, par 
don, 12 sous par jour au-dessus de sa paye, pour remplir les offres qu'il 
a faites à l'assemblée générale. 

Laplanche (Charles), de Paris, 28 ans, sellier. 

Maugé (Toussaint], de Paris, 25 ans, sellier. 

Lhuillier (Jean-Baptiste), 19 ans, apprenti menuisier. 

Thevenard (Augustin), de Ressons (Oise), 40 ans, chapelier. 

Bertrand (Pierre), de Paris, 23 ans, menuisier. 



396 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1792 

Jassic (André), de Saint-Mars-sous-Ballon (Sarthc), 45 ans 1/2, cordonnier; 
marié et un fils à l'armée du Midi. 

Richard (François), de Besançon, 3S ans, cordonnier. 

Thiennot (Louis), de Bouleurs (Seine-et-Marne), 26 ans, serrurier. 

Le Houx (Pierre), d'Ouville (Manche), 20 ans, cliarron. 

Hérin (Jean), de Paris, 22 ans, rapeur de tabac. 

Bourdin (Pierre), de Paris, 19 ans, serrurier. 

Cousin (Léger), de Laon (Aisne), 23 ans, cordonnier. 

Pernet (Antoine), du Grand-Bornand (Savoie), 20 ans, commissionnaire. 

Rousseau (Pierre-Nicolas), de Pont-Sainte-Maxence, 22 ans, garçon mar- 
chand, 

Decroix (Louis-Philippe), d'Orléans, 21 ans, perruquier. 

Marie (Robert), de Paris, 52 ans; marié, deux garçons, l'un âgé de 17 ans, 
l'autre de 16; désire servir jusqu'à la fin de la guerre; équipé à ses frais. 

Raimond (Antoine), de Calais, 21 ans, tambour du bataillon de Saint- 
Jacques-l'Hôpital. 

Chavaroche (Jean-Baptiste), de Paris, 17 ans, garçon marchand de vin. 

Rivierre (Jean), de Toulouse, 36 ans, cordonnier pour femmes; marié, 
ayant deux garçons, l'un de 7 ans, l'autre de 4 mois. 

Defac (Jean-Baptiste), de Paris, 29 ans. 

Pradot (Claude), de Paris, 21 ans, garçon limonadier. 

Gai (Pierre), de Paris, 36 ans. 

Collet (Louis), de Tiercé (Maine-et-Loire), 28 ans, cordonnier. 

Monlu (François), de Bordeaux, 27 ans, garçon cordonnier. 

Camus (Sébastien), de Villers-Cotterets, 32 ans, menuisier. 

Bernoux (René-Jean-Baptiste), de La Flèclie, 28 ans, cordonnier. 

Rabiet (François), de Paris, garçon cordonnier. 

Leconte (Pierre), de Fresney-le-Puceux (Calvados), 23 ans, tailleur. 

Mozard (Louis-Auguste), de Paris, 16 ans 1/2, parfumeur. 

Goubée (Jean), de Paris, 20 ans, tailleur. 

Vallée (Jcan-Baj)tiste), 16 ans, plombier. 

Le Roy (Jacques-Paul), de Choisy-au-Bac (Oise), 18 ans, perruquier. 

Lecorps (Denis-Jean), de Paris, 19 ans 1/2, fourbisseur. 

Bédé (Jean-Baptiste), de Paris, 16 ans, garçon mercier. 

Rodier (Robert), de Paris, 17 ans 1/2, chapelier. 

Dcvanaux (Claude-Marie), de Paris, 16 ans, horloger. 

Collignon (Jean-François), de Mangiennes (Meuse), 40 ans, commis écrivain. 

Salmon (Michel), de Bonneval, 36 ans, serrurier. 

Barbediennc (René), de Juvigni (Orne), 15 ans 1/2, employé à la caisse 
Magon de La Balne. 

Boule (Antoine), de Moncheux-aux-Forges (Moselle), 46 ans. 

Désert (Jean-François), de Paris, 21 ans. 

Chumacher (François-Philippe), de Strasbourg, 40 ans, cordonnier. 

Mouchot (Claude), de Moncheux-en-Lorraine, tambour du bataillon de cette 
section, âgé de 28 ans; est habillé et désire partir comme tambour volon- 
taire. 

Boucheron (Théodore), de Marigny (Côte-d'Or), 18 ans; s'est présenté armé 
d'un sabre, d'un fusil et d'une giberne. 

Gimbault f Jean-Baptiste-François), de Cormenon (Loir-et-Cher), 20 ans. 



ENROLEMENTS DE LA SECTION BONCONSEIL 397 

Plassin (Jean), de Saint-Cricq (Landes), 23 ans, élève en chirurgie. 

Mitrault (André), d'Orléans, 28 ans, corroyeur. 

Didier (Jean-Jacques), de Paris, 23 ans, garçon tailleur. 

Romier (Pierre), de Chadron (Haute-Loire), 48 ans, sous-lieutenant dans la 

garde nationale parisienne ; marié. 
Thomine (Jean-Raptiste), de Rricquebec (Manche), 41 ans, capitaine dans la 

garde nationale parisienne ; marié, un enfant. 
Joubert (Jean), de Pringé (Sarthe), 34 ans, cordonnier'. 
Thébaut (Jean-Baptiste), d'Avallon, 36 ans, menuisier, marié. 
Chaillot (Etienne), de Paris, 45 ans, menuisier; marié, une fdle de 20 ans. 
Leblanc (Pierre), de Paris, 36 ans, tambour ; demande à partir comme tel. 
Mahé (François), de Bruxelles, 31 ans, perruquier. 
Hubert (Maurice), de Noyon, 25 ans. 

Favcs [Pierre), de Saint-François-de-Salles (Savoie), 20 ans, gagne-denier. 
Rizio (François), de Lyon, 17 ans, cordonnier. 

Collet (Claude), de Stenay, 27 ans, cordonnier; armé de son fusil, marié. 
Hérien (Georges), de Paris, 17 ans, tapissier. 

Ménochet (Julien), de La Chapelle-Blanche (Côtes-du-Nord), 18 ans, gagne- 
denier. 
Lépinasso (Jean), d'Agen, 22 ans, cordonnier. 
Bernoux (Roné-Jean-Raptiste), de La Flèche, 28 ans, cordonnier. 
Royez (Pierre), de Saint-Rrieuc, 40 ans, cordonnier. 

Chevillard (Alexandre), de Paris, 19 ans, garçon chapelier; armé d'un sabre 
et d'une giberne, fournis par son patron Louis-Antoine Dumont, rue du 
Petit-Lion n" 3, 
Blanchet (Pierre-Charles), de Saint-Maur, 20 ans, charron*; armé d'un fusil 
avec sa baïonnette, donnés par M. Moultle ; d'un sabre, d'une giberne et 
d'une banderolle, donnés par M. Platel. 
Puissier (Claude-Louis), de Saint-Maur, 18 ans, apprenti charron; armé 
d'un fusil avec sa baïonnette, et banderolle, un sabre et son ceinturon, 
donnés par M. Mouftle, son patron. 
Renault (Marie Etienne-Gabriel), de Montdidier, 20 ans 1/2, fabricant de bas. 
Bouvard (Joseph), de Lyon, 19 ans, cordonnier. 
Honnein (Mathieu-Sébastien), de Paris, 20 ans, chandellier. 
Neveu (François-Gervais), de Paris, 18 ans, marchand de dentelles noires. 
Berger (Jean-Joseph), de Paris, 16 ans, commis marchand. 
Gurnot (Bertrand), de Ccrnay-en-Dormois (Marne), 28 ans, garçon mar- 
chand de vin. 
Daguet (Jean-Charles), de Compiègne, 25 ans, garçon épicier. 
Delépine (Joseph-Félix), de Roye, 29 ans 1/2, commis marchand. 
Foissy (Jean-Baptiste), de Deuil, 24 ans, garçon épicier. 
Auiannier (Cosme), d'Epône, 23 ans, garçon épicier*. 
Jalu (André), de Saint-Mars-sous-Ballon (Sarthe) *. 

1. Double emploi avec le n» 42 du 3 septembre. 

2. « Pour l'infanterie ». 

3. Pnrté sur la Première liste sous le nom dOlanier. 

4. Double emploi avec Jassie, porté plus haut à la même date du 4 sep- 
tembre, n" 6. 



398 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1792 

Bayvet (Pierre), de Gif, 22 ans, épicier; habillé et armé par son frère. 
Schmits (Alexandre-Guillaume), de Paris, 21 ans, commis marchand. 
Richard (Barthélémy), du Chatelard (Savoie), 20 ans, commissionnaire. 
Perrier (François), du Chatelard (Savoie), 34 ans, commissionnaire. 
Gamin (Nicolas), de Poitiers, 26 ans, cordonnier pour femmes ; demande à 

servir comme tyrannicide ou Imssard de la mort. 
Chané (Edme-François), de Paris, 17 ans, apprenti cordonnier; s'est habillé 

à ses frais, excepté le fusil. 
Dage (Jean), de Paris, 13 ans 1/2, fondeur pompier. 
Monvoisin (Jean-Maric-Catherine), de Paris, 10 ans, garçon épicier; habillé 

à ses frais. 
Marie (Jean-Baj)tiste), de Saint-Grégoire (Ille-et-Vilaino), 26 ans, garçon 

charcutier. 
Lusseau (Toussaint), de Tours, 19 ans, arquebusier; nommé par l'Assem- 
blée pour être arquebusier du bataillon. 
Briant (Edme), d'Etais-la-Sauvin (Yonne), 25 ans, poêlier-furaiste, 
Rovillain (Jean-Charles), de Paris, 17 ans, maréchal-ferrant. 
Gentil (François-Joseph), de Villenoy (Seine-et-Marne), 18 ans, serrurier. 
Huet (Nicolas), d'Angers, 28 ans. 
Watteran (Maximilien), du Petit-Verly (Aisne), 30 ans, menuisier; sous la 

condition d'être armé. 
La Bulay (Joseph), d'Oz (Isère), 22 ans, tailleur. 
Malot (Denis-Bcler), de Juziers (Seine-et-Oise), 21 ans. 
Berthior (Jean), de Montbcrthault (Côte-d'Or), marchand de vin traiteur; 

laissant sa femme sous la sauvegarde de la section. 
Vallois (Charles-Jérôme), de Paris, 34 ans, éventailliste ; armé et marié, 

trois enfants. 
Vivier (Jean-François), 26 ans, scieur de pierres. 
Martin (Jean), de Roussy (Cantal), 28 ans, gagne-denier ; demande à être 

écjuipé. 
Long (Jean-Jérôme), 28 ans, tabletier. 

Reux 'Charles), de Meaux, 27 ans, perruquier; demande à être équipé. 
Vainzac (Antoine), de Mérigon (Ariège), 31 ans, gagne-denier ; demande à 

être équipé. 
Aubert (Joseph), de Nancy, 2;3 ans, tailleur; demande à être équipé. 
(Jrobat (Gilbert), de Chavaroux (Auvergne), 36 ans, garçon marchand de vin ; 

a un fusil. 
Dugy (Pierre- Alexandre), de Paris, 19 ans, tabletier. 
Malibran (Jean-Joseph), de Cadix, 23 ans. 
Dedostrc ' Pierre- Alexis), de Paris, 19 ans. 
Fontanilles (Jean-Baptiste), de l'aris, 20 ans, orfèvre. 
Himbert (Auguste), de Clianlilly, 19 ans, commis. 

, 5 septembn;. 

Pccliat Louis-Pierre;, de Paris, 17 ans. 
Verhoeven Guillaume), de Louvain, 30 ans '. 

1. Porté déjà ù la Première liste. 



ENROLEMENTS DE LA SECTION BONCONSEIL 399 

Caniin (Nicolas), de Poitiers, 26 ans, cordonnier'. 

Lorain (Nicolas), de Gezoncourt (Lorraine), 28 ans, perruquier. 

Deboudée (Michel), de Juvigny-sous-Andaine (Orne), 20 ans, colporteur. 

Menochet (François), de Lucé (Orne), 22 ans, menuisier, 

Uoce (François), de Juvigny-sous-Andaine, 28 ans, porteur d'eau. 

Bagot (Jean), de La Bazoque (Calvados), 20 ans, maçon. 

Bois (Antoine), de Cariât (Cantal), 18 ans, porteur d'eau. 

Lametrie (Vincent-Claude), de Paris, 28 ans, cordonnier, 

Dubois (Alexandre), de Paris, 19 ans 1/2, horloger. 

Hulot (Charles-Etienne), de Paris, 16 ans, cordonnier. 

Joubort (Louis-Pierre), de Paris, 26 ans, bijoutier. 

Bellangcr (Jcan-Baptistc), de Caudebec, 22 ans, cordonnier. 

Varnery (Jean), de Commercy, 26 ans, cordonnier ; marié, sans enfants. 

Cornet (Jean-Baptiste), de Vignacourt (Somme), 25 ans, commis; armé et 
équipé par M. Picard. 

Terrier (Louis), de Bures 'Orne), 2b ans, brocanteur. 

Canot (Pierre), de Paris, 34 ans, garçon distillateur; armé et équipé 
comme don national, par le citoyen Lacoste, fabricant d'eau forte, chez 
qui il loge*. 
Croutsch (Joseph), de Thicourt (Mozelle), 23 ans, serrurier. 
Lallemand (Antoine-Nicolas), de Paris, 18 ans, garçon mercier; habillé et 

armé à ses frais. 
Andrevon (Etienne), de Paris, 19 ans, limonadier; avec sabre et giberne 

lui aj)partenant. 
Lefèvre (Louis-Jacques), de Montlhéry, 23 ans. 
Carré (Pierre Constant), de Brou (Seine-et-Marne), 20 ans. 
Carré (Jchn-Charles), de Brou, 19 ans. 
Vcrjot (François), de Saint-Martin (Pas-de-Calais), 21 ans. 
Curaux (Pierre), de Précigné (Maine-et-Loire), 30 ans, cordonnier, 
(iossc (Ceorges), de Paris, 21 ans. 

Driancourt (Nicolas), de Paris, 20 ans, commis marchand. 
Fèvre (Jean-Baptiste-Simon), de Versailles, 17 ans. 
Bouly (Charles-Etienne), de Paris, 42 ans, marinier. 
Poulet (Antoine), d'Abbeville, perruquier. 

Durand (François), de Chagny (Saônc-et-Loire), 32 ans, perruquier. 
Le Hoy (Eugène), de Paris, 19 ans, bijoutier; habillé et ayant son sabre à 

ses frais. , 

Druet (Laurent), de Sedan, 17 ans, cordonnier. 
Dat (Joseph), de Monti)ellier, 37 ans, ferrailleur. 
Henry (Nicolas), de Langres, 25 ans, perruquier. 
Maliny (Louis), de Savigny-sur-Aisne (Ardennes), 23 ans. 
Hauder (Charles), de Bazochcs-en-Houlme (Orne), 20 ans, garçon en caisses. 
Baux (Antoine), de Valenciennes, 45 ans, quincaillier ; marié, sans enfant. 
Alexandre Bené), de Juvigni (Orne), 18 ans, commissionnaire. 
Vallée (Jean-Christophe), de Paris, 41 ans, serrurier. 
Bertout (Benoît), de Paris, 26 ans. 

1. Double emploi, avec le n" 84 des enrôlements du 4 septciibre. 

2. Déjà porté à la Première liste. 



400 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1792 

Gaillard (Jeaii-Barthélemy), de Cormcillcs (Seine-et-Oise), 23 ans, garçon 

épicier. 
Bené (Pierre-François), de Fontaine-La-Riviôre (Scinc-et-Oise), 31 ans, 

cuisinier ; armé et habillé à ses frais. 
Lorant (Pierre), de Chateaubriant, 29 ans, cordonnier. 
Dorange (Jean), de Chateaubriant, 20 ans, cordonnier. 
Gallemant (Antoine-Jean-Charles), de Paris, 22 ans, citoyen. 
GeoflVoy (Jean-Marie), d'Étampes, 19 ans, citoyen de la section du Contrat 

social. 
Delahaye (Pierre), de Paris, 18 ans, chapelier'. 

Censier (Jacques), de Roniagne-sous-les-Côtes (Meuse), 21 ans, tailleur. 
Leclerc (Jacques), de Dampicrrc-sur-Avre (Normandie), 42 ans, chiffonnier. 
Paget (Claude-François), de Salijis, 43 ans, chiffonnier. 
Lecomte (Pierre), de Laon, 17 ans, boucher. 
Grandvalet (Pierre-Etienne), de Troyes, 26 ans, épicier. 
Briart (Remy-François), de Nivelles, en Brabant, 42 ans, cordonnier pour 

femmes ; marié, une fdle de 9 ans et un fds partant avec lui. 
Gueymard (Maurice-Charles-Joseph), de Paris, 26 ans, brodeur. 
Tubcrt (Louis-Laurent;, de Paris, 23 ans, peintre en voitures. 
Patin (Jacques), de Saint-Lô, 24 ans, perruquier. 

Vallot (Simon), de Dijon, 21 ans, architecte ; habillé et armé à ses frais. 
Guichenot (Nicolas), de Paris, 17 ans, commis marchand de soie ; habillé 

et armé à ses frais. 
Moreau (Nicolas-Marie), de Paris, 17 ans, apprenti bijoutier. 
Caillieux (Antoine-Alexandre), de Paris, 21 ans, commis marchand; habillé 

et armé à ses frais. 
Leconte (Jean-Paul-Michel), de Pontoise, 24 ans. 
Picard (Jean), de Villefranche, en Beaujolais, 34 ans, cordonnier. 
Greny (Jean-Baptiste), de Mon treuil en Caux, 22 ans, cordonnier. 
Béguiniez (Edme), d'Auxerre, 21 ans, garçon d'écurie. 
Lippen (Barthélémy), de Paris, 21 ans, cordonnier. 
Goblin (André-Philippe), de Paris, 48 ans, porteur à la halle. 
Thévenon (Louis), de Magny (Seine-el-Oise), 31 ans, cordonnier, ancien 

garde française ; a servi dans la section de Mauconscil depuis la Révo- 
lution. 
Deverre (Claude), de Brienne (Aube), 27 ans, cordonnier. 
Berthier (Pierre), de Praslin (Aube), 27 ans, perruquier, 
ServoUe (Claude-Henry), de Paris, 45 ans, travailleur sur les ports. 
Addc (Nicolas-Etienne), de Lamberville (Manche;, 19 ans, chapelier en 

paille. 
Tournadry (Jean-Baptiste-Marie), de Clcrmont-Fcîrrand, imprimeur, 36 ans; 

marié, sans enfants. 
Lespinasse (Etienne), d'Anse (Rhône-et-Loire), 2t ans, cordonnier. 
Jolibois (Joseph), de Paris, 19 ans, sellier. 
Jolibois (.Nicolas), de Paris, 2a ans, architecte, 
•Monochet (René), de Beaulandais (Orne), 23 ans, porteur d'eau. 
Neuvillo (Jean-Louis), de Cliambly (Oise), 18 ans, domestique. 

1. Déjà porte sur la Première liste. 



ENROLExMENTS DE LA SECTION BONCONSEIL 401 

Landon (René-Pierre), de Paris, 2S ans, garçon fondeur. 

Malonnière (Jean-François), de Mortagne, 20 ans, commis marchand. 

Frizé (François), d'Etampes, 39 ans, fruitier. 

Morel (François), de Goderville (Seine-Inférieure), 16 ans, vannier. 

Horé (Louis), de Condé-sur-Ifs (Calvados), 33 ans, cordonnier. 

Gaudré (Pierre), de Sainte-Sabine fSarthe), 30 ans, cordonnier. 

Maréchal (Jean-Baptiste), de Paris, 17 ans, fabricant de bas. 

Briart (Louis-Rémy), de Paris, 16 ans 1/2, balancier; part avec son père 

(inscrit ci-dessus). 
Antoine (Claude), du Grand-Bornand (Savoie), 21 ans, garçon crémier. 
Manigot (Charles), de Paris, 42 ans, garçon marchand de vin. 
Jouvrot (Nicolas-Jacques), de Paris, 22 ans. 
Lesœure (Pierre-Jacques-Rémy), de Cirey (Haute-Marne), 22 ans, clerc de 

notaire. 
Lamarre (Louis), de Savignies(Oise), 27 ans, garçon épicier. 
Razard (Antoine), de Bruxelles, 30 ans, marié. 
Maurichard (Martin-Antoine), de Namur, 20 ans, perruquier. 
Blondela (Pierre-Louis-Benoît), de Lille, 22 ans, peintre. 
Giroust (Jean), de Versailles, 24 ans, cordonnier. 
Leharangé (Bazilique), de Saint-Lô, 22 ans, perruquier. 
Garnier (Pierre-Joseph), de Paris, 25 ans, parfumeur; habillé et armé à ses 

frais. 
Taupin (Pierre), de Rocquencourt (Oise), 37 ans. 
Morel (Simon), du Doubs, 27 ans, marchand de vin. 
Boisdoux (Nicolas), d'Is-sur-Tille (Côte-d'Or), 22 ans. 
Martinat (Pierre-Louis), de Paris, 21 ans; a déjà servi deux ans dans la 

compagnie du centre de Sorbonne. 
Lefaure (Joseph), de Grenoble. 
Perron (Jean-Baptiste), de Langres. 

Laurent (Christophe), de Màcon, 34 ans ; a déjà servi dans les colonies. 
Lamy (Ignace), de Stenay, 26 ans, fabricant de bas. 
Deschamps (Jean), de Neuville (Rhône-et-Loire), 42 ans, fabricant de bas. 
Monchet (Mathieu), de Lucé (Orne), 21 ans, boulanger. 
Corbay (Jean-Louis), de Lassy (Seine-et-Oise), 19 ans, serrurier. 
Gueymard (Jean-Marie), de Paris, 22 ans. 
Rejard (Jean-François), de Paris, 37 ans ; marié, deux enfants. 
Delaporte (Ignace-Nicolas), de Sèvres, 53 ans, épicier. 
Sablerie (Pierre), de Juvigni (Orne), 20 ans, commissionnaire ; demande à 

être habillé. 
Laborie (Jean), de Moyrazès (Aveyron), 29 ans ; habillé par M. Dubois. 
Leroy (Pierre-Michel), de Paris, 43 ans. 

Réveillon (Jean-René), de Paris, 25 ans, horloger; armé à ses frais. 
Langlois (Pierre), 26 ans, cordonnier. 
Letellier (Jean-François), de Paris, 20 ans, bijoutier. 
Baudot (Mathieu), 27 ans, tailleur ; a servi 8 ans au régiment ci-devant de 

Brie. 
Herbin (Joseph), de Sommevoire (Haute-Marne), 19 ans épicier. 
Percé (Jean), de Brctteville-la-Pavée (Calvados), 31 ans, cordonnier; a un 

fusil. 
Tome I 26 



402 LES VOLO.NÏAIHES NATIONAUX DE PARIS — 1792 

Lebrun (Claude), de Reims, 16 ans, gagne-denier; demande à être 

tambour. 
Harmand (Charles-Louis), de Pont-Sainte-Maxence, 2S ans, coiffeur. 
Rauch aîné (Jean), de Puttelange, 31 ans, cordonnier. 
Grès (Michel), d'Alsace, 29 ans, cordonnier. 
Titu (François), de Paris, 29 ans, gazier. 
Huttrel (Charles-Albert), d'Arras, 21 ans, commis, 

6' septembre. 

Billote (Denis-Ambroise), de Paris, 27 ans. 

Delouche (Georges-Louis), de Rouen, 35 ans, perruquier. 

Remy (André), de Thiais, 18 ans. 

Routier (Jean-Denis), de Vitry, 23 ans. 

Coste (Augustin-François), d'Andresy, 28 ans, limonadier. 

Demoisson (François), de Damvillers-aux-Forges (Meuse), 27 ans, maréchal 

grossier, 
Monteils (Jean-Marie), de L'Isle-Jourdain (Gascogne), 33 ans, perruquier, 
Lecat (François), de Paris, 16 ans, apprenti graveur. 
Laynaud (Jean-Jacques), de Paris, 16 ans, cordonnier, 
Husson (Joseph), de Verdun, 36 ans, tailleur. 
Larcena (Jean-Louis), de Paris, 32 ans, 
Cosson (Raymond), de Paris, 32 ans, tapissier', 
Voinchel (Jacques), de Paris, 20 ans, pompier*. 
Mary (François-Félix), du Plessis-Saint-Piat (Eure-et-Loir), pompier. 
Godet (Pierre-François), 30 ans, 

Grandidier (Jean), de Vigneulles (Moselle), 57 ans, mercier. 
Vallery (Jean-Sébastien), de Claville, 33 ans, vitrier. 
Aveline (Charles-François-Guillaume), de Meaux, 19 ans 1/2 ; habillé et 

équipé par M""* veuve Jumel, chez laquelle il loge, 
Paulmier (Yves-Pierre), de Tours, 30 ans. 
Morisset (François), de Paris, 28 ans, 
Sègue (Jean), de Sarrelouis, 30 ans. 
Turot (Laurent-Nicolas), de Paris, 26 ans, bijoutier; armé et équipé par le 

citoyen Louis Vielland. 
Marchet (Jean), de Bergerac (Dordogne), 30 ans, cordonnier. 
Bouniol-Frisat (Piefre), de Chaudesaigucs (Cantal], 26 ans, marchand de 

volailles. 
Bertrand (François), d'Hesdin (Pas de Calais), 22 ans, cordonnier, 
Charles (Philippe-Joseph), de Soissons, 24 ans, maître d'écriture. 
Gobiat (Auguslin-Siméon), de Paris, 28 ans, maître d'écriture. 
Fournier (Antoine), de Paris, 17 ans, parfumeur. 
Dumas (Nicolas-Henri), de Paris, 21 ans 1/2. 
Maugel (Jean), de Lyon, 28 ans, galonnicr. 
Raipbert (Antoine), d'Hesdin, 24 ans, cordonnier. 
Palurel (Louis), de Saint-Aubin-Fossc-Louvain (Mayenne), 22 ans, serrurier. 

1. Déjà porté .sur la Première liste. 

2. Déjà porté à la Première liste. 



ENROLEMENTS DE L\ SECTION BONCONSEIL 403 

Menand (Noël-Vincent), de Paris, 36 ans, marchand de bois; veuf, deux 

enfants. 
Gosse (Charles), de Paris, 20 ans, épicier. 
Bouron (Guillaume), de Nantes, 23 ans, cordonnier. 
Blanchard (Louis), de Lyon, 18 ans, cordonnier. 
Huguet (Laurent), d'Estavayé (Suisse), 29 ans. 
Hue (Nicolas), d'Ouville (Seine-Inférieure), 27 ans. 
Perrin (Jean-Michel), de Paris^ 31 ans, écrivain. 
Jamon (Edme-Jean), de Paris, 27 ans, garçon épicier. 
Rauch jeune (Nicolas), de Puttelange, 22 ans, cordonnier'. 

7 septembre. 

Burens (Jean), de Rodemack (Moselle), 33 ans, cordonnier. 

Pategnat (Jean-Pierre), de Saint-Martin, en Lorraine, 20 ans, cordonnier. 

Heitzmann (Jean), de la Souabe, 42 ans, carreleur. 

Drapeau (Jean-Baptiste), de Landau, 34 ans, boutonnicr. 

Maubertur (Victor-Augustin), de Paris, 17 ans 1/2, menuisier. 

Perin (Claude), de Paris, 29 ans, sculpteur; a quatre enfants. 

Bressot (Georges), de Monbard, oli ans, botaniste; a servi 14 ans dans 
Navarre. 

Laurens (Jacques-Augustin-Thérèse), de Fontenay-Grésigny (Seine-et-Marne), 
29 ans. 

Berton (François), d'Argentcuil, 44 ans ; deux enfants. 

Jacquemier (François-Marie), de Saint-Gervais (Savoie), 19 ans. 

Royotton (Vincent-Louis), de Paris, 27 ans. 

Kepelt (Georges), Alsacien, 33 ans. 

Fah (Balthazar), du canton de Claris, 45 ans. 

Champagne (Hubert), de Pont-sur-Seine (Aube), 20 ans, perruquier ; armé 
et équipé par le citoyen Marqfoy. 

Brendos (Julien), de Mayenne, brocanteur, marié, un enfant. 

Rusé (Jean-François), de Saint-Julien (Rhône-et-Loire), compagnon maçon; 
marié, trois enfants. 

Métivier (Julien), d'Ancenis (Loire-Inférieure), 30 ans, compagnon char- 
pentier, 

Vandremer (Etienne), de Bruxelles, 33 ans, pompier*. 

Royauton (Vincent-Louis), de Paris, 27 ans, doreur*. 

Feuchers (Pierre-Joseph), de Lille, 38 ans, tapissier; marié, un enfant*. 

TripoUier (Claude-Joseph), 46 ans, porteur à la halle; marié, sans enfant. 

Préaux (Jacques-Jacob), de Vendeuvre-sur-Barse (Aube), 35 ans. 

Guiraud (Jean-Antoine), de Paris, 27 ans, cordonnier pour femmes. 

Andriot (Joseph), de Bar-sur-Aube, 25 ans, boucher. 

Colebcrt fds (Jean), de La Chapelle-Moche (Orne), 22 ans, plumassier. 

1. Doit être le même que Ranche (Nicolas), déjà porté à la Première liste. 

2. Porté déjà à la Première liste. 

3. Double emploi avec la 7* inscription ci-dessus. 

4. Doit être le même que Percher (Pierre-Joseph), porté à la Première liste. 



404 LES VOLONTAIRES NATIONAUX DE PARIS — 1792 

8 septembre. 

Moulein (Charles-Antoine), de Paris, 42 ans, tabletier et pompier. 

Bichot fils (Denis-François), de Paris, 20 ans,